Ce qui se passe lors de la révision annuelle, et pourquoi cette étape décide de tout
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Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026
Cet article est de l’information générale sur la façon dont un dossier d’assurance vie est révisé une fois le contrat en vigueur. Ce n’est pas un avis juridique, ce n’est pas un conseil fiscal, et ce n’est pas une recommandation d’acheter, de conserver, de modifier ou de racheter quoi que ce soit. Les désignations de bénéficiaires, l’effet d’une séparation ou d’un divorce et le traitement fiscal d’une avance sur police relèvent d’un avocat ou d’un notaire et d’un comptable professionnel, et les règles diffèrent entre le droit civil québécois et les provinces de common law. Le contrat lui-même gouverne, et aucun article ne peut écarter une clause qui s’y trouve. Les sources ont été lues le 8 septembre 2026 et la législation change.
En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.
À retenir
- La révision se déroule dans un seul sens, votre vie d’abord et le contrat ensuite, parce qu’un contrat ne devient inadéquat qu’en raison d’une obligation qui a changé.
- Cinq lignes du relevé annuel portent l’essentiel de l’information: la prime encaissée, l’option de participation inscrite, la destination de tout dépôt additionnel, la valeur de rachat et le capital-décès à cette date, et tout solde d’avance avec les intérêts courus.
- Au Québec, le divorce ou la dissolution d’une union civile fait tomber la désignation du conjoint comme bénéficiaire, en vertu de l’article 2459 du Code civil du Québec, alors que dans les provinces de common law elle survit, ce qui constitue la différence la plus dangereuse de cet article.
- Au Québec, la désignation du conjoint marié ou uni civilement faite dans un écrit autre qu’un testament est irrévocable à moins de stipulation contraire, en vertu de l’article 2449, ce qui signifie qu’elle ne se change pas simplement plus tard.
- Une avance sur police est consentie par l’assureur sur la valeur du contrat, elle porte intérêt qui se compose s’il n’est pas payé, elle réduit ce que reçoit le bénéficiaire, et elle peut mettre fin au contrat si le solde et les intérêts dépassent la valeur de rachat.
- Une adresse périmée est un risque pour une réclamation plutôt qu’un détail administratif, parce que l’avis de non-paiement et éventuellement la prestation sont envoyés à l’adresse que l’assureur détient.
- Une révision est déclenchée par des événements et non seulement par le calendrier, et les événements qui comptent le plus sont ceux que personne ne considère comme des événements d’assurance.
La révision annuelle est la cinquième des cinq étapes, et c’est la seule qui se répète. Tout ce qui la précède est fini: une première conversation, un dossier sur votre situation, une rencontre de conception, une proposition tranchée par un assureur. Puis le contrat est émis et commence la partie qui court sur des décennies. C’est aussi l’étape qui décide discrètement si un client demeure, parce que c’est là qu’une firme se présente ou ne se présente pas. Aucun frais n’y est rattaché, ce qui signifie que rien dans la transaction n’oblige qui que ce soit à la tenir correctement. Ce qui suit est ce qui est réellement examiné, dans l’ordre: le relevé et le sens de ses chiffres, la question de savoir si la protection correspond encore aux obligations qui se trouvent derrière elle, les désignations qui se périment sans que personne ne soit prévenu, l’adresse que détient l’assureur, toute avance en cours, et la prime elle-même. On y trouve aussi ce qui déclenche une révision en dehors de la révision annuelle, et ce qu’il faut apporter.
Où se situe la révision, et ce qu’elle n’est pas
Un contrat marque le début du travail plutôt que sa fin. La révision a lieu une fois par année autour de l’anniversaire du contrat, elle ne comporte aucun frais, et elle existe parce qu’un contrat conçu à partir d’un ensemble de faits sera porté à travers des décennies pendant lesquelles ces faits ne restent pas immobiles. Rien là-dedans n’est un rendez-vous de vente. Si une révision produit régulièrement une nouvelle proposition, c’est une information sur la firme plutôt que sur le client.
Ce n’est pas davantage une rencontre de rendement. Un contrat avec participation n’est pas un portefeuille, et il n’y a aucun rendement dont il faudrait féliciter quelqu’un. Lorsqu’une projection a été montrée au départ, les éléments garantis ont été séparés de ceux qui ne le sont pas, et une participation est déclarée annuellement à la discrétion de l’assureur et n’est jamais garantie. Une révision qui consacre son temps aux chiffres projetés a consacré son temps à la chose la moins fiable présente dans la pièce.
Le résultat le plus fréquent d’une bonne révision, c’est que rien ne change. Ce n’est pas une heure perdue. C’est une confirmation consignée que la protection, les désignations, le financement et les coordonnées correspondent encore à une vie qui a avancé depuis l’an dernier, et c’est la seule façon de découvrir l’année où ils ne correspondent plus.
L’ordre de la rencontre: votre vie d’abord
La révision se déroule avec la vie d’abord et le contrat ensuite, et cet ordre n’est pas une politesse. Un contrat ne devient jamais inadéquat tout seul. Il le devient parce que quelque chose derrière lui a bougé: une hypothèque contractée ou remboursée, un enfant né, un mariage terminé, une société constituée, un parent venu s’installer, un revenu qui a changé de forme. Lire le contrat d’abord vous apprend ce qu’il fait. Lire la vie d’abord vous apprend ce qu’il doit désormais faire.
La première question ne porte donc pas du tout sur la police. Elle porte sur ce qui a changé depuis notre dernier échange, y compris les choses que vous ne penseriez pas à mentionner. Les gens signalent fidèlement une nouvelle hypothèque et oublient fidèlement une nouvelle convention entre actionnaires, un diagnostic dans la famille, un enfant devenu majeur ou un liquidateur qui a déménagé dans une autre province.
C’est seulement à ce moment que le contrat sort du dossier. Les questions deviennent alors étroites et il est possible d’y répondre: cette protection répond-elle encore à l’obligation pour laquelle elle a été souscrite, est-elle encore payable à la bonne personne de la bonne manière, est-elle encore financée comme prévu, et y a-t-il quelque chose qui pèse contre elle et qui n’était pas là avant.
Le relevé annuel, ligne par ligne
Un relevé arrive autour de l’anniversaire, et cinq lignes portent l’essentiel. La première est la prime encaissée: elle devrait correspondre au contrat, et un écart signifie habituellement qu’un paiement a échoué ou qu’une modification a été traitée autrement qu’elle n’avait été demandée. La deuxième est l’option de participation inscrite, qui devrait être celle que vous avez choisie. Les options changent par accident plus souvent qu’on ne le croit, et une option modifiée reconstruit silencieusement toute la trajectoire du contrat.
La troisième ligne indique où est allé tout dépôt additionnel. Si vous avez versé un montant au-delà de la prime de base en souhaitant qu’il achète de l’assurance supplémentaire libérée, le relevé devrait le montrer, plutôt que de montrer qu’il a été absorbé ailleurs. La quatrième présente le couple de chiffres pour lequel le contrat existe: la valeur de rachat et le capital-décès à cette date. Lisez-les comme une position à une date et non comme une prévision, et comparez-les à ce qui avait été illustré comme garanti plutôt qu’à ce qui avait été illustré comme possible.
La cinquième est tout solde d’avance, avec les intérêts courus. C’est la ligne que les gens sautent et c’est la ligne qui change les résultats. Si un chiffre de l’une de ces cinq lignes vous surprend, ne décidez pas qu’il est erroné et ne décidez pas qu’il est correct. Photographiez la page, marquez la ligne et envoyez-la, parce qu’une question soulevée dans le mois où le relevé arrive est une affaire administrative, alors que la même question soulevée quatre ans plus tard est un débat sur les intentions.
Une habitude simple rend cette lecture beaucoup plus utile: conservez les relevés au même endroit, dans l’ordre, année après année. Un relevé isolé montre une position. Trois relevés côte à côte montrent une direction, et la direction est ce qui révèle un dépôt additionnel qui a cessé d’être versé, une option de participation modifiée sans que personne ne s’en aperçoive, ou une avance dont les intérêts progressent plus vite que la valeur qui les porte. Aucun de ces trois signaux n’est visible sur un seul document, et tous les trois sautent aux yeux sur trois.
La protection correspond-elle encore à l’obligation
Une protection ne s’achète jamais contre un chiffre. Elle s’achète contre une obligation: une hypothèque, les années de revenu qu’un ménage devrait remplacer, le coût d’élever des enfants jusqu’à l’autonomie, une dette d’entreprise cautionnée personnellement, une convention de rachat, l’impôt qui devient exigible à la disposition réputée au décès. La révision demande si chacune de ces obligations a encore la taille qu’elle avait, et si de nouvelles sont apparues.
Les obligations bougent dans les deux sens, et c’est pourquoi il ne s’agit pas d’une conversation sur l’achat de davantage. Une hypothèque s’amortit. Les enfants terminent leurs études. Une entreprise se vend. Lorsque l’obligation a diminué, une révision honnête le dit, et les options qui suivent comprennent la réduction de la protection ou la réorientation du financement plutôt que l’ajout de quoi que ce soit. Lorsque l’obligation a grandi, la révision le dit également.
Deux obligations passent sous le radar presque chaque année. La première est corporative: une convention entre actionnaires modifiée, un nouvel associé, un cautionnement personnel signé pour la société. La seconde est successorale: un chalet, un immeuble locatif ou un portefeuille portant un gain accumulé qui déclenchera de l’impôt au décès, là où la succession a besoin de liquidités pour conserver le bien plutôt que de le vendre. Ces questions se travaillent avec votre comptable et votre conseiller juridique plutôt que de se trancher pendant la révision.
Les désignations qui tombent sans que personne ne soit prévenu
Une désignation de bénéficiaire est le document le plus lourd de conséquences que presque personne ne relit. Il décide qui reçoit l’argent, si l’argent passe hors de la succession, et à quelle vitesse il arrive. Dans les provinces de common law, la Loi sur les assurances permet une désignation dans le contrat ou par déclaration et permet à l’assuré de la modifier ou de la révoquer par une déclaration ultérieure, aux paragraphes 190(1) et 190(2) de la loi ontarienne. Un fiduciaire peut être nommé pour un bénéficiaire en vertu du paragraphe 193(1), ce qui est la façon de garder l’argent hors des mains d’un mineur.
La différence qui compte le plus au Canada concerne l’effet du divorce. Au Québec, l’article 2459 du Code civil du Québec prévoit que le divorce ou la nullité du mariage, ainsi que la dissolution ou la nullité de l’union civile, rend caduque toute désignation du conjoint comme bénéficiaire ou titulaire subrogé. La séparation de corps ne le fait pas, quoique le tribunal puisse déclarer ces droits révocables ou caducs en prononçant la séparation. Dans les provinces de common law, il n’existe pas de règle automatique équivalente, de sorte qu’une désignation faite en faveur d’un conjoint survit au divorce jusqu’à ce que quelqu’un la change.
Le Québec comporte un second piège qui joue en sens inverse. En vertu de l’article 2449, la désignation du conjoint marié ou uni civilement faite dans un écrit autre qu’un testament est irrévocable à moins de stipulation contraire. Irrévocable signifie exactement cela: cette personne consent à toute modification, ou il n’y a pas de modification. Les ménages le découvrent au pire moment possible, et une révision est le moment peu coûteux de le découvrir à la place.
Le reste de la liste est plus court et tout aussi vivant. Une désignation contenue dans un testament disparaît si le testament est révoqué, en vertu du paragraphe 192(3) de la loi ontarienne. Un bénéficiaire nommé décédé avant l’assuré laisse l’argent aller là où personne ne l’a choisi. Un mineur nommé directement signifie un montant qui ne peut pas lui être versé et qui devra être administré jusqu’à sa majorité. Et désigner la succession, ce qui convient parfois et souvent pas, expose l’argent aux créanciers de la succession et aux frais d’homologation là où ils s’appliquent.
Deux précisions valent pour tout le pays. La première: une désignation de bénéficiaire vit dans le contrat d’assurance et non dans votre testament, de sorte que refaire un testament ne modifie pas, à lui seul, ce qui est inscrit chez l’assureur. La seconde: nommer plusieurs bénéficiaires exige de préciser ce qui arrive si l’un d’eux décède avant l’assuré, ce qui est précisément la question que règlent les mécanismes par souche et par tête. Ces deux points se vérifient en quelques minutes lors d’une révision et se règlent très mal une fois le décès survenu.
L’adresse au dossier, et pourquoi une adresse périmée coûte une réclamation
Les coordonnées ont l’air de l’élément le moins important du dossier et ne le sont pas. Tout ce que l’assureur est tenu d’envoyer part vers l’adresse qu’il détient: le relevé annuel, les avis concernant une modification du contrat, et surtout l’avis indiquant qu’une prime n’a pas été payée. Un ménage qui a déménagé et qui a prévenu le fournisseur d’électricité et l’administration fiscale, mais pas l’assureur, peut perdre un contrat sans jamais voir l’avertissement.
Le même problème dépasse le titulaire. Si l’assureur ne parvient pas à retrouver un bénéficiaire au moment d’une réclamation, l’argent ne disparaît pas, mais il s’arrête. Au Québec, Revenu Québec est l’organisme responsable de récupérer et d’administrer provisoirement les biens non réclamés et de les inscrire dans un registre public lorsque le propriétaire est introuvable. Figurer dans un registre est un piètre substitut au fait d’avoir été joignable.
La révision met donc à jour les champs ennuyeux de façon délibérée: adresse, téléphone, courriel, et les coordonnées actuelles de chaque bénéficiaire nommé. Il vaut aussi la peine de dire à quelqu’un que le contrat existe. Une prestation dont personne n’a connaissance est une prestation que personne ne réclame, et le dossier chez la firme ne remplace pas une famille qui sait où se trouvent les papiers.
Il y a aussi une raison plus prosaïque de tenir ces champs à jour. Une réclamation se règle à partir de documents, et le premier obstacle rencontré par une famille endeuillée est rarement juridique: c’est de découvrir auprès de quel assureur le contrat existe, sous quel numéro, et qui doit signer quoi. Une page unique, rangée avec le testament, indiquant que le contrat existe, chez qui, et le nom de la personne à joindre à la firme, épargne des semaines à des gens qui n’auront pas la disponibilité de chercher.
Une avance en cours, et ce qu’elle fait discrètement
Une avance sur police est une somme avancée par l’assureur sur la valeur du contrat, avec le contrat en garantie. Ce n’est pas un retrait de votre propre argent et personne ne se prête à soi-même. Cette distinction n’est pas de la pédanterie: elle explique pourquoi un intérêt est dû, pourquoi le solde augmente s’il n’est pas remboursé, et pourquoi l’assureur détient un droit qui passe avant celui du bénéficiaire.
Trois conséquences en découlent, et la révision vérifie chacune. L’intérêt court et se compose lorsqu’il n’est pas payé. Le capital-décès dont dispose un bénéficiaire est réduit du solde impayé et des intérêts accumulés, de sorte qu’une avance prise pour une bonne raison en huitième année pèse toujours contre la réclamation en trentième année si personne ne l’a remboursée. Et le contrat lui-même peut tomber en déchéance si le solde majoré des intérêts dépasse la valeur de rachat, ce qui est une défaillance lente qui laisse beaucoup d’avertissements à quiconque lit le relevé.
Il existe une dimension fiscale et elle appartient à votre comptable. En vertu du paragraphe 148(9) de la Loi de l’impôt sur le revenu, une avance sur police consentie après le 31 mars 1978 entre dans la définition de disposition, et le paragraphe 148(1) inclut dans le revenu l’excédent du produit de disposition sur le coût de base rajusté. Le coût de base rajusté est une formule mouvante qui ajoute les primes versées et les remboursements d’avance et qui soustrait le coût net de l’assurance pure, et il décline avec le temps. Une avance largement inférieure au coût de base rajusté durant une décennie peut ne plus l’être la suivante.
La révision pose donc quatre questions étroites au sujet de toute avance: à combien s’élève-t-elle aujourd’hui, que font les intérêts, l’intention de remboursement qui la sous-tendait existe-t-elle encore, et votre comptable a-t-il vu la position du coût de base rajusté. Lisez le fonctionnement d’une avance sur police avant la prochaine plutôt qu’après.
La prime, le délai de grâce et le risque de déchéance
La révision confirme la mécanique ennuyeuse du paiement: de quel compte la prime est prélevée, si ce compte est encore ouvert, si la fréquence convient encore aux liquidités du ménage, et si quelqu’un remarquerait un prélèvement refusé. La plupart des déchéances ne commencent pas par une décision de cesser de payer. Elles commencent par un compte changé, une carte remplacée, un déménagement, ou une période où personne ne lisait le courrier.
Un contrat qui manque une prime ne prend pas fin ce jour-là. Il existe un délai de grâce, dont la durée et les conditions sont écrites dans votre propre contrat plutôt que fixées par une règle générale, et c’est pourquoi la consigne ici est de lire la clause plutôt que de se fier à un chiffre. Lorsqu’un contrat permanent a accumulé de la valeur, il peut permettre à cette valeur de porter la prime pendant un temps, ce qui n’est pas gratuit et n’est pas une solution: la valeur dépensée ainsi cesse de travailler, et le faire pendant des années vide le contrat de sa substance.
Si un contrat tombe effectivement en déchéance, la remise en vigueur peut être possible et ce n’est pas un droit sur lequel il faut planifier. Au Québec, l’article 2431 du Code civil du Québec oblige l’assureur à remettre en vigueur une assurance vie individuelle annulée pour non-paiement lorsque le titulaire en fait la demande dans les deux ans de l’annulation et établit que l’assuré satisfait encore aux conditions requises pour être assuré aux termes du contrat annulé, moyennant le paiement des primes échues et le remboursement des avances avec intérêts. Remarquez ce que cela exige: une nouvelle preuve d’assurabilité, des années plus tard, dans l’état de santé qui est alors le vôtre.
L’assureur n’est pas tenu de remettre le contrat en vigueur lorsque la valeur de rachat a déjà été versée ou lorsque le titulaire a plutôt opté pour une réduction ou une prolongation de la garantie. C’est pourquoi un ménage en difficulté devrait en parler avant que le paiement n’échoue plutôt qu’après, alors que les avenues comprennent encore la réduction du contrat ou une assurance libérée réduite plutôt que la seule demande d’être réadmis.
Une distinction mérite d’être posée ici, parce qu’elle est constamment confondue. Cesser de payer et mettre fin au contrat ne sont pas la même chose. Cesser de payer laisse le contrat suivre les mécanismes prévus par ses propres clauses, qui peuvent le maintenir un temps puis l’éteindre. Y mettre fin volontairement est une décision datée, avec des conséquences fiscales possibles l’année où elle est prise, puisque la portion excédant le coût de base rajusté peut être imposable. La première se subit, la seconde se choisit, et il vaut mieux choisir en connaissance de cause que subir par inadvertance.
Le guide de référence
Commencez ici: toute la stratégie en une page
Ce que c’est, comment cela fonctionne au Canada, ce que cela coûte, ce que cela risque, combien de temps cela prend et à qui cela ne convient pas.
Lire le guideCe qui déclenche une révision en dehors de l’annuelle
Le calendrier est un plancher et non un déclencheur. Ce sont les événements qui déclenchent, et ils se répartissent en trois groupes. Les événements familiaux viennent en premier: un mariage, une union civile, une séparation, un divorce, une naissance, une adoption, une famille recomposée, le décès d’un bénéficiaire nommé, un enfant devenu majeur, un adulte à charge dont les besoins sont permanents.
Les événements d’argent et de structure viennent ensuite: une nouvelle hypothèque ou une hypothèque remboursée, un cautionnement personnel signé pour une entreprise, une constitution en société, un nouvel actionnaire ou un actionnaire qui part, une vente, un héritage important, une variation de revenu d’une ampleur qui change ce qui peut être financé, la retraite, un diagnostic sérieux. Chacun d’eux peut changer ce que le contrat doit porter, et plusieurs changent la question de savoir qui devrait en être titulaire.
Les événements de compétence viennent en troisième et ce sont ceux que personne ne signale jamais. Un déménagement dans une autre province change l’organisme de réglementation qui surveille la relation et peut changer le droit successoral applicable autour du contrat, et les règles québécoises décrites plus haut cessent ou commencent à s’appliquer en conséquence. Un déménagement à l’extérieur du Canada change davantage encore. Il en va de même d’un liquidateur ou d’un exécuteur qui a déménagé, vieilli ou est décédé depuis la signature du testament.
La règle pratique est simple: si vous en parleriez à votre comptable, parlez-en ici. Rien n’est facturé pour la conversation entre deux révisions, et les événements qui abîment un plan ne sont presque jamais ceux qui, sur le moment, avaient l’air d’événements d’assurance.
Quoi apporter, et quoi écrire avant
Apportez le relevé arrivé autour de l’anniversaire, et apportez-le en entier plutôt que la seule page sommaire. Apportez la désignation de bénéficiaire en vigueur, qui est le document le plus souvent laissé périmé après un mariage, une séparation ou une naissance. Apportez une liste de ce qui a changé dans le ménage ou dans l’entreprise depuis la dernière révision, écrite avant la rencontre plutôt que remémorée pendant. Apportez les questions que vous avez notées entre les révisions.
Si vous êtes incorporé, apportez les derniers états financiers et une phrase sur qui détient les actions aujourd’hui, et dites si la convention entre actionnaires a changé. Apportez le nom de votre comptable et celui de votre avocat ou de votre notaire, parce que les parties fiscales et juridiques leur reviennent et que la coordination va plus vite quand les noms sont dans la pièce. Apportez toute autre protection souscrite depuis la dernière révision, personnelle ou par l’employeur, avec le montant, le titulaire et le bénéficiaire.
Si vous n’apportez rien de tout cela, la révision a quand même lieu. Elle devient simplement une conversation plutôt qu’une décision, et le suivi porte le travail qu’un seul document aurait réglé. La raison d’écrire la liste avant la rencontre n’est pas une question d’ordre administratif. C’est que les gens se souviennent de l’hypothèque et oublient le diagnostic, et la liste est ce qui attrape le second.
Une dernière chose à apporter ne se trouve dans aucun dossier: la question que vous n’avez pas osé poser l’an dernier. Dans presque chaque révision, il existe un sujet que le ménage évite, souvent parce qu’il touche l’argent d’un enfant, la santé d’un conjoint ou une décision qu’on regrette à moitié. Ce sujet est habituellement celui qui compte le plus, et il ne coûte rien à soulever. Une rencontre sans frais où l’on peut dire à voix haute une chose difficile est précisément ce à quoi sert cette étape.
Ce qui ne se décide pas dans la pièce
La fiscalité et le droit quittent la pièce avec votre comptable et votre conseiller juridique. Savoir si une désignation devrait changer, si un contrat devrait appartenir à une personne ou à une société, ce qu’exige une entente de séparation, comment un testament interagit avec une désignation et ce qu’un gain sur police ferait à une déclaration de revenus une année donnée sont autant de questions sur lesquelles la firme coordonne sans y répondre. Cette frontière est publiée plutôt qu’improvisée, et une révision qui la franchit ne vous rend service en rien.
Rien n’est vendu non plus lors d’une révision. Si un écart réel s’est ouvert, il est nommé, et tout ce qui suit recommence au début du processus par une évaluation plutôt que par un produit. C’est plus lent, et c’est la seule façon d’éviter que la cinquième étape ne se transforme discrètement en la première sous un nom plus sympathique.
Une protection se situe en dehors de tout cela et ne dépend pas du tout de la firme. L’assurance est encadrée province par province, et le titulaire d’un contrat auprès d’un assureur membre bénéficie de la protection d’Assuris, dans les limites publiées, si cet assureur venait à faire défaut. Aucune limite n’est imprimée ici parce que les limites sont révisées; elles sont publiées à assuris.ca et méritent d’être lues une fois plutôt que jamais.
Pourquoi c’est l’étape qui décide si vous restez
Tout ce qui précède la révision est une promesse. La révision est la preuve. Un ménage découvre en sixième année si la firme qui a conçu le contrat le lit encore, et aucun soin pris la première année ne remplace un téléphone auquel on répond en onzième. C’est aussi la seule partie du travail financée par la commission de service plutôt que par un placement, ce qui est la raison économique de son existence.
Il existe un test équitable, et n’importe quel client peut l’appliquer. La rencontre a-t-elle eu lieu sans qu’il faille la réclamer. A-t-elle commencé par votre vie plutôt que par un produit. Quelqu’un avait-il lu le relevé avant votre arrivée. Les désignations ont-elles été vérifiées, l’adresse confirmée et la position de l’avance énoncée à voix haute. La rencontre s’est-elle terminée sans rien à changer les années où rien n’avait besoin d’être changé.
Une firme qui réussit ce test chaque année a mérité les vingt prochaines. Une firme qui échoue vous a dit sur elle-même quelque chose de plus utile que n’importe quelle brochure, et la réponse utile n’est pas la déception. C’est de déplacer le dossier, ce que vous avez le droit de faire, et de poser à la firme suivante les questions de comment une firme est rémunérée avant de le faire.
Questions fréquentes
La révision annuelle est-elle obligatoire?
Non. Ce n’est pas une condition du contrat et rien ne tombe en déchéance parce que vous en avez sauté une. Ce qui se produit plutôt, c’est que les documents dérivent: une désignation demeure telle qu’elle était avant une séparation, une adresse demeure telle qu’elle était avant un déménagement, une avance continue de courir. Le coût d’une révision manquée n’est jamais visible l’année où on la manque, ce qui explique précisément pourquoi il est facile de continuer à la manquer.
Une révision coûte-t-elle quelque chose?
Non. Aucune étape du processus n’est facturée au client, la révision comprise. Elle est financée par la commission de service que l’assureur verse aussi longtemps que le contrat demeure en vigueur, soit la partie du modèle de rémunération qui récompense le maintien d’un contrat plutôt que son placement. Cela est exposé en entier sur la page de transparence et dans l’article compagnon sur la rémunération de la firme.
Mon divorce est prononcé. Mon ex-conjoint est-il encore bénéficiaire?
Cela dépend de l’endroit où vous êtes, et c’est la question la plus dangereuse de cet article. Au Québec, l’article 2459 du Code civil du Québec rend caduque la désignation du conjoint comme bénéficiaire au divorce ou à la dissolution d’une union civile. Dans les provinces de common law, il n’existe pas de règle automatique équivalente, de sorte que la désignation tient jusqu’à ce qu’elle soit changée. Vérifiez votre propre contrat et confirmez auprès d’un avocat ou d’un notaire plutôt que de présumer.
Puis-je toujours changer mon bénéficiaire?
Pas toujours. Une désignation peut être rendue irrévocable, et un bénéficiaire irrévocable doit consentir avant d’être retiré. Au Québec, la position est plus ferme encore: en vertu de l’article 2449 du Code civil du Québec, la désignation du conjoint marié ou uni civilement faite dans un écrit autre qu’un testament est irrévocable à moins de stipulation contraire. Lisez ce que dit votre propre désignation avant de présumer qu’un changement est possible.
Que se passe-t-il si j’ai une avance sur mon contrat et que je ne fais rien?
L’intérêt court et se compose. Le montant que recevra un bénéficiaire est réduit du solde et des intérêts accumulés. Si le solde majoré des intérêts finit par dépasser la valeur de rachat, le contrat peut tomber en déchéance. Il peut aussi y avoir une conséquence fiscale, car en vertu du paragraphe 148(9) de la Loi de l’impôt sur le revenu une avance sur police entre dans la définition de disposition, et les sommes excédant le coût de base rajusté sont incluses au revenu selon le paragraphe 148(1).
J’ai changé de province. Est-ce que cela compte?
Oui, plus que la plupart des gens ne le croient. Cela change l’organisme de réglementation qui surveille la relation de conseil et peut changer le droit applicable à la succession autour du contrat, y compris la question de savoir si les règles québécoises sur la désignation du conjoint vous visent encore. Cela change aussi l’adresse détenue par l’assureur, là où un avis de non-paiement serait envoyé. Prévenez la firme et l’assureur, et confirmez que les deux ont modifié le dossier.
Que faire si je n’ai pas les moyens de payer la prime cette année?
Dites-le avant que le paiement n’échoue plutôt qu’après. Tant que le contrat est en bonne santé, les avenues sont plus larges: réduire la protection ou le montant versé au-delà de la prime de base, changer la fréquence, ou dans certains contrats laisser la valeur accumulée porter la prime pour un temps, ce qui n’est pas gratuit. Une fois le contrat tombé en déchéance, les avenues se réduisent à la remise en vigueur, qui exige une nouvelle preuve d’assurabilité et le paiement des sommes échues.
Combien de temps ai-je pour remettre en vigueur un contrat déchu au Québec?
L’article 2431 du Code civil du Québec oblige l’assureur à remettre en vigueur une assurance vie individuelle annulée pour non-paiement lorsque le titulaire en fait la demande dans les deux ans de l’annulation et établit que l’assuré satisfait encore aux conditions requises pour être assuré aux termes du contrat annulé, moyennant le paiement des primes échues et le remboursement des avances avec intérêts. L’assureur n’y est pas tenu si la valeur de rachat a déjà été versée ou si une réduction ou une prolongation a été choisie.
La révision devrait-elle me montrer de nouvelles projections chaque année?
Elle peut vous montrer le relevé, qui est une position à une date, et elle devrait le comparer aux valeurs garanties qui vous ont été présentées au départ. De nouvelles projections de valeurs non garanties sont la chose la moins fiable disponible, et une révision bâtie autour d’elles est une révision bâtie sur du sable. Une participation est déclarée annuellement à la discrétion de l’assureur et n’est jamais garantie, quoi qu’ait pu montrer une illustration.
Et si rien n’a changé dans ma vie cette année?
Alors la révision est courte et elle compte quand même. Le relevé est vérifié, la désignation est confirmée comme étant à jour, l’adresse est confirmée, toute position d’avance est énoncée, et le dossier consigne que tout cela a été vérifié à une date précise. Repartir sans rien à changer est un résultat normal et un bon résultat. C’est aussi la seule façon d’apprendre un jour l’année où quelque chose a changé sans bruit.
Une rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation permet d’établir si cette approche vous convient. Aucune illustration n’est préparée et rien n’est mis en place.
Souvent, la réponse est non, et vous l’entendrez pendant l’appel plutôt que dans une proposition envoyée ensuite.
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Lue à voix haute par votre propre navigateur. Rien n’est transmis.
Divulgations importantes
Cette page est de l’éducation, pas un conseil. Le contenu est de l’information générale préparée par le Centre canadien de création de patrimoine Inc. Il ne tient pas compte de votre situation et ne constitue pas une recommandation d’acheter, de conserver ou de résilier un contrat. CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Le cabinet place de l’assurance au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick; ailleurs, les clients sont servis par des conseillers autorisés dans leur province.
Rien ici n’a été écrit avec votre dossier sous les yeux. Lisez pour comprendre le sujet, puis jugez-le selon votre propre situation, idéalement avec une personne autorisée là où vous vivez et qui a vu vos chiffres.
Le traitement fiscal dépend de votre situation. Le traitement fiscal décrit dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du Règlement de l’impôt sur le revenu et de la situation individuelle du lecteur. Un retrait, un rachat ou une avance sur police peut constituer une disposition au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté peuvent être imposables l’année où ils surviennent. Les règles fiscales changent.
Le résultat fiscal n’est ni automatique ni inconditionnel. Il repose sur le maintien du contrat à l’intérieur des règles canadiennes et sur votre propre situation. Avant de vous y fier, parlez à un comptable qui a réellement travaillé avec ces contrats.
Les garanties viennent de l’assureur, pas du gouvernement. Les valeurs garanties d’un contrat d’assurance vie sont des engagements contractuels de l’assureur émetteur et dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à payer les prestations. Les participations d’un contrat avec participation ne sont pas garanties; elles sont déclarées à la discrétion de l’assureur et peuvent changer. La protection des titulaires de contrat au Canada est assurée par Assuris, dans les limites qu’elle publie; l’assurance-dépôts ne s’applique pas aux contrats d’assurance.
Les garanties écrites dans un contrat sont réelles, et elles sont celles de l’assureur. La participation n’est pas une garantie; c’est ce que l’assureur décide de déclarer chaque année. Sachez quels chiffres sont lesquels avant de bâtir un plan dessus.
Les illustrations et les projections ne sont pas des prédictions. Les chiffres, exemples ou valeurs illustrées sont hypothétiques, servent à expliquer un mécanisme et ne prévoient pas le rendement d’un contrat. Les valeurs réelles seront différentes et peuvent être inférieures à celles montrées. Les barèmes de participation passés ne prédisent pas les barèmes futurs.
Un exemple montre comment les pièces bougent, pas ce que vous obtiendrez. Toute illustration réelle qu’on vous présente devrait d’abord être lue dans ses colonnes garanties.
Emprunter sur un contrat comporte ses propres risques. Une avance sur police ou un emprunt garanti par un contrat porte intérêt. Si le solde et l’intérêt ne sont pas gérés, la prestation de décès est réduite, et un contrat qui tombe en déchéance alors qu’une avance est impayée peut produire un gain imposable cette année-là. Les prêteurs tiers fixent leurs propres conditions et peuvent les modifier.
Un emprunt reste un emprunt. L’intérêt s’accumule que vous le payiez ou non, et un contrat qui manque de marge pendant qu’il est dû peut vous coûter à la fois la protection et une facture d’impôt. C’est la partie de la stratégie qui exige le plus de discipline.
Les propos sur les placements sont généraux et comparatifs. Les références à des produits, comptes ou rendements de placement servent à comparer et à expliquer. CWCC ne vend pas de valeurs mobilières et n’est pas inscrit auprès de l’OCRI. Les fonds distincts sont des contrats d’assurance; leurs garanties sont celles de l’assureur et s’appliquent seulement aux dates et selon les conditions écrites au contrat. Les rendements ne sont pas garantis et le capital peut être perdu.
Quand ce site compare un contrat à un placement, il décrit le fonctionnement de chacun; il ne vous dit pas lequel acheter. Les questions sur les valeurs mobilières relèvent d’une personne inscrite pour y répondre.