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L’assurance médicaments est obligatoire au Québec, et la règle est plus stricte qu’on le croit

Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026

Divulgation importante: portée du conseil

AVIS IMPORTANT, À LIRE. Cet article est de l’information générale sur ce que la Régie de l’assurance maladie du Québec et Revenu Québec publient au sujet de l’obligation d’assurance médicaments, consulté en septembre 2026. Ce n’est pas un conseil, ce n’est pas un conseil fiscal, et la pratique derrière ce site n’est pas un cabinet comptable. Aucune prime, franchise ni maximum n’est nommé ici, parce que ces montants sont fixés chaque année. Votre situation est déterminée par la RAMQ selon les faits que vous lui transmettez, et le montant dû pour un mois sans couverture est déterminé par Revenu Québec.

En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.

À retenir

  • La RAMQ l’écrit sans détour: l’assurance médicaments est obligatoire pour toute personne qui vit au Québec de façon permanente.
  • Être couvert ne suffit pas. Il faut l’être en tout temps, ce qui fait d’une interruption entre deux emplois une question de conformité et pas seulement un désagrément.
  • Le régime ne se choisit pas. La personne de moins de soixante-cinq ans qui a accès à un régime collectif, par un employeur, un ordre professionnel ou une association, doit y adhérer.
  • L’obligation rejoint la famille. Celle qui doit adhérer à un régime collectif doit aussi y couvrir son conjoint et ses enfants.
  • Le régime public vise la personne sans accès à un régime privé, la personne de soixante-cinq ans ou plus sans couverture privée, et l’enfant de moins de dix-huit ans dont les parents n’ont pas de régime privé.
  • À soixante-cinq ans, l’inscription au régime public est automatique. La personne peut ensuite garder le régime public seul, prendre un régime privé seul, ou détenir les deux.
  • Un mois sans couverture n’est pas gratuit. Revenu Québec réclame un montant équivalent à la prime du régime public pour chaque mois sans couverture, perçu avec la déclaration de revenus.

La plupart des provinces laissent la couverture des médicaments au ménage. Pas le Québec. Il a rendu la couverture obligatoire, puis il est allé plus loin: il décide du régime auquel chacun a droit. C’est cette seconde règle qui surprend, parce qu’une personne peut être parfaitement assurée et se trouver quand même au mauvais endroit.

L’obligation, dans les mots de l’organisme qui l’applique

La RAMQ ne nuance pas la phrase. L’assurance médicaments est obligatoire pour toute personne qui vit au Québec de façon permanente.

Relisez-la en mettant l’accent au bon endroit. Obligatoire. Pas recommandée, pas offerte, pas un avantage que quelqu’un propose. C’est une condition de la vie ici, de la même famille que l’immatriculation d’un véhicule avant de le conduire.

Et le devoir est continu. Il faut être couvert en tout temps, ce qui n’est pas la même norme qu’être couvert au moment où quelqu’un pose la question. La personne qui laisse sa couverture tomber six semaines entre deux emplois n’a pas seulement été sans protection six semaines. Elle a été en défaut six semaines.

C’est la partie qui étonne ceux qui arrivent d’une autre province, où la couverture des médicaments est un avantage que le ménage achète ou laisse de côté. Ici, la décision a été prise pour tout le monde, et il ne reste qu’à savoir quel régime s’applique.

Qui adhère à quoi, et pourquoi vous ne choisissez pas

Voici la règle qui piège des gens honnêtes, et elle mérite d’être présentée dans l’ordre où la RAMQ la présente.

Si vous avez moins de soixante-cinq ans et que vous avez accès à un régime collectif, par un employeur, un ordre professionnel ou une association, vous devez y adhérer. C’est l’accès qui compte, pas l’adhésion. Le fait que le régime existe et vous soit ouvert crée le devoir.

L’obligation se rend jusqu’au ménage. Celle qui doit adhérer à un régime collectif doit aussi y couvrir son conjoint et ses enfants. Une famille ne peut pas se séparer pour qu’une personne reste au privé et que le reste passe au public parce que le calcul paraît meilleur ainsi.

Le régime public vise ceux que le privé ne rejoint pas. La personne sans accès à un régime privé. La personne de soixante-cinq ans ou plus qui n’a pas de couverture privée. L’enfant de moins de dix-huit ans dont les parents n’ont pas de régime privé.

Le résumé honnête est donc celui-ci. Le régime public n’est pas le choix par défaut, et ce n’est pas l’option économique qu’un ménage retient. C’est le régime de ceux qui n’ont nulle part ailleurs où être.

Ce qui change à soixante-cinq ans

Soixante-cinq ans est le seul âge où la règle s’assouplit au lieu de se resserrer, et c’est l’âge que l’on comprend le plus mal.

La RAMQ indique qu’à soixante-cinq ans, l’inscription au régime public d’assurance médicaments est automatique. Personne n’a à faire une demande et personne n’a à y penser.

À partir de là, trois arrangements sont possibles. Garder le régime public seul. Prendre un régime privé seul. Ou détenir les deux, le régime privé et le régime public agissant ensemble.

Cette troisième possibilité existe parce qu’un régime collectif de retraités et le régime public ne font pas la même chose, et parce que quitter un régime de retraités est le plus souvent une porte à sens unique. L’arrangement qui convient se lit dans les documents du régime et se confirme auprès de la RAMQ, pas dans une règle générale.

Une mise en garde qui appartient ici plutôt qu’ailleurs. Inscription automatique veut dire que le régime public démarre seul. Cela ne veut pas dire que le régime privé s’arrête seul, ni que quelqu’un a comparé les deux pour vous.

Ce que coûte vraiment une interruption

On suppose qu’une période sans couverture signifie simplement payer ses propres médicaments pendant cette période. Ce n’est pas ainsi que cela fonctionne.

La RAMQ indique que la personne non couverte doit à Revenu Québec un montant équivalent à la prime du régime public pour chaque mois sans couverture. Il est calculé avec la déclaration de revenus et perçu comme l’impôt.

Le coût d’une interruption se paie donc deux fois. Une fois au comptoir de la pharmacie pendant l’interruption, au plein prix des médicaments, et une seconde fois au printemps suivant, pour des mois déjà derrière vous.

C’est aussi pourquoi une personne entre deux emplois ne devrait pas reporter la question au démarrage du nouveau poste. Le mois est compté que l’on ait acheté quelque chose ou non.

La question à poser, le dernier jour d’un régime collectif, est courte. À quelle date cette couverture prend-elle fin, et qu’est-ce qui me couvre le lendemain. Si la seconde moitié reste sans réponse, la réponse est le régime public, et l’inscription est le geste à poser.

Un concept, non une recommandation

Tout ce qui suit est une illustration écrite pour montrer le fonctionnement d’une structure. Aucune personne présentée ici n’est réelle, aucun chiffre n’est une projection, et rien ici n’est une recommandation, ni pour vous ni pour quiconque. Les montants sont ronds parce qu’ils ont été choisis pour rendre le calcul visible, non parce qu’ils seraient typiques, disponibles ou atteignables.

Ce qu’un contrat ferait réellement dépend de l’assureur, du produit, de votre âge et de votre état de santé, de la décision de tarification et du contrat que vous signez. Une recommandation ne peut suivre qu’une analyse de vos besoins menée avec vous par un représentant dûment certifié. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. reçoit une commission de l’assureur émetteur lorsqu’un contrat est placé, et vous devriez lire ce qui suit en le sachant.

Une illustration: les six semaines que personne n’a comptées

Cette illustration ne contient aucun chiffre et ne nomme ni produit, ni assureur, ni personne. Personne n’y est réel. Son sujet est un calendrier, pas un résultat.

Imaginez quelqu’un qui quitte un emploi à la fin de mars et en commence un autre à la mi-mai. L’ancien régime collectif se termine avec l’emploi. Le nouveau commence après un délai inscrit au régime.

Rien ne va mal pendant ces six semaines. Aucune ordonnance n’est exécutée, aucune réclamation n’est faite, et la personne se porte bien.

Au printemps suivant, la déclaration de revenus demande combien de mois de l’année la personne a été couverte, et la réponse n’est pas douze. Le montant dû est calculé sur les mois non couverts, et il arrive bien après le moment où l’on ferait le lien avec un changement d’emploi.

Ce qui aurait changé la fin n’est pas un conseil d’assurance. C’est une inscription au régime public le jour où l’ancienne couverture a pris fin, et une désinscription au démarrage du nouveau régime.

Enfants, étudiants et le dix-huitième anniversaire

L’enfant de moins de dix-huit ans est couvert par le régime public quand les parents n’ont pas de régime privé, et par le régime collectif d’un parent quand il y en a un.

Le dix-huitième anniversaire est la date à inscrire au calendrier. La RAMQ indique que la personne qui atteint dix-huit ans peut demeurer couverte lorsque le statut de personne à charge se poursuit, par exemple aux études à temps plein, et qu’il faut en informer la RAMQ.

Il faut en informer la RAMQ. C’est le motif récurrent de tout le système public, et il mérite d’être nommé une fois pour toute la famille de règles: le droit suit l’avis. Un ménage peut remplir toutes les conditions et perdre quand même la couverture parce que personne n’a transmis l’information.

La même chose vaut à la fin ou à l’interruption des études. Le statut de personne à charge qui portait la couverture cesse de la porter, et ce qui prend le relais dépend de ce à quoi le jeune adulte a désormais accès.

José Salloum, conseiller en sécurité financière à Laval, en complet anthracite et cravate marine devant un mur gris uni

Le guide de référence

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Ce que c’est, comment cela fonctionne au Canada, ce que cela coûte, ce que cela risque, combien de temps cela prend et à qui cela ne convient pas.

José Salloum Centre canadien de création de patrimoine Inc.

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Là où cette règle rencontre le privé

Un régime de médicaments est une couverture parmi plusieurs, et l’obligation décrite ici est la seule que la province impose. Tout le reste d’un régime de santé est volontaire.

C’est une bonne façon de lire une brochure de régime collectif. La section des médicaments existe en partie parce que la loi l’exige. Les sections dentaire, paramédicale et vision existent parce qu’un employeur a décidé de les acheter, et elles peuvent changer au renouvellement.

Cela explique aussi la forme des régimes individuels de santé et dentaire vendus au Québec. Ils doivent satisfaire un plancher légal pour les médicaments, puis se distinguer sur tout ce qui se trouve au-dessus du plancher.

Rien de tout cela n’est une raison d’acheter quoi que ce soit. C’est une raison de lire le régime que vous avez déjà, et de savoir quelle partie la province remarquerait si elle disparaissait.

Où lire cela à la source

L’obligation, les conditions d’admissibilité au régime public et les règles visant les enfants, les étudiants et les personnes de soixante-cinq ans et plus sont publiées par la Régie de l’assurance maladie du Québec. Le montant dû pour les mois sans couverture est administré par Revenu Québec et réglé avec la déclaration de revenus.

Consulté le 24 septembre 2026, gratuitement, et sujet à révision sans préavis. Les primes, franchises et maximums sont fixés chaque année et ne sont volontairement pas imprimés ici.

Sources

  • Régie de l’assurance maladie du Québec, obligation d’être couvert par une assurance médicaments, ramq.gouv.qc.ca, lu le 24 septembre 2026
  • Régie de l’assurance maladie du Québec, conditions d’admissibilité au régime public d’assurance médicaments, ramq.gouv.qc.ca, lu le 24 septembre 2026
  • Régie de l’assurance maladie du Québec, adhésion et désinscription au régime public d’assurance médicaments, ramq.gouv.qc.ca, lu le 24 septembre 2026

Questions fréquentes

L’assurance médicaments est-elle vraiment obligatoire au Québec?

Oui. La RAMQ indique que l’assurance médicaments est obligatoire pour toute personne qui vit au Québec de façon permanente, et qu’il faut être couvert en tout temps.

J’ai accès à un régime collectif mais je n’en veux pas. Puis-je prendre le régime public?

Non. La personne de moins de soixante-cinq ans qui a accès à un régime collectif par un employeur, un ordre professionnel ou une association doit y adhérer, et y couvrir son conjoint et ses enfants. Le régime public vise les personnes sans accès à un régime privé.

Que se passe-t-il si je reste quelques mois sans couverture?

Revenu Québec réclame un montant équivalent à la prime du régime public pour chaque mois sans couverture, calculé avec la déclaration de revenus. Les mois sont comptés que l’on ait acheté des médicaments ou non.

Que se passe-t-il à soixante-cinq ans?

L’inscription au régime public est automatique. La personne peut ensuite garder le régime public seul, détenir un régime privé seul, ou les deux. L’inscription automatique n’annule pas un régime privé et ne compare pas les deux pour vous.

Mon enfant atteint dix-huit ans et étudie encore. La couverture continue-t-elle?

Elle le peut, lorsque le statut de personne à charge se poursuit. Il faut en informer la RAMQ. Dans ce système, le droit suit l’avis: un ménage peut remplir toutes les conditions et perdre la couverture parce que personne n’a transmis l’information.

Une rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation permet d’établir si cette approche vous convient. Aucune illustration n’est préparée et rien n’est mis en place.

Souvent, la réponse est non, et vous l’entendrez pendant l’appel plutôt que dans une proposition envoyée ensuite.

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Le formulaire se trouve sur la page de la rencontre découverte et prend une minute. Il sert à organiser une conversation. Ce n’est pas un conseil, et rien n’y est vendu.

À propos de l’auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière à Laval, en complet anthracite et cravate marine devant un mur gris uni

Jose Salloum est conseiller en sécurité financière, autorisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) au Québec, par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario (FSRA) et par l’Insurance Council of British Columbia. Autorisé depuis 2001, il accompagne des familles, des propriétaires d’entreprise et des professionnels incorporés canadiens.

Il est le fondateur du Centre canadien de création de patrimoine Inc. (CWCC), cabinet inscrit auprès de l’AMF, et de sa branche éducative financierecbi.com. Il détient le titre Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis réglementaire.

CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Cette page est de l’éducation générale et non un conseil sur un dossier individuel.

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Divulgations importantes

  1. Cette page est de l’éducation, pas un conseil. Le contenu est de l’information générale préparée par le Centre canadien de création de patrimoine Inc. Il ne tient pas compte de votre situation et ne constitue pas une recommandation d’acheter, de conserver ou de résilier un contrat. CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Le cabinet place de l’assurance au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick; ailleurs, les clients sont servis par des conseillers autorisés dans leur province.

    Rien ici n’a été écrit avec votre dossier sous les yeux. Lisez pour comprendre le sujet, puis jugez-le selon votre propre situation, idéalement avec une personne autorisée là où vous vivez et qui a vu vos chiffres.

  2. Ceci n’est pas un conseil fiscal, et le traitement fiscal dépend de votre situation. Le traitement fiscal décrit dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du Règlement de l’impôt sur le revenu et de la situation individuelle du lecteur. Un retrait, un rachat ou une avance sur police peut constituer une disposition au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté peuvent être imposables l’année où ils surviennent. Les règles fiscales changent. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. est titulaire d’un permis en assurance de personnes. Ce n’est pas un cabinet comptable, il ne produit pas de déclarations de revenus, et rien sur ce site ne constitue un conseil fiscal ni une opinion sur la situation fiscale d’un lecteur. Ce sur quoi un lecteur entend se fier doit être confirmé auprès d’un comptable professionnel et auprès de Revenu Québec et de l’Agence du revenu du Canada.

    Le résultat fiscal n’est ni automatique ni inconditionnel. Il repose sur le maintien du contrat à l’intérieur des règles canadiennes et sur votre propre situation. Avant de vous y fier, parlez à un comptable qui a réellement travaillé avec ces contrats.

  3. Les illustrations et les projections ne sont pas des prédictions. Les chiffres, exemples ou valeurs illustrées sont hypothétiques, servent à expliquer un mécanisme et ne prévoient pas le rendement d’un contrat. Les valeurs réelles seront différentes et peuvent être inférieures à celles montrées. Les barèmes de participation passés ne prédisent pas les barèmes futurs.

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