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Le Régime québécois d’assurance parentale: deux régimes, et un choix qui ne se refait pas

Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026

Divulgation importante: Portée des conseils

Cet article est de l'information éducative générale sur un programme gouvernemental. Ce n'est pas un conseil financier, en assurance ou en prestations gouvernementales personnalisé, et il ne recommande aucun produit ou plan d'action particulier. Les règles, les critères d'admissibilité et les montants des prestations gouvernementales sont fixés par le gouvernement et changent au fil du temps; confirmez les détails actuels auprès de Service Canada, ou de Retraite Québec pour le Régime de rentes du Québec. Pour des conseils sur la façon dont la protection en cas d'invalidité convient à votre situation, consultez un professionnel d'assurance autorisé. Cet article est éducatif seulement.

En langage clair: ceci est de l'éducation générale, non une recommandation. Ce qui vous convient dépend d'une situation que nous n'avons pas vue, et c'est précisément à cela que sert une première conversation.


Points clés

  • L’admissibilité repose sur deux mille dollars de revenus assurables pendant la période de référence, peu importe le nombre d’heures travaillées. C’est un test de revenus, pas un test d’heures.
  • Le régime exige aussi une interruption réelle: une baisse d’au moins quarante pour cent du revenu hebdomadaire habituel pour une personne salariée, ou du temps consacré à l’entreprise pour une personne autonome.
  • Il y a deux régimes et le ménage en choisit un. Le régime de base verse moins par semaine sur plus de semaines. Le régime particulier verse les trois quarts du revenu sur moins de semaines.
  • De base: dix huit semaines de maternité aux sept dixièmes du revenu, cinq semaines de paternité au même taux, et trente deux semaines partageables, les sept premières aux sept dixièmes et les vingt cinq suivantes à un peu plus de la moitié.
  • Particulier: quinze semaines de maternité et trois de paternité, les deux aux trois quarts, avec vingt cinq semaines partageables au même taux.
  • Le plafond des revenus assurables est de cent trois mille dollars pour 2026, contre quatre vingt dix huit mille pour 2025, et il bouge chaque premier janvier.
  • Les prestations sont imposables, et un ménage qui les traite comme un revenu net manquera d’argent en avril.

Presque tous les textes sur ce régime sont un tableau de semaines. Le tableau compte, mais ce n’est pas la décision. La décision, c’est lequel des deux régimes le ménage choisit à la demande, parce que l’un verse plus par semaine moins longtemps et l’autre moins par semaine plus longtemps, et l’arithmétique qui rend l’un meilleur que l’autre dépend de faits qu’aucun tableau ne connaît.

Le test de deux mille dollars, et la règle des quarante pour cent

L’admissibilité a quatre volets et les quatre doivent tenir.

Au moins deux mille dollars de revenus assurables pendant la période de référence, peu importe le nombre d’heures travaillées. Lisez cette seconde partie: c’est un test de revenus, et une personne qui a travaillé très peu d’heures à bon taux peut être admissible là où un test d’heures l’aurait refusée.

Des cotisations payées ou dues au régime, ou à l’assurance emploi, pendant la période de référence.

La résidence au Québec à la date de début de la période de prestations. Une personne autonome doit aussi avoir été résidente le trente et un décembre de l’année précédente.

Et une interruption réelle. Pour une personne salariée, une baisse d’au moins quarante pour cent du revenu hebdomadaire habituel. Pour une personne autonome, une baisse d’au moins quarante pour cent du temps consacré aux activités de l’entreprise.

C’est sur ce dernier point que les gens trébuchent. Le régime ne demande pas d’arrêter complètement. Il demande une baisse mesurable, et il fixe la mesure à quarante pour cent.

Le régime de base et le régime particulier, semaine par semaine

Au régime de base, les prestations de maternité courent dix huit semaines aux sept dixièmes du revenu. Les prestations de paternité, exclusives à l’autre parent, courent cinq semaines au même taux. La prestation parentale partageable court trente deux semaines: les sept premières aux sept dixièmes, les vingt cinq suivantes à un peu plus de la moitié. Quatre semaines partageables de plus sont offertes au taux inférieur lorsque chaque parent a pris sa part.

Au régime particulier, la maternité court quinze semaines et la paternité trois, les deux aux trois quarts du revenu. La prestation parentale partageable court vingt cinq semaines aux trois quarts, avec trois semaines de plus au même taux.

Le régime particulier verse donc un montant hebdomadaire nettement plus élevé et se termine plus tôt. Le régime de base verse moins chaque semaine et dure plus longtemps.

Les naissances multiples ajoutent cinq semaines exclusives à chaque parent au régime de base, ou trois au particulier. Un parent seul reçoit le même ajout.

L’adoption suit son propre calendrier: cinq semaines exclusives à chaque parent au régime de base, une prestation d’accueil et de soutien de treize semaines, et les mêmes trente deux semaines partageables.

Une illustration seulement. Elle ne contient aucun chiffre et ne nomme aucun produit, aucun émetteur, aucune personne.

Une illustration: le même revenu, deux choix différents

Cette illustration ne contient aucun chiffre et ne nomme aucun produit ni aucune personne. Elle existe pour montrer que le meilleur régime dépend du ménage et non du tableau.

Deux ménages ont un revenu identique et attendent un premier enfant. Les deux regardent les deux mêmes régimes.

Le premier a un second revenu qui continue tout du long, et un renouvellement hypothécaire dans dix huit mois. La durée vaut plus que le montant hebdomadaire: le régime de base les porte plus loin dans l’année, et ils peuvent absorber le taux hebdomadaire plus bas parce que le second revenu arrive encore.

Le second ménage a un seul revenu. Chaque semaine de revenu réduit est une semaine où il gruge la maigre marge qui existe. Un versement hebdomadaire plus élevé sur moins de semaines vaut davantage pour lui, parce que la profondeur du creux compte plus que sa longueur.

Même revenu, même tableau, réponses opposées. Et le choix se fait à la demande, par des gens qui vont avoir un bébé et qui ne sont pas dans leur meilleur état d’analyse.

Le plafond, et pourquoi il décide plus que le pourcentage

Chaque pourcentage ci-dessus s’applique aux revenus assurables jusqu’à un plafond, et c’est au plafond que l’arithmétique se joue vraiment.

Pour 2026, le maximum de revenus assurables est de cent trois mille dollars. Pour 2025, il était de quatre vingt dix huit mille. Il est ajusté chaque premier janvier.

Pour un ménage sous le plafond, les pourcentages disent ce qu’ils disent. Pour un ménage au-dessus, non: les trois quarts du plafond sont le versement, quelle que soit la hauteur du salaire au-dessus du plafond. Plus le revenu est élevé, plus la part que le régime remplace est petite, et plus le ménage finance lui-même une partie de l’année.

La prestation d’une personne salariée est calculée sur la moyenne des revenus assurables des vingt six dernières semaines. Celle d’une personne autonome est calculée sur un cinquante deuxième des revenus assurables de la période de référence, ce qui pour la plupart des gens veut dire l’année civile précédente.

Quand cela peut commencer, et la semaine qui ne se divise pas

Les prestations de maternité peuvent commencer au plus tôt seize semaines avant la semaine prévue de l’accouchement, et être prises jusqu’à vingt semaines après la naissance.

Les prestations de paternité et les prestations parentales peuvent commencer au plus tôt la semaine de la naissance, et courir jusqu’à soixante dix huit semaines après, soit un an et demi.

Une semaine de prestations va du dimanche au samedi et ne peut pas être divisée en jours. Cela semble administratif et ne l’est pas: un ménage qui prévoit un retour au travail un mercredi prend une décision sur une semaine complète de prestations.

Une demande ne peut être déposée qu’à partir du dimanche de la semaine où les versements doivent commencer, et jusqu’à six semaines avant la date de dépôt peuvent être accordées sans justification. Un ménage qui dépose tard perd des semaines qu’il ne retrouvera pas.

Gagner un revenu en recevant, et le chiffre qui compte

Le régime permet un revenu pendant la période de prestations, jusqu’à la différence entre le revenu hebdomadaire assurable moyen et la prestation hebdomadaire.

Le calcul vaut la peine d’être fait une fois. Si le revenu hebdomadaire assurable moyen était de mille dollars et la prestation de cinq cent cinquante, jusqu’à quatre cent cinquante dollars par semaine peuvent être gagnés sans que la prestation soit réduite.

Le revenu doit être déclaré sans délai. Les indemnités de remplacement du revenu versées par la société d’assurance automobile, par la commission des normes du travail ou par un assureur doivent aussi être déclarées pendant la période de prestations.

C’est la clause qui transforme une bonne intention en trop-perçu. Une personne qui prend un petit contrat, ne le déclare pas, et se fait réévaluer un an plus tard doit rembourser au moment où le ménage est le moins en état de payer.

Elles sont imposables, et cela surprend chaque année

Les prestations sont imposables. L’impôt est retenu au moyen du crédit personnel de base des deux administrations fiscales, ce qui est souvent moins que le taux réel du ménage.

Une année comprenant des prestations parentales produit donc souvent un solde à payer, dans une année où le ménage a vécu avec une fraction de son revenu habituel. Un formulaire existe pour demander une retenue additionnelle, et le moment de l’utiliser est au début de la période de prestations plutôt qu’à la fin.

Ce n’est pas un conseil fiscal, ce qui dépasse ce cabinet. C’est l’observation que le régime dit que ses prestations sont imposables, et qu’un ménage qui planifie sur le montant brut a planifié avec plus d’argent qu’il ne gardera.

Où cela rejoint ce que fait ce cabinet

Le régime répond à un événement: une naissance ou une adoption. Il est limité dans le temps par conception, il se termine à une date connue, et tout le monde sait qu’il arrive.

Ce pour quoi ce cabinet est autorisé est le genre d’événement inverse: celui que personne ne planifie. Un revenu qui s’arrête parce que quelqu’un ne peut plus travailler, un diagnostic avec des coûts, un décès dans un ménage qui vient de prendre le plus grand engagement de sa vie.

On confond souvent les deux parce que dans les deux cas un revenu s’arrête. Ce ne sont pas les mêmes, ils ne se règlent pas avec le même instrument, et le régime parental ne verse rien du tout pour le second.

Le point pratique pour un ménage en congé parental: c’est la période où il est le moins capable d’absorber un second choc, et c’est aussi celle où la plupart des ménages n’ont pas regardé leur protection depuis avant l’arrivée de l’enfant.

Où lire cela à la source

Les conditions d’admissibilité, les deux régimes avec leurs semaines et leurs taux, le calcul de la prestation, les règles de calendrier, l’arithmétique du revenu permis et l’énoncé que les prestations sont imposables sont publiés par le gouvernement du Québec dans les pages du régime d’assurance parentale. Les maximums de revenus assurables de 2025 et 2026 sont sur la page destinée aux employeurs.

Consulté le 30 septembre 2026, gratuit, et ajusté chaque premier janvier. Une limite honnête: aucune des pages officielles consultées ne dit si le régime impose un délai de carence, et aucune ne dit qu’il n’en impose pas, alors cette page n’en dit rien plutôt que de deviner.

Sources

  • Gouvernement du Québec, Régime québécois d’assurance parentale, conditions d’admissibilité, choix du régime, montant des prestations, planification des semaines et imposition des prestations, quebec.ca, lu le 30 septembre 2026
  • Gouvernement du Québec, revenu maximal assurable du Régime québécois d’assurance parentale, quebec.ca, lu le 30 septembre 2026

Questions fréquentes

Qui est admissible au Régime québécois d’assurance parentale?

Il faut au moins deux mille dollars de revenus assurables pendant la période de référence peu importe les heures travaillées, des cotisations payées ou dues au régime ou à l’assurance emploi, la résidence au Québec au début de la période de prestations, et une baisse d’au moins quarante pour cent du revenu hebdomadaire habituel ou du temps consacré à l’entreprise.

Quelle est la différence entre le régime de base et le régime particulier?

Le régime de base verse un pourcentage hebdomadaire plus bas sur plus de semaines. Le régime particulier verse les trois quarts du revenu sur moins de semaines. De base: dix huit semaines de maternité et trente deux semaines parentales partageables. Particulier: quinze semaines de maternité et vingt cinq semaines partageables.

Quel est le maximum de revenus assurables?

Cent trois mille dollars pour 2026 et quatre vingt dix huit mille dollars pour 2025. Il est ajusté chaque premier janvier, et chaque pourcentage de prestation ne s’applique que jusqu’à ce plafond.

Peut-on travailler en recevant des prestations?

Oui, jusqu’à la différence entre le revenu hebdomadaire assurable moyen et la prestation hebdomadaire. Le revenu doit être déclaré sans délai, comme les indemnités de remplacement du revenu versées par la société d’assurance automobile, la commission du travail ou un assureur.

Les prestations parentales sont-elles imposables au Québec?

Oui. L’impôt est retenu au moyen du crédit personnel de base, ce qui est souvent moins que le taux réel du ménage, de sorte qu’une année avec des prestations parentales produit souvent un solde à payer.

Comment une personne autonome devient-elle admissible?

Le même test de deux mille dollars s’applique, avec la résidence au Québec le trente et un décembre de l’année précédente et une baisse d’au moins quarante pour cent du temps consacré à l’entreprise. La prestation est calculée sur un cinquante deuxième des revenus assurables de la période de référence.

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À propos de l’auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière, en complet marine et cravate marine à motifs dans un bureau clair

Jose Salloum est conseiller en sécurité financière, autorisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) au Québec, par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario (FSRA) et par l’Insurance Council of British Columbia. Autorisé depuis 2001, il accompagne des familles, des propriétaires d’entreprise et des professionnels incorporés canadiens.

Il est le fondateur du Centre canadien de création de patrimoine Inc. (CWCC), cabinet inscrit auprès de l’AMF, et de sa branche éducative financierecbi.com. Il détient le titre Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis réglementaire.

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