Actifs numériques et planification successorale au Canada : ce qu’il faut savoir
Par Jose Salloum, Conseiller en sécurité financière | Juin 2026
Divulgation importante — Portée des conseils : Cet article est de l’information générale sur la planification des actifs numériques et n’est pas un conseil juridique, financier ou fiscal. Il ne recommande aucun produit ni service précis. Le droit qui encadre l’autorité d’un représentant successoral sur les actifs numériques est en développement et varie d’une administration canadienne à l’autre, et les conditions d’utilisation des plateformes varient. La façon d’accorder l’autorité sur les actifs numériques et d’y accéder légalement dépend de votre situation et ne peut être évaluée qu’individuellement. Consultez un avocat ou, au Québec, un notaire pour des conseils sur l’inclusion des actifs numériques dans votre plan successoral.
Points clés
- Les actifs numériques — comptes en ligne, photos et fichiers dans le nuage, cryptomonnaie, points de fidélité, actifs d’entreprise en ligne — sont facilement négligés dans un plan successoral traditionnel.
- L’accès dépend habituellement des identifiants et des conditions d’utilisation des plateformes, alors sans préparation un exécuteur ou un liquidateur peut peiner à les atteindre.
- Le droit sur l’autorité d’un représentant successoral à l’égard des actifs numériques est encore en développement et varie à travers le Canada.
- Planifier à l’avance — un inventaire, un accès sécuritaire aux identifiants, des volontés exprimées et les bons documents juridiques — comble la lacune; travaillez avec un avocat ou un notaire.
Pensez un instant à quel point une grande partie de votre vie existe maintenant en ligne. Vos photos, probablement des milliers, stockées dans le nuage. Votre courriel, qui est souvent la clé pour réinitialiser tous les autres comptes que vous possédez. Des comptes financiers auxquels vous accédez par une application. Peut-être des points de fidélité valant de l’argent réel, une présence sur les médias sociaux, un abonnement ou deux, peut-être de la cryptomonnaie ou une entreprise en ligne. Il y a une génération, une succession était presque entièrement physique et financière — une maison, quelques comptes, des biens personnels. Aujourd’hui, une part importante de ce que nous possédons et valorisons existe seulement sous forme de données derrière un identifiant. Pourtant, la plupart des plans successoraux ont été bâtis sur l’ancien modèle, et les actifs numériques passent discrètement entre les mailles. Le résultat est une lacune qui surgit au pire moment possible : une famille en deuil incapable d’accéder à de précieuses photos, ou un exécuteur qui ne peut même pas trouver, encore moins gérer, des actifs ayant une réelle valeur. La bonne nouvelle est que planifier les actifs numériques n’est pas compliqué une fois qu’on sait le faire. Cet article explique ce que sont les actifs numériques, pourquoi ils sont si facilement manqués, le problème d’accès qui les rend différents, et les étapes pratiques pour les inclure dans votre plan. Ce qui existait autrefois dans un tiroir ou un coffret vit désormais derrière un écran, et notre façon de planifier doit suivre cette réalité nouvelle.
Ce qui compte comme actif numérique
Commençons par cartographier le territoire, car « actifs numériques » est une catégorie large et voir toute son étendue est ce qui révèle à quel point l’enjeu peut être important. Un actif numérique est essentiellement tout compte, fichier ou forme de bien qui existe électroniquement et auquel on accède en ligne ou sur un appareil.
Ils se répartissent en quelques groupes flous. Il y a les comptes de communication et sociaux — le courriel, souvent la clé maîtresse de tout le reste, ainsi que les profils de médias sociaux qui peuvent contenir des années de messages et de souvenirs. Il y a les fichiers personnels — photos, vidéos et documents stockés dans le nuage ou sur des ordinateurs et des téléphones, qui portent fréquemment une profonde valeur sentimentale même lorsqu’ils n’ont aucune valeur en dollars. Il y a les actifs numériques financiers et commerciaux — accès bancaire et de placement en ligne, comptes de services de paiement, points de fidélité et de récompenses qui peuvent valoir un montant surprenant, et toute entreprise en ligne ou le revenu qu’elle génère. Il y a les avoirs qui existent seulement sous forme numérique — la cryptomonnaie et les actifs semblables, qui peuvent être importants en valeur et, fait crucial, peuvent être impossibles à récupérer si personne ne sait qu’ils existent ou comment y accéder. Et il y en a d’autres encore — noms de domaine, bibliothèques de médias numériques, et boutiques en ligne. L’observation importante de cette gamme est double. Premièrement, les actifs numériques peuvent porter à la fois une valeur financière et une valeur personnelle, et les deux comptent pour les gens que vous laissez derrière — perdre l’accès aux photos d’un parent peut être aussi douloureux que perdre la trace d’un compte contenant de l’argent. Deuxièmement, ce qui unit tout cela et le distingue des biens traditionnels est la façon d’y accéder : par des identifiants et sous réserve des conditions des plateformes qui les détiennent. Cette question d’accès, plus que tout, est ce qui fait des actifs numériques un défi de planification distinct. On ne transmet pas un mot de passe comme on transmet une clé de maison; c’est là toute la différence, et c’est ce que la suite de cet article cherche à démêler.
Le problème d’accès qui les rend différents
Voici le nœud de la raison pour laquelle les actifs numériques exigent une attention particulière, car c’est véritablement différent du fonctionnement des actifs traditionnels. Avec un bien physique ou financier, un exécuteur ou un liquidateur dispose de voies légales établies pour en prendre le contrôle — une institution reconnaît l’autorité du représentant successoral, un titre de propriété peut être transféré. Avec les actifs numériques, le chemin est souvent bien moins clair.
La difficulté a deux sources. La première est pratique : atteindre un actif numérique exige habituellement de savoir qu’il existe et d’avoir les identifiants pour y accéder. Si personne ne sait qu’un compte ou un avoir en cryptomonnaie existe, il peut simplement être perdu — il n’y a pas de relevé dans le courrier pour le révéler. Même lorsque son existence est connue, sans le mot de passe ou les clés d’accès, l’atteindre peut aller de difficile à impossible. La deuxième source est juridique et contractuelle : les plateformes en ligne fonctionnent selon leurs propres conditions d’utilisation, qui régissent ce qui arrive à un compte au décès de son titulaire et qui, s’il y a lieu, peut y accéder. Certaines plateformes offrent un processus pour demander l’accès, la commémoration ou la fermeture par un membre de la famille ou un représentant successoral; d’autres rendent cela difficile; et fait important, le simple fait de posséder le mot de passe de quelqu’un n’accorde pas nécessairement un droit légal d’accéder au compte selon les conditions de la plateforme ou le droit. En plus de cela, le droit qui encadre l’autorité d’un représentant successoral sur les actifs numériques est encore en développement au Canada et varie d’une administration à l’autre — il n’a pas pleinement rattrapé la réalité de la vie numérique. L’effet combiné est que, sans préparation, un exécuteur ou un liquidateur peut se heurter à de vrais murs : contenu sentimental verrouillé, actifs de valeur inaccessibles ou non découverts, et temps et stress dépensés à naviguer les politiques des plateformes tout en étant en deuil. Rien de tout cela n’est destiné à alarmer — c’est simplement la raison pour laquelle un peu de préparation fait une énorme différence. Comprendre le problème d’accès est ce qui pointe directement vers la solution. Une fois qu’on saisit pourquoi ces actifs sont difficiles à atteindre, les gestes à poser pour les rendre accessibles deviennent évidents et rassurants.
Comment planifier vos actifs numériques
La bonne nouvelle est qu’aborder les actifs numériques est simple une fois qu’on s’y prend délibérément. Un plan pratique comporte quelques composantes, et bien que les étapes exactes devraient être adaptées avec un professionnel du droit, sa forme est claire.
Cela commence par un inventaire. Dresser une liste de vos actifs numériques importants — vos comptes importants, l’endroit où sont stockés les fichiers clés, et tout avoir numérique de valeur — signifie que les personnes gérant votre succession savent ce qui existe et où chercher, ce qui résout la moitié « découverte » du problème d’accès. La liste n’a pas besoin de chaque compte trivial, mais elle devrait capter ce qui compte, financièrement ou personnellement. Vient ensuite l’accès sécuritaire aux identifiants. Votre exécuteur ou liquidateur aura besoin d’un moyen de localiser les mots de passe et les clés d’accès, mais cela doit être géré de façon sécuritaire, et un point est important : les mots de passe ne devraient pas être inscrits dans votre testament, car un testament peut devenir un document public par le processus successoral. Beaucoup de gens utilisent un gestionnaire de mots de passe réputé, ou un document distinct et protégé gardé en lieu sûr, et s’assurent que leur planification mentionne qu’une telle ressource existe et comment on peut y accéder. Puis il y a l’expression de vos volontés — indiquer ce que vous voudriez faire de certains actifs, comme quels comptes fermer, ce qui devrait advenir de vos photos, ou qui devrait recevoir un avoir précis. Cette orientation aide vos représentants à agir comme vous l’auriez voulu plutôt qu’à deviner. Enfin, il y a le côté juridique, qui lie le tout : un avocat ou, au Québec, un notaire peut aborder comment l’autorité sur vos actifs numériques est accordée par votre testament et vos documents d’inaptitude, d’une façon qui fonctionne avec le droit en développement et les conditions des plateformes. Bien régler ce cadre juridique est ce qui transforme une liste utile en un plan applicable. Ensemble, ces étapes comblent la lacune qui prend tant de familles au dépourvu.
À la fois le précieux et l’inestimable
Il vaut la peine de s’arrêter sur une distinction qui façonne pourquoi cette planification importe tant, car les actifs numériques portent deux sortes d’importance très différentes, et un bon plan s’occupe des deux.
D’un côté, il y a les actifs numériques ayant une valeur financière. La cryptomonnaie en est l’exemple le plus clair — des avoirs qui peuvent être substantiels et qui sont notoirement faciles à perdre pour toujours si les clés d’accès ne sont pas conservées et que personne ne sait qu’ils existent. Mais la valeur financière apparaît aussi dans des endroits plus discrets : points de fidélité et de récompenses qui s’accumulent, une présence ou une entreprise en ligne monétisée, des crédits reposant dans des comptes de paiement, et des médias numériques ou des noms de domaine qui ont une valeur. Négliger ceux-ci peut signifier que de réels actifs s’évaporent simplement d’une succession, non réclamés parce qu’ils étaient non découverts. De l’autre côté, il y a les actifs numériques dont la valeur est personnelle et, pour une famille, souvent inestimable — les photographies et vidéos qui contiennent une vie de souvenirs, les messages et écrits qui captent la voix d’une personne. Ceux-ci n’ont pas de prix de marché, mais leur perte peut être profondément ressentie, et une fois l’accès disparu il peut l’être pour de bon. Un plan successoral numérique réfléchi reconnaît que ces deux sortes de valeur méritent d’être protégées. Il ne s’agit pas seulement de veiller à ce que rien de valeur financière ne soit perdu, mais aussi de s’assurer que les photos de vacances familiales, ou les mots écrits d’un parent, demeurent accessibles aux gens qui les chériraient. Planifier les actifs numériques est, en ce sens, à la fois une protection financière et un geste d’affection — et s’occuper du côté sentimental est souvent ce dont les familles sont le plus reconnaissantes plus tard.
Un mot sur le Québec et le droit en évolution
Parce que c’est un domaine en développement, un mot sur la question de l’administration est justifié — à la fois pour être exact et parce que cela renforce pourquoi les conseils professionnels comptent ici.
Le droit successoral au Canada n’est pas uniforme. Les règles qui régissent la façon dont une succession est administrée, et l’autorité de la personne qui l’administre, diffèrent entre les provinces de common law et le Québec, qui suit le droit civil. Même la terminologie diffère : dans la plupart du Canada le représentant successoral est appelé exécuteur, tandis qu’au Québec ce rôle est celui du liquidateur. Lorsqu’il s’agit spécifiquement des actifs numériques, le droit qui encadre l’autorité d’un représentant successoral pour y accéder et les gérer est encore en évolution à travers le pays, et il n’est pas identique d’une administration à l’autre. Cela signifie que les conseils généraux — y compris ceux que vous pourriez trouver en ligne, souvent rédigés pour d’autres administrations — peuvent ne pas refléter les règles qui s’appliquent là où vous vivez. C’est un domaine où l’écart entre la réalité numérique quotidienne et le droit établi est encore en train d’être comblé, ce qui est une raison de plus de se fier à des conseils actuels et locaux plutôt qu’à des suppositions. Pour quiconque au Québec, la planification devrait refléter le cadre du droit civil et le rôle du liquidateur, et un notaire ou un avocat du Québec est le professionnel approprié pour conseiller. Plus largement, où que vous soyez, parce que les conditions des plateformes et le droit applicable façonnent tous deux ce qui est possible, un avocat ou un notaire au fait de ce domaine en développement peut veiller à ce que votre plan successoral numérique fonctionne réellement le moment venu. La nature évolutive du domaine n’est pas une raison d’attendre — c’est une raison de planifier avec les bons conseils maintenant, et de revoir le plan au fil du temps. Un plan bâti sur les règles d’aujourd’hui, révisé à mesure qu’elles se précisent, vaut infiniment mieux que l’absence de plan en espérant que tout se règle de soi.
Où les tentatives « à faire soi-même » dérapent
Il vaut la peine de signaler quelques faux pas courants, car beaucoup de gens sentent bien que les actifs numériques comptent et tentent de les aborder par eux-mêmes — et l’approche « à faire soi-même », bien qu’elle parte d’une bonne intention, crée souvent des problèmes qu’un peu de sensibilisation permet d’éviter.
L’erreur la plus grave est de mettre des mots de passe ou des clés d’accès directement dans un testament. Cela semble logique — le testament est l’endroit où vont vos volontés — mais un testament peut devenir un document public par le processus successoral, ce qui signifie que tout ce qui y est inscrit, y compris des identifiants, pourrait être exposé. Cela transforme une mesure de sécurité en risque de sécurité. Un deuxième problème courant est la liste qui n’est jamais mise à jour : quelqu’un note ses comptes et mots de passe une fois, range la note, et des années plus tard les mots de passe ont changé, des comptes ont été ajoutés ou fermés, et la liste est pire qu’inutile parce qu’elle inspire une fausse confiance. La vie numérique change constamment, alors tout registre de celle-ci doit être tenu à jour, c’est pourquoi un gestionnaire de mots de passe maintenu sert souvent mieux qu’une note ponctuelle. Un troisième faux pas est de ne dire à personne que le plan existe — un inventaire et des identifiants ne servent à rien si les gens gérant votre succession ne savent pas où les trouver ou même qu’ils existent. Et un quatrième est de présumer que le côté juridique se règle de lui-même : noter ses volontés est utile, mais sans l’autorité appropriée accordée par votre testament et vos documents d’inaptitude, votre représentant peut tout de même manquer de la légitimité juridique pour agir sur ces volontés auprès des plateformes concernées. Aucune de ces erreurs n’est difficile à éviter une fois qu’on en est conscient, et la sensibilisation est vraiment l’essentiel. Le but n’est pas de décourager l’initiative — l’initiative est bonne — mais de la canaliser d’une façon qui tient réellement la route, ce qui signifie presque toujours jumeler votre propre préparation pratique à des conseils juridiques appropriés. Le faire soi-même et le faire avec des conseils ne sont pas des contraires; les meilleurs plans combinent votre connaissance de votre propre vie numérique avec la connaissance d’un professionnel sur la façon de la rendre juridiquement solide.
Quoi faire de tout cela
Alors, où cela vous laisse-t-il? Les actifs numériques sont devenus une part réelle et grandissante de ce que les gens possèdent et valorisent, pourtant ils demeurent l’une des pièces les plus négligées de la planification successorale — et combler cette lacune est à la fois simple et véritablement utile.
Un bon point de départ est simplement de faire le point sur votre propre vie numérique : les comptes, fichiers et avoirs qui compteraient pour votre famille, financièrement ou personnellement, si vous n’étiez plus en mesure de les gérer. À partir de là, les étapes pratiques suivent — créer un inventaire, organiser un accès sécuritaire aux identifiants sans mettre de mots de passe dans votre testament, noter vos volontés pour certains actifs, et veiller à ce que vos documents juridiques accordent l’autorité nécessaire. Parce que le droit dans ce domaine est encore en développement et varie à travers le pays, et parce que le cadre de droit civil du Québec diffère des provinces de common law, c’est un domaine à aborder avec un avocat ou, au Québec, un notaire, qui peut veiller à ce que votre plan reflète les règles actuelles et fonctionne avec les conditions des plateformes. Il vaut aussi la peine de le revoir périodiquement, puisque votre vie numérique et le droit continueront tous deux de changer. Rien de tout cela n’est intimidant une fois qu’on commence, et le bénéfice est réel : votre famille épargnée de la frustration de comptes verrouillés et de souvenirs perdus, et vos actifs de valeur préservés plutôt que de disparaître discrètement. Planifier vos actifs numériques est une partie moderne, pratique et attentionnée d’un plan successoral complet — et un bon exemple de la façon dont une préparation réfléchie aujourd’hui prévient la difficulté pour les gens que vous aimez demain.
Divulgation importante : Cet article est de l’information éducative générale et n’est pas un conseil juridique, financier ou fiscal. Il ne recommande aucun produit ni service précis. Le droit qui encadre l’autorité sur les actifs numériques est en développement et varie selon l’administration, et les conditions d’utilisation des plateformes varient. Consultez un avocat ou, au Québec, un notaire pour inclure les actifs numériques dans votre plan successoral. La lecture de cet article ne crée pas de relation professionnelle-client.
Foire aux questions
Que sont les actifs numériques en planification successorale?
Ce sont des comptes, fichiers et biens qui existent électroniquement et auxquels on accède en ligne ou sur des appareils : courriel et médias sociaux; photos, vidéos et documents dans le nuage ou sur des appareils; comptes financiers et de paiement en ligne; points de fidélité et de récompenses; abonnements; cryptomonnaie et autres avoirs numériques; noms de domaine; et actifs d’entreprise en ligne. Certains ont une valeur financière, d’autres surtout personnelle ou sentimentale comme les photos de famille — et les deux comptent pour ceux qui restent. Ce qui les distingue est que l’accès dépend habituellement des identifiants et des conditions d’utilisation de la plateforme, ce qui peut les rendre difficiles à atteindre après un décès ou une inaptitude sans préparation. Parce qu’ils sont facilement négligés dans un plan traditionnel, les aborder délibérément est maintenant une partie importante d’un plan complet. Confirmez les précisions avec un avocat ou un notaire. Information générale, non un conseil juridique.
Qu’arrive-t-il aux comptes en ligne au décès d’une personne au Canada?
Cela dépend du type de compte et des politiques de la plateforme, et l’accès n’est souvent pas simple. Beaucoup de plateformes ont leurs propres règles sur ce qui arrive à un compte au décès du titulaire, et ces conditions peuvent limiter qui peut y accéder. Certaines offrent un processus pour qu’un membre de la famille ou un représentant successoral demande l’accès, la commémoration ou la fermeture; d’autres rendent cela difficile; et le simple fait d’avoir le mot de passe de quelqu’un n’accorde pas nécessairement un droit légal d’accès selon les conditions de la plateforme. C’est un domaine en évolution, et le droit sur l’autorité d’un représentant successoral à l’égard des actifs numériques est encore en développement et varie à travers le Canada. Sans préparation, un exécuteur ou un liquidateur peut faire face à de réels obstacles — perdant du contenu sentimental ou peinant à identifier des actifs de valeur. C’est pourquoi planifier à l’avance importe; cherchez des conseils d’un avocat ou d’un notaire. Information générale, non un conseil juridique.
Comment inclure les actifs numériques dans mon plan successoral?
Une approche pratique, adaptée avec un professionnel du droit, comporte quelques parties. D’abord, faites l’inventaire — listez vos comptes importants, l’endroit où sont stockés les fichiers importants, et tout avoir de valeur comme la cryptomonnaie, pour que votre exécuteur ou liquidateur sache ce qui existe. Ensuite, gérez l’accès de façon sécuritaire — n’inscrivez pas les mots de passe dans un testament (il peut devenir public par le processus successoral); beaucoup utilisent un gestionnaire de mots de passe sécuritaire ou un document distinct et protégé et mentionnent son existence. Troisièmement, exprimez vos volontés — quels comptes fermer, ce qui devrait advenir des photos, qui reçoit un avoir. Quatrièmement, réglez bien le côté juridique — votre avocat ou notaire peut aborder comment l’autorité sur les actifs numériques est accordée par votre testament et vos documents d’inaptitude, conformément au droit et aux conditions des plateformes. Parce que le domaine est technique et en évolution, travaillez avec un avocat ou un notaire. Information générale, non un conseil juridique.
Pourquoi les actifs numériques sont-ils souvent négligés en planification successorale?
Pour quelques raisons compréhensibles. La planification traditionnelle s’est développée autour des biens physiques et financiers, et le modèle mental que beaucoup apportent n’inclut pas automatiquement les comptes et fichiers en ligne. Les actifs numériques sont aussi moins visibles — contrairement à une maison ou à un relevé, un compte en ligne ne laisse aucune trace physique, alors il est facile de l’oublier ou de présumer qu’il sera traité d’une façon ou d’une autre. Parce que l’accès dépend d’identifiants privés, les gens peuvent ne pas penser à la façon dont quelqu’un d’autre les atteindrait. Et le domaine est relativement nouveau, alors le droit et les meilleures pratiques rattrapent encore leur retard. Le résultat est que beaucoup de plans ont une lacune là où les actifs numériques devraient être — laissant les exécuteurs incapables d’accéder à du contenu sentimental ou ignorants d’actifs de valeur. Reconnaître la lacune est la première étape pour la combler; des conseils d’un avocat ou d’un notaire en valent la peine. Information générale, non un conseil juridique.
