L’invalidité de longue durée collective devant un contrat individuel
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Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026
Cet article constitue de l’information financière générale sur l’assurance invalidité de longue durée au Canada, collective comme individuelle. Il ne s’agit pas d’une recommandation, ce n’est pas une comparaison de deux contrats précis, et ce n’est ni un conseil fiscal ni un avis juridique. Il n’énonce aucune prime, aucune proportion de remplacement, aucun montant de prestation et aucun maximum, puisque ces éléments se fixent contrat par contrat. Les seuils des régimes publics sont revus annuellement par l’organisme qui les administre. Ce que fait votre propre couverture est décidé par votre brochure, par le contrat cadre ou par votre contrat individuel, et par rien de ce qui se trouve sur cette page. Votre situation doit être examinée avec un professionnel de l’assurance dûment certifié. Cet article est éducatif seulement.
En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.
À retenir
- Un régime collectif et un contrat individuel ne sont pas la même couverture à deux prix. Ils diffèrent sur la définition de l’invalidité, sur ce qui réduit la prestation, sur qui est imposé, sur qui peut résilier, et sur ce qui survit à votre départ de l’employeur.
- La clause de réduction est la chose la plus coûteuse que la plupart des employés n’ont jamais lue. Une prestation réduite par la rente d’invalidité du Régime de rentes du Québec ou du Régime de pensions du Canada et par d’autres revenus est la norme plutôt que l’exception.
- Le maximum toutes sources explique pourquoi acheter une deuxième couche du même genre de couverture ne produit fréquemment aucun revenu additionnel, et pourquoi l’ordre d’achat compte davantage que le total.
- Le payeur de la prime décide si la prestation est imposable, selon l’alinéa 6(1)f) de la Loi de l’impôt sur le revenu, et ce seul fait change le revenu net du ménage plus que la plupart des réductions.
- Le maximum sans preuve d’assurabilité fait que les hauts salariés sont fréquemment les moins bien couverts en proportion de ce qu’ils gagnent, soit l’inverse de ce qu’ils supposent.
- La couverture collective prend généralement fin avec l’emploi. Un contrat individuel appartient à la personne, et cette différence est toute la raison pour laquelle les deux se placent côte à côte plutôt que l’un à la place de l’autre.
Le malentendu le plus coûteux de l’assurance collective ne porte ni sur la santé ni sur les soins dentaires. Il porte sur la ligne invalidité du sommaire des garanties, et il se déroule ainsi: un employé lit une proportion de remplacement, fait un calcul mental à partir de son salaire, arrive à un montant mensuel, et range l’affaire comme réglée. Des années plus tard, une réclamation est présentée et le montant qui arrive est plus petit, parfois beaucoup plus petit, et il est imposable alors qu’il ne devait pas l’être. Rien n’a mal tourné. Personne n’a agi de mauvaise foi. Le chiffre de la brochure était un point de départ brut sur lequel trois dispositions ont ensuite agi: la définition de l’invalidité qui s’applique après la première tranche d’une réclamation, la réduction qui retranche les prestations des régimes publics et les autres revenus, et la règle fiscale qui dépend du payeur de la prime. Cet article expose les trois, puis aborde la question que les gens posent vraiment, soit celle de savoir si un contrat individuel a sa place à côté du régime collectif.
Ce qu’est le chiffre de la brochure, et ce qu’il n’est pas
Une garantie collective d’invalidité de longue durée énonce habituellement une proportion du salaire, parfois avec un plafond, parfois avec une proportion différente au-delà d’un seuil. Cet énoncé est un calcul sur le salaire brut d’avant l’invalidité et il est le début du calcul, non sa fin. Entre lui et le dépôt qui atteint un compte se trouvent trois mécanismes distincts, et chacun est capable de déplacer le montant de façon importante.
L’ordre dans lequel ils agissent compte. La définition de l’invalidité décide s’il y a quelque chose à payer, et elle peut changer en cours de réclamation. La clause de réduction décide quelle part de ce qui est payable est réellement versée par le régime plutôt que par quelqu’un d’autre. Et la règle fiscale décide de ce qui se rend au ménage. Le lecteur qui n’a compris qu’un des trois mécanismes sera tout de même surpris.
Rien de tout cela n’est caché. Tout se trouve dans la brochure, et plus précisément dans le contrat cadre que la brochure résume, et qu’un employé a le droit de demander. C’est simplement que les trois dispositions se trouvent dans des sections différentes, rédigées sur des registres différents, et que personne ne lit un sommaire de garanties l’année où il se porte bien. Le moment où l’on finit par le lire attentivement est presque toujours celui où il est trop tard pour agir sur ce qu’on y découvre.
La définition, et le moment où elle change
C’est une définition, et non un diagnostic, qui décide si une réclamation est payable. Les deux extrémités de l’échelle sont la profession habituelle, qui demande si vous pouvez exercer les tâches essentielles de votre propre profession, et toute profession, qui demande si vous pouvez exercer les tâches de n’importe quelle profession pour laquelle vous êtes raisonnablement qualifié par votre scolarité, votre formation ou votre expérience. La seconde est un critère bien plus difficile à satisfaire, et les mots raisonnablement qualifié y font l’essentiel du travail.
Les régimes collectifs utilisent très couramment le critère le plus généreux pendant une période initiale, souvent les deux premières années de prestations, puis appliquent le critère de toute profession à tout ce qui suit. La conséquence pratique mérite d’être dite crûment: une réclamation peut être acceptée, payée chaque mois, en toute légitimité, puis prendre fin au cap des deux ans sans le moindre changement dans l’état de santé du réclamant. Le critère a changé, et les mêmes faits donnent une autre réponse sous ce nouveau critère.
Les contrats individuels varient au moins autant, et la formulation de profession habituelle la plus forte se trouve généralement là plutôt que dans un régime collectif. Mais l’étiquette d’un contrat n’est pas la clause qu’il contient, et deux documents qui parlent tous deux de profession habituelle peuvent différer sur la question de savoir si un autre revenu réduit la prestation et sur celle de savoir si une spécialité est évaluée comme la spécialité ou comme la profession élargie. Le traitement complet se trouve dans Profession habituelle ou toute profession.
La réduction, et là où va l’argent
Les régimes collectifs d’invalidité de longue durée sont bâtis pour s’intégrer aux autres sources de revenu plutôt que pour s’y ajouter. Le régime promet d’amener le réclamant à un certain niveau, et lorsqu’une autre source paie déjà une partie de ce niveau, le régime verse la différence. Voilà la clause de réduction, et c’est la raison pour laquelle un relevé de prestations affiche si souvent un montant très inférieur à celui que l’employé avait calculé.
Les rentes d’invalidité du Régime de pensions du Canada et du Régime de rentes du Québec sont la réduction la plus courante. Beaucoup de régimes exigent que le réclamant en fasse la demande, et certains en estiment le montant et réduisent la prestation que la demande ait été acceptée ou non. C’est pourquoi les conditions d’admissibilité des régimes publics comptent pour une réclamation privée. Service Canada exige du demandeur qu’il ait moins de 65 ans et qu’il ait cotisé pendant 4 des 6 dernières années, ou qu’il compte au moins 25 années de cotisations dont 3 des 6 dernières, et l’invalidité doit être à la fois grave, c’est-à-dire qu’elle empêche régulièrement la personne d’occuper tout emploi véritablement rémunérateur, et prolongée, c’est-à-dire de longue durée et de durée indéfinie ou susceptible d’entraîner le décès.
Retraite Québec applique ses propres conditions à la rente d’invalidité du Régime de rentes du Québec: avoir cotisé pendant au moins 2 des 3 dernières années, ou 5 des 10 dernières, ou la moitié de la période cotisable avec un minimum de 2 années, et présenter une invalidité grave et permanente. Une différence mérite d’être connue. Pour les cotisants de 60 à 64 ans, Retraite Québec applique un critère plus doux, celui de l’incapacité d’occuper l’emploi habituellement exercé, avec une exigence de cotisations récentes. Et le montant additionnel pour invalidité n’est plus versé aux nouveaux bénéficiaires depuis le 1er janvier 2024.
Les régimes publics ne sont pas les seules sources réductrices. Les indemnités des accidents du travail, les indemnités d’assurance automobile, les congés de maladie payés par l’employeur, le revenu tiré d’un autre contrat d’invalidité selon certaines formulations, et les gains d’un travail exercé pendant une récupération partielle peuvent tous réduire ce que verse le régime. Lesquelles s’appliquent, et si le régime réduit seulement la prestation principale ou aussi celle payable pour les enfants, est exposé dans Ce qui réduit une prestation d’invalidité.
Le maximum toutes sources, et pourquoi les couches ne s’empilent pas
Au-dessus des réductions individuelles se trouve un plafond, appelé habituellement le maximum toutes sources ou le maximum global. Il plafonne le revenu total qu’un réclamant peut toucher de toutes les sources que le régime compte, exprimé en proportion du salaire d’avant l’invalidité. Lorsque le total dépasserait ce plafond, le régime réduit son propre versement jusqu’à ce que le total s’y arrête.
C’est le mécanisme qui fait échouer la stratégie intuitive consistant simplement à acheter davantage de couverture. Un employé qui détient une couverture collective, puis achète une deuxième couche d’un genre que le régime compte, peut découvrir que la nouvelle couche déplace la prestation collective au lieu de s’y ajouter. Deux primes sont payées et une seule prestation arrive. Le régime ne se comporte pas mal; l’arithmétique était fixée le jour où le contrat cadre a été rédigé.
La conclusion de conception en découle directement, et c’est la partie utile de cette page. Ce qui compte n’est pas le montant total de couverture détenu, mais l’ordre dans lequel il a été acheté et le fait que chaque couche soit ou non d’un genre que les autres comptent. Une couverture émise sur une base que le régime collectif ne réduit pas se comporte tout autrement qu’une couverture qu’il réduit, et cette distinction se règle en lisant les deux documents ensemble plutôt que l’un ou l’autre séparément.
Qui a payé la prime, et pourquoi cela change le plus le montant
La Loi de l’impôt sur le revenu traite généreusement les cotisations patronales à un régime collectif d’assurance maladie ou accident au moment du versement. Le sous-alinéa 6(1)a)(i) exclut du revenu de l’employé la valeur des avantages découlant de ces cotisations, de sorte que la prime n’est pas imposée au moment où elle est payée. Le règlement de comptes vient plus tard.
L’alinéa 6(1)f) inclut dans le revenu les sommes reçues en vertu d’un régime d’assurance invalidité ou d’assurance revenu auquel l’employeur a cotisé, diminuées des cotisations de l’employé au régime. Lues ensemble, les deux dispositions produisent la règle qui gouverne la plupart des réclamations collectives d’invalidité au pays: lorsque l’employeur a payé la prime, la prestation mensuelle est généralement imposable; lorsque l’employé l’a payée avec des dollars après impôt, elle ne l’est généralement pas.
L’ampleur de cette différence explique qu’une retenue sur un relevé de paie pour une garantie que l’employeur assume par ailleurs ne devrait jamais se lire comme de la mesquinerie. C’est habituellement l’arrangement qui laisse l’employé nettement mieux placé dans la situation même pour laquelle la couverture existe. Les contrats individuels sont presque toujours payés personnellement avec des dollars après impôt, ce qui est la raison ordinaire pour laquelle une prestation individuelle arrive non imposée, et c’est pourquoi comparer une proportion de remplacement collective à une proportion individuelle sans ajuster pour l’impôt revient à comparer deux choses différentes.
Le maximum sans preuve d’assurabilité, et qui il laisse tomber
Un régime collectif émet une couverture à toutes les personnes d’une catégorie sans tarification médicale individuelle, ce qui est son avantage central et la raison de son existence. Cette émission automatique n’est pas illimitée. Chaque régime comporte un seuil, appelé maximum sans preuve d’assurabilité, au-delà duquel une couverture additionnelle n’est offerte que si l’employé fournit une preuve d’assurabilité et qu’elle est acceptée.
La conséquence est contre-intuitive et elle joue dans un seul sens. Les employés dont le salaire est modeste sont habituellement couverts à la proportion annoncée de leur salaire sans difficulté. Les employés dont le salaire est assez élevé pour que la proportion annoncée dépasse le seuil sont couverts jusqu’au seuil et pas au-delà, à moins d’avoir fait quelque chose, ce que la plupart n’ont pas fait, parce que le formulaire est arrivé avec la trousse d’adhésion et avait l’air facultatif.
Le régime collectif tend donc à couvrir le mieux, en proportion, les revenus les plus modestes, et le moins bien les revenus les plus élevés. L’employé le plus porté à croire qu’il est intégralement couvert au travail est fréquemment celui dont l’écart proportionnel est le plus grand. Le seuil figure dans les documents du régime et la question peut être réglée cette semaine plutôt qu’au moment d’une réclamation. La façon d’établir le montant lui-même est exposée dans Combien d’assurance invalidité.
La portabilité, et ce qui arrive à la fin de l’emploi
La couverture collective appartient au régime, et le régime appartient à l’employeur. La couverture d’invalidité de longue durée prend donc généralement fin avec l’emploi et, contrairement à l’assurance vie collective, qui comporte souvent un privilège de transformation en contrat individuel, l’invalidité de longue durée collective ne comporte couramment aucun droit de transformation. La couverture cesse, tout simplement.
La conséquence tombe au pire moment possible pour ceux qu’elle frappe. La personne qui change d’employeur dans la cinquantaine, ou qui est mise à pied, ou qui part travailler à son compte, découvre que la couverture sur laquelle elle comptait depuis vingt ans a disparu, et que la remplacer maintenant suppose une tarification médicale à un âge et dans un état de santé qui rendent la réponse moins bonne qu’elle ne l’aurait été à trente-cinq ans. La santé n’est pas un bien que l’on met de côté pour plus tard.
Le régime peut aussi changer pendant que l’emploi se poursuit. Un régime collectif est un contrat entre l’employeur et l’assureur, renégocié au renouvellement, et les définitions, les réductions et les maximums sont tous susceptibles de bouger sans qu’aucun employé n’y consente individuellement. Ce qui se passe à la sortie est traité dans L’assurance collective au départ d’un emploi.
Le guide de référence
Commencez ici: toute la stratégie en une page
Ce que c’est, comment cela fonctionne au Canada, ce que cela coûte, ce que cela risque, combien de temps cela prend et à qui cela ne convient pas.
Lire le guideOù se place un contrat individuel
La position honnête n’est pas qu’un contrat individuel vaut mieux. La couverture collective est émise sans tarification, elle coûte généralement moins cher pour la couverture obtenue, et elle couvre des gens qui auraient du mal à acheter quoi que ce soit individuellement. Conseiller à quelqu’un de la refuser n’est presque jamais juste, et cette page ne le fait pas.
La position est que les deux font des travaux différents. Un contrat individuel appartient à la personne, de sorte qu’il ne se termine pas avec un emploi. Il est tarifé médicalement une seule fois, au départ, de sorte que ses modalités sont fixées selon l’état de santé du jour de l’émission plutôt que de celui du jour du besoin. Sa définition de l’invalidité, sa formulation des réductions et son traitement des autres revenus se trouvent dans un document que le propriétaire détient, et non dans un document qu’un employeur renégocie. Et lorsque la prime a été payée personnellement avec des dollars après impôt, la prestation arrive généralement non imposée.
C’est pourquoi l’arrangement auquel les gens aboutissent, lorsqu’ils y réfléchissent jusqu’au bout, comprend habituellement les deux. Le régime collectif porte la base, et un contrat individuel couvre la portion que le maximum sans preuve a laissée de côté, ou fournit la couche transportable qui survit à un changement d’employeur, ou procure la définition que le régime collectif abandonne au vingt-cinquième mois. Savoir si cela convient à une personne donnée est une question pour un professionnel de l’assurance dûment certifié travaillant à partir des deux documents.
Dans quel ordre faire ce travail
Lisez d’abord le régime collectif, parce qu’il est déjà en vigueur et qu’il définit l’écart. Quatre éléments en sont nécessaires: quelle définition s’applique et à quel moment elle change; quelles sont les réductions et si les rentes d’invalidité des régimes publics sont estimées ou réelles; quel est le maximum toutes sources; et qui paie la prime, ce qui décide de la fiscalité.
Trouvez ensuite le maximum sans preuve d’assurabilité et comparez-le à la couverture que votre salaire produirait autrement. Si la seconde est plus grande que le premier, la différence est la portion non couverte, et aucune supposition ne la comblera. Cette comparaison prend quelques minutes, elle se fait à partir de documents que vous détenez déjà, et elle est la seule étape de tout ce processus qui produit un nombre plutôt qu’une impression. Elle mérite d’être refaite chaque fois que votre rémunération change de façon appréciable, puisque le seuil ne bouge pas au même rythme que votre salaire.
C’est seulement à ce moment que la question d’un contrat individuel devient susceptible de réponse, parce que c’est seulement alors qu’on voit à quoi ce contrat servirait: au montant au-delà du seuil, à la portabilité, à la définition, au traitement fiscal, ou à une combinaison de ces éléments. Acheter avant d’avoir fait cette séquence est la façon dont on finit par payer deux primes dans un seul maximum toutes sources.
Quoi demander, en mots simples
À l’administrateur du régime ou à l’employeur: quelle est la définition de l’invalidité et à quel moment change-t-elle; quelles sources de revenu sont réduites et le sont-elles de façon estimée ou réelle; quel est le maximum toutes sources; quel est le maximum sans preuve d’assurabilité et suis-je au-dessus; qui paie la prime; et puis-je consulter le contrat cadre plutôt que le sommaire.
À quiconque propose un contrat individuel: comment celui-ci interagit-il avec la réduction et le maximum toutes sources du régime que je détiens déjà; l’assureur peut-il le résilier ou en modifier les modalités, et à quelles conditions; quelle définition s’applique et pour combien de temps; et contient-il une clause résiduelle ou partielle, puisqu’un contrat qui paie tout ou rien convient mal à la façon dont la plupart des rétablissements se déroulent réellement.
Chacune de ces questions a une réponse écrite dans un document que quelqu’un détient. Ces réponses ne sont pas sur cette page, et elles ne sont pas non plus dans un sommaire de garanties. Elles sont dans le contrat cadre et dans le contrat individuel, et le moment de lire les deux est maintenant plutôt que le mois où une réclamation est présentée.
Questions fréquentes
L’invalidité de longue durée collective suffit-elle à elle seule?
Cela dépend de trois nombres propres à votre régime plutôt que d’une règle générale: le maximum sans preuve d’assurabilité, le maximum toutes sources, et le caractère imposable ou non de la prestation. Un régime peut convenir parfaitement à un employé et laisser un large écart proportionnel chez un collègue mieux payé de la même catégorie. Pour le savoir, comparez le maximum sans preuve à la couverture que votre salaire produirait autrement, et ajustez pour l’impôt avant toute comparaison.
Ma prestation collective sera-t-elle réduite si je reçois une rente d’invalidité du RPC ou du RRQ?
Très probablement, parce que les régimes collectifs sont bâtis pour s’intégrer plutôt que pour s’empiler. Beaucoup de régimes exigent que le réclamant demande la prestation publique, et certains réduisent la prestation collective d’un montant estimé que la demande ait abouti ou non, ce qui explique que les conditions d’admissibilité comptent pour une réclamation privée. Le fait que le régime réduise seulement la prestation principale ou aussi celle payable pour les enfants varie, et les documents du régime en décident.
Qu’est-ce que le maximum toutes sources?
C’est un plafond sur le revenu total qu’un réclamant peut toucher de toutes les sources que le régime compte, exprimé en proportion du salaire d’avant l’invalidité. Lorsque le total dépasserait ce plafond, le régime réduit son propre versement jusqu’à ce que le total s’y arrête. Voilà pourquoi ajouter une deuxième couche d’un genre que le régime compte peut déplacer la prestation collective au lieu de s’y ajouter, et pourquoi l’ordre d’organisation de la couverture compte plus que le montant total détenu.
Une prestation d’invalidité est-elle imposable?
Cela tient principalement au payeur de la prime. Le sous-alinéa 6(1)a)(i) de la Loi de l’impôt sur le revenu garde hors du revenu de l’employé les cotisations patronales à un régime collectif d’assurance maladie ou accident au moment du versement, et l’alinéa 6(1)f) inclut ensuite les sommes reçues en vertu d’un régime auquel l’employeur a cotisé, diminuées des cotisations de l’employé. Prime payée par l’employeur veut généralement dire prestation imposable; prime payée par l’employé avec des dollars après impôt veut généralement dire le contraire. Faites confirmer votre cas par un fiscaliste qualifié.
Pourquoi y a-t-il une retenue sur ma paie pour la garantie invalidité?
Habituellement parce que le régime a été conçu ainsi délibérément, et habituellement à votre avantage. Lorsque l’employé paie la prime d’invalidité avec des dollars après impôt, la prestation éventuelle n’est généralement pas imposable, ce qui laisse davantage au ménage dans la situation même pour laquelle la couverture existe. C’est une décision de conception plutôt qu’un employeur peu généreux, et c’est l’un des rares endroits d’un régime d’avantages sociaux où payer soi-même est le meilleur résultat.
Qu’est-ce qu’un maximum sans preuve d’assurabilité?
C’est le montant de couverture qu’un régime collectif émet à un membre d’une catégorie sans tarification médicale individuelle. Au-delà, la couverture exige que l’employé fournisse une preuve d’assurabilité et qu’elle soit acceptée. Comme le seuil est un montant plutôt qu’une proportion du salaire, il touche d’abord les salaires élevés, de sorte que les employés les plus convaincus d’être couverts au travail sont fréquemment ceux dont l’écart proportionnel est le plus grand. Le seuil figure dans les documents du régime.
Puis-je emporter ma couverture d’invalidité collective en partant?
Généralement non. La couverture d’invalidité de longue durée prend habituellement fin avec l’emploi et, contrairement à l’assurance vie collective, qui comporte souvent un privilège de transformation en contrat individuel, l’invalidité de longue durée collective ne comporte couramment aucun droit de transformation. C’est la raison structurelle pour laquelle un contrat individuel appartient à la personne, et c’est pourquoi le coût de l’attente se mesure en état de santé plutôt qu’en argent: remplacer la couverture plus tard suppose une tarification plus tard.
Un contrat individuel remplace-t-il le régime collectif?
Il se place généralement à côté plutôt qu’à la place. La couverture collective est émise sans tarification et couvre des gens qui auraient du mal à acheter individuellement, alors la refuser est rarement sensé. Un contrat individuel fait un autre travail: il appartient à la personne, donc il survit à un changement d’employeur, ses modalités sont fixées selon l’état de santé du jour de l’émission, et lorsque la prime a été payée personnellement, la prestation arrive généralement non imposée.
Qu’est-ce qui change au cap des deux ans?
Dans beaucoup de régimes collectifs, c’est la définition de l’invalidité. Le critère le plus généreux s’applique pendant une période initiale, couramment les deux premières années de prestations, et le critère de toute profession s’applique ensuite. Une réclamation peut donc être acceptée, payée légitimement pendant deux ans, puis prendre fin sans changement dans l’état du réclamant, parce que c’est le critère qui a changé et non les faits. La date et la formulation figurent toutes deux dans les documents du régime.
Une rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation permet d’établir si cette approche vous convient. Aucune illustration n’est préparée et rien n’est mis en place.
Souvent, la réponse est non, et vous l’entendrez pendant l’appel plutôt que dans une proposition envoyée ensuite.
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Divulgations importantes
Cette page est de l’éducation, pas un conseil. Le contenu est de l’information générale préparée par le Centre canadien de création de patrimoine Inc. Il ne tient pas compte de votre situation et ne constitue pas une recommandation d’acheter, de conserver ou de résilier un contrat. CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Le cabinet place de l’assurance au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick; ailleurs, les clients sont servis par des conseillers autorisés dans leur province.
Rien ici n’a été écrit avec votre dossier sous les yeux. Lisez pour comprendre le sujet, puis jugez-le selon votre propre situation, idéalement avec une personne autorisée là où vous vivez et qui a vu vos chiffres.
Le traitement fiscal dépend de votre situation. Le traitement fiscal décrit dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du Règlement de l’impôt sur le revenu et de la situation individuelle du lecteur. Un retrait, un rachat ou une avance sur police peut constituer une disposition au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté peuvent être imposables l’année où ils surviennent. Les règles fiscales changent.
Le résultat fiscal n’est ni automatique ni inconditionnel. Il repose sur le maintien du contrat à l’intérieur des règles canadiennes et sur votre propre situation. Avant de vous y fier, parlez à un comptable qui a réellement travaillé avec ces contrats.
Les garanties viennent de l’assureur, pas du gouvernement. Les valeurs garanties d’un contrat d’assurance vie sont des engagements contractuels de l’assureur émetteur et dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à payer les prestations. Les participations d’un contrat avec participation ne sont pas garanties; elles sont déclarées à la discrétion de l’assureur et peuvent changer. La protection des titulaires de contrat au Canada est assurée par Assuris, dans les limites qu’elle publie; l’assurance-dépôts ne s’applique pas aux contrats d’assurance.
Les garanties écrites dans un contrat sont réelles, et elles sont celles de l’assureur. La participation n’est pas une garantie; c’est ce que l’assureur décide de déclarer chaque année. Sachez quels chiffres sont lesquels avant de bâtir un plan dessus.