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Le bon d’épargne invalidité que personne ne finance

Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Octobre 2026

Divulgation importante: portée du conseil

AVIS IMPORTANT, À LIRE. Le présent article est de la formation générale portant sur ce que publient Emploi et Développement social Canada et l’Agence du revenu du Canada au sujet de ce régime, lus sur canada.ca en septembre 2026. Ce n’est pas un conseil ni un conseil fiscal; le cabinet derrière ce site n’est pas un cabinet comptable. Aucun plafond ni aucun taux n’y figure, parce qu’ils changent. L’admissibilité au crédit d’impôt pour personnes handicapées est décidée par l’Agence sur une demande attestée, et l’interaction avec l’aide sociale provinciale est une question pour le ministère qui administre cette aide.

En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.

Avant d’agir sur quoi que ce soit de fiscal dans cette page

Ce cabinet est titulaire d’un permis en assurance de personnes. Ce n’est pas un cabinet comptable, il ne produit pas de déclarations de revenus, et rien dans cette page ne constitue un conseil fiscal ni une opinion sur la situation fiscale de qui que ce soit.

  • Parlez à un comptable avant d’agir. Pas après. Si la fiscalité entre pour quoi que ce soit dans une décision envisagée, c’est avec un comptable professionnel qui a vu le dossier réel qu’elle se décide, et cette page ne remplace pas cette conversation.
  • Les règles bougent. Les règles fiscales, les seuils, les taux, les formulaires et les délais changent, la plupart au moins une fois l’an, et une règle décrite ici peut avoir été modifiée depuis la construction de cette page.
  • L’autorité fiscale est l’autorité. Pour ce sur quoi un lecteur entend se fier, Revenu Québec et l’Agence du revenu du Canada publient eux-mêmes la règle en vigueur, gratuitement, et c’est là qu’elle doit être lue.
  • Rien ici ne calcule l’impôt de qui que ce soit. Cette page décrit comment une règle est écrite. Elle ne détermine pas ce qu’un lecteur paiera, récupérera ou devra, parce que cela dépend d’une déclaration complète et de faits qu’aucune page ne peut voir.
  • Sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. Aucune confiance ne devrait y être placée, et rien de ce qui s’y trouve ne constitue non plus un avis juridique.

En clair: nous ne sommes pas comptables. Tout ce qui touche à la fiscalité ici est de l’information générale, cela change, et cela doit être vérifié auprès d’un comptable et sur la page de l’autorité fiscale avant que quiconque s’en serve.

Points clés

  • Le Bon canadien pour l’épargne-invalidité n’exige aucune cotisation personnelle. Il verse jusqu’à mille dollars par année, pour un maximum à vie de vingt mille dollars, et lorsque des droits ont été reportés, jusqu’à onze mille dollars peuvent être versés dans une seule année.
  • Chez les Canadiens de zéro à quarante neuf ans approuvés pour le crédit d’impôt pour personnes handicapées, la proportion qui détenait un régime était de trente quatre pour cent à la fin de 2024, de trente quatre virgule neuf pour cent à la fin de 2023 et de trente six virgule trois pour cent à la fin de 2022. Pendant ces mêmes années, l’actif de ces régimes est passé d’environ dix virgule trois milliards de dollars à environ douze virgule huit milliards.
  • Pour 2026, un revenu familial net rajusté de trente huit mille deux cent trente sept dollars ou moins donne droit au bon complet. Au-dessus de ce montant et sous cinquante huit mille cinq cent vingt trois dollars, le bon est partiel. À cinquante huit mille cinq cent vingt trois dollars ou plus, aucun bon n’est payable.
  • Le 9 octobre 2026, une page de l’Agence du revenu du Canada portant sur la subvention et le bon affichait encore les seuils de 2025, présentés comme tels, avec une date de dernière modification du 16 septembre 2026. Les seuils de 2026 sont plus élevés: une famille qui lit l’ancienne page peut se croire au-dessus de la limite sans l’être.
  • Les droits au bon et à la subvention se reportent sur les dix années antérieures, et le régime n’avait pas à exister pendant ces années. Le crédit d’impôt pour personnes handicapées peut lui aussi être demandé pour un maximum de dix années antérieures. Ces deux fenêtres sont la même fenêtre.
  • À partir de l’année où le bénéficiaire atteint dix neuf ans, c’est son propre revenu qui est vérifié, et non celui des parents. Produire une déclaration qui n’indique aucun revenu est précisément le geste qui rend l’argent payable.
  • Quarante neuf, cinquante neuf et soixante ans sont trois âges distincts. Les subventions et les bons cessent à quarante neuf ans; un régime peut encore être ouvert jusqu’à la fin de l’année des cinquante neuf ans; les paiements doivent commencer au plus tard à la fin de l’année des soixante ans.

À la fin de 2024, trente quatre pour cent des Canadiens de zéro à quarante neuf ans approuvés pour le crédit d’impôt pour personnes handicapées détenaient un régime enregistré d’épargne-invalidité. Un an plus tôt, la proportion était de trente quatre virgule neuf pour cent, et l’année précédente de trente six virgule trois pour cent. La proportion recule, pendant que l’argent placé dans ces mêmes régimes augmente. Or une partie du régime n’exige aucune cotisation: le Bon canadien pour l’épargne-invalidité. Environ deux personnes sur trois qui ont déjà franchi l’étape la plus difficile du système n’en reçoivent rien.

Trois années de recul

Emploi et Développement social Canada rend compte chaque année du Programme canadien pour l’épargne-invalidité. Le rapport de 2024, publié le 4 février 2026, établit la participation chez les Canadiens de zéro à quarante neuf ans approuvés pour le crédit d’impôt pour personnes handicapées à trente quatre pour cent. Le rapport de 2023 l’établissait à trente quatre virgule neuf pour cent, et l’année précédente à trente six virgule trois pour cent. Trois années, trois reculs. Il n’existe aucun rapport annuel pour 2025. Pendant la même période, l’actif détenu dans ces régimes est passé d’environ dix virgule trois milliards de dollars à environ douze virgule huit milliards.

Une mise en garde sur les décomptes. Le rapport de 2024 arrondit le nombre de régimes au millier le plus près, soit trois cent onze mille, tandis que le rapport de 2023 donne un décompte exact de deux cent quatre-vingt-deux mille deux cent dix. Ces deux chiffres ne doivent pas être soustraits comme si le résultat constituait un écart précis.

Les gens qui composent les deux tiers manquants ne sont pas étrangers au système. Chacun a déjà été approuvé pour le crédit d’impôt pour personnes handicapées, l’étape la plus lente et la plus intrusive de tout l’arrangement. Ce qu’ils n’ont pas fait, c’est ouvrir un régime et réclamer un argent qui, pour un ménage sous les seuils de revenu, ne coûte rien à encaisser.

Le bon n’exige aucune cotisation, la subvention en exige une

Deux versements fédéraux peuvent entrer dans un régime, et ils ne fonctionnent pas de la même façon. Le bon n’exige aucune cotisation personnelle: jusqu’à mille dollars par année, un maximum à vie de vingt mille dollars, et lorsque des droits ont été reportés, un maximum de onze mille dollars dans une seule année. La subvention apparie ce que quelqu’un verse: jusqu’à trois mille cinq cents dollars par année, un maximum à vie de soixante-dix mille dollars, et un maximum annuel de dix mille cinq cents dollars.

Pour 2026, l’avis aux émetteurs fixe les seuils du bon sur le revenu familial net rajusté. Trente huit mille deux cent trente sept dollars ou moins donne droit au bon complet. Plus que ce montant et sous cinquante huit mille cinq cent vingt trois dollars donne droit à un bon partiel. À cinquante huit mille cinq cent vingt trois dollars ou plus, aucun bon n’est payable.

La subvention a son propre seuil. À un revenu de cent dix-sept mille quarante-cinq dollars ou moins, le régime touche trois dollars pour chaque dollar sur les premiers cinq cents dollars cotisés, puis deux dollars pour chaque dollar sur les mille dollars suivants. Mille cinq cents dollars cotisés captent donc la totalité des trois mille cinq cents dollars. Au-dessus de ce revenu, l’appariement tombe à un dollar pour chaque dollar sur les premiers mille dollars.

Une page fédérale affiche encore les seuils de 2025

Le 9 octobre 2026, la page de l’Agence du revenu du Canada intitulée « Subvention canadienne pour l’épargne-invalidité et Bon canadien pour l’épargne-invalidité » affichait trente sept mille quatre cent quatre-vingt-sept dollars, cinquante sept mille trois cent soixante-quinze dollars et cent quatorze mille sept cent cinquante dollars. La page indique elle-même que les seuils présentés sont ceux de 2025. Sa date de dernière modification se lit 16 septembre 2026. Elle a donc été touchée en 2026 et porte encore les chiffres de l’année précédente.

Le sens de l’écart importe pour un ménage. Les seuils de 2026 sont plus élevés que ceux de 2025. Une famille qui lit les anciens chiffres, en comparant un revenu de 2024 situé dans la cinquantaine avancée, peut conclure qu’elle dépasse la limite du bon alors que, selon les chiffres de 2026, elle ne la dépasse pas. C’est un lecteur qui renonce à de l’argent à cause d’une étiquette d’année.

Prenez les chiffres dans l’avis aux émetteurs de l’année visée, soit l’avis numéro 577 d’Emploi et Développement social Canada, bulletin CDSP barre oblique PCEI tiret 2025 barre oblique 2026 tiret 001 tiret 577, daté du 31 décembre 2025. Demandez ensuite à l’émetteur du régime de confirmer par écrit les seuils de quelle année ont été appliqués au calcul. Une réponse écrite est vérifiable; un appel téléphonique ne l’est pas.

Quel revenu compte, et de quelle année

Jusqu’au 31 décembre de l’année où le bénéficiaire atteint dix huit ans, les droits sont établis sur le revenu combiné des parents ou des tuteurs. À partir de l’année de ses dix neuf ans, ils sont établis sur son propre revenu, auquel s’ajoute celui d’un conjoint ou d’un conjoint de fait s’il y en a un. Pour un ménage dont le revenu a toujours dépassé les seuils du bon, ce basculement est la raison pour laquelle le régime mérite un second examen l’année des dix neuf ans. Le revenu familial qui bloquait le bon cesse d’être le chiffre déterminant.

Le revenu utilisé n’est pas celui de l’année en cours. Les droits proviennent de la déclaration produite deux ans plus tôt: des droits pour 2026 sont calculés sur la déclaration de 2024. Ce décalage explique pourquoi une déclaration produite en retard peut coûter une année de bon.

Un bénéficiaire devrait commencer à produire ses déclarations personnelles l’année de ses dix sept ans et, à partir de dix neuf ans, doit avoir produit celles d’au moins les deux années précédentes. Produire une déclaration qui n’indique aucun revenu n’est pas une formalité. C’est le geste qui rend l’argent payable. Une personne qui n’a rien à déclarer, et aucun impôt à payer, doit tout de même produire.

Deux fenêtres de dix ans qui sont la même fenêtre

Le crédit d’impôt pour personnes handicapées peut être demandé pour un maximum de dix années antérieures lorsque la personne y était admissible et ne l’a jamais demandé. Séparément, les droits au bon et à la subvention se reportent sur les dix années antérieures, et le régime n’avait pas à exister pendant ces années. Lues ensemble, ces deux règles décrivent les mêmes dix années. Faire approuver le crédit de façon rétroactive est donc souvent le geste même qui crée les droits reportés pour les années visées.

En guise d’illustration des règles, et non de prédiction: un bénéficiaire dont l’approbation rétroactive couvre des années antérieures, dont le revenu de ces années était sous le seuil du bon complet, et pour lesquelles les déclarations ont été produites, pourrait voir jusqu’à onze mille dollars de bon versés dans une seule année sans aucune cotisation. C’est le plafond annuel publié lorsque le report s’applique, non une attente. Une année de bon partiel plutôt que complet abaisse le total. Une déclaration manquante retire l’année. Une année où le revenu dépassait le seuil la retire aussi, comme la non-résidence et comme une année pour laquelle le crédit n’était pas approuvé. Les années passées sont évaluées selon les seuils qui s’appliquaient à chacune d’elles, jamais selon le revenu d’aujourd’hui.

Une consigne pratique mérite d’être apportée au bureau du professionnel qui atteste. Au moment de discuter du formulaire T2201, demandez si la preuve médicale appuie aussi des années antérieures, et dites pourquoi vous posez la question. Un professionnel qui ignore que dix ans de versements fédéraux peuvent dépendre de sa réponse n’a aucune raison de regarder plus loin que le présent.

Une illustration seulement. Elle ne contient aucun chiffre et ne nomme aucun produit, aucun émetteur, aucune personne.

Un ménage qui découvre le bon tardivement

Prenons un ménage inventé. Nadia et Marc ont un fils adulte, Elias, qui a trente et un ans. Elias vit avec une déficience grave et prolongée depuis l’enfance. Personne n’a jamais demandé le crédit d’impôt pour personnes handicapées, parce qu’un intervenant social avait dit à la famille, des années plus tôt, que le crédit était inutile pour quelqu’un qui ne devait aucun impôt. Elias n’a pas de régime et n’a jamais produit de déclaration.

En 2026, la famille présente la demande. Le professionnel qui atteste, interrogé directement sur les années antérieures, certifie que la preuve les appuie, et l’approbation est accordée de façon rétroactive. Elias produit ensuite les déclarations des années couvertes, chacune n’indiquant aucun revenu. Comme le bon est établi sur son propre revenu à compter de l’année de ses dix neuf ans, et que son revenu de ces années était nul, le seuil du bon complet est atteint pour chacune d’elles.

Des chiffres ronds rendent l’arithmétique visible. Si dix années de droits reportés étaient confirmées à mille dollars par année, cela représenterait dix mille dollars derrière un régime qui n’existe pas encore, et le plafond annuel publié lorsque le report s’applique est de onze mille dollars. Que ces sommes soient versées ou non dépend de la confirmation de l’admissibilité de chaque année, de la production de chaque déclaration, de la résidence pour chaque année et des seuils applicables à chacune. C’est une illustration des règles, non une prédiction, et le calcul relève d’un comptable et de l’émetteur du régime.

Quarante neuf, cinquante neuf et soixante ans ne sont pas la même chose

Ces trois âges sont constamment confondus. À quarante neuf ans, les subventions et les bons cessent: les dernières cotisations qui attirent une subvention sont celles versées au plus tard le 31 décembre de l’année où le bénéficiaire atteint quarante neuf ans, et le bon est payable jusqu’à l’année de ses quarante neuf ans. À cinquante neuf ans, le régime demeure accessible et des cotisations personnelles peuvent encore être versées jusqu’à la fin de cette année. À soixante ans, l’obligation de remboursement prend fin et les paiements viagers pour invalidité doivent commencer au plus tard à la fin de cette année.

L’écart entre les deux premiers âges est là où naît la déception. Ouvrir un régime à cinquante cinq ans est permis et ne ranime rien, parce que la fenêtre du bon et de la subvention s’est fermée six ans plus tôt.

Atteindre les vingt mille dollars complets de bon exige vingt années admissibles avant la fin de l’année où le bénéficiaire atteint quarante neuf ans. Pour une personne approuvée tardivement, cette arithmétique est déjà close, et c’est pourquoi le report sur dix ans n’est pas une prime qui s’ajoute à une longue série de versements. Dans le cas d’une approbation tardive, il représente l’essentiel de ce qui reste, et c’est la raison de poser la question de la rétroactivité en premier plutôt qu’en dernier.

La porte d’entrée, et la mesure qui expire

Trois choses ouvrent un régime: l’approbation du crédit d’impôt fédéral pour personnes handicapées, un numéro d’assurance sociale et la résidence canadienne au moment de l’ouverture. Le crédit s’évalue sur l’effet d’une déficience plutôt que sur son nom, parmi la marche, les fonctions mentales, l’habillage, l’alimentation, l’élimination, l’ouïe, la parole, la vision et les soins thérapeutiques essentiels. L’approbation passe par une limitation marquée, par l’effet cumulatif de limitations importantes, ou par les soins thérapeutiques essentiels. Un professionnel atteste sur le formulaire T2201; l’Agence du revenu du Canada décide.

Trois corrections méritent d’être dites, parce que chacune garde des gens à l’écart. Un diagnostic n’est pas une approbation. Détenir une autre prestation d’invalidité ne règle rien, car l’Agence du revenu du Canada énonce que l’admissibilité ne dépend pas d’autres prestations fédérales ou provinciales, et que recevoir une prestation d’invalidité du Régime de pensions du Canada ou du Régime de rentes du Québec, ou une prestation d’assurance privée, ne signifie pas nécessairement qu’une personne est admissible. Et ne devoir aucun impôt n’est pas une raison de sauter la demande, puisque c’est l’approbation qui ouvre le régime.

Pour un adulte dont la capacité contractuelle est mise en doute et qui n’a aucun représentant légalement autorisé, une mesure fédérale temporaire permet à un membre de la famille admissible, soit un parent légal, un conjoint, un conjoint de fait, un frère ou une sœur, d’ouvrir le régime et d’agir comme titulaire. L’Agence du revenu du Canada énonce que la mesure prend fin le 31 décembre 2026. Elle a déjà été prolongée deux fois, d’abord jusqu’en 2018, puis jusqu’en 2023, puis jusqu’à la fin de 2026. Aucune page fédérale n’énonce ce qu’il advient après cette date d’un titulaire déjà nommé sous cette mesure, et ce silence mérite d’être soulevé par écrit auprès de l’émetteur.

Une correction s’impose à côté. Le handicap n’établit pas qu’un adulte ne peut pas contracter. Un adulte capable de contracter peut généralement être titulaire de son propre régime, et la mesure n’est pas la voie par défaut. Là où la capacité est véritablement en jeu, la réponse durable est un représentant légal, et cela relève du notaire ou de l’avocat, pas d’un formulaire.

Cinq choses qui coûtent de l’argent après l’ouverture

Premièrement, la règle de retrait. Lorsque l’aide gouvernementale demeure assujettie au remboursement, trois dollars de subvention ou de bon sont généralement remboursés pour chaque dollar retiré, jusqu’à concurrence du montant de retenue. Un retrait de cinq cents dollars peut donc renvoyer mille cinq cents dollars, et le régime baisse de deux mille dollars. La retenue suit les subventions et les bons versés au cours des dix années précédentes, moins ce qui a déjà été remboursé. C’est un calcul mobile, non un compteur qui expire dix ans après l’ouverture.

Deuxièmement, le solde du relevé n’est pas le montant disponible. Lorsque l’argent gouvernemental dépasse les cotisations privées, le régime est principalement constitué d’aide gouvernementale et le paiement annuel est limité au plus élevé d’un montant établi par formule et de dix pour cent de la valeur du régime au début de l’année. Demandez à l’émetteur le montant de paiement permis plutôt que de lire le solde et de présumer.

Troisièmement, l’argent sort imposable. Les cotisations rendues ne sont pas imposables, mais la subvention, le bon, les revenus de placement et les sommes de retraite transférées le sont généralement. Ils sont déclarés sur un feuillet T4A et inscrits à la ligne 12500. Dès que les paiements forfaitaires et viagers dépassent le montant personnel de base plus le montant pour personnes handicapées, donné comme vingt six mille sept cent quatre-vingt-treize dollars pour 2026, l’émetteur retient de l’impôt. Quatrièmement, les prestations provinciales sont une question distincte. Les indications fédérales disent que l’ouverture et les cotisations n’affecteront pas d’autres prestations fédérales ou provinciales, et nomment séparément le Québec, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard comme endroits où un retrait peut toucher des prestations provinciales. Au Québec, le régime est le régime enregistré d’épargne-invalidité, le REEI.

Cinquièmement, les frais. Une personne peut demander le crédit directement à l’Agence du revenu du Canada. Le Règlement limitant les frais des promoteurs du crédit d’impôt pour personnes handicapées fixe un maximum de cent dollars pour l’aide à remplir le T2201 et de cent dollars par année d’imposition pour la production d’une demande, mais l’Agence du revenu du Canada énonce que ce règlement est suspendu par une injonction judiciaire jusqu’à nouvel ordre. Ne présumez donc pas qu’un plafond est appliqué à quiconque propose de faire la paperasse contre une part d’un remboursement.

Ce que les pages fédérales ne disent pas

Quatre silences méritent d’être nommés. Aucune page fédérale n’énonce ce que le Québec fait réellement à une prestation provinciale lorsqu’une somme est retirée; le lecteur est renvoyé à la province. Aucune page fédérale n’énonce si un titulaire membre de la famille admissible peut continuer dans ce rôle après le 31 décembre 2026. Aucune page fédérale ne nomme le Supplément de revenu garanti parmi les prestations fondées sur le revenu qui excluent les sommes du régime, même si l’Agence du revenu du Canada nomme le crédit pour la TPS et la TVH, l’Allocation canadienne pour enfants, l’Allocation canadienne pour les travailleurs, le remboursement des prestations sociales et le supplément remboursable pour frais médicaux. Et les avis aux émetteurs n’énoncent pas quelle année d’imposition sert au calcul, ni ne publient la formule du bon partiel.

Ces trous ne sont pas des raisons de rester à l’écart du régime. Ce sont les questions à poser à l’émetteur et, lorsqu’une prestation provinciale est en jeu, à la province, par écrit, avant que l’argent bouge.

Une autre chose appartient ici, parce qu’elle est largement rapportée comme réglée sans l’être. En mai 2026, le ministère des Finances a annoncé des modifications proposées visant à faciliter la demande de crédit, dont une voie simplifiée pour certaines affections de longue durée et une liste élargie de professionnels pouvant attester. Ce sont des propositions. Au 9 octobre 2026, les consultations sur des propositions législatives n’avaient pas eu lieu, rien n’était entré en vigueur, et la page de demande de l’Agence du revenu du Canada énumérait encore les professions attestantes existantes. Une demande déposée aujourd’hui est déposée sous les règles actuelles.

Ce que ce cabinet fait, et ce qu’il ne fait pas

Ce cabinet n’ouvre pas, ne détient pas et n’administre pas de régimes enregistrés d’épargne-invalidité. Le gouvernement décide des droits et l’émetteur choisi par le ménage administre le régime. Ce cabinet ne produit pas de déclarations de revenus et ne donne pas de conseils fiscaux: les questions de production abordées ici, la demande rétroactive du crédit, le feuillet T4A et la ligne 12500 relèvent d’un comptable. La capacité, la tutelle, le mandat de protection et le testament relèvent d’un notaire ou d’un avocat.

Ce que le régime laisse de côté est une question de protection et de continuité. Chaque régime dépend d’une personne qui demeure assez bien portante pour l’administrer pendant des décennies, et le régime ne peut pas répondre à ce qui arrive la quatrième année d’un arrangement de quarante ans si cette personne n’est plus là. L’argent reste où il est. L’administration s’arrête. Et le revenu du ménage qui payait tout ce que le régime ne couvre pas s’arrête au même moment.

C’est là l’écart qui mérite une conversation, sans résultat promis et sans produit nommé à l’avance. Si un ménage souhaite l’examiner, un conseiller en sécurité financière peut passer en revue ce qui répond actuellement et ce qui ne répond pas.

Sources

  • Emploi et Développement social Canada, Programme canadien pour l’épargne-invalidité, rapport annuel de 2024, publié le 4 février 2026, consulté le 9 octobre 2026, https://www.canada.ca/en/employment-social-development/programs/disability-savings/reports/2024-annual.html
  • Emploi et Développement social Canada, Programme canadien pour l’épargne-invalidité, rapport annuel de 2023, consulté le 9 octobre 2026, https://www.canada.ca/en/employment-social-development/programs/disability-savings/reports/2023-annual.html
  • Emploi et Développement social Canada, avis numéro 577, bulletin CDSP barre oblique PCEI tiret 2025 barre oblique 2026 tiret 001 tiret 577, daté du 31 décembre 2025, consulté le 9 octobre 2026, https://www.canada.ca/en/employment-social-development/programs/disability/savings/issuers/bulletins/notice-2025-577.html
  • Agence du revenu du Canada, Subvention canadienne pour l’épargne-invalidité et Bon canadien pour l’épargne-invalidité, page affichant les seuils de 2025, date de dernière modification du 16 septembre 2026, consultée le 9 octobre 2026, https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/impot/particuliers/sujets/regime-enregistre-epargne-invalidite-reei/subvention-canadienne-epargne-invalidite-bon-canadien-epargne-invalidite.html
  • Agence du revenu du Canada, Régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI), consulté le 9 octobre 2026, https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/impot/particuliers/sujets/regime-enregistre-epargne-invalidite-reei.html
  • Agence du revenu du Canada, Crédit d’impôt pour personnes handicapées, consulté le 9 octobre 2026, https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/impot/particuliers/segments/deductions-credits-impot-personnes-handicapees/credit-impot-personnes-handicapees.html
  • Agence du revenu du Canada, Règlement limitant les frais des promoteurs du crédit d’impôt pour personnes handicapées et avis d’injonction judiciaire, consulté le 9 octobre 2026, https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/impot/particuliers/segments/deductions-credits-impot-personnes-handicapees.html
  • Ministère des Finances Canada, communiqué sur les modifications proposées à la demande du crédit d’impôt pour personnes handicapées, mai 2026, consulté le 9 octobre 2026, https://www.canada.ca/fr/ministere-finances/nouvelles.html

Questions fréquentes

Faut-il cotiser pour recevoir le Bon canadien pour l’épargne-invalidité?

Non. Le bon n’exige aucune cotisation personnelle. Il verse jusqu’à mille dollars par année, pour un maximum à vie de vingt mille dollars, et lorsque des droits ont été reportés, jusqu’à onze mille dollars peuvent entrer dans une seule année. C’est la subvention, et non le bon, qui apparie les cotisations.

Quel revenu donne droit au bon complet pour 2026?

Un revenu familial net rajusté de trente huit mille deux cent trente sept dollars ou moins donne droit au bon complet. Au-dessus de ce montant et sous cinquante huit mille cinq cent vingt trois dollars, le bon est partiel. À cinquante huit mille cinq cent vingt trois dollars ou plus, aucun bon n’est payable. Ces chiffres proviennent de l’avis aux émetteurs du 31 décembre 2025.

Pourquoi deux pages fédérales affichent-elles des seuils différents?

Le 9 octobre 2026, une page de l’Agence du revenu du Canada sur la subvention et le bon affichait encore les seuils de 2025, présentés comme tels, avec une date de dernière modification du 16 septembre 2026. L’avis aux émetteurs porte les chiffres de 2026, plus élevés. Prenez ceux de l’avis et demandez à l’émetteur de confirmer par écrit l’année appliquée.

Le bon peut-il être réclamé pour des années passées?

Les droits au bon et à la subvention se reportent sur les dix années antérieures, et le régime n’avait pas à exister pendant ces années. Le crédit d’impôt pour personnes handicapées peut aussi être demandé pour un maximum de dix années antérieures. Chaque année passée est évaluée selon ses propres seuils et exige une déclaration produite.

Mon enfant adulte n’a aucun revenu. Produire une déclaration change-t-il quelque chose?

Oui, et c’est là que l’argent se perd le plus souvent. À partir de l’année des dix neuf ans, c’est son propre revenu qui est vérifié, et il doit avoir produit les déclarations d’au moins les deux années précédentes. Produire une déclaration sans aucun revenu est le geste qui rend le bon payable.

Un parent peut-il être titulaire du régime d’un enfant adulte?

Une mesure fédérale temporaire permet à un membre de la famille admissible, soit un parent légal, un conjoint, un conjoint de fait, un frère ou une sœur, d’agir comme titulaire pour un adulte dont la capacité contractuelle est mise en doute et qui n’a aucun représentant légalement autorisé. L’Agence du revenu du Canada énonce qu’elle prend fin le 31 décembre 2026. Les questions de capacité relèvent d’un notaire ou d’un avocat.

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À propos de l’auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière, en complet marine et chemise bleu clair ouverte, un tableau encadré derrière lui

Jose Salloum est conseiller en sécurité financière, autorisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) au Québec, par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario (FSRA) et par l’Insurance Council of British Columbia. Autorisé depuis 2001, il accompagne des familles, des propriétaires d’entreprise et des professionnels incorporés canadiens.

Il est le fondateur du Centre canadien de création de patrimoine Inc. (CWCC), cabinet inscrit auprès de l’AMF, et de sa branche éducative financierecbi.com. Il détient le titre Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis réglementaire.

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