Ce que ce cabinet ne fait pas, et qui le fait
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Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026
Cet article décrit les limites de ce qu’un cabinet d’assurance autorisé peut faire au Canada, et les professionnels dont le travail se trouve de l’autre côté de chacune de ces limites. C’est de l’information générale et non un conseil: ni juridique, ni fiscal, ni en valeurs mobilières. Les renvois législatifs visent la législation québécoise telle que consultée le 8 septembre 2026, et la législation change. Les titres décrits ici comme protégés sont nommés pour que vous les reconnaissiez, non revendiqués. Les exigences hors Québec diffèrent, et un lecteur d’ailleurs doit vérifier les règles de la province où il habite. Cet article est éducatif seulement.
En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.
À retenir
- Le cabinet est autorisé en assurance de personnes et en fonds distincts, et chaque limite de cet article découle de ce que ce certificat autorise et n’autorise pas.
- Planificateur financier est un titre protégé au Québec et les finances personnelles est une activité protégée: ni le titre ni l’activité ne sont offerts ici.
- Le cabinet n’est pas inscrit auprès de l’Organisme canadien de réglementation des investissements et ne donne aucun conseil en valeurs mobilières, ce qui comprend les actions, les obligations, les fonds négociés en bourse et les fonds communs détenus hors d’un contrat d’assurance.
- Le conseil fiscal et les déclarations de revenus reviennent à un comptable professionnel agréé ou à un avocat fiscaliste, et la comptabilité publique est une activité réservée qui exige un permis.
- Les testaments, les fiducies, les mandats de protection et les conventions entre actionnaires sont rédigés par un notaire ou un avocat, et au Québec le notaire est un officier public dont certains actes sont réservés par la loi.
- Le courtage hypothécaire, l’assurance de dommages et la liquidation d’une succession exigent chacun un certificat différent ou une profession différente, et chacun a un registre public que vous pouvez consulter.
- À côté de chaque limite subsiste un vrai travail que le cabinet peut faire, et le plus fréquent est de placer un contrat d’assurance à l’intérieur d’une structure rédigée par quelqu’un d’autre.
La plupart des cabinets décrivent ce qu’ils peuvent faire. La liste est plus longue ainsi, et rien n’y a besoin d’être défendu. Cette page fait l’inverse, et pour une raison brutale: la façon la plus rapide de mal servir un client est de répondre à une question que l’on n’était pas autorisé à traiter, et la façon la plus rapide de le protéger est de dire où passe la ligne avant que quiconque trébuche dessus. Au Québec, plusieurs de ces lignes sont tracées par la loi, certaines autour d’un titre et d’autres autour de l’activité elle-même, et un cabinet qui les franchit discrètement devient un problème pour le client bien avant d’en devenir un pour lui-même. Voici huit limites. Pour chacune: ce que le cabinet ne fait pas, le professionnel vers qui vous êtes dirigé, et le travail réel qui demeure de ce côté-ci, parce qu’une limite n’est pas un haussement d’épaules.
Ce que le certificat couvre réellement
Tout ce qui suit découle d’un seul document. Au Québec, suivant la Loi sur la distribution de produits et services financiers, l’article 12 prévoit que nul ne peut agir comme représentant, ni se présenter comme tel, sans être titulaire du certificat approprié délivré par l’Autorité des marchés financiers, et l’article 13 prévoit que les représentants exercent leurs activités dans les disciplines pour lesquelles le certificat les autorise. Les disciplines sont des choses distinctes assorties de certificats distincts.
La discipline détenue par le cabinet est l’assurance de personnes. L’article 3 définit le représentant en assurance de personnes comme la personne physique qui offre des produits d’assurance individuelle de personnes ou des rentes individuelles d’un ou de plusieurs assureurs. En clair: assurance vie, assurance maladies graves, assurance invalidité, rentes, et fonds distincts, qui sont des contrats d’assurance au sens de la législation provinciale. L’assurance collective de personnes forme sa propre catégorie à l’article 4. Hors Québec, le cabinet détient les permis provinciaux correspondants.
Voilà toute l’autorisation. Tout ce qui figure dans les huit sections ci-dessous se trouve en dehors, et la position du cabinet sur chacune est la même: la nommer, vous diriger vers le bon professionnel, et demeurer utile à ses côtés plutôt que de prétendre que le certificat s’étire.
Le découpage en disciplines surprend souvent, parce qu’il ne correspond pas à la façon dont les gens vivent leurs finances. Un ménage voit un seul sujet, l’argent, et se demande pourquoi il faudrait trois personnes. Le législateur, lui, a découpé selon la compétence exigée et selon le risque encouru en cas d’erreur: le risque d’un mauvais conseil sur un contrat de soixante ans ne ressemble pas au risque d’un mauvais conseil sur un portefeuille, ni à celui d’un acte juridique mal rédigé. Une discipline distincte veut dire une formation distincte, un examen distinct, une assurance responsabilité distincte et un syndic distinct devant qui se plaindre.
Le plan intégré, une activité réservée ici
C’est la limite qui surprend le plus, parce que l’expression est employée très librement dans la conversation courante. Au Québec, elle ne l’est pas du tout. L’article 56 de la Loi sur la distribution de produits et services financiers prévoit que, sous réserve de l’article 60, nul ne peut utiliser le titre de planificateur financier ni prétendre offrir des services de finances personnelles sans être titulaire du certificat approprié délivré par l’Autorité. Relisez la seconde moitié de cette phrase. La loi protège l’activité, et pas seulement le titre.
L’article 57 fixe le chemin vers ce certificat: seule la personne titulaire du diplôme que la Loi nomme, délivré par l’institut qu’elle désigne à cette fin, peut l’obtenir de l’Autorité. L’article 60 ouvre une voie parallèle aux membres de certains ordres professionnels titulaires du même diplôme. Les abréviations associées au titre sont protégées de la même manière.
Le cabinet n’emploie donc pas ce titre, ne se présente pas comme offrant ce service, et ne produit pas le plan intégré que ce service désigne. Lorsqu’un ménage en a besoin, vous êtes dirigé vers un titulaire du certificat, et vous pouvez le vérifier vous-même dans le registre public de l’Autorité avant la première rencontre.
Ce que le cabinet peut faire à côté de cette ligne est important et précis: analyser un besoin d’assurance, chiffrer un manque au décès ou à l’invalidité, concevoir et placer le contrat, puis servir d’intrant au plan de quelqu’un d’autre. Si vous avez déjà un planificateur, la chose utile à lui remettre est notre analyse écrite du volet assurance, qu’il lui appartient d’accepter, d’ajuster ou de rejeter.
Les valeurs mobilières et le conseil en placement
Le cabinet n’est pas inscrit auprès de l’Organisme canadien de réglementation des investissements et n’est pas autorisé à conseiller ni à distribuer des valeurs mobilières. Cela vise les actions, les obligations, les fonds négociés en bourse et les fonds communs détenus hors d’un contrat d’assurance, dans toutes les provinces. Cela vise aussi le conseil et pas seulement l’opération: vous dire quoi détenir, dans quelle proportion et quand changer relève d’une inscription.
La ligne passe au milieu de choses qui se ressemblent, et c’est pourquoi elle compte. Un fonds distinct est un contrat d’assurance au sens de la législation provinciale et se trouve à l’intérieur du permis. Un fonds commun détenu chez un courtier est une valeur mobilière et se trouve à l’extérieur. Les deux peuvent détenir des actifs sous-jacents semblables et demeurer des produits réglementés entièrement différents.
Lorsqu’un plan exige le volet valeurs mobilières, vous êtes dirigé vers une firme inscrite auprès de l’OCRI, et le cabinet coordonne plutôt qu’il ne conseille. Un point de rémunération doit être dit ouvertement ici: le cabinet touche une commission du côté assurance de toute comparaison de ce genre et ne touche rien du côté valeurs mobilières. C’est exposé en entier sur la page de transparence, et c’est une raison de prendre un second avis auprès de quelqu’un dont l’exposition est inverse.
Une précision s’impose parce qu’elle revient à chaque rencontre. Refuser de conseiller ne veut pas dire refuser de comparer. Expliquer ce qu’un contrat garantit, ce qu’il ne garantit pas, comment il se comporte quand les marchés baissent et ce qu’il coûte en rendement attendu par rapport à un portefeuille diversifié fait partie du devoir d’information, et taire cette comparaison servirait le cabinet plutôt que le client. Ce qui est interdit, c’est de conclure à votre place sur le volet qui n’est pas le nôtre.
Le conseil fiscal et les déclarations de revenus
Le cabinet ne donne pas de conseil fiscal, ne prépare pas de déclarations, ne produit pas de choix fiscaux, et ne se prononce pas sur la question de savoir si une structure donnée produira pour vous un résultat fiscal donné. Cela vaut même lorsque le sujet est l’assurance: le coût de base rajusté d’un contrat, le traitement d’une avance sur police, le crédit au compte de dividendes en capital d’un contrat détenu par une société. Ce sont des dispositions de la Loi de l’impôt sur le revenu appliquées à votre situation, et les appliquer à votre situation est le travail de quelqu’un d’autre.
Vous êtes dirigé vers un comptable professionnel agréé ou vers un avocat fiscaliste. Au Québec, la Loi sur les comptables professionnels agréés réserve les titres pertinents et, à son article 13, interdit à quiconque d’utiliser les titres de comptable agréé, de comptable général accrédité, de comptable en management accrédité, de comptable professionnel ou de comptable public, ainsi que toute abréviation ou initiale pouvant le laisser croire. La comptabilité publique est une activité réservée suivant le troisième alinéa de l’article 4, et l’article 12 exige un permis de comptabilité publique et interdit l’usage non autorisé du titre d’auditeur.
À côté de cette ligne, le cabinet peut et doit décrire le fonctionnement général d’un mécanisme, en citer la disposition, et remettre à votre comptable les éléments du contrat dont il a besoin: l’illustration, la conception, la structure de propriété et la désignation de bénéficiaire. Expliquer un mécanisme en général est de l’éducation. Vous dire ce qu’il fera à votre déclaration est un conseil, et ce n’est pas le nôtre à donner.
Testaments, fiducies et mandats de protection
Le cabinet ne rédige pas de testament, d’acte de fiducie, de mandat de protection, de convention entre actionnaires ou de convention de rachat, et n’en fait pas la révision juridique. Au Québec, la Loi sur le notariat fait du notaire un conseiller juridique et un officier public à l’article 10, décrit à l’article 11 la réception des actes auxquels il faut donner le caractère d’authenticité, réserve aux notaires une liste d’actes à l’article 15, et protège le titre lui-même à l’article 32. Les avocats détiennent leur propre champ réservé sous la législation régissant le Barreau. Hors Québec, ce travail appartient à un avocat.
Le détail québécois qu’il vaut la peine de connaître avant de choisir est celui-ci. Il existe trois formes reconnues de testament: le testament notarié, le testament olographe et le testament devant témoins. Le testament notarié n’a pas à être vérifié et l’original demeure au greffe du notaire, tandis que les deux autres formes doivent être vérifiées avant de pouvoir produire leurs effets. C’est une différence réelle de coût et de délai pour ceux que vous laissez derrière, et c’est une conversation à tenir avec un notaire plutôt qu’avec nous.
À côté de cette ligne se trouve le travail que le cabinet accomplit le plus souvent, et il mérite d’être donné comme l’exemple qu’il est: placer un contrat d’assurance à l’intérieur d’une structure rédigée par un avocat ou un notaire. La fiducie existe parce qu’ils l’ont rédigée. La société détient le contrat parce qu’ils l’ont structurée. Notre travail consiste à faire concorder la propriété, la désignation de bénéficiaire et le financement avec le document, et à leur dire clairement quand l’assurance ne fera pas ce que la rédaction suppose.
Le courtage hypothécaire
Le cabinet n’arrange pas de financement hypothécaire, ne magasine pas de taux et ne place pas de prêt. Au Québec, il s’agit d’une discipline certifiée à part sous la même loi. L’article 11.1 définit le courtier hypothécaire comme la personne physique qui, pour autrui et contre une rémunération conditionnelle à la conclusion d’un prêt garanti par hypothèque immobilière, se livre à une opération de courtage relative à un tel prêt. C’est un certificat distinct délivré par l’Autorité, et le registre de l’Autorité vous dira qui en détient un.
La confusion se comprend, parce que l’assurance et le crédit hypothécaire se croisent constamment. Un prêteur offre une couverture au comptoir. Un ménage achète de l’assurance vie à cause d’une hypothèque. Un contrat est cédé en garantie d’un prêt. Rien de tout cela ne fait de l’organisation du prêt une activité d’assurance.
Ce que le cabinet fait à côté de la ligne: chiffrer la couverture qu’une dette exige réellement, comparer un contrat détenu individuellement avec la couverture de prêteur offerte avec un emprunt, et préparer les documents de cession lorsqu’un prêteur prend un contrat en garantie. Savoir si vous devriez emprunter, auprès de qui et à quelles conditions est une question pour un courtier hypothécaire certifié ou pour le prêteur.
La comptabilité et la structuration corporative
Le cabinet ne tient pas de livres, ne prépare pas d’états financiers, n’incorpore pas de société, ne rédige pas de catégories d’actions, et ne réalise pas de gel successoral ni de réorganisation corporative. Cela revient à un comptable professionnel agréé et à un avocat ou un notaire travaillant ensemble, et l’activité réservée de comptabilité publique décrite plus haut appartient au comptable seul.
C’est la limite que les clients incorporés éprouvent le plus, parce que les questions arrivent tressées ensemble. La société devrait-elle détenir le contrat, ou l’actionnaire? Laquelle des sociétés, dans un groupe? Qu’advient-il du crédit au compte de dividendes en capital? Ce sont trois questions dans une seule phrase, et seule la conception et le placement du contrat nous appartiennent.
Le rôle du cabinet dans un dossier corporatif est donc d’être le membre assurance d’une équipe et d’être véritablement utile à ce siège: modéliser ce que fait le contrat sous chaque option de propriété, mettre la conception par écrit pour que le comptable et l’avocat puissent l’éprouver contre la structure qu’ils connaissent, et dire clairement quand la réponse est qu’aucun contrat ne doit être placé avant que la structure soit réglée.
Le guide de référence
Commencez ici: toute la stratégie en une page
Ce que c’est, comment cela fonctionne au Canada, ce que cela coûte, ce que cela risque, combien de temps cela prend et à qui cela ne convient pas.
Lire le guideL’assurance de dommages
Le cabinet ne place pas d’assurance habitation, d’assurance automobile, de couverture de biens commerciaux ni de couverture de responsabilité, et ne traite aucun sinistre sous l’une d’elles. Au Québec, l’assurance de dommages est une discipline différente assortie de certificats différents: l’article 5 de la Loi définit l’agent en assurance de dommages, qui offre les produits d’un seul assureur, et l’article 6 définit le courtier en assurance de dommages, qui offre ceux de plusieurs. L’article 10 définit l’expert en sinistre, qui est encore un troisième rôle certifié.
On parle couramment de l’assurance de personnes et de l’assurance de dommages comme d’une seule industrie, et dans l’expérience d’un ménage elles se chevauchent: un même événement peut déclencher une réclamation d’invalidité et une réclamation de biens. Juridiquement, ce sont des certificats différents, et la personne qui détient l’un n’est pas autorisée à agir sous l’autre.
À côté de la ligne, le cabinet peut signaler qu’un trou existe, ce qui est souvent le moment véritablement utile. Un propriétaire d’entreprise dont la couverture commerciale n’envisage pas la perte de la personne qui détient les relations clients a un problème que l’assurance de personne clé règle et que la couverture de biens ne règle pas. Nommer le trou est de l’éducation. Le combler du côté dommages appartient à un agent ou à un courtier en assurance de dommages certifié.
La liquidation d’une succession
Le cabinet n’agit pas comme liquidateur, n’administre pas une succession, ne publie pas les avis, ne dresse pas l’inventaire, et n’obtient pas les autorisations fiscales avant une distribution. Au Québec, le liquidateur est désigné par le testament et, lorsque le testament n’en désigne aucun, l’article 785 du Code civil du Québec fait des héritiers les liquidateurs de plein droit. La charge comporte des devoirs et une exposition personnels, et c’est précisément pourquoi elle n’est pas une charge qu’un distributeur de produits devrait occuper.
Une famille qui règle une succession a généralement besoin de trois personnes: un notaire ou un avocat pour la succession elle-même, un comptable professionnel agréé pour la dernière déclaration et les autorisations, et souvent une forme de médiation lorsque les héritiers ne s’entendent pas. Aucune de ces trois personnes n’est nous.
Ce que le cabinet fait à ce moment est étroit et compte: aider le bénéficiaire d’un contrat d’assurance vie à présenter sa réclamation, expliquer comment une prestation versée à un bénéficiaire désigné passe hors succession, fournir au liquidateur les pièces du contrat, et répondre aux questions de l’assureur sur un contrat qu’il a émis. C’est l’administration d’une réclamation, pas l’administration d’une succession.
Il y a une chose que le cabinet peut faire bien avant ce jour-là, et qui vaut plus que tout le reste: vérifier avec vous, à chaque révision annuelle, que la désignation de bénéficiaire inscrite au contrat est encore celle que vous voulez. C’est le document le plus souvent laissé périmé après un mariage, une séparation, une naissance ou un décès, et il produit ses effets sans égard à ce que dit le testament rédigé après lui. Corriger une désignation prend quelques minutes de votre vivant et ne se corrige plus du tout après.
Questions fréquentes
Pourquoi publier une page sur ce que vous ne pouvez pas faire?
Parce que la limite protège le client avant de protéger le cabinet. Un client qui connaît les limites sait quand faire venir quelqu’un d’autre, ce qui est habituellement avant une décision plutôt qu’après. Il est aussi plus facile de défendre une pratique qui a nommé sa propre ligne en public que d’expliquer, après coup, pourquoi une question hors permis a reçu une réponse.
Planificateur financier est-il vraiment un titre protégé au Québec?
Oui, et la protection dépasse le titre. L’article 56 de la Loi sur la distribution de produits et services financiers prévoit que, sous réserve de l’article 60, nul ne peut utiliser le titre de planificateur financier ni prétendre offrir des ce service réservé sans le certificat approprié délivré par l’Autorité. L’article 57 exige le diplôme délivré par l’institut que la Loi nomme. C’est l’activité qui est protégée, et pas seulement le mot.
Pouvez-vous me dire s’il vaut mieux acheter un fonds négocié en bourse qu’un contrat?
Pas à titre de conseil. Le cabinet n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et ne donne aucun conseil en valeurs mobilières. Il peut expliquer comment chaque type de produit est réglementé, ce qu’est et n’est pas un fonds distinct, et ce qu’un contrat d’assurance fait qu’un portefeuille ne fait pas. La recommandation du côté valeurs mobilières appartient à un professionnel inscrit auprès de l’OCRI, et il y a une raison de rémunération de la lui demander: le cabinet touche du côté assurance de cette comparaison et rien de l’autre.
Vous expliquez des règles fiscales partout sur ce site. N’est-ce pas du conseil fiscal?
Décrire le fonctionnement général d’une règle, et citer où elle se trouve dans la Loi de l’impôt sur le revenu, est de l’éducation. L’appliquer à votre revenu, à votre société et à votre année est un conseil, et cela revient à un comptable professionnel agréé ou à un avocat fiscaliste. Le test pratique est de savoir si la phrase porte sur la règle ou sur vous. Quand elle porte sur vous, nous remettons le dossier à votre comptable avec les éléments du contrat.
Qui rédige le testament si vous ne le faites pas?
Un notaire ou un avocat. Au Québec, la Loi sur le notariat fait du notaire un conseiller juridique et un officier public et lui réserve une liste d’actes, et il existe trois formes reconnues de testament: notarié, olographe et devant témoins. Le testament notarié n’a pas à être vérifié parce que l’original demeure au greffe du notaire. Les deux autres doivent être vérifiés avant de produire leurs effets.
Pouvez-vous placer de l’assurance dans une fiducie ou une société?
Oui, et c’est l’exemple le plus net de ce que le cabinet fait à côté d’une limite. L’acte de fiducie ou la structure corporative est rédigé par un avocat ou un notaire. Une fois qu’il existe, le cabinet conçoit le contrat, ajuste la propriété et la désignation de bénéficiaire au document, organise le financement, et dit clairement au rédacteur où l’assurance ne fera pas ce que la rédaction suppose. Nous ajustons le contrat à la structure. Nous ne bâtissons pas la structure.
Arrangez-vous des hypothèques, puisque vous parlez de dettes?
Non. Au Québec, le courtage hypothécaire est une discipline certifiée à part, et l’article 11.1 de la Loi définit le courtier hypothécaire comme la personne qui, pour autrui et contre une rémunération conditionnelle à la conclusion d’un prêt garanti par hypothèque immobilière, se livre à une opération de courtage relative à ce prêt. Le cabinet peut chiffrer la couverture qu’une dette exige et préparer une cession lorsqu’un prêteur prend un contrat en garantie. Arranger le prêt relève du certificat de quelqu’un d’autre.
Pouvez-vous assurer ma maison ou ma voiture?
Non. L’assurance de dommages est une discipline distincte assortie de certificats distincts: l’agent en assurance de dommages suivant l’article 5 de la Loi, le courtier en assurance de dommages suivant l’article 6, et l’expert en sinistre suivant l’article 10. On discute couramment de l’assurance de personnes et de l’assurance de dommages comme d’une seule industrie, mais la personne certifiée dans l’une n’est pas autorisée à agir dans l’autre, et vous devriez traiter avec quelqu’un de certifié pour la couverture qu’il vous faut.
Agirez-vous comme liquidateur de ma succession?
Non. Le liquidateur est désigné par le testament et, au Québec, lorsqu’aucun ne l’est, l’article 785 du Code civil du Québec fait des héritiers les liquidateurs de plein droit. La charge comporte des devoirs et une exposition personnels et ne devrait pas être détenue par un distributeur de produits. Le cabinet aide le bénéficiaire d’un contrat à présenter sa réclamation et remet au liquidateur les pièces du contrat, ce qui est l’administration d’une réclamation et non d’une succession.
Comment vérifier qu’un professionnel est autorisé pour ce qu’il me dit?
Consultez le registre public. Au Québec, le registre de l’Autorité des marchés financiers couvre chaque discipline séparément, les ordres professionnels publient leurs propres tableaux, et l’inscription en valeurs mobilières se cherche également. Cherchez la personne plutôt que la description qu’un cabinet en donne, et confirmez que l’autorisation atteint la province où vous habitez plutôt que celle où elle travaille. Un numéro récité de vive voix n’est pas une vérification.
Une rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation permet d’établir si cette approche vous convient. Aucune illustration n’est préparée et rien n’est mis en place.
Souvent, la réponse est non, et vous l’entendrez pendant l’appel plutôt que dans une proposition envoyée ensuite.
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Divulgations importantes
Cette page est de l’éducation, pas un conseil. Le contenu est de l’information générale préparée par le Centre canadien de création de patrimoine Inc. Il ne tient pas compte de votre situation et ne constitue pas une recommandation d’acheter, de conserver ou de résilier un contrat. CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Le cabinet place de l’assurance au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick; ailleurs, les clients sont servis par des conseillers autorisés dans leur province.
Rien ici n’a été écrit avec votre dossier sous les yeux. Lisez pour comprendre le sujet, puis jugez-le selon votre propre situation, idéalement avec une personne autorisée là où vous vivez et qui a vu vos chiffres.
Le traitement fiscal dépend de votre situation. Le traitement fiscal décrit dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du Règlement de l’impôt sur le revenu et de la situation individuelle du lecteur. Un retrait, un rachat ou une avance sur police peut constituer une disposition au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté peuvent être imposables l’année où ils surviennent. Les règles fiscales changent.
Le résultat fiscal n’est ni automatique ni inconditionnel. Il repose sur le maintien du contrat à l’intérieur des règles canadiennes et sur votre propre situation. Avant de vous y fier, parlez à un comptable qui a réellement travaillé avec ces contrats.
Les garanties viennent de l’assureur, pas du gouvernement. Les valeurs garanties d’un contrat d’assurance vie sont des engagements contractuels de l’assureur émetteur et dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à payer les prestations. Les participations d’un contrat avec participation ne sont pas garanties; elles sont déclarées à la discrétion de l’assureur et peuvent changer. La protection des titulaires de contrat au Canada est assurée par Assuris, dans les limites qu’elle publie; l’assurance-dépôts ne s’applique pas aux contrats d’assurance.
Les garanties écrites dans un contrat sont réelles, et elles sont celles de l’assureur. La participation n’est pas une garantie; c’est ce que l’assureur décide de déclarer chaque année. Sachez quels chiffres sont lesquels avant de bâtir un plan dessus.
Les illustrations et les projections ne sont pas des prédictions. Les chiffres, exemples ou valeurs illustrées sont hypothétiques, servent à expliquer un mécanisme et ne prévoient pas le rendement d’un contrat. Les valeurs réelles seront différentes et peuvent être inférieures à celles montrées. Les barèmes de participation passés ne prédisent pas les barèmes futurs.
Un exemple montre comment les pièces bougent, pas ce que vous obtiendrez. Toute illustration réelle qu’on vous présente devrait d’abord être lue dans ses colonnes garanties.
Emprunter sur un contrat comporte ses propres risques. Une avance sur police ou un emprunt garanti par un contrat porte intérêt. Si le solde et l’intérêt ne sont pas gérés, la prestation de décès est réduite, et un contrat qui tombe en déchéance alors qu’une avance est impayée peut produire un gain imposable cette année-là. Les prêteurs tiers fixent leurs propres conditions et peuvent les modifier.
Un emprunt reste un emprunt. L’intérêt s’accumule que vous le payiez ou non, et un contrat qui manque de marge pendant qu’il est dû peut vous coûter à la fois la protection et une facture d’impôt. C’est la partie de la stratégie qui exige le plus de discipline.
Les propos sur les placements sont généraux et comparatifs. Les références à des produits, comptes ou rendements de placement servent à comparer et à expliquer. CWCC ne vend pas de valeurs mobilières et n’est pas inscrit auprès de l’OCRI. Les fonds distincts sont des contrats d’assurance; leurs garanties sont celles de l’assureur et s’appliquent seulement aux dates et selon les conditions écrites au contrat. Les rendements ne sont pas garantis et le capital peut être perdu.
Quand ce site compare un contrat à un placement, il décrit le fonctionnement de chacun; il ne vous dit pas lequel acheter. Les questions sur les valeurs mobilières relèvent d’une personne inscrite pour y répondre.
Comment vérifier tout cela, en dix minutes
Chaque limite ci-dessus correspond à un registre que quelqu’un tient et que tout le monde peut consulter. Au Québec, le registre de l’Autorité des marchés financiers couvre les représentants en assurance de personnes, les planificateurs financiers, les courtiers hypothécaires, les agents et courtiers en assurance de dommages et les experts en sinistre, discipline par discipline. Ailleurs au Canada, l’organisme provincial de réglementation de l’assurance tient l’équivalent. Pour les valeurs mobilières, l’inscription d’une personne ou d’une firme se cherche, et l’OCRI publie la liste de ses membres.
Les ordres professionnels tiennent leurs propres tableaux: l’ordre des comptables professionnels agréés, la chambre des notaires et le barreau. Cherchez la personne, et non la description qu’un cabinet en donne, et vérifiez que l’autorisation atteint la province où vous habitez plutôt que celle où cette personne travaille.
Deux habitudes rendent le reste facile. Demandez quelle discipline ou quelle inscription autorise le conseil qu’on vous donne, et demandez-le par écrit. Demandez ensuite ce que la personne n’est pas autorisée à faire dans votre dossier. Un professionnel capable de répondre vite et sans agacement à la seconde question vous dit qu’il comprend son propre permis, et cela vaut plus qu’une réponse assurée à la première.