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Le compte de gestion santé au lieu d’un régime

Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026

Divulgation importante: portée du conseil

Cet article constitue de l’information financière générale sur le traitement fiscal des comptes de gestion santé au Canada. Ce n’est pas un conseil fiscal, ce n’est pas un conseil comptable, et ce n’est pas une recommandation d’adopter ou d’écarter quelque arrangement que ce soit. Il ne nomme aucun fournisseur ni aucun assureur, et il n’énonce aucune prime, aucun plafond et aucun montant. La qualification d’un arrangement donné est une question de fait tranchée à la lumière des documents du régime tels qu’ils sont réellement rédigés et appliqués, et elle doit être réglée avec un fiscaliste qualifié avant toute mise en place. Les questions d’assurance doivent être examinées avec un professionnel de l’assurance dûment certifié. Éducatif seulement.

En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.

À retenir

  • Le compte de gestion santé n’est pas une catégorie de la Loi de l’impôt sur le revenu. Ou bien il satisfait à la définition de régime privé d’assurance maladie du paragraphe 248(1), ou bien il est du salaire ordinaire assorti de paperasse.
  • La condition qui tranche la plupart des petits dossiers est que le régime soit de la nature d’une assurance, ce que l’Agence du revenu du Canada lit comme exigeant un élément de risque raisonnable porté par l’employeur.
  • Dans une table ronde de 2022, l’Agence du revenu du Canada a indiqué qu’un compte couvrant uniquement un employé unique qui est aussi l’actionnaire ne se qualifierait vraisemblablement pas, ce qui est précisément la situation de la plupart des sociétés à un seul homme ou à une seule femme.
  • Les crédits inutilisés ou les dépenses inutilisées peuvent être reportés jusqu’à douze mois, les uns ou les autres et non les deux, et aucun retrait ni transfert en argent ne doit être possible.
  • L’incorporation est une condition pratique, parce qu’un travailleur autonome non incorporé est renvoyé à l’article 20.01, où la déduction est plafonnée par personne à défaut d’employés sans lien de dépendance.
  • Au Québec, la cotisation de l’employeur constitue un avantage imposable à la case J même lorsque l’arrangement se qualifie au fédéral, et le même montant devient ensuite un frais médical admissible à la ligne 381.

Il existe une taille d’entreprise, deux personnes, parfois trois, où un régime collectif assuré se justifie difficilement et où le propriétaire veut tout de même que le dentiste et le physiothérapeute soient payés avec des dollars de la société plutôt qu’avec des dollars personnels. Le compte de gestion santé est ce qu’on lui propose, et on le lui propose souvent comme s’il s’agissait d’un régime: une carte, un portail, un montant annuel, le vocabulaire des avantages sociaux. Ce n’est pas un régime. C’est un résultat fiscal, et ce résultat est conditionnel. Ou bien l’arrangement satisfait à une définition de la Loi de l’impôt sur le revenu, et alors l’argent sort de la société et entre chez le dentiste sans jamais devenir le revenu du propriétaire, ou bien il n’y satisfait pas, et alors chaque dollar est du salaire, déclarable et sujet aux retenues. Il n’existe pas de version partielle. Cette page expose ce qu’exige la définition, où les petits arrangements y échouent, et où un compte a sa place à côté d’un régime assuré plutôt qu’à sa place.

Ce que c’est, sur le plan fiscal

Le compte de gestion santé est un montant notionnel qu’un employeur rend disponible à un employé, contre lequel celui-ci soumet des frais de santé et dentaires admissibles et se fait rembourser. Rien n’est détenu en fiducie pour l’employé, rien n’appartient à l’employé, et les montants non réclamés ne deviennent pas les siens.

La Loi n’a pas de rubrique pour cela. Ce qu’elle a, c’est une définition, au paragraphe 248(1), du régime privé d’assurance maladie, et une exception au sous-alinéa 6(1)a)(i) qui retire du revenu de l’employé l’avantage découlant des cotisations de l’employeur à un tel régime. Si le compte de gestion santé est un régime privé d’assurance maladie, la cotisation de l’employeur ne constitue pas un avantage imposable, le remboursement ne constitue pas un revenu, et le coût est une dépense d’entreprise ordinaire. Sinon, l’arrangement est un mécanisme de paiement de dépenses personnelles d’un employé, et la valeur constitue un revenu d’emploi selon la règle générale de l’alinéa 6(1)a).

Tout le reste de ces arrangements, la carte, le portail, le relevé annuel, relève de l’administration. Il vaut la peine d’être direct là-dessus dès le départ, parce que le discours commercial qui les entoure emprunte le vocabulaire de l’assurance et que la question juridique est entièrement distincte de l’apparence de la chose.

Le critère du régime privé d’assurance maladie

La page de l’Agence du revenu du Canada sur les primes de régime privé d’assurance maladie, modifiée en septembre 2025, énonce les conditions sous la forme de quatre exigences qui doivent toutes être remplies.

Premièrement, tout ce qui est couvert par le régime doit être un frais médical ou hospitalier, ou une dépense engagée en lien avec un frais médical et dans un délai raisonnable après celui-ci, ou une combinaison des deux. Deuxièmement, la totalité ou la presque totalité des primes doit se rapporter à des dépenses admissibles au crédit d’impôt pour frais médicaux. Troisièmement, le régime doit être de la nature d’une assurance. Quatrièmement, la couverture doit se limiter à l’employé, à son conjoint ou conjoint de fait et aux membres de son ménage qui lui sont unis par les liens du sang, du mariage ou de l’adoption.

La première, la deuxième et la quatrième conditions relèvent surtout d’une rédaction correcte du régime et d’une administration conforme à ce qui est écrit. La troisième est celle sur laquelle les petits arrangements se défont, et elle mérite sa propre section.

De la nature d’une assurance

L’assurance, dans sa forme la plus simple, est l’engagement pris par une personne d’en indemniser une autre, contre une contrepartie, à l’égard d’une perte qui peut survenir ou ne pas survenir. L’incertitude n’est pas un ornement. Elle est ce qui distingue l’assurance d’une promesse de remettre de l’argent.

L’Agence du revenu du Canada applique cela directement. Une interprétation technique de 2012 portant sur les comptes autoadministrés décrit les bornes pratiques: il doit exister un élément de risque raisonnable, les crédits inutilisés ou les dépenses inutilisées peuvent être reportés jusqu’à douze mois mais non les deux, et aucun retrait ni transfert en argent ne doit être possible. Lorsque les employés sont certains d’épuiser ce qui leur est attribué, l’élément de risque manque.

Le point a été formulé plus nettement dans une réponse de table ronde de 2022. L’Agence a indiqué qu’un compte couvrant uniquement un employé unique qui est aussi l’actionnaire, ainsi que la famille de cette personne, ne serait vraisemblablement pas un régime de la nature d’une assurance et ne se qualifierait donc vraisemblablement pas. Le raisonnement est que la personne paie les frais médicaux de sa propre famille par l’entremise d’une société qu’elle détient entièrement, sans que quiconque assume un risque. L’Agence a aussi relevé l’effet d’un régime que l’employeur peut annuler à tout moment, sans préavis, à son entière discrétion, ce qui correspond à la rédaction d’un très grand nombre de petits arrangements. Cette réponse compte ici parce que l’employé actionnaire unique est justement le lecteur pour qui cette page est écrite.

Ce qu’il peut rembourser

L’univers est fixé par les deux premières conditions, et il est plus large que ce que la plupart des gens imaginent. Tout ce qui est admissible au crédit d’impôt pour frais médicaux y entre, ce qui va bien au-delà de la dentisterie et des médicaments: les professionnels paramédicaux, la vue, l’ouïe, les orthèses, les appareils de mobilité, certaines rénovations liées à un handicap, et les primes payées pour une autre couverture de santé admissible.

Ce dernier élément est celui qu’on manque. Un compte peut servir à rembourser les primes d’une couverture achetée à titre privé, ce qui est une façon légitime d’assembler quelque chose pour un ménage sans aucun contrat collectif en place.

Il vaut aussi la peine de noter ce que la liste du crédit ne suit pas. Elle n’est pas la même chose que ce qu’un régime provincial paie, ni la même chose que ce qu’un contrat collectif assuré couvre, lequel est habituellement plus étroit et soumis à des grilles. La liste du crédit est la frontière, et un compte qui rembourse au-delà met en péril tout l’arrangement, non la seule réclamation fautive.

Ce qu’il ne peut pas faire

Il ne peut rien rembourser hors de l’univers des dépenses admissibles. Les abonnements de gymnase, les applications de mieux-être, la mise en forme générale, les interventions esthétiques et les divers postes de style de vie qui reviennent sans cesse dans les programmes de dépenses des employeurs ne sont pas des frais médicaux à cette fin. Lorsqu’un employeur veut les financer, il s’agit d’un arrangement distinct et imposable; c’est le mélange des deux dans un seul compte qui brise la deuxième condition.

Il ne peut pas verser d’argent. Si un employé peut prendre les sommes non dépensées, ou les déplacer vers autre chose, l’arrangement n’est pas de l’assurance et ne l’a jamais été.

Il ne peut pas reporter indéfiniment, ni reporter dans les deux directions à la fois. Douze mois, crédits ou dépenses, les uns ou les autres.

Et il ne peut pas faire ce que fait un régime assuré, ce qui est l’objet de la section plus bas. Un compte de dépenses a un plancher et un plafond qui sont le même chiffre. Il ne peut pas absorber une réclamation de médicaments catastrophique, puisque la somme disponible est la somme financée, et toute la valeur de l’assurance tient à ce que le versement ne soit pas limité à ce qui a été payé.

Un vrai compte, ou du salaire avec un formulaire

Voici la distinction qui tranche la plupart des dossiers, et elle se trace sans le moindre vocabulaire technique. Dans un arrangement véritable, l’employeur s’est engagé à indemniser des frais de santé qui peuvent survenir ou non, à l’intérieur d’une limite définie, à des conditions arrêtées d’avance pour une catégorie d’employés, et il en porte la conséquence si les réclamations dépassent les attentes.

Dans l’autre sorte, un propriétaire décide chaque année ce qu’il compte dépenser en dentisterie pour sa propre famille, finance exactement ce montant, le dépense et le documente. Rien n’était incertain. Personne n’a porté de risque. La catégorie d’employés couverts compte une personne, qui est aussi celle qui a fixé le montant et qui pourrait le modifier ou l’annuler demain. La paperasse est réelle; l’assurance ne l’est pas.

Un test utile à appliquer à une proposition consiste à demander ce qui se passerait l’année où une personne couverte aurait une très grosse réclamation et l’année où elle n’en aurait aucune. Si la réponse dans les deux cas est que la société paie exactement ce qu’elle avait budgété, il n’y a de risque nulle part dans l’arrangement, et le décrire comme un régime lui fait porter un poids que la substance ne soutient pas.

Ce qui arrive en cas de nouvelle cotisation

La conséquence d’un échec au critère n’est pas le refus de la déduction. La société a tout de même versé une somme à un employé ou pour son compte, et cela est généralement déductible à titre de rémunération. La conséquence tombe sur le particulier.

Chaque somme remboursée devient un revenu d’emploi en vertu de l’alinéa 6(1)a), dans l’année où elle a été reçue. Elle aurait dû être déclarée, et les retenues à la source auraient dû être effectuées et versées. Une nouvelle cotisation apporte donc de l’impôt sur un revenu que personne n’avait prévu, et le dossier de l’employeur porte un défaut de retenue. Les frais médicaux eux-mêmes peuvent être réclamés personnellement par le crédit d’impôt pour frais médicaux, ce qui récupère quelque chose sans récupérer le tout, puisqu’un crédit n’est pas une déduction.

Une complication s’ajoute lorsque le bénéficiaire est un actionnaire. Si l’avantage est conféré parce que la personne est actionnaire plutôt que parce qu’elle est employée, il peut être traité comme un avantage conféré à un actionnaire plutôt que comme un revenu d’emploi, ce qui est un pire résultat, puisque la société n’obtient alors aucune déduction et que le montant demeure imposable pour le particulier. Voilà pourquoi les documents de régime qui rattachent la couverture à un poste d’emploi, et une véritable relation d’emploi derrière eux, comptent davantage dans les plus petites sociétés que partout ailleurs.

Jose Salloum, conseiller en sécurité financière

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Pourquoi l’incorporation est une condition pratique

Un travailleur autonome non incorporé ne peut pas être son propre employé, et ne peut donc pas être couvert à titre d’employé par son propre régime privé d’assurance maladie. Le législateur a traité cela séparément, à l’article 20.01, qui permet à un particulier travaillant à son compte de déduire les primes d’un régime privé d’assurance maladie pour lui-même et son ménage dans le calcul du revenu d’entreprise.

L’allègement vient avec une structure. Selon l’alinéa 20.01(2)b), lorsque l’entreprise compte des employés à temps plein sans lien de dépendance comptant au moins trois mois de service, et qu’ils forment au moins la moitié des personnes couvertes, la déduction se mesure au coût d’une couverture équivalente pour ces employés. À défaut de tels employés, l’alinéa 20.01(2)c) plafonne la déduction à un montant annuel par personne fixé dans la Loi, à un chiffre inférieur pour un enfant de moins de dix-huit ans, calculé au prorata du nombre de jours de la période. Ces montants sont inscrits dans la loi et se lisent mieux là qu’ils ne se répètent sur une page qui vieillira.

Pour un travailleur autonome sans personnel sans lien de dépendance, ce plafond se situe habituellement bien en dessous de ce qu’un ménage dépense réellement, et c’est la raison pratique pour laquelle la conversation glisse vers l’incorporation. L’incorporation n’est pas un mot magique pour autant. Elle crée la relation d’emploi dont le régime a besoin, et c’est elle qui fait entrer dans la pièce le problème de l’employé actionnaire unique décrit plus haut. Les deux moitiés doivent être traitées. S’incorporer pour les seuls avantages sociaux est rarement toute la raison de s’incorporer, et la décision appartient à un comptable qui regarde l’ensemble du tableau.

À côté d’un régime assuré, ou à sa place

Le positionnement honnête d’un compte de dépenses est celui d’une couche souple, non d’une protection. Il gère très bien les dépenses fréquentes, modérées et prévisibles d’un ménage, et il laisse chacun diriger l’argent là où sa famille en a besoin, ce qu’une grille assurée ne sait pas faire.

Ce qu’il ne fait pas, c’est se tenir entre un ménage et une grosse réclamation. Une thérapie médicamenteuse sérieuse, un long traitement, une hospitalisation à l’étranger: voilà les événements pour lesquels un contrat d’assurance existe, et un compte financé à un montant annuel fixe s’épuise, tout simplement. Lorsqu’un employeur, de quelque taille que ce soit, peut porter une couche assurée contre les sinistres majeurs, la structure sensée est habituellement cette couche plus un compte pour tout ce qui est courant, plutôt que l’une ou l’autre.

Lorsqu’un contrat assuré n’est véritablement pas disponible ou pas proportionné, et à deux ou trois personnes il ne l’est souvent pas, un compte seul est une réponse défendable pourvu que tous comprennent qu’il s’agit d’un mécanisme de financement et non d’un transfert de risque. Lisez Ce que coûte l’assurance collective à une petite entreprise pour la comparaison, et Collectif ou individuel pour la troisième voie, celle des contrats individuels détenus personnellement.

Le traitement québécois

Le Québec impose la cotisation de l’employeur. Comme un compte de gestion santé admissible est un régime privé d’assurance maladie, le guide de production du relevé 1 de Revenu Québec, mis à jour en décembre 2025, l’attrape à la case J au même titre que les primes ordinaires de soins de santé et dentaires, et le montant se reporte à la case A.

Le résultat fédéral et le résultat québécois diffèrent donc pour exactement le même arrangement, et un propriétaire québécois à qui l’on a dit que le compte échappe à l’impôt devrait comprendre que l’affirmation n’est vraie qu’au fédéral. Le dégrèvement se trouve à la ligne 381: les indications de Revenu Québec, mises à jour en décembre 2025, rangent parmi les frais médicaux admissibles la valeur de l’avantage lié à la cotisation de l’employeur figurant à la case J.

Rien de tout cela ne change la question de la qualification. Cette question est fédérale et se répond dans les documents du régime. Le Québec accepte la qualification et impose tout de même.

Quoi demander avant de signer quoi que ce soit

Demandez qui porte le risque, et attendez une réponse précise. Si personne ne le porte, l’arrangement est un calendrier de paiements.

Demandez ce que dit le document du régime sur l’annulation. Un régime que l’employeur peut résilier à tout moment, sans préavis, à son entière discrétion est un régime sur lequel l’Agence s’est prononcée expressément.

Demandez comment fonctionne le report, et vérifiez qu’il ne va que dans un sens et qu’il est plafonné à douze mois. Demandez si une partie du programme rembourse du mieux-être ou du style de vie, parce que c’est ce qui brise le plus souvent la condition de la presque totalité. Demandez qui compose la catégorie couverte et comment elle est décrite, et si la réponse est un actionnaire, demandez directement comment la position de la table ronde de 2022 a été traitée.

Et demandez au comptable, avant que l’arrangement commence plutôt qu’après la première nouvelle cotisation. Le coût de la question est une heure. Le coût de la mauvaise réponse est plusieurs années de remboursements devenant un revenu d’un seul coup. Pour le tableau plus large, Le compte de gestion santé en petite entreprise traite de l’usage de cet outil à côté d’un régime, et Quelles prestations collectives constituent un avantage imposable place le compte dans la rangée qui lui revient.

Questions fréquentes

Un compte de gestion santé échappe-t-il à l’impôt au Canada?

Au fédéral, oui, mais seulement s’il se qualifie comme régime privé d’assurance maladie. Cela exige des frais médicaux ou hospitaliers admissibles, la totalité ou la presque totalité des primes se rapportant à des dépenses admissibles au crédit d’impôt pour frais médicaux, une couverture limitée à l’employé et à son ménage, et un régime de la nature d’une assurance. À défaut de l’une de ces conditions, les remboursements sont un revenu d’emploi. Au Québec, la cotisation patronale demeure un avantage imposable dans tous les cas.

Une société à une seule personne peut-elle avoir un compte de gestion santé?

Elle peut en mettre un en place, mais l’Agence du revenu du Canada a indiqué dans une réponse de table ronde de 2022 qu’un compte couvrant uniquement un employé unique qui est aussi l’actionnaire, et sa famille, ne serait vraisemblablement pas de la nature d’une assurance et ne se qualifierait donc vraisemblablement pas. Le motif était que personne n’assume de risque. Toute personne dans cette situation devrait faire traiter ce point précis par un comptable avant que l’arrangement commence.

Qu’est-ce que l’élément de risque?

C’est l’incertitude qui fait d’une chose de l’assurance plutôt qu’un paiement. Si l’employeur s’est engagé à indemniser des frais qui peuvent survenir ou non, et qu’il en porte la conséquence lorsque les réclamations dépassent les attentes, il y a du risque. Si le montant financé est le montant certain d’être dépensé, et que l’employeur peut annuler à sa guise, l’Agence a laissé entendre qu’il n’y en a pas, et l’arrangement se qualifiera difficilement.

Que peut rembourser un compte de gestion santé?

Tout ce qui est admissible au crédit d’impôt pour frais médicaux, ce qui est plus large qu’on ne le suppose: les soins dentaires et les médicaments, les professionnels paramédicaux, la vue et l’ouïe, les orthèses et les appareils de mobilité, certaines rénovations d’accessibilité, et les primes payées pour une autre couverture de santé admissible. Ce qu’il ne peut pas rembourser, c’est tout ce qui est hors de cette liste, y compris les abonnements de gymnase et le mieux-être en général.

Les sommes inutilisées peuvent-elles être reportées?

Oui, dans les limites décrites par l’Agence du revenu du Canada. Les crédits inutilisés ou les dépenses inutilisées peuvent être reportés jusqu’à douze mois, les uns ou les autres et non les deux. Aucun retrait en argent ni transfert vers autre chose ne doit être possible. Un arrangement qui laisse un employé prendre le solde non dépensé, sous quelque forme que ce soit, n’est pas de la nature d’une assurance et ne se qualifie pas.

Que se passe-t-il si l’Agence du revenu du Canada cotise de nouveau l’arrangement?

Chaque somme remboursée devient un revenu d’emploi dans l’année où elle a été reçue, en vertu de l’alinéa 6(1)a). Les retenues à la source auraient dû être effectuées et versées, de sorte que le dossier de l’employeur porte aussi un défaut de retenue. Les frais médicaux peuvent être réclamés personnellement par le crédit d’impôt pour frais médicaux, ce qui en récupère une partie et non la totalité, puisqu’un crédit n’est pas une déduction.

Faut-il s’incorporer pour en avoir un?

En pratique, habituellement. Un travailleur autonome non incorporé ne peut pas être son propre employé, de sorte que la voie devient l’article 20.01, qui limite la déduction à un montant annuel par personne fixé dans la Loi, au prorata des jours, à moins que l’entreprise compte des employés à temps plein sans lien de dépendance formant au moins la moitié du groupe couvert. Pour un travailleur autonome sans personnel, ce plafond se situe souvent bien sous la dépense réelle du ménage.

Un compte de dépenses devrait-il remplacer un régime assuré?

Il remplace bien la partie courante et pas du tout la partie protectrice. Un compte financé à un montant annuel fixe s’épuise, de sorte qu’il ne peut absorber ni une réclamation de médicaments catastrophique ni un long traitement, soit l’événement même pour lequel l’assurance existe. Lorsqu’une couche assurée contre les sinistres majeurs est disponible et proportionnée, la structure usuelle est cette couche plus un compte pour tout ce qui est courant.

Comment cela est-il traité au Québec?

La cotisation de l’employeur constitue un avantage imposable aux fins québécoises et va à la case J du relevé 1, reportée à la case A, parce qu’un compte admissible est un régime privé d’assurance maladie. Le même montant devient ensuite un frais médical admissible à la ligne 381 de la déclaration québécoise. Les réponses fédérale et québécoise diffèrent donc pour un arrangement identique, et un propriétaire québécois à qui l’on a dit que le compte échappe à l’impôt n’a reçu que la moitié du tableau.

Est-ce la même chose qu’un compte mieux-être?

Non, et les mélanger est une façon courante de briser le critère. Un compte mieux-être ou style de vie rembourse des choses qui ne sont pas des frais médicaux, de sorte que les sommes qui y passent constituent un revenu d’emploi. Cela n’est pas fatal en soi, pourvu qu’il s’agisse d’un arrangement distinct correctement déclaré. Cela le devient lorsque les deux passent par un seul compte, parce que la condition de la presque totalité échoue alors pour le tout.

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À propos de l’auteur

Jose Salloum, conseiller en sécurité financière

Jose Salloum est conseiller en sécurité financière, autorisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) au Québec, par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario (FSRA) et par l’Insurance Council of British Columbia. Autorisé depuis 2001, il accompagne des familles, des propriétaires d’entreprise et des professionnels incorporés canadiens.

Il est le fondateur du Centre canadien de création de patrimoine Inc. (CWCC), cabinet inscrit auprès de l’AMF, et de sa branche éducative financierecbi.com. Il détient le titre Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis réglementaire.

CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Cette page est de l’éducation générale et non un conseil sur un dossier individuel.

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Divulgations importantes

  1. Cette page est de l’éducation, pas un conseil. Le contenu est de l’information générale préparée par le Centre canadien de création de patrimoine Inc. Il ne tient pas compte de votre situation et ne constitue pas une recommandation d’acheter, de conserver ou de résilier un contrat. CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Le cabinet place de l’assurance au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick; ailleurs, les clients sont servis par des conseillers autorisés dans leur province.

    Rien ici n’a été écrit avec votre dossier sous les yeux. Lisez pour comprendre le sujet, puis jugez-le selon votre propre situation, idéalement avec une personne autorisée là où vous vivez et qui a vu vos chiffres.

  2. Le traitement fiscal dépend de votre situation. Le traitement fiscal décrit dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du Règlement de l’impôt sur le revenu et de la situation individuelle du lecteur. Un retrait, un rachat ou une avance sur police peut constituer une disposition au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté peuvent être imposables l’année où ils surviennent. Les règles fiscales changent.

    Le résultat fiscal n’est ni automatique ni inconditionnel. Il repose sur le maintien du contrat à l’intérieur des règles canadiennes et sur votre propre situation. Avant de vous y fier, parlez à un comptable qui a réellement travaillé avec ces contrats.

  3. Emprunter sur un contrat comporte ses propres risques. Une avance sur police ou un emprunt garanti par un contrat porte intérêt. Si le solde et l’intérêt ne sont pas gérés, la prestation de décès est réduite, et un contrat qui tombe en déchéance alors qu’une avance est impayée peut produire un gain imposable cette année-là. Les prêteurs tiers fixent leurs propres conditions et peuvent les modifier.

    Un emprunt reste un emprunt. L’intérêt s’accumule que vous le payiez ou non, et un contrat qui manque de marge pendant qu’il est dû peut vous coûter à la fois la protection et une facture d’impôt. C’est la partie de la stratégie qui exige le plus de discipline.

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