Lettre de souhaits et planification successorale au Canada : ce qu’elle est et n’est pas

Par Jose Salloum, Conseiller en sécurité financière  |  Juin 2026


Divulgation importante — Portée des conseils : Cet article est de l’information générale sur les lettres de souhaits en planification successorale et n’est pas un conseil juridique. Une lettre de souhaits n’a pas force de loi et ne remplace pas un testament valide. Elle doit être coordonnée avec un testament correctement rédigé et ne doit pas le contredire. La façon d’utiliser une lettre de souhaits, et ce qui y appartient par opposition à votre testament, dépend de votre situation et ne peut être évalué qu’individuellement. Consultez un avocat ou, au Québec, un notaire pour préparer votre testament et toute lettre de souhaits l’accompagnant.


Points clés

  • Une lettre de souhaits est un document informel qui guide votre liquidateur, exécuteur ou fiduciaire sur des questions personnelles qu’un testament ne couvre pas en détail.
  • Elle n’a pas force de loi — elle offre des indications que le représentant successoral peut considérer mais n’est pas obligé de suivre. Elle ne remplace jamais un testament.
  • Les bonnes utilisations incluent les préférences funéraires, la distribution d’objets sentimentaux, le raisonnement derrière les décisions, et des indications pour les tuteurs ou fiduciaires.
  • Tout ce qui doit être exécuté — distribution des biens, nomination d’un liquidateur ou tuteur, création d’une fiducie — appartient au testament; préparez les deux avec un avocat ou un notaire.

Un testament est un document puissant, mais il a ses limites. C’est un instrument juridique formel, rédigé d’une certaine façon dans un certain but : diriger, avec force de loi, comment votre succession est distribuée et qui est responsable de l’exécuter. Ce qu’un testament ne fait pas bien — et souvent ne peut pas faire du tout — c’est parler des questions personnelles, humaines et flexibles auxquelles les familles tiennent souvent tout autant : comment vous aimeriez qu’on se souvienne de vous, qui devrait recevoir les petites choses qui portent une grande signification, pourquoi vous avez fait les choix que vous avez faits, et comment vous espérez que ceux que vous laissez en charge géreront les innombrables situations qu’un testament ne pourrait jamais anticiper. C’est là qu’intervient une lettre de souhaits. C’est l’un des outils les plus utiles et les plus mal compris de la planification successorale — utile parce qu’elle aborde exactement ce qu’un testament ne peut pas, et mal compris parce que les gens la prennent souvent pour quelque chose qu’elle n’est pas. La chose la plus importante à comprendre au sujet d’une lettre de souhaits est qu’elle n’a pas force de loi, et saisir à la fois ce que cela signifie et pourquoi c’est en réalité tout l’intérêt est la clé pour bien l’utiliser. Cet article explique ce qu’une lettre de souhaits est et n’est pas, ce qui y appartient, pourquoi sa nature non contraignante est un atout plutôt qu’un défaut, et comment l’utiliser aux côtés d’un testament en bonne et due forme. Bien comprise, elle devient un allié précieux; mal comprise, elle se transforme en source de malentendus au pire moment.


Ce qu’est réellement une lettre de souhaits

Définissons-la clairement, car la définition résout déjà la plupart de la confusion. Une lettre de souhaits est un document informel et personnel qui accompagne un testament et offre des indications aux personnes qui administreront une succession — votre liquidateur si vous êtes au Québec, votre exécuteur ailleurs, ou un fiduciaire — sur des questions que le testament n’aborde pas, ou n’aborde pas en détail.

Voyez-la comme le compagnon personnel du document juridique formel. Là où le testament dit, en termes juridiques, qui reçoit quoi, la lettre de souhaits peut parler d’une voix humaine des choses entourant ces décisions : vos préférences pour des funérailles ou une commémoration, la façon dont vous aimeriez que les biens personnels et les souvenirs soient distribués parmi la famille, la réflexion derrière certains choix de votre testament, des indications pour quiconque élèvera vos enfants, ou la façon dont vous espérez qu’un fiduciaire utilisera sa discrétion pour vos bénéficiaires. Elle peut aussi porter une aide pratique simple — où sont gardés les documents importants, qui devrait être avisé, quels comptes connaître. La lettre est typiquement rédigée dans un langage clair et personnel, adressée à ceux qui exécuteront vos volontés, et elle peut être aussi courte ou aussi détaillée que vous le souhaitez. De façon cruciale, parce qu’elle est informelle, elle peut être mise à jour facilement et souvent, sans les formalités qu’un testament exige — vous pouvez la réviser à mesure que les relations, les biens et les sentiments changent au fil des ans. Cette flexibilité est l’une de ses grandes forces, car elle permet à la lettre de rester fidèle à vos volontés réelles plutôt qu’à celles d’un moment figé dans le passé. Mais cette même informalité est inséparable de sa limite déterminante, à laquelle nous passons maintenant : une lettre de souhaits guide, mais elle ne commande pas. Comprendre cette distinction est ce qui permet à la lettre de faire son véritable travail sans qu’on lui demande d’accomplir un travail qu’elle ne peut faire. En somme, sa liberté et sa limite sont les deux visages d’une même réalité : elle guide sans contraindre.


Pourquoi elle n’a pas force de loi — et pourquoi c’est tout l’intérêt

Voici le cœur de la question, et la chose qui doit être comprise par-dessus tout : une lettre de souhaits n’a pas force de loi. Elle ne peut être exécutée. Ce n’est pas un défaut à contourner — c’est la nature essentielle du document, et c’est précisément ce qui la rend utile.

Soyons clairs sur ce que « non contraignante » signifie en pratique. Le testament est le document ayant force de loi; il dirige, avec la force de la loi, comment votre succession est distribuée et qui l’administre. Une lettre de souhaits se tient à côté du testament et offre des indications — préférences, contexte, explications — que votre liquidateur, exécuteur ou fiduciaire peut prendre en compte, mais qu’il n’est généralement pas juridiquement obligé de suivre. Si une lettre de souhaits et un testament valide devaient jamais entrer en conflit, le testament l’emporte. Cela importe énormément pour la façon dont vous utilisez la lettre, et cela pointe vers une règle ferme : une lettre de souhaits ne doit jamais être utilisée pour tenter de faire le travail d’un testament. Tout ce qui doit être exécuté juridiquement appartient au testament, rédigé correctement — la distribution réelle des biens, la nomination d’un exécuteur ou d’un tuteur pour vos enfants, la création d’une fiducie. Si vous tentez de faire arriver ces choses par une lettre de souhaits, elles peuvent simplement ne pas arriver, car la lettre ne comporte aucun pouvoir juridique de les imposer. Une lettre qui tente de passer outre ou de contredire le testament ne renforce pas votre plan; elle risque de créer confusion et même conflit. Or, pourquoi cette nature non contraignante est-elle en réalité un atout? Parce qu’elle permet à la lettre de faire des choses qu’un document contraignant ne peut faire. Elle peut aborder des questions sensibles, personnelles et évolutives de façon flexible; elle peut être mise à jour en un après-midi sans formalités juridiques; elle peut expliquer et guider plutôt que simplement dicter; et elle peut parler avec une chaleur et une qualité personnelle qu’un instrument juridique formel ne peut avoir. La lettre non contraignante et le testament contraignant sont des partenaires, chacun faisant ce que l’autre ne peut faire — et respecter cette division du travail est tout le secret de la bonne utilisation d’une lettre de souhaits. Demander à l’un de faire le travail de l’autre, c’est affaiblir les deux; les garder chacun dans son rôle, c’est les renforcer ensemble.


Ce qui appartient à une lettre de souhaits

La frontière étant comprise, la question pratique devient : à quoi une lettre de souhaits sert-elle réellement? La réponse est un ensemble de questions personnelles et pratiques où l’orientation, plutôt que le commandement juridique, est exactement ce qu’il faut.

Plusieurs sortes de contenus s’y prêtent naturellement. Les préférences funéraires et commémoratives comptent parmi les plus courantes — comment vous aimeriez qu’on se souvienne de vous, tout souhait concernant la cérémonie, et des questions semblables qu’un testament est mal placé pour porter (et qui pourraient même ne pas être lues à temps si elles ne se trouvent que dans le testament). La distribution des biens personnels et des objets sentimentaux en est une autre qui convient : les souvenirs précis, les photographies et les petits trésors dont la signification est personnelle et dont la distribution est souvent mieux guidée par une lettre flexible que détaillée rigidement dans un testament. Expliquer le raisonnement derrière les décisions de votre testament peut être discrètement puissant — quelques mots expliquant pourquoi vous avez fait un choix particulier peuvent aider la famille à comprendre, réduire les sentiments blessés, et abaisser le risque de conflits. Les indications pour les tuteurs sont précieuses lorsque de jeunes enfants sont en cause : comment vous espéreriez qu’ils soient élevés, soutenus et pris en charge, ce que la nomination juridique d’un testament ne peut transmettre. Et lorsque votre testament crée une fiducie, des indications au fiduciaire sur la façon dont vous aimeriez que la discrétion soit exercée — vos espoirs sur la façon et le moment d’aider les bénéficiaires — peuvent être véritablement utiles à quelqu’un chargé de porter des jugements pour des années à venir. À côté de cela, des renseignements pratiques simples y appartiennent souvent aussi. Ce qui n’y appartient pas est tout ce qui requiert une force juridique : la distribution des biens, les nominations et les fiducies vivent dans le testament. Garder la lettre pour l’orientation, et le testament pour la direction juridique, est ce qui rend chacun efficace. Utilisée ainsi, la lettre de souhaits devient un cadeau véritablement utile aux personnes laissées pour exécuter vos intentions. Elle allège leur fardeau en répondant d’avance aux questions qu’elles se poseraient autrement seules, dans le doute.


Les pièges courants à éviter

Parce qu’une lettre de souhaits est informelle et facile à rédiger, elle est aussi facile à mal utiliser, et quelques erreurs courantes valent la peine d’être signalées pour que la lettre aide plutôt que complique.

Le premier et le plus sérieux piège est de tenter de faire faire à la lettre le travail du testament — l’utiliser pour diriger la distribution des biens, nommer un tuteur, ou créer une fiducie. Comme nous l’avons vu, ces choses ne comportent aucune force juridique dans une lettre et peuvent échouer entièrement; pire, elles peuvent embrouiller la succession en semblant dire quelque chose que le testament ne dit pas. Le deuxième piège est de contredire le testament. Une lettre qui entre en conflit avec le testament crée tension et conflit potentiel, et puisque le testament l’emporte, les souhaits contradictoires ne prendront simplement pas effet — mais pas avant d’avoir possiblement causé confusion ou peine. Gardez la lettre cohérente avec le testament, et faites réviser les deux ensemble. Un troisième piège est de ne pas garder la lettre à jour : parce qu’elle est facile à mettre à jour, les gens en rédigent parfois une et ne la revoient jamais, de sorte qu’elle se désynchronise des biens, relations et sentiments changés; une révision périodique la garde exacte. Un quatrième est de la rendre difficile à trouver ou de laisser flou qu’elle existe — une lettre de souhaits n’aide que si l’exécuteur ou le liquidateur en connaît l’existence et peut la localiser, alors elle devrait être rangée sensément et son existence connue, souvent gardée avec (mais séparément de) le testament. Un cinquième piège, plus subtil, est de traiter la lettre comme un lieu de reproches ou de pression plutôt que d’orientation utile; sa force vient d’être constructive et bienveillante, et elle est bien plus susceptible d’être honorée lorsqu’elle se lit ainsi, comme une main tendue plutôt que comme une contrainte imposée. Aucun de ces pièges n’est difficile à éviter, et les éviter est en grande partie une question de se rappeler à quoi sert la lettre. Parce que coordonner la lettre avec un testament correctement rédigé est là où ces problèmes sont le mieux prévenus, préparer les deux avec un avocat ou un notaire est l’approche sensée. Une règle simple résume tout : ce qui doit être imposé va dans le testament, ce qui doit être expliqué va dans la lettre.


Une note sur le Québec et la terminologie

Pour les lecteurs au Québec, ou dont la succession est liée au Québec, une brève note sur la façon dont cela s’inscrit dans le contexte du droit civil, car bien que le concept d’un document d’orientation personnelle soit largement semblable, le cadre environnant diffère.

Au Québec, la personne qui administre une succession est le liquidateur, non l’exécuteur, et le droit québécois des testaments et des successions suit le Code civil du Québec plutôt que les règles de la common law, avec ses propres exigences quant à la façon dont un testament valide est fait. Dans ce cadre, le principe essentiel au sujet d’une lettre de souhaits tient toujours : le document ayant force de loi est le testament, préparé selon les règles du Québec, et toute lettre l’accompagnant offrant une orientation personnelle n’en est pas un substitut et ne comporte pas la force juridique du testament lui-même. Comme dans le reste du Canada, tout ce qui doit être juridiquement efficace — la distribution de la succession, la désignation d’un liquidateur, la création d’une fiducie — appartient à un testament fait en bonne et due forme, tandis que les préférences et l’orientation personnelles peuvent l’accompagner de façon informelle. Parce que les formalités pour faire un testament valide au Québec sont précises, et parce qu’un notaire joue un rôle central dans la planification successorale au Québec, un résident du Québec devrait s’assurer que son testament est correctement préparé et que toute lettre de souhaits est coordonnée avec lui. Comme toujours, les conseils généraux rédigés pour un auditoire national ou de common law peuvent ne pas saisir les particularités du Québec, alors les conseils locaux comptent. La voie fiable au Québec est de travailler avec un notaire ou un avocat, qui peut veiller à ce que le testament soit valide sous le Code civil et à ce que toute orientation personnelle que vous souhaitez laisser le complète adéquatement. Au Québec, l’accompagnement d’un notaire n’est pas un luxe mais la voie normale pour bâtir une succession solide.


En quoi elle diffère de vos autres documents successoraux

Une source de confusion qui vaut la peine d’être clarifiée directement est la façon dont une lettre de souhaits se rapporte aux autres documents d’un plan successoral, car les gens les confondent souvent, et comprendre les distinctions rend le rôle de chacun plus clair.

Commençons par le testament, puisque c’est le document le plus souvent confondu avec une lettre de souhaits. Le testament est l’instrument ayant force de loi qui dirige comment votre succession est distribuée et qui l’administre; la lettre de souhaits est le compagnon non contraignant qui offre une orientation personnelle autour de ces décisions. Le testament commande; la lettre conseille. Ils fonctionnent ensemble, mais seul le testament comporte une force juridique. Ensuite, considérez une procuration ou, au Québec, un mandat de protection. Ce document concerne les décisions prises pendant que vous êtes vivant mais incapable de gérer vos propres affaires — il nomme quelqu’un pour agir en votre nom durant l’inaptitude, et il cesse d’avoir effet au décès, lorsque le testament et le représentant successoral prennent le relais. Une lettre de souhaits, en revanche, concerne généralement des questions après le décès et offre une orientation plutôt que d’accorder une autorité. Puis il y a les documents de soins de santé ou de directives anticipées, qui expriment vos volontés au sujet des traitements médicaux et sont encore un instrument distinct, régi par ses propres règles et opérant durant la vie. Il est facile de voir pourquoi ceux-ci peuvent se confondre dans l’esprit des gens — ils font tous partie de la planification de l’avenir — mais chacun fait un travail précis : le testament et les documents successoraux dirigent ce qui est juridiquement exécutable après le décès; les documents d’inaptitude accordent une autorité durant la vie; les documents de soins de santé guident les décisions médicales; et la lettre de souhaits offre une orientation personnelle non contraignante qui appuie, mais ne remplace jamais, les documents contraignants. Savoir quel document fait quel travail est véritablement utile, car cela prévient l’erreur courante de se fier au mauvais — par exemple, s’attendre à ce qu’une lettre de souhaits accomplisse ce que seul un testament, une procuration ou une directive de soins de santé peut faire. Un plan complet utilise chacun pour son but propre, et un avocat ou un notaire peut veiller à ce qu’ils s’emboîtent sans lacunes ni conflits. Vue sous cet angle, la lettre de souhaits a une place claire et précieuse : la couche personnelle et humaine qui complète l’architecture juridique qui l’entoure. Chaque document a sa raison d’être; les confondre les affaiblit, les distinguer les rend tous plus efficaces.


Quoi faire de tout cela

Alors, où cela vous laisse-t-il? Une lettre de souhaits est un complément véritablement précieux et profondément personnel à un testament — une façon de guider et de réconforter les personnes qui exécuteront vos intentions — pourvu qu’elle soit utilisée pour ce qu’elle est et qu’on ne lui demande jamais d’être ce qu’elle n’est pas.

Le fondement essentiel est un testament valide et correctement rédigé, car c’est le document qui comporte une force juridique; une lettre de souhaits ne fonctionne bien que comme un compagnon de celui-ci, jamais comme un remplacement. Cela en place, une lettre de souhaits vaut la peine d’être considérée pour les questions personnelles qu’un testament gère mal : vos préférences funéraires, la distribution des biens sentimentaux, le raisonnement derrière vos décisions, et l’orientation pour les tuteurs ou fiduciaires. Rédigez-la de votre propre voix, gardez-la cohérente avec votre testament, évitez de lui demander de faire quoi que ce soit qui requiert une force juridique, rangez-la sensément et assurez-vous qu’elle puisse être trouvée, et revoyez-la à mesure que la vie change. Faite de cette façon, elle peut épargner à votre famille l’incertitude, l’aider à comprendre vos intentions, et faciliter l’administration de votre succession dans un moment difficile. Parce qu’une lettre de souhaits doit être coordonnée avec votre testament, et parce que les règles du Québec diffèrent des provinces de common law, l’approche sensée est de préparer les deux ensemble avec un avocat ou, au Québec, un notaire. Il y a quelque chose de discrètement généreux dans une lettre de souhaits bien rédigée : c’est une façon de continuer à guider et à rassurer les gens que vous aimez même lorsque vous n’êtes plus là pour le faire en personne. C’est cela, ultimement, qui la rend digne de la réflexion. Peu de gestes de planification offrent autant de réconfort pour si peu d’effort, à condition de bien la situer à sa juste place.

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Divulgation importante : Cet article est de l’information éducative générale et n’est pas un conseil juridique. Une lettre de souhaits n’a pas force de loi et ne remplace pas un testament valide; elle ne doit pas contredire le testament. Consultez un avocat ou, au Québec, un notaire pour préparer votre testament et toute lettre de souhaits l’accompagnant. La lecture de cet article ne crée pas de relation professionnelle-client.


Foire aux questions

Qu’est-ce qu’une lettre de souhaits?
Un document informel et personnel qui accompagne un testament et guide ceux qui administrent une succession — un liquidateur au Québec, un exécuteur ailleurs, ou un fiduciaire — sur des questions que le testament n’aborde pas en détail. Elle peut exprimer des préférences sur les arrangements funéraires ou commémoratifs, la distribution des biens personnels et objets sentimentaux, des indications pour ceux qui prennent soin des enfants, le raisonnement derrière les décisions du testament, ou l’exercice de la discrétion d’un fiduciaire. Sa caractéristique déterminante est qu’elle n’a pas force de loi : contrairement à un testament, elle ne dirige pas la distribution juridique d’une succession et ne peut être exécutée; elle fournit des indications que le représentant successoral est généralement libre de suivre mais n’y est pas obligé. C’est voulu — sa valeur est la flexibilité et une qualité personnelle et humaine, non une force juridique. Parce qu’elle doit fonctionner aux côtés d’un testament valide et ne pas le contredire, préparez-la avec soin, idéalement avec un avocat ou un notaire. Information générale, non un conseil juridique.

Une lettre de souhaits a-t-elle force de loi?
Non — et le comprendre est essentiel pour bien l’utiliser. C’est un document d’orientation, non un instrument juridique. Le testament est le document ayant force de loi dirigeant comment une succession est distribuée; la lettre se tient à ses côtés, offrant une orientation personnelle que le liquidateur, l’exécuteur ou le fiduciaire peut considérer mais n’est pas contraint de suivre. Cette nature non contraignante n’est pas une faiblesse — c’est l’intérêt : elle laisse la lettre aborder des questions personnelles, flexibles et sensibles précisément parce qu’elle ne comporte aucune force juridique, et être mise à jour facilement. Mais cela signifie qu’une lettre ne doit jamais tenter de faire le travail d’un testament. Tout ce qui requiert une exécution juridique — distribution des biens, nomination d’un exécuteur ou tuteur, création d’une fiducie — appartient au testament, rédigé correctement. Une lettre qui tente de passer outre ou de contredire le testament peut créer confusion et conflit. Préparez-la aux côtés d’un testament correctement rédigé avec un avocat ou un notaire. Information générale, non un conseil juridique.

Que devrait contenir une lettre de souhaits?
Des questions personnelles et pratiques qu’un testament ne peut aborder correctement ou qui bénéficient d’une explication : préférences funéraires, d’inhumation ou commémoratives; indications sur la distribution des biens personnels et objets sentimentaux non traités spécifiquement dans le testament; le raisonnement derrière les décisions du testament, ce qui aide la famille à comprendre et réduit les conflits; indications pour les tuteurs sur l’éducation ou le soutien des enfants; et, lorsque le testament crée une fiducie, indications au fiduciaire sur l’exercice de la discrétion. Elle peut inclure des renseignements pratiques, comme où trouver des documents ou qui aviser. Ce qu’elle ne devrait PAS inclure est tout ce qui doit avoir force de loi — distribution des biens, nomination d’un exécuteur ou tuteur, ou création d’une fiducie appartiennent tous au testament. La lettre complète le testament; elle n’en remplace aucune partie. Parce que la ligne importe et que la lettre ne doit pas contredire le testament, préparez les deux avec un avocat ou un notaire. Information générale, non un conseil juridique.

Ai-je besoin d’une lettre de souhaits si j’ai un testament?
Elle est facultative, non obligatoire — un testament valide est le document essentiel, et une lettre est un complément utile plutôt qu’une nécessité. Cela dit, beaucoup y trouvent une réelle valeur, car un testament est un document juridique formel axé sur la distribution des biens ayant force de loi et n’est pas bien adapté aux questions personnelles, flexibles et sensibles qui comptent souvent le plus. Une lettre comble ce vide : préférences funéraires, guider la distribution d’objets sentimentaux, expliquer le raisonnement, et offrir une orientation personnelle aux tuteurs ou fiduciaires, le tout facile à mettre à jour. Pour les familles avec de jeunes enfants, une fiducie, ou des dynamiques complexes, elle peut être particulièrement utile. Elle ne remplace pas le testament ni ne comporte de force juridique, mais elle peut faciliter l’administration d’une succession et épargner à une famille incertitude et conflit. Parce qu’elle devrait être coordonnée avec un testament correctement rédigé, discutez-en avec un avocat ou, au Québec, un notaire. Information générale, non un conseil juridique.


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