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Souveraineté financière infinie™

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Comment lire une illustration qu’on vous remet Les quatre parties d’une illustration d’assurance vie qu’un lecteur devrait repérer avant d’en lire un seul chiffre. QUATRE CHOSES À TROUVER AVANT DE LIRE LE RESTE Comment lire une illustration qu’on vous remet UNE ILLUSTRATION 1 1 La colonne garantie La seule colonne qui lie l’assureur par contrat. 2 2 La colonne non garantie Bâtie sur un barème déclaré chaque année, non promis. 3 3 Le barème retenu Indiqué sur la page. Changez-le et tout ce qui suit change. 4 4 L’année où les colonnes se séparent Plus l’écart est grand, plus la page est une hypothèse. Une illustration démontre le fonctionnement d’un contrat. Elle ne prévoit jamais son résultat.

Ce qu’est vraiment cette stratégie

Le sujet de ce carrefour est une façon d’utiliser un contrat, et non un produit portant un nom à lui. Le contrat est une assurance vie entière avec participation émise par un assureur de personnes canadien. L’usage est le suivant: un ménage dirige vers un contrat dont il est titulaire de l’argent qu’il allait dépenser de toute façon, laisse la valeur s’y accumuler, puis puise dans cette valeur pour payer ce qu’il aurait autrement financé auprès d’un prêteur extérieur. Un véhicule, de l’équipement, une rénovation, le creux saisonnier d’une petite entreprise. Ce qui est puisé est ensuite remboursé au contrat selon un calendrier que le ménage établit, et non selon celui d’une institution financière.

Deux conséquences suivent immédiatement. Rien ici n’est un instrument financier nouveau: le contrat est un contrat d’assurance, encadré comme tel, et il fait ce que son propre libellé dit qu’il fait, rien de plus. Et la stratégie est d’abord une habitude, puisqu’elle demande à un ménage de continuer à rembourser un capital déjà puisé alors qu’aucune partie extérieure n’envoie de relevé. Un ménage qui ne le fera pas obtient une version affaiblie du résultat et une prime qu’il finira par regretter.

Il vaut la peine de dire aussi ce que ce n’est pas. Ce n’est pas un placement, ce n’est pas un compte d’épargne, ce n’est pas un moyen d’éviter l’impôt, et cela ne crée aucun argent qui n’était pas déjà gagné. Ce qui change, c’est l’endroit où se fait le financement du ménage: sur toute une vie, moins d’intérêts sortent vers un prêteur extérieur. Les intérêts d’une avance sur police restent dus à l’assureur et lui restent acquis. Voilà toute la prétention, et toute présentation qui promet davantage exagère.

Le contrat doit valoir la peine en lui-même

Il existe un ordre, et l’inverser est la façon la plus courante de se retrouver avec un contrat qui ne convient pas. L’ordre est le contrat d’abord, la stratégie ensuite.

Un contrat d’assurance vie entière avec participation est une assurance vie permanente. Il verse un capital-décès au moment du décès, quel qu’il soit, et non seulement à l’intérieur d’un terme fixe; il est tarifé pour toute une vie; et la prime est un engagement qui se mesure en décennies. Si un ménage ne voulait pas de ce contrat pour lui-même, pour la protection qu’il porte et pour les valeurs garanties qui y sont écrites, aucune stratégie posée par-dessus ne répare cet écart.

Les premières questions sont donc les questions d’assurance ordinaires. La protection permanente est-elle la bonne forme ici, ou une assurance temporaire ferait-elle le travail pour une fraction du déboursé? La prime peut-elle être payée dans une mauvaise année comme dans une bonne? Quelle vie faut-il assurer et qui devrait être titulaire du contrat? Le montant est-il sensé par rapport à ce dont le ménage aurait besoin si la personne assurée décédait? Ces questions sont traitées dans le texte sur l’assurance vie entière avec participation.

Ce n’est qu’une fois ces réponses arrêtées que la seconde couche compte: la répartition de la prime entre la couverture de base et l’assurance supplémentaire libérée (ASL), la vitesse à laquelle la valeur devient disponible, et l’usage que le ménage compte en faire. Cette couche relève de la conception, décrite dans le texte sur les contrats conçus pour cet usage et dans celui sur l’assurance supplémentaire libérée.

Quatre choses à comprendre avant tout le reste

Quatre faits se trouvent sous tout le reste de ce sujet. Un lecteur qui les garde en tête peut suivre n’importe quelle présentation sans se faire emporter par elle.

Premièrement, la participation n’est pas garantie. Un contrat avec participation rend son titulaire admissible au partage des excédents, et la somme distribuée s’appelle une participation. Elle est déclarée annuellement à la discrétion du conseil d’administration de l’assureur et n’est pas garantie. Elle peut être réduite et elle peut être nulle. Le titulaire d’un contrat avec participation ne détient aucune part de l’assureur et n’a aucun vote sur sa gestion.

Deuxièmement, la valeur de rachat des premières années est volontairement faible. Le coût d’émission du contrat est absorbé au début, de sorte que la valeur disponible pendant ces années est nettement inférieure à ce qui a été versé. Ce n’est pas un défaut et ce n’est pas caché: c’est ainsi qu’une assurance permanente est construite. Cela signifie qu’un ménage qui veut récupérer son argent rapidement et en entier regarde le mauvais contrat.

Troisièmement, une avance sur police est un prêt consenti par l’assureur et constitue une disposition au sens fiscal. L’assureur avance ses propres fonds et prend le contrat en garantie, et l’intérêt est dû à l’assureur. Selon l’article 148 de la Loi de l’impôt sur le revenu, l’avance est traitée comme une disposition, et dans la mesure où elle dépasse le coût de base rajusté (CBR) du contrat, au sens du paragraphe 148(9), un gain sur police naît et constitue un revenu de l’année. Beaucoup de présentations passent là-dessus. La comparaison avec l’autre voie se lit dans avance sur police ou prêt collatéral, et tout dossier particulier appartient à un fiscaliste qualifié.

Quatrièmement, il existe un plafond à ce qui peut entrer. Un contrat conserve son traitement favorable seulement tant qu’il satisfait au test d’exonération prévu à l’article 306 du Règlement de l’impôt sur le revenu. Un contrat qui échoue à ce test n’est plus une police exonérée, et la croissance de son fonds accumulé devient imposable pour le titulaire chaque année. L’effet pratique est que le contrat ne peut pas absorber une prime illimitée, et qu’un ménage disposant d’une grosse somme rencontrera le plafond avant de rencontrer la stratégie.

À qui cela convient, et la liste plus longue de ceux à qui non

Cela tend à convenir à un ménage qui finance déjà des choses et compte continuer, qui dispose d’un revenu au-delà des besoins de l’année, qui veut une assurance vie permanente pour elle-même, et qui maintiendra le même arrangement très longtemps. Les propriétaires de petites entreprises et les professionnels incorporés reviennent souvent, parce que leur revenu arrive de façon inégale et qu’ils ont l’habitude de gérer du capital plutôt que de le dépenser.

La liste de ceux à qui cela ne convient pas est plus longue, et une page honnête l’imprime dans le même corps de caractère. Cela ne convient pas à un ménage dont le revenu est entièrement engagé, parce que la prime ne se réduit pas facilement une fois le contrat en vigueur. Cela ne convient pas à qui a besoin de récupérer son argent vite et en entier. Cela ne convient pas à un ménage sans coussin d’urgence, parce que le contrat n’est pas un fonds d’urgence et que s’en servir ainsi ruine les deux fonctions.

Cela ne convient pas non plus à qui ne rembourserait pas un capital déjà puisé, car l’arrangement devient alors une manière coûteuse de dépenser un capital-décès. Cela ne convient pas à qui n’a pas encore utilisé les droits d’un régime enregistré dans lequel l’employeur verse une contribution équivalente. Cela ne convient pas à un ménage qui n’a aucun besoin d’assurance vie. Et cela ne convient pas à qui ne peut pas expliquer dans ses propres mots comment le contrat fonctionne, parce qu’un arrangement que personne ne comprend est la première chose abandonnée lors d’une année difficile. Chacun de ces cas est repris dans quand la stratégie ne convient pas.

L’arithmétique honnête de ce que cela remplace

L’arithmétique est plus étroite que ne le laissent croire la plupart des présentations, et c’est la version étroite qui vaut la peine d’être apprise.

Ce que la stratégie remplace, c’est un financement que le ménage allait faire de toute façon. Un ménage qui se finance lui-même cesse d’envoyer, sa vie durant, des intérêts vers un prêteur extérieur, pendant que le capital-décès demeure en vigueur. Soyons clairs sur la destination des intérêts d’une avance sur police: l’assureur est le prêteur, ces intérêts lui sont dus et lui restent acquis, et rien n’en revient au ménage ni ne demeure dans son contrat. Ce qui change, c’est l’institution qui les encaisse, et l’effet s’accumule sur des décennies, ce qui explique pourquoi l’arrangement se décrit en décennies et non en années.

Ce que cela ne remplace pas, c’est un portefeuille. L’argent dirigé vers un contrat conçu pour la certitude est de l’argent qui ne va pas vers des actifs conçus pour la croissance, et sur une longue période c’est un coût véritable. Qui compare les deux sur le seul rendement attendu ne choisira pas ceci, et cette comparaison est juste dans les limites où elle se tient. La réponse est que les deux font des travaux différents, ce qu’examine le texte sur la stratégie, mais le lecteur doit comprendre qu’un choix se fait et que quelque chose se laisse aller.

Cela ne remplace pas non plus une hypothèque le jour de la signature, puisque rien de disponible dans les premières années n’approche le coût d’une maison. Et cela ne rend pas l’emprunt gratuit: une avance sur police porte intérêt au taux fixé par l’assureur, et un prêt consenti par une institution financière avec le contrat en garantie porte son propre taux et ses propres conditions.

Les critiques, imprimées ici plutôt qu’évitées

Ce sujet attire des critiques, certaines négligentes et certaines fondées. Un carrefour qui omet la part fondée ne vaut pas la lecture, alors la voici.

La rémunération est réelle. Un représentant titulaire d’un permis qui place un contrat reçoit une commission de l’assureur une fois la police en vigueur, et cette commission diffère entre une conception orientée vers la couverture de base et une conception orientée vers l’assurance supplémentaire libérée. Le lecteur a le droit de le savoir, et de demander directement comment la conception devant lui a été retenue et ce que touche la personne qui la présente.

Les illustrations sont mal lues. Une illustration montre ce qui arrive si un ensemble d’hypothèses tient pendant toute une vie. Elle comporte une colonne garantie et une colonne qui dépend d’une participation, laquelle est déclarée annuellement à la discrétion de l’assureur et n’est pas garantie. Lire la seconde colonne comme un plan est l’erreur la plus fréquente du sujet, et le format du document y invite.

Le vocabulaire est souvent exagéré. Une grande partie du matériel qui circule décrit une police comme ce qu’elle n’est pas, promet une indépendance que le contrat ne livre pas, et traite un contrat d’assurance lent, ordinaire et étroitement encadré comme un secret. La critique qui en découle est méritée même lorsque le contrat sous-jacent est solide, et la question est prise au sérieux dans la stratégie d’autofinancement est-elle une arnaque.

L’engagement est long et difficile à défaire. Un contrat racheté tôt rend moins que ce qui y a été versé, et parfois beaucoup moins. Voilà l’inconvénient honnête, et c’est pourquoi la question de l’adéquation, plus haut sur cette page, compte davantage que toute comparaison de caractéristiques.

Distinguer une présentation soignée d’un argumentaire de vente

La plupart des lecteurs arrivent à ce sujet peu après qu’on leur a montré quelque chose. Voici ce qu’une page comme celle-ci peut offrir de plus utile: les signaux qui séparent une présentation soignée d’un argumentaire.

Une présentation soignée montre la colonne garantie et la colonne non garantie comme deux choses distinctes et dit laquelle est laquelle. Elle énonce à voix haute qu’une participation est déclarée annuellement à la discrétion de l’assureur et n’est pas garantie. Elle montre les premières années au lieu de commencer le graphique à un point confortable. Elle nomme les frais que porte le contrat. Elle indique la commission. Elle met sur la table le traitement fiscal d’une avance sur police, y compris le fait qu’elle constitue une disposition capable de produire un revenu, et renvoie les détails à un fiscaliste qualifié. Elle nomme sans qu’on le lui demande les situations où l’arrangement ne convient pas.

Un argumentaire fait l’inverse. Il ouvre avec un chiffre. Il décrit le contrat comme une institution plutôt que comme une assurance, ou évite le mot assurance. Il ne dit rien des premières années. Il présente une seule illustration, à un seul niveau de prime, comme s’il s’agissait de la seule conception possible. Il traite la colonne non garantie comme le plan et la colonne garantie comme une formalité. Il répond à une question difficile par une métaphore. Et il veut une décision pendant la rencontre plutôt qu’après une lecture.

Rien ici n’est une recommandation, et la question de savoir si tout cela convient à un ménage donné dépend de faits qu’une page web ne peut pas voir.

Au Québec: la désignation de bénéficiaire et le Code civil

Au Québec, un contrat d’assurance vie est régi par le Code civil du Québec, et deux règles touchent directement un contrat qui porte de la valeur. Elles n’ont pas d’équivalent exact ailleurs au pays, et elles surprennent des gens des années plus tard, au pire moment.

La première concerne la désignation du conjoint. La désignation du conjoint marié ou uni civilement faite ailleurs que par testament est présumée irrévocable selon l’article 2449 du Code civil du Québec, à moins que le titulaire n’ait stipulé le contraire. Une désignation irrévocable ne se modifie pas sans le consentement écrit de la personne désignée. Sur un contrat qui ne fait que verser un capital-décès, cela reste une question de succession. Sur un contrat qui porte de la valeur et autour duquel une stratégie est bâtie, la portée est plus large, parce que le consentement de la personne désignée peut être requis pour des gestes du titulaire touchant cette valeur. La portée exacte dans un dossier donné se vérifie auprès d’un avocat ou d’un notaire, jamais à partir d’une page générale.

La seconde concerne la succession. Les sommes payables à un bénéficiaire désigné ne font pas partie de la succession du titulaire. L’article 2455 du Code civil du Québec prévoit que le bénéficiaire désigné a un droit propre au produit, lequel échappe donc au patrimoine successoral et aux créanciers de la succession. L’article 2456 pose la règle inverse: quand le contrat est payable à la succession, aux héritiers ou aux représentants légaux, la somme entre dans le patrimoine successoral et répond de ses dettes. C’est pourquoi une désignation faite correctement accomplit davantage de travail, au Québec, qu’une clause testamentaire rédigée avec soin.

La conséquence pratique est simple: au Québec, la désignation de bénéficiaire se décide en même temps que la conception du contrat, et non des années plus tard. Une désignation posée sans y penser peut restreindre ce que le titulaire pourra faire ensuite, et la corriger exige alors une signature qu’il ne contrôle pas.

Les questions que l’on pose

Est-ce un produit ou une stratégie?

Une stratégie, avec un contrat en dessous. Le contrat est une assurance vie entière avec participation émise par un assureur titulaire d’un permis. La stratégie est une décision sur l’endroit où un ménage finance ses propres achats. Le contrat sans l’habitude donne de l’assurance; l’habitude sans un contrat approprié ne donne rien.

Que se passe-t-il si la prime devient difficile à payer?

Un contrat avec participation offre habituellement des façons de le maintenir en vigueur: réduire la couverture, utiliser la valeur accumulée pour acquitter la prime, ou le transformer en un montant libéré plus petit. Chacune de ces avenues coûte quelque chose de permanent, et c’est pourquoi la question de la capacité de payer se règle avant celle de la stratégie.

Une avance sur police en cours réduit-elle ce qui est versé au décès?

Oui. L’avance et les intérêts dus sont réglés à même le produit avant que quoi que ce soit n’atteigne le bénéficiaire. Un ménage qui puise régulièrement et rembourse lentement dépense une partie du capital-décès, ce qui est un choix défendable seulement lorsqu’il est choisi.

Peut-on faire la même chose avec une vie universelle ou une temporaire?

Une assurance temporaire n’accumule aucune valeur, donc non. Une vie universelle peut porter de la valeur, mais cette valeur est placée plutôt que créditée par un compte avec participation, et la certitude est d’une autre nature.

Combien de temps avant que la valeur soit utile?

Plus longtemps que la plupart des gens ne le pensent, et la réponse honnête est un intervalle d’années plutôt qu’une date, parce que cela dépend de la conception du contrat ainsi que de l’âge et de l’état de santé de la personne assurée au moment de l’émission.

L’argent dans le contrat est-il imposé pendant qu’il y demeure?

Tant que le contrat satisfait au test d’exonération de l’article 306 du Règlement de l’impôt sur le revenu, la croissance à l’intérieur n’est pas imposée au titulaire chaque année. Une avance sur police est une autre affaire. L’article 148 de la Loi de l’impôt sur le revenu la traite comme une disposition. Toute situation particulière appartient à un fiscaliste qualifié.

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