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La première année d’un nouvel arrivant: le délai de carence dont personne ne parle

Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026

Divulgation importante: Portée des conseils

Cet article est de l'information éducative générale sur un programme gouvernemental. Ce n'est pas un conseil financier, en assurance ou en prestations gouvernementales personnalisé, et il ne recommande aucun produit ou plan d'action particulier. Les règles, les critères d'admissibilité et les montants des prestations gouvernementales sont fixés par le gouvernement et changent au fil du temps; confirmez les détails actuels auprès de Service Canada, ou de Retraite Québec pour le Régime de rentes du Québec. Pour des conseils sur la façon dont la protection en cas d'invalidité convient à votre situation, consultez un professionnel d'assurance autorisé. Cet article est éducatif seulement.

En langage clair: ceci est de l'éducation générale, non une recommandation. Ce qui vous convient dépend d'une situation que nous n'avons pas vue, et c'est précisément à cela que sert une première conversation.


Points clés

  • Au Québec, la couverture publique commence après un délai de carence pouvant aller jusqu’à trois mois suivant l’INSCRIPTION. L’horloge part de l’inscription, pas de l’arrivée, alors une inscription tardive allonge le trou.
  • Pendant ce trou, la régie ne remborse pas les services de santé. Son propre conseil est de prendre une assurance privée dès l’arrivée.
  • Les enfants de moins de dix huit ans sont exemptés du délai.
  • Onze pays ont des ententes de sécurité sociale qui évitent entièrement le délai, sur présentation d’une attestation obtenue avant le départ.
  • Un travailleur étranger temporaire a une fenêtre de cinq jours: l’assurance privée doit être prise au plus tard dans les cinq premiers jours suivant l’arrivée, parce qu’après il devient plus difficile de s’assurer.
  • Pour rester admissible après le délai, il faut être présent au Québec cent quatre vingt trois jours ou plus dans les douze premiers mois, les absences de vingt et un jours consécutifs ou moins n’étant pas comptées.
  • L’assurance médicaments est distincte et elle est obligatoire. Une personne qui a accès à un régime privé doit y adhérer et ne peut pas utiliser le régime public.
  • Le délai n’est pas national. L’Ontario n’en impose aucun. La Colombie-Britannique, l’Alberta et le Manitoba imposent chacun le leur.

Une personne arrive au Québec, s’inscrit pour la carte d’assurance maladie, et suppose qu’elle est couverte. Elle ne l’est pas, pendant jusqu’à trois mois, et la régie ne remborse pas ce qui arrive dans cette fenêtre. C’est publié, ce n’est pas caché, et presque personne ne le lit avant d’en avoir besoin. Cette page met toute la première année au même endroit.

Trois mois, et le jour où l’horloge part

L’admissibilité à l’assurance maladie du Québec commence après un délai de carence pouvant aller jusqu’à trois mois suivant l’inscription.

Relisez le dernier mot. Suivant l’INSCRIPTION, pas suivant l’arrivée. Une personne qui arrive en janvier et s’inscrit en mars ne devient pas admissible en avril. Elle le devient en juin.

Pendant le délai, la régie ne remborse pas le coût des services de santé reçus. Son conseil publié est direct: souscrire une assurance privée dès l’arrivée.

Les enfants de moins de dix huit ans ne sont pas soumis au délai.

Une personne qui déménage d’une autre province canadienne est dans une autre position. La couverture commence aussi après jusqu’à trois mois, mais la couverture de la province d’origine se poursuit pendant cette période grâce aux ententes interprovinciales, donc il n’y a pas de trou.

Les onze pays qui évitent le délai

Le Québec a des ententes de sécurité sociale avec onze pays, et une personne qui arrive de l’un d’eux évite le délai de carence: Belgique, Danemark, Finlande, France, Grèce, Luxembourg, Norvège, Portugal, Roumanie, Serbie et Suède.

Le mécanisme compte. L’exemption repose sur une attestation d’assurance obtenue du pays d’origine AVANT le départ. Une personne qui arrive sans elle a l’exemption en principe et non en pratique, et l’obtenir ensuite depuis un autre continent est plus difficile que de l’obtenir avant.

D’autres exemptions existent: personnes réfugiées, Canadiens de retour, prestataires de l’aide de dernière instance, boursiers du gouvernement, et travailleurs agricoles saisonniers ou temporaires de certains pays.

Une note honnête. Une page provinciale en éducation indique qu’un délai de trois mois s’applique lorsqu’un étudiant d’un pays signataire s’inscrit, ce qui ne s’accorde pas avec l’énoncé de la régie voulant que les ententes évitent le délai. Cette page énonce la règle de la régie et signale l’écart, parce que seule la régie peut le trancher, et un étudiant dans cette situation devrait le lui demander par écrit plutôt que de se fier à l’une ou l’autre page.

La fenêtre de cinq jours pour un travailleur temporaire

C’est la phrase la plus pratique de tout le sujet, et elle vient de la propre directive de la province aux travailleurs étrangers temporaires.

S’inscrire à la régie dès l’arrivée. L’assurance maladie ne couvre pas les soins médicaux pendant les trois premiers mois suivant l’arrivée. Et si une assurance privée est souhaitée, elle doit être prise au plus tard dans les cinq premiers jours suivant l’arrivée, parce qu’après cette période il devient plus difficile de s’assurer.

Cette dernière phrase est inhabituelle pour une page gouvernementale: elle dit à une personne qu’un marché sera moins disposé à la servir dans une semaine. Elle mérite d’être prise au mot.

Les travailleurs agricoles saisonniers de certains pays sont admissibles quelle que soit la durée du permis de travail, et sans délai de trois mois.

Un étudiant sans entente a une obligation comparable dans l’autre sens: une couverture pour tout le séjour, famille comprise, est une condition de l’autorisation d’études, et y manquer peut mettre cette autorisation en jeu.

Les cent quatre vingt trois jours, après la fin du délai

Devenir admissible est une chose. Le rester en est une autre, et cela a sa propre arithmétique.

Une personne doit être présente au Québec cent quatre vingt trois jours ou plus dans les douze premiers mois suivant le moment où elle devient admissible. Les absences de vingt et un jours consécutifs ou moins ne sont pas comptées dans ce total.

La règle des vingt et un jours est généreuse et elle est aussi précise. Vingt deux jours consécutifs d’absence comptent en entier dans le total, pas comme une seule journée de trop.

Pour un nouvel arrivant qui voyage pour le travail, ou qui retourne dans son pays d’origine pour une longue visite dans une première année difficile, c’est la règle qui peut discrètement défaire la couverture qu’il a attendue trois mois.

L’assurance médicaments est distincte, et elle est obligatoire

C’est la partie que les nouveaux arrivants manquent le plus souvent, parce qu’elle ne fonctionne pas comme la carte d’assurance maladie.

Toute personne qui s’établit de façon permanente au Québec doit être couverte par une assurance médicaments en tout temps. Pas peut. Doit.

Et la règle sur le choix du régime est tout aussi ferme. Une personne de moins de soixante cinq ans qui a accès à un régime privé, typiquement par un employeur, doit adhérer à ce régime et ne peut pas utiliser le régime public. Le régime public est pour les personnes sans accès.

Un adulte temporairement au Québec n’est pas admissible au régime public de médicaments et doit organiser une couverture privée.

Un nouvel arrivant peut donc être sans carte d’assurance maladie pendant trois mois tout en étant déjà soumis à une obligation légale de détenir une couverture de médicaments. Ce sont deux exigences différentes avec deux calendriers différents, et les confondre est l’erreur la plus courante sur ce sujet.

Le délai n’est pas national

Un nouvel arrivant qui choisit entre des provinces, ou qui déménage après son arrivée, devrait savoir que le délai de carence est un choix provincial et que les provinces ont fait des choix différents.

L’Ontario n’impose aucun délai: une personne admissible est couverte immédiatement. Elle exige une présence de cent cinquante trois jours sur douze mois, et de cent cinquante trois des cent quatre vingt trois premiers.

La Colombie-Britannique impose le reste du mois où la résidence est établie, plus deux mois.

L’Alberta, pour un déménagement de l’intérieur du Canada, commence la couverture le premier jour du troisième mois suivant la date d’établissement de la résidence. De l’extérieur du Canada, la couverture peut courir à partir de la date de résidence si la demande est faite dans les trois mois avec les documents.

Le Manitoba, de l’intérieur du Canada, commence le premier jour du troisième mois suivant l’arrivée. De l’extérieur, les citoyens et les résidents permanents sont couverts à partir de la date d’arrivée, et un titulaire de permis de travail à partir de la date de délivrance du permis, un permis d’au moins douze mois consécutifs étant exigé.

Plusieurs autres provinces indiquent qu’un délai peut s’appliquer sans en publier la durée sur la page consultée, alors un nouvel arrivant dans ces provinces devrait demander plutôt que de supposer.

Quoi faire vraiment, dans l’ordre

S’inscrire le jour où c’est possible. Le délai court à partir de l’inscription, alors chaque semaine de retard est une semaine ajoutée au trou.

Si vous venez d’un des onze pays signataires, obtenez l’attestation d’assurance avant de partir. C’est la différence entre trois mois d’exposition et aucun.

Organisez une couverture médicale privée pour le trou, et si vous êtes travailleur temporaire, faites-le dans les cinq jours suivant votre arrivée.

Demandez à votre employeur ce qu’il en est du régime de médicaments dès votre première semaine, parce qu’y adhérer n’est pas optionnel si vous y avez accès.

Comptez vos jours hors de la province dans la première année, et souvenez-vous que la tolérance de vingt et un jours est par absence et non un budget pour l’année.

Rien de tout cela ne coûte autre chose que de l’attention, et tout est plus facile avant le premier rendez-vous médical qu’après.

Où lire cela à la source

La définition du délai de carence, l’énoncé voulant que les services reçus pendant le délai ne soient pas remboursés, le conseil de prendre une assurance privée, l’exemption des enfants, la règle des cent quatre vingt trois jours avec la tolérance de vingt et un jours, les conditions d’admissibilité et les onze pays signataires sont publiés par la Régie de l’assurance maladie du Québec. La directive des cinq jours et les règles pour les travailleurs temporaires sont sur les pages de la province destinées aux travailleurs étrangers temporaires et aux étudiants. L’obligation d’assurance médicaments est sur la page de l’obligation de la régie. Les comparaisons provinciales sont sur les pages de couverture de chaque province.

Consulté le 30 septembre 2026, tout gratuit, tout sujet à changement. Et une limite dite franchement: l’écart noté plus haut entre la régie et la page en éducation au sujet des étudiants des pays signataires n’est pas résolu ici, et cette page ne prétend pas le résoudre.

Sources

  • Régie de l’assurance maladie du Québec, délai de carence, conditions d’admissibilité, ententes de sécurité sociale avec d’autres pays, et dépliant sur la première année, ramq.gouv.qc.ca, lu le 30 septembre 2026
  • Régie de l’assurance maladie du Québec, obligation d’assurance médicaments, ramq.gouv.qc.ca, lu le 30 septembre 2026
  • Gouvernement du Québec, Programme des travailleurs étrangers temporaires, après vos autorisations, et conditions exigées pour étudier au Québec, quebec.ca, lu le 30 septembre 2026
  • Gouvernement de l’Ontario, demander l’Assurance-santé et obtenir une carte, ontario.ca, lu le 30 septembre 2026
  • Gouvernement de la Colombie-Britannique, Medical Services Plan, inscription, gov.bc.ca, lu le 30 septembre 2026
  • Gouvernement de l’Alberta, déménager en Alberta, alberta.ca, et gouvernement du Manitoba, déménager au Manitoba, gov.mb.ca, lu le 30 septembre 2026

Questions fréquentes

Combien de temps dure le délai de carence de l’assurance maladie du Québec?

Jusqu’à trois mois, et il court à partir de la date d’inscription plutôt que de la date d’arrivée. Les enfants de moins de dix huit ans sont exemptés. La régie ne remborse pas les services de santé reçus pendant le délai.

Quels pays évitent le délai de carence québécois?

Onze ont des ententes de sécurité sociale: Belgique, Danemark, Finlande, France, Grèce, Luxembourg, Norvège, Portugal, Roumanie, Serbie et Suède. Une attestation d’assurance doit être obtenue du pays d’origine avant le départ.

Quand un travailleur étranger temporaire doit-il souscrire une assurance privée au Québec?

La directive de la province dit au plus tard dans les cinq premiers jours suivant l’arrivée, parce qu’après cette période il devient plus difficile de s’assurer. L’assurance maladie ne couvre pas les soins pendant les trois premiers mois suivant l’arrivée.

Quelle est la règle des cent quatre vingt trois jours?

Pour rester admissible, une personne doit être présente au Québec cent quatre vingt trois jours ou plus dans les douze premiers mois suivant son admissibilité. Les absences de vingt et un jours consécutifs ou moins ne sont pas comptées.

L’assurance médicaments est-elle obligatoire pour un nouvel arrivant au Québec?

Toute personne établie de façon permanente au Québec doit être couverte en tout temps. Une personne de moins de soixante cinq ans qui a accès à un régime privé doit y adhérer et ne peut pas utiliser le régime public. Un adulte temporairement au Québec n’est pas admissible au régime public.

Toutes les provinces ont-elles un délai de carence?

Non. L’Ontario n’en impose aucun. La Colombie-Britannique impose le reste du mois d’arrivée plus deux mois. L’Alberta et le Manitoba commencent le premier jour du troisième mois pour les déménagements de l’intérieur du Canada. Plusieurs autres provinces indiquent qu’un délai peut s’appliquer sans en publier la durée.

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À propos de l’auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière, en complet marine et cravate marine à motifs dans un bureau clair

Jose Salloum est conseiller en sécurité financière, autorisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) au Québec, par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario (FSRA) et par l’Insurance Council of British Columbia. Autorisé depuis 2001, il accompagne des familles, des propriétaires d’entreprise et des professionnels incorporés canadiens.

Il est le fondateur du Centre canadien de création de patrimoine Inc. (CWCC), cabinet inscrit auprès de l’AMF, et de sa branche éducative financierecbi.com. Il détient le titre Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis réglementaire.

CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Cette page est de l’éducation générale et non un conseil sur un dossier individuel.

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