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Planification successorale

Trente-six articles sur les testaments, les successions et ce qui se passe après un décès: des conseils pratiques pour les jours qui suivent, et la planification qui les facilite.

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Que faire au décès d'un proche au Canada: un guide pratique

Un guide calme et étape par étape sur quoi faire au décès d'un proche au Canada: les premières démarches, le certificat de décès, le testament, les avis et la succession.

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Actifs numériques et planification successorale au Canada: ce qu'il faut savoir

Comptes en ligne, photos, cryptomonnaie et plus peuvent être négligés dans un plan successoral. Voici comment planifier les actifs numériques au Canada, et pourquoi c'est important.

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Arrangements funéraires et planification au Canada: un guide serein

Planifier ses arrangements funéraires à l'avance épargne des décisions difficiles à sa famille. Voici ce que cela couvre, comment fonctionnent les plans préalables, et quoi soupeser au Canada.

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Ce que coûte l’homologation au Canada, et pourquoi la réponse dépend de votre province

Les frais vont d’une somme administrative fixe à un pourcentage de la valeur de la succession, et le Québec est structurellement différent. Ce qui fait le coût et ce qui le réduit légitimement.

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Ce qui change quand vous quittez le Québec

Couverture santé, testament, régime matrimonial, mandat et rentes: tout se comporte autrement dès que vous quittez le Québec. Ce qui suit et ce qui reste.

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Comment choisir un liquidateur au Canada

Un guide canadien pour choisir un liquidateur (exécuteur testamentaire): ce que le rôle implique, les qualités à rechercher, les erreurs courantes, et quand envisager un liquidateur professionnel.

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Désigner un liquidateur qui habite ailleurs: ce que cela coûte et quoi faire à la place

Désigner un liquidateur dans une autre province ou un autre pays peut ajouter une sûreté, des complications fiscales et des mois de délai. Ce qui dérape réellement, et les arrangements qui l’évitent.

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Donner à son décès: le reçu qui vous survit

Un don fait au décès produit un crédit qui peut réduire ce que la succession doit. Comment les voies diffèrent, pourquoi donner des titres en nature se traite autrement, et quoi écrire.

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Dons de son vivant et planification successorale au Canada: avantages et compromis

Donner des biens à sa famille de son vivant plutôt que par testament comporte de réels avantages et de réels compromis. Voici ce qu'il faut soupeser au Canada.

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Décès sans testament au Canada: ce que signifie la succession légale

Un guide canadien sur la succession légale: ce qui arrive quand on décède sans testament, comment la loi partage la succession, en quoi le Québec diffère, et qui la loi laisse de côté.

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Désigner un mineur comme bénéficiaire d'assurance vie: ce qu'il faut savoir

Un guide canadien sur la désignation d'un mineur comme bénéficiaire d'assurance vie: pourquoi cela pose problème, ce qui arrive sans fiduciaire, la tutelle au Québec, et la meilleure façon.

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Fiducie au profit de soi et fiducie mixte

Une structure offerte dès 65 ans qui sort des biens de la succession sans événement fiscal au transfert. Ce qu’elle fait, ce qu’elle coûte, ses limites.

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Fiducies testamentaires au Canada: ce qu'elles sont et quand y recourir

Une fiducie testamentaire est créée par votre testament pour détenir des biens au profit de vos bénéficiaires. Voici ce qu'elles font, leurs usages et leurs limites au Canada.

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Il n’y a pas d’homologation au Québec

Aucune homologation au Québec et aucun droit calculé sur la valeur de la succession. Voici ce qu’une succession québécoise exige réellement à la place.

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L'exemption pour résidence principale au décès au Canada

Un guide canadien en langage clair sur l'exemption pour résidence principale au décès: comment elle met à l'abri le gain sur votre maison, la règle d'une seule propriété par famille, et le problème du chalet et du locatif.

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L'échéancier de la relève d'entreprise au Canada: pourquoi il commence plus tôt qu'on ne le pense

Un guide canadien sur l'échéancier de la relève d'entreprise. Pourquoi la transition prend des années, les quatre étapes, et pourquoi commencer tôt protège ce que vous avez bâti.

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L'égalisation successorale avec l'assurance vie: traiter les héritiers équitablement

Un guide canadien sur l'égalisation successorale: comment l'assurance vie aide à traiter les héritiers équitablement quand un bien comme une entreprise, un chalet ou une ferme se divise mal.

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La disposition réputée au décès au Canada: ce que cela signifie

Un guide canadien sur la disposition réputée au décès. Pourquoi le Canada n'a pas d'impôt successoral mais le décès déclenche un gain en capital, le roulement au conjoint, et la liquidité.

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La déclaration de revenus finale au décès au Canada

Un guide canadien en langage clair sur la déclaration de revenus finale au décès. Ce que le liquidateur doit produire, les déclarations facultatives qui peuvent réduire l'impôt, et le certificat de décharge qui le protège.

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La relève d'entreprise familiale au Canada: préserver l'entreprise et la famille

Un guide canadien sur la relève d'entreprise familiale: le problème de l'enfant actif ou inactif, la préparation de la relève, et comment préserver l'entreprise et la famille.

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Le chalet familial: le bien qui divise plus de familles que l’argent

Un chalet porte une facture fiscale que personne ne peut payer, des enfants qui veulent des choses différentes, et aucune consigne. Ce qu’est réellement l’impôt, et la conversation qui règle le reste.

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Le gel successoral: fixer la valeur d’aujourd’hui pour que la croissance de demain appartienne à la relève

Un gel successoral fixe la valeur de ce que vous détenez aujourd’hui et dirige la croissance future vers la relève. Ce qu’il fait, ce qu’il coûte, et où la facture fiscale atterrit.

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Le liquidateur au Québec, et ce qui le distingue de l’exécuteur testamentaire

Le Québec n’a pas d’exécuteurs testamentaires, mais des liquidateurs, avec la saisine, un inventaire obligatoire et une responsabilité personnelle.

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Le patrimoine familial et le bénéficiaire d’assurance vie au Québec

Le patrimoine familial ne peut être écarté pendant le mariage et le divorce annule la désignation du conjoint bénéficiaire: deux règles québécoises.

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Les trois formes de testament au Québec

Le testament notarié, le testament olographe et le testament devant témoins. Comment chacun se fait, lesquels sont vérifiés au décès, et comment choisir.

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Lettre de souhaits et planification successorale au Canada: ce qu'elle est et n'est pas

Une lettre de souhaits guide votre liquidateur sur des questions personnelles qu'un testament ne couvre pas, mais elle n'a pas force de loi. Voici comment bien l'utiliser au Canada.

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Liste de vérification de planification successorale au Canada: mettre ses affaires en ordre

Une liste de vérification pratique de planification successorale pour les Canadiens: les documents et décisions essentiels à mettre en ordre, et comment vous préparer à travailler avec les bons professionnels.

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Mandat de protection et planification de l'inaptitude au Canada

Planifier l'inaptitude est une partie de la planification successorale distincte de votre testament. Voici comment fonctionnent la procuration, et le mandat de protection du Québec, au Canada.

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Par souche ou par tête: comment se répartissent les parts des bénéficiaires

Un guide canadien sur la répartition par souche ou par tête. Comment la part d'un bénéficiaire passe à ses descendants, pourquoi la différence compte, et la représentation au Québec.

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Planification successorale pour famille recomposée au Canada: pourvoir à chacun

Un testament simple peut involontairement écarter les enfants d'une union précédente. Voici comment une famille recomposée peut planifier une succession qui pourvoit à chacun au Canada.

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Planification successorale pour un bénéficiaire ayant un handicap au Canada

Léguer un héritage à un proche ayant un handicap demande du soin. Un legs direct peut compromettre ses prestations. Voici comment les fiducies Henson et le REEI aident au Canada.

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Propriété conjointe et planification successorale au Canada: avantages et risques

Ajouter quelqu'un au titre pour éviter l'homologation est courant, mais la propriété conjointe avec gain de survie comporte de réels risques. Voici ce qu'il faut comprendre au Canada.

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Qu'est-ce que l'homologation au Canada? Un guide en langage clair

Un guide canadien en langage clair sur l'homologation. Ce qu'elle est, pourquoi elle existe, quand elle est requise, en quoi le testament notarié du Québec diffère, et quels biens passent hors succession.

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Que devient votre REER ou FERR à votre décès au Canada

Un guide canadien en langage clair sur ce qui arrive à un REER ou un FERR au décès. Pourquoi la pleine valeur est imposée comme un revenu, comment fonctionne le roulement au conjoint, et qui paie l'impôt.

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Rémunération du liquidateur de succession au Canada: comment ça fonctionne

Le liquidateur ou l'exécuteur est-il rémunéré, comment le montant est-il fixé, et est-ce imposable? Un guide clair sur la rémunération du représentant successoral, dont le Québec.

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Un condo en Floride et une déclaration successorale américaine: les biens américains dans une succession canadienne

Les Canadiens qui détiennent un immeuble ou des titres américains peuvent être visés par l’impôt successoral américain. Ce qui compte, ce qui déclenche une déclaration, et ce que fait la convention.


Ce qui se passe dans l’année qui suit un décès La suite des événements après un décès au Québec, du constat au partage final, et l’endroit où apparaît un problème de liquidités. L’ORDRE COMPTE PLUS QU’ON NE CROIT Ce qui se passe dans l’année qui suit un décès 01 Le décès est constaté et le testament est retrouvé Un testament non notarié doit d’abord être vérifié. 02 Le liquidateur est confirmé Il engage sa responsabilité personnelle dès ce moment. 03 La succession est inventoriée, et elle est gelée Les comptes s’arrêtent. Les factures, non. 04 L’assurance vie est versée au bénéficiaire désigné Directement, hors succession, souvent en quelques semaines. 05 La déclaration finale est produite et l’impôt devient exigible Avant tout partage, et souvent avant qu’on puisse vendre quoi que ce soit. 06 Ce qui reste est partagé Des mois plus tard, et seulement après chaque étape ci-dessus.

Ce qui se passe vraiment au décès de quelqu’un

Une succession se règle dans un ordre, et connaître cet ordre enlève l’essentiel de l’angoisse qu’elle provoque. On retrouve d’abord le testament. Quelqu’un est ensuite désigné pour agir, soit la personne nommée au testament, soit celle que la loi ou les héritiers désignent. On dresse l’inventaire de ce que la personne possédait, évalué à la date du décès. On paie les dettes et les impôts. Et c’est seulement après cela qu’on distribue quoi que ce soit.

C’est cette dernière phrase qui surprend les familles. Les héritiers attendent souvent de l’argent en quelques semaines, et le liquidateur ne peut pas raisonnablement le remettre, parce que celui qui distribue avant que la position fiscale soit réglée peut être tenu personnellement responsable de ce qu’on découvrira ensuite comme dû. Le délai n’est pas de l’obstruction.

Tout ne suit pas ce chemin. Les biens visés par une désignation de bénéficiaire valide et ceux détenus avec un droit de survie atteignent généralement leur destinataire sans attendre le reste. C’est un avantage lorsque c’était voulu, et un problème sérieux lorsque ce ne l’était pas, parce que cela peut vider discrètement une succession qui doit encore acquitter l’impôt engendré par l’ensemble.

L’impôt qui arrive avec le décès

Le Canada n’a ni droits successoraux ni impôt sur l’héritage, ce qui est exact et induit régulièrement les gens en erreur. Ce que le Canada a plutôt, c’est une disposition présumée. Immédiatement avant le décès, la personne est réputée avoir vendu ses biens en immobilisation à leur juste valeur marchande, et le gain qui en résulte est déclaré dans la déclaration finale. Rien n’a réellement été vendu et aucun argent n’est entré, mais l’impôt est réel et exigible.

Voilà pourquoi une succession peut devoir de l’impôt sur un chalet que personne ne veut vendre, ou sur les actions d’une société privée qui n’a pas d’acheteur. Le bien a pris de la valeur pendant toute une vie et cette hausse est imposée une seule fois, à la fin. La transmission du chalet est le cas où cette mécanique fait le plus de dégâts.

Deux allègements comptent plus que les autres. Les biens légués au conjoint survivant, ou à une fiducie admissible en sa faveur, se transfèrent généralement au coût, ce qui reporte le gain au second décès sans le supprimer. Et l’exemption pour résidence principale peut mettre à l’abri le gain sur une habitation, mais une famille n’a qu’une résidence principale à la fois, ce qui explique qu’une maison et un chalet ne puissent pas être tous deux entièrement abrités.

Les régimes enregistrés fonctionnent encore autrement. La valeur d’un REER ou d’un FERR est généralement ajoutée au revenu de la déclaration finale, à moins qu’elle ne passe à un survivant admissible. Chacun de ces points appartient à un fiscaliste qui travaille sur le dossier réel, et les chiffres en vigueur viennent de l’Agence du revenu du Canada et de Revenu Québec.

La liquidité, et pourquoi l’assurance figure dans ce sujet

Une succession peut être riche et incapable de payer. Cette seule phrase explique pourquoi un cabinet d’assurance vie écrit sur les testaments. La valeur se trouve dans un chalet, une terre, un immeuble locatif ou les actions d’une société privée, et rien de tout cela n’est de l’argent. L’impôt tombe à une date. Vendre prend des mois et donne le prix que produit une échéance.

Il existe trois façons de régler une facture pareille. Vendre, ce qui oblige la famille à choisir le bien qu’elle perd. Emprunter, ce qui oblige la succession à s’adresser à un prêteur et à porter des intérêts pendant qu’on organise la vente. Ou préparer l’argent d’avance, ce que fait l’assurance vie: le contrat paie précisément à l’événement qui crée la facture, en argent, à qui a été désigné.

Le même outil règle un second problème. Lorsqu’un enfant travaille dans l’entreprise ou veut le chalet et qu’un autre non, l’égalisation permet au bien d’aller à la personne qui s’en servira pendant que les autres reçoivent une valeur comparable.

Lorsqu’une société détient le contrat, une couche supplémentaire s’ajoute. Le capital-décès reçu par une société privée, moins le coût de base rajusté (CBR) du contrat, s’ajoute généralement au compte de dividendes en capital défini au paragraphe 89(1) de la Loi de l’impôt sur le revenu, ce qui peut permettre une distribution libre d’impôt aux actionnaires. Cette structure est réellement utile et réellement technique: elle ne se met pas en place sans un fiscaliste.

La désignation, le testament, et lequel des deux l’emporte

Dans les provinces de common law, l’homologation est la procédure par laquelle un tribunal confirme la validité du testament et l’autorité de l’exécuteur. Les institutions l’exigent avant de libérer des biens importants. La province en fixe les frais, calculés sur la valeur qui passe par le testament, et l’écart d’une province à l’autre est considérable: c’est la raison d’être de la comparaison provinciale, et de la recommandation de valider tout montant auprès du tribunal concerné.

Vient ensuite le conflit qui remplit les salles d’audience. Une désignation de bénéficiaire valide sur un contrat d’assurance ou un régime enregistré détermine généralement où va cet argent, et un testament qui dit autre chose ne l’écarte pas automatiquement. Une entente de séparation qui promet de retirer un ancien conjoint ne le retire pas. Rien ne le retire, sauf le formulaire déposé auprès de l’institution qui détient le contrat.

Relire ses désignations est l’élément le moins coûteux et le plus négligé de tout le sujet. Cela demande de sortir les contrats, de lire les noms qui y figurent, et de vérifier qu’ils correspondent encore à la vie qu’on mène aujourd’hui plutôt qu’à celle qu’on menait quand on a signé.

La succession au Québec: une mécanique qui lui appartient

Le Québec n’a pas d’homologation sous la forme que connaissent les provinces de common law. Le testament notarié, reçu devant notaire, n’exige aucune vérification par un tribunal: il fait preuve de son contenu par lui-même. Le testament olographe, écrit entièrement à la main par le testateur, et le testament devant témoins doivent au contraire être vérifiés avant qu’on puisse y donner suite, ce qui ajoute un délai et un coût que le testament notarié évite.

Deux registres des dispositions testamentaires existent, l’un à la Chambre des notaires du Québec et l’autre au Barreau du Québec. La première démarche du liquidateur consiste à les interroger, parce qu’un testament plus récent que celui trouvé dans un tiroir change tout le reste.

La personne qui règle la succession s’appelle le liquidateur, et non l’exécuteur. Sa charge est définie par le Code civil: rechercher le testament, faire l’inventaire des biens et des dettes et le rendre accessible, payer les créanciers et les légataires particuliers, rendre compte, puis produire un avis de clôture. L’inventaire n’est pas une formalité: l’héritier qui accepte la succession sans lui répond des dettes au delà de ce qu’il reçoit. Nommer un liquidateur qui vit ailleurs ajoute des complications que peu de gens envisagent en signant.

L’assurance suit une logique distincte. Les sommes payables à un bénéficiaire désigné ne font pas partie de la succession, suivant les articles 2453 et 2455 du Code civil du Québec, et la désignation du conjoint marié ou uni civilement faite hors testament est présumée irrévocable suivant l’article 2449. Enfin, le régime d’union parentale, en vigueur le 30 juin 2025, a fait du conjoint de fait ayant un enfant avec le défunt un héritier légal en l’absence de testament, sans modifier le titre du Code portant sur l’assurance. Tout cela est du droit, et sa portée sur un dossier précis appartient à un avocat ou à un notaire.

La charge, les ménages plus difficiles, et les papiers à mettre en ordre

Être nommé liquidateur est une charge administrative assortie d’une responsabilité personnelle, et non un honneur. Elle suppose de retrouver des documents, de protéger les biens, d’aviser les institutions et les gouvernements, de produire les déclarations, de tenir des comptes que les héritiers peuvent examiner, de gérer des gens qui ne s’entendent pas, et de ne distribuer que lorsque c’est sans danger. Cela dure couramment un an ou davantage.

Trois ménages ont besoin de plus qu’un testament ordinaire. Dans une famille recomposée, tout léguer au conjoint en espérant que les enfants d’une première union en profitent est un espoir et non un plan. Lorsqu’un bénéficiaire vit avec un handicap, un legs pur et simple peut mettre fin à des prestations calculées selon le revenu, et une fiducie bien rédigée existe pour l’éviter. Lorsqu’une entreprise compte plus d’un propriétaire, l’absence d’entente financée fait entrer la famille du défunt comme associée des survivants.

Les papiers eux-mêmes sont peu nombreux. Un testament, rédigé par un notaire ou un avocat. Un mandat de protection, qui vise l’inaptitude et non le décès. Des désignations relues récemment plutôt que signées une fois. Une liste de ce qui existe et de l’endroit où le trouver, y compris les comptes numériques. Et une conversation avec les personnes concernées, qui coûte moins cher que tout le reste et manque presque toujours.

Les questions que l’on pose

Un testament évite-t-il l’homologation?

Hors Québec, non: le testament est justement le document qui passe par l’homologation. Ce qui la réduit, ce sont les biens qui circulent autrement, par désignation valide ou par droit de survie. Au Québec, le testament notarié n’exige aucune vérification, alors que l’olographe et celui fait devant témoins doivent l’être.

Un héritage est-il imposable pour celui qui le reçoit?

En général, non. L’impôt qui naît au décès est calculé et payé par la succession avant la distribution, de sorte que les héritiers reçoivent habituellement des sommes qui y ont déjà passé. Le revenu gagné ensuite sur ce qu’ils reçoivent leur appartient et se déclare. Un fiscaliste doit confirmer tout cas particulier.

La succession peut-elle ne pas payer si rien n’a été vendu?

Non. La disposition présumée traite les biens comme vendus qu’ils l’aient été ou non, et l’impôt est dû dans la déclaration finale. C’est le problème de liquidité résumé en une phrase, et c’est pourquoi des familles finissent par vendre des biens qu’elles voulaient garder.

Qui devrait être nommé liquidateur?

Une personne organisée, patiente, capable de dire non à des proches et, idéalement, qui habite à proximité. La bonne volonté compte plus que le rang dans la famille, et le fait de le lui demander d’avance compte plus que les deux. Un professionnel peut être nommé lorsque la succession est complexe ou que la famille ne s’entend pas.

Puis-je rédiger mon testament moi-même?

Le Québec reconnaît le testament olographe, écrit entièrement à la main, qui devra être vérifié après le décès. Reconnu ne veut pas dire efficace. Un testament imprécis, périmé ou invalide coûte à la succession bien plus que sa rédaction n’aurait coûté, et la question se termine donc chez un notaire ou un avocat.

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