Ce qui inquiète vraiment les Canadiens au sujet de l’argent
Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026
AVIS IMPORTANT, À LIRE. Cette page rapporte ce que des sondages canadiens publiés et la Banque du Canada disent des inquiétudes financières des Canadiens, consultés en septembre 2026. Ce n’est pas un conseil, ni un conseil fiscal, ni un conseil en placement, et la pratique derrière ce site n’est pas un cabinet comptable. Chaque chiffre appartient à l’organisme qui l’a publié et est nommé avec la date de consultation. Un sondage décrit une population; il ne dit rien d’un ménage en particulier, y compris le vôtre.
En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.
À retenir
- L’inquiétude que les Canadiens nomment en premier n’est ni la dette ni la retraite. C’est le prix des choses ordinaires, nommé par trois personnes sur cinq dans un sondage mené en avril.
- Deux Canadiens sur cinq disent se trouver à deux cents dollars ou moins de ne plus pouvoir honorer leurs obligations mensuelles. Le montant moyen qui reste à la fin du mois dépasse un peu neuf cents dollars.
- Près des deux tiers disent avoir besoin d’une baisse des taux d’intérêt, et presque la moitié disent qu’ils resteraient inquiets de rembourser leurs dettes même si les taux baissaient.
- Environ six hypothèques en cours sur dix au Canada devaient être renouvelées en 2025 ou en 2026, et environ six de ces renouvellements sur dix devaient coûter plus cher chaque mois.
- Trois Canadiens sur cinq craignent de manquer d’argent à la retraite, et la crainte est la plus forte chez les personnes dans la trentaine et au début de la quarantaine, pas chez celles qui approchent de la retraite.
- Une personne sur quatre dit que le stress financier atteint sa santé mentale, et une sur cinq dit qu’il atteint son sommeil.
- Chacun de ces chiffres est mesuré et publié. Aucun ne dit quoi que ce soit d’un ménage en particulier, et c’est la limite honnête d’un sondage.
Il existe un écart entre les inquiétudes qu’on prête aux gens et celles qu’ils nomment eux-mêmes. Les sondages canadiens publiés sont gratuits, ils posent la question directement, et les réponses sont plus ordinaires et plus utiles que ne le laissent croire les titres. Cette page en présente six, nomme la source de chacune, et renvoie à l’article de ce site qui s’en occupe.
Le prix des choses ordinaires
Celle-ci vient en premier parce qu’elle vient en premier dans les sondages.
Dans un sondage mené auprès d’adultes canadiens pendant les deux premières semaines d’avril 2026, trois personnes sur cinq ont nommé la hausse du coût des dépenses courantes, comme l’épicerie. La moitié ont nommé le prix de l’énergie. Plus de quatre sur dix ont nommé le fait d’avoir assez d’épargne pour la retraite.
Une autre étude publiée en janvier a mesuré l’attente plutôt que l’expérience. Sept Canadiens sur dix s’attendaient à ce que le coût de la vie se détériore pendant l’année, et une majorité s’attendait à ce que l’accès au logement se détériore avec lui.
Remarquez ce que c’est et ce que ce n’est pas. Ce n’est pas une affirmation sur l’ampleur de la hausse des prix. C’est une mesure de ce que les gens attendent, et l’attente est ce qui pousse un ménage à reporter une décision, d’où sa place en tête d’une liste comme celle-ci.
Rien sur ce site ne peut changer le prix de l’épicerie. Ce qu’un article peut faire, c’est rendre lisible la mécanique autour de la facture d’épicerie, qui est la seule partie que le ménage contrôle vraiment.
La marge mince à la fin du mois
Voici le chiffre qui arrête une conversation quand on le dit à voix haute.
Deux Canadiens sur cinq déclarent se trouver à deux cents dollars ou moins de ne plus pouvoir honorer leurs obligations financières mensuelles. C’était sept points de moins que le trimestre précédent et le niveau le plus bas mesuré depuis la pandémie, ce qui veut dire que c’était pire avant.
Le montant moyen qui reste à la fin du mois a monté à un peu plus de neuf cents dollars, en hausse par rapport au trimestre précédent.
Ces deux chiffres vont ensemble et sont presque toujours rapportés séparément. Le ménage moyen a une marge. Une très large minorité n’en a presque aucune. Les deux sont vrais en même temps, et un texte qui ne rapporte qu’un des deux plaide au lieu d’informer.
Ce que cette marge décide n’est pas le confort. Elle décide si un ménage peut absorber un mauvais mois sans emprunter, ce qui est une autre question que celle de savoir s’il épargne assez, et une question plus urgente.
L’article de ce site sur cette marge est à deux cents dollars du bord.
Un concept, non une recommandation
Tout ce qui suit est une illustration écrite pour montrer le fonctionnement d’une structure. Aucune personne présentée ici n’est réelle, aucun chiffre n’est une projection, et rien ici n’est une recommandation, ni pour vous ni pour quiconque. Les montants sont ronds parce qu’ils ont été choisis pour rendre le calcul visible, non parce qu’ils seraient typiques, disponibles ou atteignables.
Ce qu’un contrat ferait réellement dépend de l’assureur, du produit, de votre âge et de votre état de santé, de la décision de tarification et du contrat que vous signez. Une recommandation ne peut suivre qu’une analyse de vos besoins menée avec vous par un représentant dûment certifié. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. reçoit une commission de l’assureur émetteur lorsqu’un contrat est placé, et vous devriez lire ce qui suit en le sachant.
Une illustration: le même mois, deux ménages
Cette illustration ne contient aucun chiffre et ne nomme ni produit, ni assureur, ni personne. Personne n’y est réel. Son sujet est une marge, pas un résultat.
Imaginez deux ménages avec le même revenu, dans la même ville, le même mois.
L’un termine le mois avec de la marge. L’autre le termine presque sans rien. Rien dans leurs gains n’explique la différence, et rien dans leur caractère non plus.
Ce qui diffère, c’est la part de l’argent qui arrive chaque mois et qui est déjà promise à quelqu’un d’autre avant d’atterrir: un paiement fixé il y a des années, un renouvellement qui a bougé, une obligation qu’on ne peut pas mettre en pause.
Le ménage qui a de la marge absorbe un mauvais mois. Celui qui n’en a pas emprunte, et l’emprunt fixe le mois suivant. Voilà toute la mécanique, et c’est la raison pour laquelle cette page commence par la marge plutôt que par le revenu.
Les taux d’intérêt, et l’inquiétude sous l’inquiétude
Près des deux tiers des Canadiens ont dit avoir désespérément besoin que les taux d’intérêt baissent. C’est la phrase que tout le monde reprend.
Le chiffre le plus intéressant se trouve juste à côté et presque personne ne le reprend. Presque la moitié ont dit rester inquiets de leur capacité à rembourser leurs dettes même si les taux baissaient.
Lisez les deux ensemble et l’inquiétude ne porte pas vraiment sur les taux. Elle porte sur la taille de l’obligation. Une baisse de taux aide le ménage dont le problème est le taux. Elle n’aide pas celui dont le problème est le montant dû, et la moitié des répondants semblent savoir de quel côté ils se trouvent.
Plus de deux cinquièmes ont dit craindre qu’une hausse des taux les pousse vers la faillite. C’est leur mot, tiré de leur sondage, et ce site n’est pas le lieu de cette conversation. Un syndic autorisé en insolvabilité l’est, et tout ménage proche de cette ligne devrait lui parler plutôt que lire un article.
Le renouvellement hypothécaire dont personne n’a choisi la date
C’est la seule inquiétude de cette page qui porte une date, ce qui en fait la plus simple à préparer et celle qu’on laisse le plus souvent jusqu’à l’arrivée de la lettre.
La Banque du Canada a publié une analyse de ce qui se passe au renouvellement. Environ six hypothèques en cours sur dix au Canada devaient être renouvelées en 2025 ou en 2026. Parmi celles qui se renouvelaient, environ six sur dix devaient voir leur paiement augmenter.
La hausse n’est pas répartie également. Les emprunteurs à taux fixe de cinq ans qui renouvelaient en 2026 faisaient face à une augmentation moyenne d’environ un cinquième du paiement, et ces hypothèques représentent à peu près quatre hypothèques sur dix au pays. Les emprunteurs à taux variable avec paiement variable devaient voir une baisse.
Le titre honnête n’est donc pas que tout le monde paie plus. C’est qu’un groupe important et identifiable paie nettement plus, et qu’il pouvait connaître le mois des années d’avance.
L’article de ce site est la vague de renouvellements hypothécaires.
Manquer d’argent avant de manquer de vie
Trois Canadiens sur cinq disent craindre de manquer d’argent pendant leur retraite.
La répartition est la partie sur laquelle il faut s’arrêter. La crainte est la plus forte non pas chez les personnes proches de la retraite, mais chez celles de vingt-huit à quarante-quatre ans, où deux sur trois disent craindre de ne pas avoir un revenu suffisant. Les femmes le rapportent plus que les hommes.
Et près des trois quarts ont dit prévoir compter, ou compter déjà, sur le régime public pour une partie de leur revenu de retraite.
Mises ensemble, ces réponses dessinent une génération qui s’attend à ce que le plancher public compte et qui ne sait pas ce que ce plancher verse. Voilà un écart qu’un article peut vraiment combler, parce que les régimes publics publient leurs propres règles et que ce site les a maintenant expliquées une à une.
L’article sur la crainte elle-même est la peur de survivre à son argent. Le plancher qui se trouve dessous est exposé dans le Régime de rentes du Québec expliqué et la Sécurité de la vieillesse, le supplément et les deux allocations.
Ce que l’inquiétude coûte à une personne
Les sondages sur l’argent s’arrêtent d’ordinaire à l’argent. Celui-ci ne s’est pas arrêté là, et ses réponses sont la raison d’être de cette page.
Une personne sur quatre au Canada a rapporté des effets sur sa santé mentale et son niveau de stress. Près d’une sur cinq a rapporté des troubles du sommeil. Presque trois sur dix ont dit épargner moins à cause de l’incertitude économique.
Ce dernier point est le piège discret de toute la liste. L’incertitude fait épargner moins, et épargner moins expose davantage le ménage à la prochaine incertitude. L’inquiétude n’est pas seulement un sentiment. Elle change le comportement qui y aurait répondu.
C’est aussi le moment où un site honnête doit faire attention. Une page qui remue la peur puis propose un produit fait autre chose qu’éduquer. Ce qui suit sur ce site n’est pas un produit. Ce sont quatre questions.
Le guide de référence
Commencez ici: toute la stratégie en une page
Ce que c’est, comment cela fonctionne au Canada, ce que cela coûte, ce que cela risque, combien de temps cela prend et à qui cela ne convient pas.
José Salloum Centre canadien de création de patrimoine Inc.
Lire le guideOù un ménage peut porter tout cela
Six inquiétudes, quatre sources, toutes publiées et toutes gratuites. Aucune ne porte sur un produit, et aucune ne se règle par un produit.
Ce qu’elles ont en commun est plus étroit qu’il n’y paraît. Chacune est une question de contrôle: qui fixe les conditions de l’argent qui sort du ménage, ce qui arrive si le revenu s’arrête, et quelles décisions quelqu’un d’autre doit approuver.
C’est tout ce que ce site entend par souveraineté financière, et cela se présente en quatre questions plutôt qu’en argumentaire dans quatre questions sur votre argent.
Rien sur cette page ne recommande quoi que ce soit. C’est une façon de lire sa propre situation, et le ménage qui la lit et décide de ne rien changer a quand même passé une heure utile.
Où lire les chiffres à la source
La marge de fin de mois, les constats sur les taux et les attentes pour l’année sont publiés par MNP dans son indice des dettes à la consommation, paru en janvier 2026 et mené par Ipsos. L’analyse des renouvellements est publiée par la Banque du Canada sous forme de note analytique du personnel. Les chiffres sur la crainte de manquer d’argent sont publiés par Investissements RPC. Les chiffres sur le coût des dépenses courantes, la santé et le sommeil viennent d’un sondage mené auprès d’adultes canadiens pendant les deux premières semaines d’avril 2026 et publié par la Sun Life.
Tous consultés le 24 septembre 2026, tous gratuits, et tous sujets à révision. Un sondage est une photographie d’une population à un moment donné, et ce n’est jamais une affirmation sur un ménage en particulier.
Sources
- Indice des dettes à la consommation MNP, paru le 12 janvier 2026, mené par Ipsos, mnpdebt.ca, lu le 24 septembre 2026
- Banque du Canada, note analytique du personnel 2025-21, sur les paiements hypothécaires au renouvellement, bankofcanada.ca, lu le 24 septembre 2026
- Investissements RPC, les Canadiens craignent de manquer d’argent à la retraite, cppinvestments.com, lu le 24 septembre 2026
- Sun Life, sondage sur le stress financier, mené du 1er au 14 avril 2026, sunlife.ca, lu le 24 septembre 2026
Questions fréquentes
Qu’est-ce qui inquiète le plus les Canadiens au sujet de l’argent?
Dans un sondage mené auprès d’adultes canadiens en avril 2026, l’inquiétude la plus nommée était la hausse du coût des dépenses courantes comme l’épicerie, par trois personnes sur cinq. Le prix de l’énergie et le fait d’avoir assez d’épargne pour la retraite suivaient.
Combien de Canadiens sont près de ne plus pouvoir honorer leurs obligations mensuelles?
Deux sur cinq déclarent être à deux cents dollars ou moins de cette limite, selon l’indice des dettes à la consommation paru en janvier 2026. La même étude situait le montant moyen restant à la fin du mois à un peu plus de neuf cents dollars.
Une baisse des taux réglera-t-elle l’inquiétude liée à la dette?
Pas pour tout le monde. Près des deux tiers ont dit avoir besoin d’une baisse, et presque la moitié ont dit rester inquiets de rembourser leurs dettes même si les taux baissaient. Ensemble, ces deux constats suggèrent que le problème est la taille de l’obligation plutôt que le taux qui s’y applique.
Combien d’hypothèques faisaient face à un paiement plus élevé?
La Banque du Canada s’attendait à ce qu’environ six hypothèques en cours sur dix au Canada soient renouvelées en 2025 ou en 2026, et à ce qu’environ six de ces renouvellements sur dix portent un paiement plus élevé, les emprunteurs à taux fixe de cinq ans renouvelant en 2026 faisant face à la plus forte hausse moyenne.
Cette page me dit-elle d’acheter quelque chose?
Non. Elle rapporte des constats de sondages publiés avec leurs sources et leurs dates, et elle renvoie à des articles qui expliquent la mécanique. La page qui expose la façon dont cette pratique aborde le sujet est faite de quatre questions, pas d’un produit.
Une rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation permet d’établir si cette approche vous convient. Aucune illustration n’est préparée et rien n’est mis en place.
Souvent, la réponse est non, et vous l’entendrez pendant l’appel plutôt que dans une proposition envoyée ensuite.
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