Assurance prestations du vivant au Canada


Assurance prestations du vivant au Canada

L’assurance prestations du vivant protège les Canadiens durant la vie plutôt qu’après le décès. Les trois produits centraux sont l’assurance maladies graves (une somme forfaitaire libre d’impôt sur diagnostic d’une condition couverte), l’assurance invalidité (remplacement du revenu lorsque la maladie ou la blessure empêche le travail), et l’assurance soins de longue durée (couverture des coûts de soins continus en fin de vie). CWCC travaille avec plusieurs assureurs canadiens autorisés à travers les trois types de produits et intègre les prestations du vivant au plan financier plus large.



Qu’est-ce que l’assurance prestations du vivant

L’assurance prestations du vivant est la catégorie d’assurance qui verse à l’assuré durant sa vie lorsque des événements spécifiques surviennent. Le terme distingue ces produits de l’assurance vie, qui verse un capital-décès seulement après le décès de l’assuré. Les produits de prestations du vivant résolvent une famille différente de problèmes : ils protègent les Canadiens et leurs familles contre les conséquences financières de la maladie grave, de la blessure ou des besoins de soins qui surviennent pendant que l’assuré est encore vivant.

La catégorie inclut trois types de produits principaux. L’assurance maladies graves verse une prestation forfaitaire libre d’impôt lorsque l’assuré est diagnostiqué d’une condition médicale grave couverte telle que le cancer, la crise cardiaque, l’AVC ou d’autres maladies définies. La somme forfaitaire peut être utilisée à toutes fins que l’assuré choisit — dépenses médicales non couvertes par l’assurance maladie provinciale, revenu perdu, soutien familial, paiements hypothécaires, traitements alternatifs ou simplement maintenir le niveau de vie de la famille durant la récupération.

L’assurance invalidité remplace un pourcentage du revenu de l’assuré lorsque la maladie ou la blessure empêche le travail. Les prestations commencent typiquement après une période d’attente (la période d’élimination) et continuent soit jusqu’à un point de récupération défini, soit jusqu’à un âge énoncé, selon la structure de la police. L’assurance invalidité est parfois appelée assurance de remplacement de revenu parce que c’est précisément ce qu’elle fait — elle assure que la perte de la capacité de travailler ne devienne pas la perte du revenu du ménage.

L’assurance soins de longue durée fournit une couverture pour les coûts continus des besoins de soins qui surviennent plus tard dans la vie, qu’ils proviennent de conditions liées à l’âge, de maladie chronique ou de déclin cognitif. Les prestations peuvent être utilisées pour les services de soins à domicile, les soins en établissement, ou d’autres arrangements de soins selon la structure de la police. L’assurance soins de longue durée aborde l’un des risques financiers non assurés les plus significatifs auxquels les familles canadiennes font face en vieillissant.

Le principe unificateur à travers les trois produits est le même : ils convertissent un événement financier potentiellement catastrophique durant la vie en un événement gérable. Le système de santé provincial couvre les soins médicaux au Canada, mais il ne remplace pas le revenu perdu, ne couvre pas l’éventail complet des services souvent nécessaires durant une maladie grave, et ne paie pas les coûts de soins continus qu’impliquent typiquement les besoins de longue durée. L’assurance prestations du vivant comble ces lacunes.


Pourquoi les prestations du vivant comptent pour les Canadiens

La plupart des Canadiens sous-estiment les conséquences financières d’une maladie grave ou d’une invalidité durant leurs années de travail. L’assurance vie est largement comprise ; l’assurance prestations du vivant est largement négligée. L’asymétrie existe parce que le décès est final et facile à saisir, tandis que la maladie grave ou l’invalidité présente un ensemble plus long, plus variable et plus difficile à planifier de pressions financières. Pourtant, la réalité statistique pour les Canadiens en années de travail est que l’invalidité est plus probable que le décès.

Considérez ce qui arrive lorsqu’un Canadien dans la quarantaine ou la cinquantaine est diagnostiqué d’un cancer. Les soins médicaux sont fournis par l’assurance maladie provinciale et il n’y a aucun coût direct pour l’hospitalisation, la chirurgie ou la chimiothérapie couverte. Mais le parcours de traitement du cancer implique plusieurs coûts que l’assurance maladie provinciale ne couvre pas : médicaments d’ordonnance qui tombent hors des régimes provinciaux ou ont des copaiements significatifs, déplacement vers les centres de traitement spécialisés, congé d’aidant familial du travail, aide ménagère durant la récupération, thérapies alternatives que le patient choisit de poursuivre, soutien en santé mentale, et la perte de revenu durant des mois ou des années de travail réduit ou nul. Ajoutez à cela la tension sur la famille du patient : un conjoint qui réduit les heures de travail pour fournir des soins, le stress financier qui s’ajoute au stress médical, et les décisions prises sous pression qui n’auraient pas été prises dans des temps plus calmes.

Une prestation d’assurance maladies graves, versée comme somme forfaitaire libre d’impôt sur diagnostic, retire la plupart de ces pressions financières en une étape. La famille peut se concentrer sur la récupération sans la crise parallèle des finances du ménage. Les décisions de traitement peuvent être prises sur des bases médicales plutôt qu’économiques. La récupération peut se faire au rythme qu’elle exige, et non au rythme que le compte bancaire dicte.

Considérez maintenant ce qui arrive lorsqu’un Canadien devient invalide. Le revenu qui soutenait la famille s’arrête. Les programmes provinciaux d’invalidité existent (RPC-I, prestations d’invalidité du RRQ, indemnisation provinciale des travailleurs dans certains cas) mais sont restrictifs dans leurs critères et modestes dans leurs montants. L’invalidité collective de longue durée de l’employeur couvre plusieurs Canadiens mais plafonne typiquement les prestations à 60 à 67 pour cent du salaire, ne couvre souvent pas le revenu de bonis ou de commissions, peut être imposable si l’employeur paie les primes, et prend fin si l’emploi prend fin. Pour les Canadiens autonomes et les propriétaires d’entreprise incorporés, l’invalidité collective d’employeur n’existe pas du tout à moins qu’ils ne l’aient spécifiquement arrangée.

L’assurance invalidité individuelle comble ces lacunes. Elle peut être conçue pour s’intégrer à la couverture d’employeur, pour fournir une protection à occupation propre que la couverture collective manque souvent après une période initiale, pour livrer des prestations libres d’impôt parce que les primes sont payées avec des dollars après impôt, et pour demeurer en vigueur peu importe les changements d’emploi. Pour les Canadiens dont le plus grand actif financier est leur capacité de gagner un revenu (c’est-à-dire essentiellement tout Canadien actif), l’assurance invalidité individuelle protège cet actif d’une manière qu’aucun autre produit ne fait.

Finalement, considérez ce qui arrive lorsqu’un Canadien nécessite des soins de longue durée. Les coûts des soins en établissement au Canada varient substantiellement selon la province et le niveau de soins, mais les implications financières pour la famille sont significatives de toute façon. Sans assurance soins de longue durée, le coût est typiquement financé par les actifs personnels — épuiser les épargnes-retraite, puiser dans la valeur nette du domicile, ou contributions familiales. L’assurance soins de longue durée permet à la famille de préserver les actifs pour d’autres fins (héritage, besoins du conjoint survivant, soutien familial) tout en assurant que des soins de qualité sont disponibles.


Comment fonctionne l’assurance prestations du vivant

Chacun des trois produits de prestations du vivant a sa propre structure, déclencheurs de prestations et caractéristiques contractuelles. Comprendre les mécaniques est essentiel pour sélectionner la bonne couverture pour votre situation.

Assurance maladies graves

L’assurance maladies graves verse une prestation forfaitaire au diagnostic d’une condition médicale grave couverte, à condition que l’assuré survive à une période de survie définie (typiquement 30 jours à partir du diagnostic). La couverture est structurée autour d’une liste définie de conditions couvertes spécifiées dans le contrat de la police. Les polices canadiennes d’assurance maladies graves les plus complètes couvrent 25 conditions ou plus, tandis que les polices plus limitées peuvent couvrir seulement quatre à six. La couverture majeure inclut typiquement le cancer (avec des définitions spécifiques de quels cancers se qualifient), la crise cardiaque, l’AVC, le pontage coronarien, l’insuffisance rénale, la greffe d’organe majeur, la sclérose en plaques, la maladie d’Alzheimer, la paralysie, et d’autres.

La prestation forfaitaire, une fois versée, peut être utilisée à toutes fins. La prestation est généralement reçue libre d’impôt pour les polices détenues personnellement. Les structures de primes varient : prime nivelée à vie, prime nivelée jusqu’à un âge spécifique, ou primes progressives. Certaines polices incluent une caractéristique de retour de primes qui retourne une partie ou la totalité des primes payées si aucune réclamation n’a été faite à un point défini. Les montants de couverture varient typiquement de 25 000 $ à 2 millions $ ou plus, selon l’assureur, la situation financière de l’assuré et les résultats de sélection.

Assurance invalidité

L’assurance invalidité remplace un pourcentage du revenu de l’assuré lorsque la maladie ou la blessure empêche le travail. Les variables contractuelles clés qui déterminent quand les prestations sont versées et combien sont versées incluent la définition d’invalidité (occupation propre, occupation régulière, ou toute occupation), la période d’élimination (la période d’attente entre le début de l’invalidité et le début des prestations, typiquement 30, 60, 90 ou 180 jours), la période de prestations (combien de temps les prestations seront versées — couramment jusqu’à 65 ans pour la plupart des invalidités, avec couverture à vie potentielle pour certaines), le montant de la prestation (typiquement jusqu’à 65 à 75 pour cent du revenu pré-invalidité), et divers avenants tels que les ajustements au coût de la vie, les options de revenus futurs et la couverture d’invalidité partielle.

La définition d’invalidité est la variable unique la plus conséquente. La couverture à occupation propre verse des prestations si vous ne pouvez accomplir les tâches matérielles de votre occupation spécifique, même si vous pourriez accomplir un autre emploi. C’est la définition la plus forte et elle est particulièrement importante pour les professionnels spécialisés (chirurgiens, dentistes, avocats, ingénieurs). La couverture à occupation régulière verse pour une période initiale sous une définition à occupation propre, puis se convertit à toute occupation. La couverture à toute occupation verse seulement si vous ne pouvez accomplir aucun emploi pour lequel vous êtes raisonnablement convenable par éducation, formation ou expérience — un standard significativement plus restrictif.

Le traitement fiscal dépend de qui paie les primes. Les primes payées par l’assuré personnellement avec des dollars après impôt produisent des prestations libres d’impôt lorsque les réclamations sont versées. Les primes payées par un employeur (invalidité collective de longue durée typique) produisent généralement des prestations imposables. Ce traitement fiscal affecte significativement la valeur effective de remplacement de revenu de la couverture collective par rapport à la couverture individuelle.

Assurance soins de longue durée

L’assurance soins de longue durée couvre les coûts continus des soins nécessaires en raison de conditions liées à l’âge, de maladie chronique ou de déclin cognitif. Les déclencheurs de prestations impliquent typiquement l’incapacité d’accomplir un nombre défini d’activités de la vie quotidienne (se laver, s’habiller, manger, aller aux toilettes, se déplacer, continence) ou l’altération cognitive nécessitant une supervision substantielle. Le marché canadien de l’assurance soins de longue durée est plus petit que le marché américain et les structures de produits varient selon l’assureur ; plusieurs produits actuels sont conçus comme suppléments aux services de soins de longue durée financés par le gouvernement plutôt que comme couverture principale de tous les coûts de soins.

La couverture verse typiquement un montant de prestation quotidien, hebdomadaire ou mensuel défini pour une période de prestations définie (souvent deux à cinq ans, ou à vie dans certaines conceptions de produit). Certains produits fournissent une prestation indemnitaire (versée selon le déclencheur d’invalidité peu importe les coûts de soins réels engagés), tandis que d’autres fournissent une prestation de remboursement (versée jusqu’aux dépenses réelles de soins). Les prestations sont généralement reçues libres d’impôt pour les polices détenues personnellement. Les structures de primes varient largement.

Divulgation importante : Les produits d’assurance maladies graves, invalidité et soins de longue durée sont des contrats d’assurance. Leurs garanties sont des obligations contractuelles de l’assureur émetteur, dépendant de la solidité financière de l’assureur. La couverture en cas d’insolvabilité de l’assureur est fournie par Assuris dans les limites publiées pour l’assurance vie et certains produits d’assurance maladie. Les déclencheurs de prestations, les conditions couvertes, les définitions d’invalidité, les périodes d’élimination, les périodes de prestations et les exclusions varient selon le produit et l’assureur. Le traitement fiscal des prestations dépend de qui paie les primes et de la structure contractuelle spécifique. Le système de santé provincial au Canada couvre les services médicaux et hospitaliers médicalement nécessaires mais ne duplique pas la protection offerte par ces produits d’assurance privée. Les situations individuelles devraient être révisées avec le professionnel d’assurance autorisé et, où pertinent, avec un professionnel fiscal qualifié.

En langage clair : chaque produit de prestations du vivant a des conditions spécifiques qui déclenchent les prestations et des exclusions spécifiques qui les limitent. Le produit est seulement aussi bon que le contrat, et les contrats diffèrent matériellement entre les assureurs et entre les conceptions de polices du même assureur. Une couverture maladies graves avec 25 conditions couvertes est fondamentalement différente d’une couverture avec cinq. La couverture invalidité à occupation propre est fondamentalement différente de la couverture à toute occupation. Les conceptions de soins de longue durée varient substantiellement. Comparer les produits sur la prime seule manque ce qui les fait fonctionner ou non lorsque vous en avez réellement besoin.


Qui a besoin de quelle couverture de prestations du vivant

La bonne combinaison de couverture de prestations du vivant dépend des risques financiers spécifiques que votre situation présente. Peu de Canadiens ont besoin d’une couverture maximale dans les trois catégories. La plupart bénéficient d’une couverture réfléchie dans une ou deux catégories appropriément dimensionnée à leur situation.

Assurance invalidité : la fondation pour la plupart des Canadiens actifs

Pour la plupart des Canadiens en années de travail, l’assurance invalidité est le produit de prestations du vivant le plus important. La raison est structurelle : votre capacité de gagner un revenu est typiquement votre plus grand actif financier. Une personne de 35 ans gagnant 100 000 $ annuellement a des revenus futurs potentiels de trois à quatre millions de dollars sur sa vie de travail. Aucun autre actif dans son portrait financier ne s’en approche. Protéger cet actif contre le risque d’invalidité est fondamental.

Les Canadiens autonomes, les propriétaires d’entreprise incorporés, les professionnels (médecins, dentistes, avocats, ingénieurs, comptables), et les Canadiens dont la couverture d’invalidité d’employeur est faible ou absente sont particulièrement susceptibles d’avoir besoin d’assurance invalidité individuelle. Même les Canadiens avec une couverture collective d’employeur raisonnable bénéficient souvent d’une couverture individuelle supplémentaire qui comble l’écart entre les plafonds de prestations collectives et le revenu réel qui doit être protégé.

Assurance maladies graves : la protection la plus négligée

L’assurance maladies graves convient aux Canadiens qui feraient face à une pression financière significative durant la récupération d’un diagnostic grave même avec l’assurance maladie provinciale en place. Cela inclut les familles avec des obligations hypothécaires et des enfants à charge, les propriétaires d’entreprise dont l’entreprise dépend de leur implication active, et les Canadiens dont les épargnes ne sont pas suffisantes pour absorber plusieurs années de revenu réduit plus les divers coûts hors poche de récupération d’une maladie grave. L’avantage de l’assurance maladies graves est qu’elle verse une fois au diagnostic, peu importe si l’assuré retourne au travail, récupère complètement ou a des impacts continus.

Assurance soins de longue durée : pour des objectifs de planification à long terme spécifiques

L’assurance soins de longue durée convient aux Canadiens qui ont des objectifs spécifiques autour du vieillissement que la couverture aide à atteindre. Ces objectifs incluent préserver les actifs pour l’héritage ou les besoins du conjoint survivant (plutôt que les dépenser sur les soins en établissement), maintenir le choix dans les arrangements de soins (certains établissements acceptent plus facilement le paiement privé que le placement financé par le gouvernement), et éviter le fardeau des soins familiaux où la situation familiale rend cela particulièrement important. L’assurance soins de longue durée est généralement la plus économique lorsque achetée entre 55 et 70 ans.

Prestations du vivant pour les propriétaires d’entreprise incorporés

Les propriétaires d’entreprise incorporés font face à des défis spécifiques de prestations du vivant. L’entreprise dépend de leur engagement actif ; l’invalidité sans protection du revenu menace à la fois les finances du ménage et la continuité de l’entreprise. Certains produits et structures de polices sont conçus spécifiquement pour ce profil, incluant la couverture d’achat-vente en cas d’invalidité (qui finance le rachat d’actionnaire en cas d’invalidité à long terme d’un actionnaire) et la couverture des frais généraux d’entreprise (qui couvre les dépenses d’entreprise fixes durant une période d’invalidité). Structurer cette protection aux côtés de la couverture personnelle d’invalidité et de maladies graves produit un portrait plus complet qu’aucun produit unique seul.


Comparer les prestations du vivant à la couverture gouvernementale et collective

Les Canadiens supposent souvent que les programmes gouvernementaux et la couverture d’employeur fournissent assez de protection contre la maladie et l’invalidité. Cette hypothèse est habituellement fausse, et comprendre pourquoi est essentiel à prendre une décision éclairée sur l’assurance prestations du vivant privée.

Système de santé provincial et prestations du vivant

Le système de santé provincial au Canada couvre les services médicaux et hospitaliers médicalement nécessaires. La liste de ce qu’il ne couvre pas est longue et financièrement significative. Le système provincial ne remplace pas le revenu perdu lorsque vous ne pouvez pas travailler. Il ne couvre pas les médicaments d’ordonnance uniformément à travers les provinces (la couverture varie ; certains médicaments ne sont pas sur les listes provinciales). Il ne couvre pas les services infirmiers privés au-delà des soins hospitaliers standards. Il ne couvre pas les modifications du domicile souvent nécessaires durant la récupération. Il ne couvre pas les coûts de déplacement pour accéder aux centres de traitement spécialisés. Il ne couvre pas la plupart des services paramédicaux (physiothérapie, chiropratique, santé mentale) aux niveaux nécessaires durant la récupération d’une maladie grave. Il ne couvre pas les coûts d’établissement de soins de longue durée aux niveaux qui correspondent aux taux du marché privé dans la plupart des provinces. Ce sont les lacunes que l’assurance maladies graves, invalidité et soins de longue durée sont conçues pour combler.

Programmes gouvernementaux d’invalidité

La prestation d’invalidité du Régime de pensions du Canada (RPC-I) et l’équivalent québécois (prestations d’invalidité du RRQ) fournissent des prestations mensuelles aux Canadiens qui rencontrent des critères d’admissibilité stricts. Les prestations sont modestes en montant et les critères d’admissibilité sont restrictifs (l’invalidité doit être grave et prolongée, définies étroitement). L’indemnisation des travailleurs dans chaque province couvre les blessures et maladies liées au travail mais non les invalidités non liées au travail. Les programmes provinciaux d’assistance sociale fournissent un filet de sécurité mais à des niveaux minimaux. Pour la plupart des Canadiens, les programmes gouvernementaux d’invalidité ne suffisent pas comme protection principale du revenu en cas d’invalidité.

Couverture collective d’employeur

Les avantages collectifs fournis par l’employeur incluent typiquement l’invalidité à court et à long terme, parfois les maladies graves, et parfois l’assurance vie collective de base. La couverture collective est précieuse mais a des limitations structurelles : les montants de prestations sont habituellement plafonnés à des pourcentages du salaire de base qui peuvent ne pas inclure le revenu de bonis ou de commissions, les primes payées par l’employeur produisent des prestations imposables, la définition d’invalidité devient souvent à toute occupation après une période initiale, la couverture prend fin si l’emploi prend fin (avec des options de conversion qui sont souvent défavorables), et la sélection est typiquement moins individualisée que les polices individuelles.

La lecture honnête de cette comparaison n’est pas que la couverture collective est mauvaise — elle est fondationnelle et importante. La lecture honnête est que la couverture collective fournit rarement une protection complète à elle seule. La plupart des Canadiens bénéficient d’une combinaison de programmes gouvernementaux (où admissibles), de couverture collective d’employeur (où disponible), et de couverture individuelle de prestations du vivant (dimensionnée pour combler les lacunes restantes).

Divulgation importante : Cette comparaison résume les caractéristiques générales de la couverture gouvernementale et d’employeur en matière d’invalidité et de santé. Les circonstances individuelles varient largement. Le système de santé provincial, les programmes gouvernementaux d’invalidité et les avantages d’employeur changent dans le temps. Les lacunes spécifiques que l’assurance prestations du vivant privée comble dépendent du régime d’employeur de l’individu, de la province de résidence, de l’occupation et de la situation financière. CWCC travaille avec chaque client pour comprendre sa couverture existante avant de recommander toute protection additionnelle.

En langage clair : ne supposez pas que la couverture gouvernementale et d’employeur est suffisante — mais ne supposez pas non plus qu’elle est sans pertinence. La bonne approche est de cartographier ce que vous avez déjà et d’identifier les lacunes spécifiques que l’assurance privée peut combler de façon rentable.


Le cadre réglementaire et fiscal canadien

Les produits d’assurance prestations du vivant au Canada sont encadrés sous la même législation provinciale d’assurance qui régit l’assurance vie. Au Québec, où CWCC est établi, l’Autorité des marchés financiers (AMF) encadre la distribution d’assurance en vertu de la Loi sur la distribution de produits et services financiers (RLRQ c. D-9.2). D’autres provinces ont leurs propres encadreurs (FSRA en Ontario, l’Alberta Insurance Council, le Conseil des assurances de la Colombie-Britannique, et ainsi de suite). La surveillance fédérale des assureurs eux-mêmes est fournie par le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) pour les assureurs constitués au fédéral.

L’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP) publie les lignes directrices de l’industrie sur la divulgation des produits, le marketing et la conduite. Le Conseil canadien des responsables de la réglementation d’assurance (CCRRA) et les Organismes canadiens de réglementation en assurance (CISRO) publient les lignes directrices sur le Traitement équitable des clients applicables à tous les types de produits d’assurance incluant les prestations du vivant. Assuris fournit une protection contre l’insolvabilité pour les titulaires de polices d’assurance vie et maladie dans les limites publiées.

Le traitement fiscal des produits de prestations du vivant est défini par la Loi de l’impôt sur le revenu et la pratique interprétative de l’Agence du revenu du Canada. Les prestations d’assurance maladies graves versées sur un diagnostic couvert sont généralement libres d’impôt pour les polices détenues personnellement. Les prestations d’assurance invalidité sont libres d’impôt lorsque les primes sont payées personnellement avec des dollars après impôt, et imposables lorsque les primes sont payées par un employeur. Les prestations d’assurance soins de longue durée pour les polices détenues personnellement sont généralement libres d’impôt selon l’interprétation actuelle de l’Agence du revenu du Canada. Chacune de ces règles a des conditions et exceptions spécifiques ; la coordination avec un professionnel fiscal qualifié est importante pour les individus avec des situations complexes.

Pour la couverture de prestations du vivant détenue par société, le traitement fiscal devient plus complexe. La propriété corporative des polices de maladies graves, d’invalidité et de soins de longue durée a des implications fiscales spécifiques qui dépendent de la structure de la police, du bénéficiaire de la prestation et de la relation entre la société et l’actionnaire ou employé assuré. C’est un domaine où la coordination entre CWCC, le comptable de la société et le conseil juridique compte significativement.


Idées reçues courantes sur les prestations du vivant

Idée reçue 1 : Le système de santé provincial couvre tout ce dont j’ai besoin si je tombe malade. Le système de santé provincial au Canada est excellent et complet pour les soins médicaux, mais il couvre les services médicaux eux-mêmes — non les conséquences financières d’être incapable de travailler, le coût des services non couverts par les régimes provinciaux, ou les ajustements de mode de vie que la maladie grave exige souvent. L’assurance prestations du vivant aborde l’écart entre d’excellents soins médicaux et la réalité financière plus large de la maladie grave ou de la blessure.

Idée reçue 2 : Je suis jeune et en santé, donc je n’ai pas besoin d’assurance prestations du vivant. Les jeunes Canadiens en santé sont exactement la démographie pour qui l’assurance prestations du vivant est la plus abordable et la plus largement souscrite. La probabilité d’un événement est plus basse aux âges plus jeunes, mais les conséquences financières d’un événement à un âge plus jeune peuvent être beaucoup plus grandes parce qu’il y a plus d’années de travail de revenu à risque. Verrouiller la couverture aux taux standards pendant qu’on est jeune et en santé préserve des options que les changements de santé futurs peuvent fermer.

Idée reçue 3 : Ma couverture d’invalidité d’employeur est suffisante. La couverture d’invalidité d’employeur est fondationnelle mais rarement complète. Les prestations sont typiquement plafonnées à 60 à 67 pour cent du salaire de base, peuvent ne pas inclure le revenu de bonis ou de commissions, sont habituellement imposables si l’employeur paie les primes, ont souvent des définitions à toute occupation après une période initiale, et prennent fin lorsque l’emploi prend fin. Plusieurs Canadiens bénéficient d’une couverture individuelle supplémentaire qui comble ces lacunes.

Idée reçue 4 : L’assurance maladies graves duplique seulement l’assurance vie. Elles résolvent des problèmes complètement différents. L’assurance vie verse à votre famille si vous décédez. L’assurance maladies graves vous verse si vous vivez à travers un diagnostic grave. Les pressions financières durant la récupération du cancer, d’un événement cardiaque ou d’un AVC peuvent être aussi significatives que l’impact financier du décès, mais elles ne sont pas abordées par l’assurance vie parce que l’assurance vie verse seulement au décès.

Idée reçue 5 : L’assurance invalidité est trop coûteuse. L’assurance invalidité est l’un des types d’assurance les plus rentables par dollar de protection. La prime annuelle pour un professionnel typique de 35 ans est une petite fraction du revenu protégé. Le coût est réel mais la protection est substantielle relativement au coût.

Idée reçue 6 : L’assurance soins de longue durée est seulement pour les gens sans famille pour prendre soin d’eux. L’assurance soins de longue durée concerne la préservation du choix et la réduction du fardeau familial, non le remplacement des soins familiaux. Plusieurs familles ont la capacité et la volonté de fournir des soins informels mais ne peuvent les soutenir pour les années que les besoins sérieux de soins de longue durée peuvent impliquer. L’assurance soins de longue durée donne aux familles des options et réduit la pression financière que les soins intensifs peuvent créer.


Comment commencer avec la couverture de prestations du vivant

Le chemin vers une couverture appropriée de prestations du vivant commence par une évaluation honnête de ce que vous avez déjà et de quelles lacunes spécifiques demeurent. Nous ne recommandons pas de couverture juste pour avoir de la couverture. Nous recommandons une couverture qui aborde des risques financiers réels et identifiés dans votre situation spécifique.

Votre rencontre découverte gratuite de 30 minutes commence par cartographier votre protection existante. Nous examinons votre livret d’avantages collectifs d’employeur, vos polices individuelles existantes le cas échéant, votre compréhension de l’admissibilité au RPC/RRQ d’invalidité, et le portrait financier qui détermine quelle protection additionnelle compterait réellement. Nous identifions les lacunes qui ont des conséquences financières significatives et les lacunes qui sont plus petites ou que vous pouvez confortablement auto-assurer.

Si la couverture individuelle de prestations du vivant convient à votre situation, la phase de conception suit. Nous travaillons à travers le type de produit (maladies graves, invalidité, soins de longue durée, ou combinaisons), le montant de couverture approprié, les caractéristiques contractuelles qui comptent le plus pour votre occupation et étape de vie, le bon assureur basé sur la solidité financière, les caractéristiques du produit et le profil de sélection, et l’intégration à votre autre couverture et à votre plan financier plus large. Nous passons en revue la conception en langage clair pour que vous compreniez exactement ce que vous achetez.

La phase de mise en œuvre coordonne le processus de sélection, qui pour les produits de prestations du vivant est similaire à la sélection en assurance vie mais souvent plus détaillé dans les domaines occupationnels et financiers. Nous gérons les examens médicaux, les questionnaires occupationnels et la documentation financière que la sélection en invalidité en particulier exige. Nous naviguons toute décision de sélection ou contre-offre et plaçons la police en vigueur.

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Foire aux questions sur les prestations du vivant

Quelle est la différence entre l’assurance vie et l’assurance prestations du vivant ?

L’assurance vie verse un capital-décès aux bénéficiaires lorsque l’assuré décède. L’assurance prestations du vivant verse à l’assuré durant sa vie lorsque des conditions spécifiques surviennent : un diagnostic de maladie grave (assurance maladies graves), une incapacité de travailler en raison de maladie ou blessure (assurance invalidité), ou un besoin de soins continus dû à l’âge ou à la maladie (assurance soins de longue durée). Les deux catégories résolvent des problèmes différents. La plupart des Canadiens bénéficient des deux : l’assurance vie protège la famille si le soutien de famille décède ; les prestations du vivant protègent la famille si le soutien devient gravement malade, invalide ou nécessite des soins de son vivant.

Le système de santé provincial ne couvre-t-il pas tout ce dont j’ai besoin ?

Le système de santé provincial au Canada couvre les services médicaux et hospitaliers médicalement nécessaires. Il ne remplace pas le revenu perdu lorsque vous ne pouvez pas travailler, ne couvre pas l’éventail complet des services souvent nécessaires durant la récupération d’une maladie grave (soins infirmiers privés, modifications du domicile, déplacement familial pour traitement, médicaments d’ordonnance non couverts par les régimes provinciaux, traitements alternatifs), et ne paie pas les coûts de soins continus qu’impliquent typiquement les besoins de soins de longue durée. L’assurance prestations du vivant comble ces lacunes.

Les prestations d’assurance maladies graves sont-elles imposables au Canada ?

Les prestations d’assurance maladies graves versées sur un diagnostic couvert sont généralement reçues libres d’impôt pour les polices détenues personnellement. La prestation est traitée comme un produit d’assurance plutôt que comme un revenu. Le traitement fiscal des prestations d’assurance invalidité dépend de qui a payé les primes : si vous avez payé les primes personnellement avec des dollars après impôt, les prestations d’invalidité sont généralement libres d’impôt ; si votre employeur a payé les primes (invalidité collective de longue durée typique), les prestations sont généralement imposables comme revenu. Les prestations d’assurance soins de longue durée versées sous des contrats standards sont généralement libres d’impôt pour les polices détenues personnellement. Comme toujours, les situations individuelles devraient être révisées avec un professionnel fiscal qualifié.

Quelle est la différence entre la couverture à occupation propre et à toute occupation ?

La définition d’invalidité dans votre police détermine quand les prestations sont versées. La couverture à occupation propre verse des prestations si vous ne pouvez accomplir les tâches matérielles de votre occupation spécifique, même si vous pourriez potentiellement travailler dans un autre emploi. La couverture à toute occupation verse des prestations seulement si vous ne pouvez accomplir aucune occupation pour laquelle vous êtes raisonnablement convenable par éducation, formation ou expérience. Pour les professionnels spécialisés (chirurgiens, dentistes, avocats, ingénieurs), la couverture à occupation propre est significativement plus protectrice parce que leur occupation spécifique peut devenir impossible pendant que d’autres emplois demeurent théoriquement possibles. La différence de coût reflète la portée plus large de la protection dans la couverture à occupation propre.

Quand devrais-je considérer l’assurance soins de longue durée ?

Les âges les plus courants pour considérer l’assurance soins de longue durée sont entre 55 et 70 ans. Plus tôt est possible mais les primes sont plus élevées relativement au besoin immédiat ; plus tard est possible mais la sélection devient plus difficile et les primes augmentent substantiellement. La décision implique vos antécédents médicaux familiaux, vos actifs et revenus de retraite projetés, vos préférences autour du vieillissement à domicile par rapport aux soins en établissement, et votre volonté de vous auto-assurer pour une portion des coûts potentiels. L’assurance soins de longue durée est une partie d’une conversation plus large de planification des soins de longue durée qui peut aussi inclure des réserves pour établissement, des arrangements de soins familiaux et des programmes financés par le gouvernement disponibles dans votre province.

La couverture d’invalidité collective de mon employeur est-elle suffisante ?

La couverture d’invalidité collective d’employeur est précieuse mais souvent insuffisante comme seule protection. Les régimes collectifs couvrent typiquement 60 à 67 pour cent du salaire de base, n’incluent pas toujours le revenu de bonis ou de commissions, sont habituellement imposables si l’employeur paie les primes, peuvent avoir des définitions à toute occupation après une période initiale à occupation propre, et prennent fin si vous quittez l’employeur. Plusieurs Canadiens bénéficient d’une couverture individuelle d’invalidité supplémentaire qui comble l’écart, verrouille la protection à occupation propre aux taux standards pendant qu’on est jeune et en santé, et fournit la portabilité à travers les changements d’emploi.

L’assurance maladies graves verse-t-elle si j’ai une crise cardiaque ou juste pour le cancer ?

Les polices modernes de maladies graves couvrent une liste définie de conditions spécifiées dans le contrat. Les polices complètes couvrent typiquement 25 conditions ou plus incluant le cancer (avec définitions spécifiques de quels cancers se qualifient), la crise cardiaque, l’AVC, le pontage coronarien, l’insuffisance rénale, la greffe d’organe majeur, la sclérose en plaques, la maladie d’Alzheimer, la paralysie, la cécité, la surdité, la perte de la parole, les brûlures graves, la maladie du neurone moteur, la maladie de Parkinson et d’autres. Les définitions spécifiques et les exigences de période de survie varient selon l’assureur. Des polices moins complètes couvrant seulement quatre à six conditions existent mais ne sont typiquement pas recommandées lorsqu’une couverture plus large est disponible.



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