Les prestations d’assurance vie sont-elles imposables au Canada?

Par Jose Salloum, Conseiller en sĂ©curitĂ© financière  |  Juin 2026


Divulgation importante — PortĂ©e des conseils : Cet article est de l’Ă©ducation financière gĂ©nĂ©rale sur la fiscalitĂ© de l’assurance vie. Ce n’est pas un conseil fiscal ou juridique, ni une recommandation. La fiscalitĂ© du capital-dĂ©cès, des dispositions de police, du coĂ»t de base rajustĂ© et du compte de dividendes en capital relève d’un fiscaliste qualifiĂ©; la structure et la propriĂ©tĂ© d’une sociĂ©tĂ© relèvent d’un avocat ou d’un notaire. Un professionnel d’assurance autorisĂ© coordonne l’assurance avec ces conseillers. Cet article est Ă©ducatif seulement.


Points clés

  • La règle gĂ©nĂ©rale est rassurante : un capital-dĂ©cès versĂ© Ă  un bĂ©nĂ©ficiaire dĂ©signĂ© est reçu en franchise d’impĂ´t sur le revenu au Canada, et le bĂ©nĂ©ficiaire ne le dĂ©clare pas comme revenu.
  • Les intĂ©rĂŞts qui s’accumulent sur la prestation après la date du dĂ©cès peuvent ĂŞtre imposables au bĂ©nĂ©ficiaire, mĂŞme si le capital-dĂ©cès lui-mĂŞme ne l’est pas.
  • Racheter une police de votre vivant peut dĂ©clencher un gain sur police imposable dans la mesure oĂą le montant dĂ©passe le coĂ»t de base rajustĂ© — un calcul spĂ©cialisĂ© pour un fiscaliste qualifiĂ©.
  • Les polices dĂ©tenues par une sociĂ©tĂ© suivent leurs propres règles, dont le compte de dividendes en capital — un domaine de fiscalitĂ© des sociĂ©tĂ©s complexe pour un fiscaliste qualifiĂ© et un avocat ou un notaire.

C’est la question que presque tout le monde pose, et la bonne nouvelle est que la rĂ©ponse commence par le mot que la plupart des gens espèrent entendre : en gĂ©nĂ©ral, non. Un capital-dĂ©cès d’assurance vie versĂ© Ă  ceux que vous aimez n’est pas imposĂ© comme un revenu entre leurs mains. Dans un pays oĂą tant de ce que nous bâtissons est imposĂ© Ă  l’entrĂ©e, Ă  la hausse et Ă  la sortie, l’assurance vie est l’un des rares endroits oĂą l’argent arrive net. Mais « en gĂ©nĂ©ral, non » n’est pas la mĂŞme chose que « jamais », et c’est dans cette diffĂ©rence que les familles trĂ©buchent. Il existe une poignĂ©e de situations prĂ©cises oĂą l’impĂ´t peut entrer en scène — et savoir oĂą se trouvent ces limites est tout l’intĂ©rĂŞt de bien comprendre le sujet. Cet article expose la règle gĂ©nĂ©rale rassurante, explique pourquoi elle existe, puis traverse soigneusement les exceptions Ă©troites : les intĂ©rĂŞts après le dĂ©cès, le rachat d’une police de votre vivant, la dĂ©tention par une sociĂ©tĂ©, et la voie de la succession. La règle est simple. Les exceptions sont spĂ©cialisĂ©es. Laissez-moi vous guider Ă  travers les deux.


La règle gĂ©nĂ©rale : le capital-dĂ©cès est libre d’impĂ´t

Commençons par la partie qui s’applique Ă  la plupart des familles la plupart du temps, car elle est vĂ©ritablement aussi bonne qu’elle en a l’air. Lorsque vous dĂ©signez une personne comme bĂ©nĂ©ficiaire de votre assurance vie, le capital-dĂ©cès qu’elle reçoit n’est pas imposĂ© comme un revenu.

Voici ce que cela signifie en pratique. Vous dĂ©cĂ©dez. L’assureur verse le capital-dĂ©cès Ă  la personne que vous avez dĂ©signĂ©e. Cette personne n’ajoute pas le montant Ă  sa dĂ©claration de revenus, ne le dĂ©clare pas comme revenu et ne paie pas d’impĂ´t sur le revenu Ă  son Ă©gard. L’argent arrive en entier. C’est l’une des caractĂ©ristiques dĂ©terminantes de l’assurance vie au Canada, et c’est en grande partie pourquoi l’assurance est si efficace pour protĂ©ger une famille, rĂ©gler une succession ou financer un besoin futur — le plein capital assurĂ© parvient au bĂ©nĂ©ficiaire sans coupe fiscale. Cette règle gĂ©nĂ©rale est large et fiable. Ce n’est pas une Ă©chappatoire ni une stratĂ©gie astucieuse; c’est simplement la façon dont un capital-dĂ©cès versĂ© Ă  un bĂ©nĂ©ficiaire dĂ©signĂ© est traitĂ©. Pour la majoritĂ© des situations simples — un parent dĂ©signant un conjoint ou des enfants, un particulier dĂ©signant un ĂŞtre cher — la rĂ©ponse Ă  « seront-ils imposĂ©s lĂ -dessus? » est non. Cela dit, le mot « en gĂ©nĂ©ral » fait un vrai travail dans cette phrase, et le reste de cet article est consacrĂ© aux circonstances prĂ©cises oĂą la rĂ©ponse change. Un fiscaliste qualifiĂ© peut confirmer le traitement pour toute situation qui n’est pas parfaitement simple. Mais pour le cas courant, vous pouvez avoir l’esprit tranquille : c’est l’une des rares certitudes agrĂ©ables de la fiscalitĂ© canadienne, et elle tient bon annĂ©e après annĂ©e.


Pourquoi le capital-dĂ©cès est libre d’impĂ´t

Il est utile de comprendre pourquoi le capital-dĂ©cès Ă©chappe Ă  l’impĂ´t sur le revenu, parce que la raison explique aussi d’oĂą viennent les exceptions. Le principe est enracinĂ© dans ce qu’est rĂ©ellement un capital-dĂ©cès.

Un capital-dĂ©cès d’assurance vie n’est pas un revenu de placement, et ce n’est pas un rendement de portefeuille. C’est le produit d’un contrat d’assurance — un versement dĂ©clenchĂ© par un Ă©vĂ©nement assurĂ©, financĂ© par les primes que vous avez payĂ©es, conçu pour remplacer ce qui est perdu lorsqu’une vie se termine. L’impĂ´t sur le revenu est un impĂ´t sur le revenu : sur ce que vous gagnez, sur les gains que vous rĂ©alisez, sur la croissance que vous encaissez. Un capital-dĂ©cès n’est aucune de ces choses entre les mains du bĂ©nĂ©ficiaire. C’est la mĂŞme raison, en esprit, pour laquelle bien des produits d’assurance sont reçus en franchise d’impĂ´t — le versement rĂ©tablit plutĂ´t qu’il n’enrichit. Comprendre ce principe est utile parce qu’il pointe directement vers les exceptions. L’impĂ´t tend Ă  apparaĂ®tre prĂ©cisĂ©ment lĂ  oĂą un arrangement d’assurance vie commence Ă  ressembler moins Ă  un pur capital-dĂ©cès et davantage Ă  un revenu ou Ă  un gain rĂ©alisĂ© : quand de l’argent est retenu et gagne des intĂ©rĂŞts, quand un titulaire vivant encaisse une valeur accumulĂ©e, ou quand une sociĂ©tĂ© extrait des fonds vers les actionnaires. Dans chacun de ces cas, quelque chose qui ressemble Ă  un revenu se produit, et le rĂ©gime fiscal rĂ©agit en consĂ©quence. Gardez cette perspective Ă  l’esprit en parcourant les exceptions — chacune est un endroit oĂą l’arrangement cesse d’ĂŞtre un simple capital-dĂ©cès. Le traitement fiscal prĂ©cis dans chacun de ces cas est une question pour un fiscaliste qualifiĂ©. En somme, dès que l’assurance cesse de simplement remplacer et se met Ă  produire quelque chose — un intĂ©rĂŞt, un gain, une distribution —, l’impĂ´t tend Ă  rĂ©apparaĂ®tre.


Exception un : les intérêts gagnés après le décès

La première exception est petite, courante et facile Ă  comprendre une fois qu’on la souligne. Elle concerne non pas le capital-dĂ©cès lui-mĂŞme, mais ce qui peut arriver Ă  l’argent dans la courte fenĂŞtre après le dĂ©cès.

Lorsqu’une personne dĂ©cède, il y a habituellement un dĂ©lai entre la date du dĂ©cès et la date oĂą l’assureur verse rĂ©ellement la prestation — une rĂ©clamation doit ĂŞtre prĂ©sentĂ©e, des documents rassemblĂ©s, le versement traitĂ©. Si l’assureur retient les fonds durant cette pĂ©riode et crĂ©dite des intĂ©rĂŞts, la portion du capital-dĂ©cès demeure libre d’impĂ´t, mais les intĂ©rĂŞts gagnĂ©s après la date du dĂ©cès sont gĂ©nĂ©ralement imposables au bĂ©nĂ©ficiaire Ă  titre de revenu. L’assureur Ă©mettra habituellement un feuillet fiscal dĂ©clarant ces intĂ©rĂŞts, et le bĂ©nĂ©ficiaire les dĂ©clare comme tout autre revenu d’intĂ©rĂŞts. La distinction importe : le montant important — le capital-dĂ©cès — arrive libre d’impĂ´t, et seule la composante d’intĂ©rĂŞts, comparativement petite, est imposable. Ce n’est pas un dĂ©faut du système ni quelque chose Ă  craindre; c’est simplement le traitement fiscal des intĂ©rĂŞts, qui sont imposables peu importe oĂą ils sont gagnĂ©s. Mais cela vaut la peine d’ĂŞtre connu pour qu’un bĂ©nĂ©ficiaire qui reçoit un feuillet fiscal pour un montant modeste d’intĂ©rĂŞts comprenne ce dont il s’agit et ce dont il ne s’agit pas. Le capital-dĂ©cès Ă©tait libre d’impĂ´t; les intĂ©rĂŞts qui se sont accumulĂ©s dessus par la suite ne le sont pas. Un fiscaliste qualifiĂ© peut confirmer la dĂ©claration pour toute situation prĂ©cise. Rien d’inquiĂ©tant, donc : c’est un dĂ©tail Ă  connaĂ®tre, pas un piège Ă  Ă©viter, et il ne change rien Ă  la nature libre d’impĂ´t de la prestation elle-mĂŞme.


Exception deux : encaisser une police de son vivant

La deuxième exception est la plus technique, et c’est lĂ  que la fiscalitĂ© de l’assurance vie quitte vĂ©ritablement la zone libre d’impĂ´t. Elle s’applique de votre vivant, non au dĂ©cès.

Une police permanente accumule une valeur au fil du temps, et une partie de cette croissance s’accumule sur une base fiscalement avantageuse Ă  l’intĂ©rieur de la police — l’une des caractĂ©ristiques qui rendent l’assurance permanente attrayante. Mais si vous rachetez la police, ou en disposez de certaines autres façons de votre vivant, le traitement libre d’impĂ´t ne s’applique pas. Dans la mesure oĂą le montant que vous recevez dĂ©passe le coĂ»t de base rajustĂ© de la police, l’excĂ©dent est un gain sur police imposable — et il est imposĂ© comme un revenu ordinaire, non comme un gain en capital, ce qui signifie qu’il ne bĂ©nĂ©ficie pas du traitement plus favorable du gain en capital que certains attendent. Le coĂ»t de base rajustĂ© n’est pas un nombre fixe; il change au fil de la vie de la police selon des règles prĂ©cises, c’est pourquoi un gain sur police ne peut ĂŞtre estimĂ© sur un coin de table. C’est un domaine vĂ©ritablement spĂ©cialisĂ©. Quiconque envisage de racheter une police, ou touchĂ© par une autre forme de disposition de police, devrait faire calculer la consĂ©quence fiscale par un fiscaliste qualifiĂ© avant d’agir — l’Ă©cart entre prĂ©sumer qu’un versement est libre d’impĂ´t et dĂ©couvrir qu’il a créé un gain sur police imposable peut ĂŞtre important. Ceci est Ă©troitement liĂ© au sujet plus large de la valeur de rachat d’une police, et c’est l’exemple le plus clair de la raison pour laquelle « l’assurance vie est libre d’impĂ´t » a besoin de la prĂ©cision « le capital-dĂ©cès, versĂ© Ă  un bĂ©nĂ©ficiaire dĂ©signĂ© ». C’est aussi pourquoi un rachat ne devrait jamais ĂŞtre dĂ©cidĂ© sur un coup de tĂŞte : la consĂ©quence fiscale mĂ©rite d’ĂŞtre connue Ă  l’avance, pas dĂ©couverte après coup.


Exception trois : les polices détenues par une société

La troisième exception n’est pas vraiment un dĂ©savantage — pour les propriĂ©taires d’entreprise, elle peut ĂŞtre un vĂ©ritable avantage — mais elle fonctionne selon son propre ensemble de règles distinct qui la place bien Ă  l’extĂ©rieur du simple cas personnel. Elle concerne la dĂ©tention par une sociĂ©tĂ©.

Lorsqu’une sociĂ©tĂ© dĂ©tient une police d’assurance vie et reçoit le capital-dĂ©cès, cette prestation est gĂ©nĂ©ralement reçue en franchise d’impĂ´t sur le revenu par la sociĂ©tĂ©, Ă  peu près comme elle le serait par un bĂ©nĂ©ficiaire individuel. La caractĂ©ristique distinctive est ce qui peut se produire ensuite. En gros, la portion du capital-dĂ©cès qui dĂ©passe le coĂ»t de base rajustĂ© de la police peut typiquement ĂŞtre crĂ©ditĂ©e au compte de dividendes en capital de la sociĂ©tĂ©, puis versĂ©e aux actionnaires sous forme de dividende en capital libre d’impĂ´t. Pour un propriĂ©taire d’entreprise, cela peut ĂŞtre une façon puissante de faire sortir de la valeur d’une sociĂ©tĂ© vers la famille de manière fiscalement efficace. Mais chaque partie de ceci — le montant qui alimente le compte de dividendes en capital, le moment, l’interaction avec les autres comptes de la sociĂ©tĂ©, et les mĂ©canismes du versement du dividende en capital — relève de la fiscalitĂ© des sociĂ©tĂ©s, complexe. Ce n’est pas un calcul Ă  faire soi-mĂŞme, et de petites erreurs peuvent avoir de rĂ©elles consĂ©quences. Les mĂ©canismes fiscaux relèvent d’un fiscaliste qualifiĂ©, et la structure de la sociĂ©tĂ© et de la propriĂ©tĂ© d’un avocat ou d’un notaire. Le point pour cet article est simplement que l’assurance vie dĂ©tenue par une sociĂ©tĂ© est imposĂ©e selon ses propres règles, c’est pourquoi la rĂ©ponse personnelle gĂ©nĂ©rale ne se transfère pas automatiquement au contexte de la sociĂ©tĂ©. Bien utilisĂ©e, cette règle est un atout pour l’entreprise; mal comprise, elle devient une source d’erreurs coĂ»teuses — d’oĂą l’importance des bons conseillers dès le dĂ©part.

Divulgation importante : La fiscalitĂ© des dispositions de police, du coĂ»t de base rajustĂ©, des gains sur police et du compte de dividendes en capital est complexe et propre Ă  chaque situation. Ce sont des affaires pour un fiscaliste qualifiĂ©; la propriĂ©tĂ© et la structure d’une sociĂ©tĂ© sont des affaires pour un avocat ou un notaire. L’assurance vie est un produit d’assurance, non un placement. Cet article est de l’Ă©ducation gĂ©nĂ©rale, non un conseil fiscal, juridique ou personnalisĂ©.


La voie de la succession : un coĂ»t d’une autre nature

Il y a une dernière situation qui mĂ©rite d’ĂŞtre abordĂ©e, car elle est une source frĂ©quente de confusion — ce qui arrive si le capital-dĂ©cès va Ă  votre succession plutĂ´t qu’Ă  une personne dĂ©signĂ©e. La clĂ© est de sĂ©parer deux choses très diffĂ©rentes : l’impĂ´t sur le revenu et les coĂ»ts de la succession.

Si votre capital-dĂ©cès est versĂ© Ă  votre succession — parce que vous avez dĂ©signĂ© la succession ou parce qu’aucun bĂ©nĂ©ficiaire valide n’Ă©tait en place — le capital-dĂ©cès lui-mĂŞme est encore gĂ©nĂ©ralement reçu en franchise d’impĂ´t sur le revenu. Cette partie ne change pas. Ce qui change, c’est que le produit tombe maintenant dans la succession, oĂą il peut ĂŞtre exposĂ© aux frais d’homologation, aux rĂ©clamations des crĂ©anciers de la succession et aux dĂ©lais de l’administration successorale. Ce sont de rĂ©els coĂ»ts, mais ce ne sont pas de l’impĂ´t sur le revenu — ce sont les coĂ»ts d’acheminer l’argent par la succession plutĂ´t que directement Ă  une personne. C’est pourquoi dĂ©signer un bĂ©nĂ©ficiaire prĂ©cis est si souvent prĂ©fĂ©rĂ© : cela garde le produit hors de la succession et Ă  l’Ă©cart de ces coĂ»ts. La rĂ©ponse fiscale et la rĂ©ponse successorale sont deux questions distinctes, et les confondre amène les gens Ă  s’inquiĂ©ter de la mauvaise chose. Le traitement en impĂ´t sur le revenu du capital-dĂ©cès demeure favorable; c’est l’exposition aux coĂ»ts de la succession que la dĂ©signation d’un bĂ©nĂ©ficiaire Ă©vite. Le volet fiscal relève d’un fiscaliste qualifiĂ©, et le volet successoral et de bĂ©nĂ©ficiaire d’un avocat ou d’un notaire. L’important est de ne pas mĂ©langer les deux : ce que la succession coĂ»te n’est pas de l’impĂ´t sur le revenu, et ce que l’impĂ´t Ă©pargne n’Ă©vite pas pour autant les frais de la succession.


L’essentiel — la conclusion honnĂŞte

Si vous ne retenez qu’une chose, retenez la règle gĂ©nĂ©rale, car elle est vraie et elle est rassurante : un capital-dĂ©cès d’assurance vie versĂ© Ă  un bĂ©nĂ©ficiaire dĂ©signĂ© est reçu en franchise d’impĂ´t sur le revenu au Canada. Pour la plupart des familles dans la plupart des situations, c’est toute la rĂ©ponse, et c’est une très bonne rĂ©ponse. C’est en grande partie pourquoi l’assurance vie fait son travail si proprement — le plein montant parvient aux personnes Ă  qui il Ă©tait destinĂ©.

Mais l’honnĂŞtetĂ© exige la prĂ©cision. « GĂ©nĂ©ralement libre d’impĂ´t » n’est pas « toujours libre d’impĂ´t », et les exceptions sont rĂ©elles : les intĂ©rĂŞts qui s’accumulent après le dĂ©cès sont imposables, encaisser une police de son vivant peut crĂ©er un gain sur police imposable, et la dĂ©tention par une sociĂ©tĂ© apporte ses propres règles et ses propres occasions. Rien de tout cela ne devrait vous alarmer — ce sont des exceptions prĂ©cises, comprĂ©hensibles et gĂ©rables avec les bons conseils. Ce qu’elles signifient, c’est que la fiscalitĂ© de l’assurance vie est simple en son cĹ“ur et spĂ©cialisĂ©e Ă  ses limites. L’approche sensĂ©e est de faire confiance Ă  la règle gĂ©nĂ©rale pour les situations simples et d’obtenir de bons conseils dès l’instant oĂą votre situation implique le rachat d’une police, la dĂ©tention par une sociĂ©tĂ©, ou tout ce qui va au-delĂ  d’un simple capital-dĂ©cès versĂ© Ă  une personne dĂ©signĂ©e. Pour ces dĂ©tails, la rĂ©ponse relève d’un fiscaliste qualifiĂ© — et lorsque la structure d’une sociĂ©tĂ© ou d’une succession est en cause, d’un avocat ou d’un notaire — travaillant aux cĂ´tĂ©s d’un professionnel d’assurance autorisĂ© qui comprend comment les pièces s’agencent.

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Divulgation importante : Cet article est de l’Ă©ducation financière gĂ©nĂ©rale et n’est pas un conseil fiscal, juridique ou personnalisĂ©. La fiscalitĂ© du capital-dĂ©cès, des dispositions de police et de l’assurance dĂ©tenue par une sociĂ©tĂ© doit ĂŞtre confirmĂ©e avec un fiscaliste qualifiĂ©; la structure de la sociĂ©tĂ© et de la succession avec un avocat ou un notaire. Un professionnel d’assurance autorisĂ© coordonne l’assurance. Ă€ titre de professionnels d’assurance autorisĂ©s, Jose Salloum et CWCC peuvent recevoir des commissions sur les produits d’assurance discutĂ©s sur ce site.


Foire aux questions

Le capital-dĂ©cès d’une assurance vie est-il imposable au Canada?
En gĂ©nĂ©ral, non. Un capital-dĂ©cès versĂ© Ă  un bĂ©nĂ©ficiaire dĂ©signĂ© est reçu en franchise d’impĂ´t sur le revenu, et le bĂ©nĂ©ficiaire ne le dĂ©clare pas comme revenu. Les rares exceptions — intĂ©rĂŞts gagnĂ©s après le dĂ©cès, gains sur police au rachat du vivant, et mĂ©canismes de la dĂ©tention par une sociĂ©tĂ© — relèvent d’un fiscaliste qualifiĂ©.

Les bĂ©nĂ©ficiaires paient-ils de l’impĂ´t sur le produit d’une assurance vie?
Non, gĂ©nĂ©ralement. Le capital-dĂ©cès est transmis au bĂ©nĂ©ficiaire dĂ©signĂ© en franchise d’impĂ´t. La principale chose qui peut ĂŞtre imposable, ce sont les intĂ©rĂŞts que la prestation gagne après la date du dĂ©cès si l’assureur retient les fonds avant de les verser — l’assureur Ă©met habituellement un feuillet fiscal pour ces intĂ©rĂŞts.

La valeur de rachat est-elle imposable si je rachète ma police de mon vivant?
Elle peut l’ĂŞtre. Racheter une police ou en disposer de votre vivant peut dĂ©clencher un gain sur police imposable dans la mesure oĂą le montant reçu dĂ©passe le coĂ»t de base rajustĂ©, imposĂ© comme un revenu ordinaire. Le calcul est spĂ©cialisĂ© — faites-le faire par un fiscaliste qualifiĂ© avant d’agir.

Comment sont imposées les prestations détenues par une société?
Un capital-dĂ©cès versĂ© Ă  une sociĂ©tĂ© est gĂ©nĂ©ralement reçu en franchise d’impĂ´t, et une portion peut souvent ĂŞtre versĂ©e aux actionnaires par le compte de dividendes en capital sous forme de dividende en capital libre d’impĂ´t. Les mĂ©canismes relèvent de la fiscalitĂ© des sociĂ©tĂ©s, complexe, pour un fiscaliste qualifiĂ©, avec la structure traitĂ©e par un avocat ou un notaire.


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