Votre réclamation de voyage a été refusée: le recours gratuit
Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026
Le présent article est de la formation générale portant sur les procédures de plainte et de révision publiées par l’OmbudService des assurances de personnes, par l’Autorité des marchés financiers et par l’Agence de la consommation en matière financière du Canada, lues auprès de ces organismes en septembre 2026. Il décrit une procédure. Il ne dit pas ce qu’une révision décidera, n’avance rien sur l’issue d’une plainte et ne constitue pas un conseil juridique. Qui envisage un recours judiciaire devrait consulter un avocat, car un délai de prescription court indépendamment de toute procédure de plainte.
En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.
À retenir
- Il existe au Canada un parcours de révision publié pour une réclamation d’assurance de personnes refusée, y compris en voyage, et l’OmbudService qualifie son service de gratuit.
- Le parcours suit un ordre fixe. Le processus de plainte de l’assureur vient en premier, et c’est la lettre de position finale de l’assureur qui ouvre la porte suivante.
- L’OmbudService détermine ensuite si la plainte relève de son mandat, confie le dossier à un analyste et vise à terminer son examen en 120 jours.
- Une enquête d’un agent de l’OmbudService, visée à 45 jours, peut mener à une recommandation de règlement. Cette recommandation n’est pas exécutoire, et le présent article le dit plutôt que de le laisser découvrir.
- Le Québec offre une seconde voie. La firme doit donner sa réponse finale par écrit et doit offrir le transfert du dossier à l’Autorité, qui peut alors offrir la conciliation ou la médiation.
- Les cinq motifs de refus que nomme l’OmbudService en assurance voyage tiennent à la déclaration et aux délais, et quatre des cinq se produisent avant le départ.
- Une réclamation a son propre délai. L’agence fédérale énonce que les assureurs exigent habituellement une réclamation dans les 90 jours à 12 mois du sinistre ou de l’événement.
Une lettre de refus se lit comme la fin de l’histoire. Ce n’est pas la fin de la procédure publiée, et cette procédure est gratuite. Voici l’ordre dans lequel elle se déroule, tiré des organismes qui la publient, sans rien dire de ce qu’elle décidera.
Les cinq motifs, et le moment où ils se sont produits
L’OmbudService des assurances de personnes publie les motifs pour lesquels les réclamations de voyage sont le plus souvent refusées. Il y en a cinq: des renseignements médicaux antérieurs non déclarés, des examens médicaux en attente, un changement de santé avant le voyage, l’omission d’aviser l’assureur d’une réclamation, et une réclamation présentée trop tard.
Lus dans l’ordre où ils surviennent, ils révèlent quelque chose. Les trois premiers se sont produits avant que le voyageur quitte la maison. Ils portent sur ce qui figurait à la proposition et sur ce qui a changé ensuite, non sur ce qui est arrivé à l’étranger. L’OmbudService le dit en termes contractuels: un renseignement médical non déclaré est traité comme important pour le risque.
Les deux derniers portent sur les jours qui suivent un incident plutôt que sur ceux qui précèdent un voyage: aviser l’assureur, et le faire dans le délai que le contrat accorde.
Rien de tout cela n’aide celui qui tient aujourd’hui une lettre de refus. Cela lui indique en revanche sur quelle partie de son propre dossier la révision portera vraisemblablement, ce qu’il vaut mieux savoir avant d’écrire la première lettre.
La première étape se fait chez l’assureur, et elle produit un document
Toutes les voies décrites ici commencent au même endroit. La plainte va d’abord à l’assureur, par son propre processus de plainte, et l’objet de cette étape n’est pas seulement un réexamen. C’est un document.
L’OmbudService énonce l’exigence clairement: avant qu’il puisse commencer son examen, le consommateur doit d’abord tenter de régler la plainte directement avec l’assureur et obtenir une lettre de position finale. Cette lettre est la clé de la porte suivante, et un dossier qui n’en a pas n’est pas encore prêt à aller où que ce soit.
Au Québec, la même étape impose des obligations de l’autre côté. La firme doit envoyer un accusé de réception, traiter la plainte avec équité, et fournir sa réponse finale par écrit accompagnée, le cas échéant, de son offre de règlement. Elle doit aussi offrir la possibilité de transférer le dossier à l’Autorité, ce qui signifie que la seconde voie est une voie dont la firme est tenue d’informer le consommateur.
Un concept, non une recommandation
Tout ce qui suit est une illustration écrite pour montrer le fonctionnement d’une structure. Aucune personne présentée ici n’est réelle, aucun chiffre n’est une projection, et rien ici n’est une recommandation, ni pour vous ni pour quiconque. Les montants sont ronds parce qu’ils ont été choisis pour rendre le calcul visible, non parce qu’ils seraient typiques, disponibles ou atteignables.
Ce qu’un contrat ferait réellement dépend de l’assureur, du produit, de votre âge et de votre état de santé, de la décision de tarification et du contrat que vous signez. Une recommandation ne peut suivre qu’une analyse de vos besoins menée avec vous par un représentant dûment certifié. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. reçoit une commission de l’assureur émetteur lorsqu’un contrat est placé, et vous devriez lire ce qui suit en le sachant.
Une illustration: le même refus, traité dans l’ordre
Cette illustration ne contient aucun chiffre, ne nomme aucun assureur et ne décrit aucun résultat. Personne n’y est réel. Son sujet est l’ordre des étapes.
Imaginons un voyageur qui rentre et trouve une lettre refusant une réclamation de soins médicaux d’urgence, au motif que des renseignements sur sa santé n’avaient pas été déclarés à la souscription.
Le premier réflexe est de discuter longuement, au téléphone, avec la personne qui a signé la lettre. Cette conversation ne produit aucun document, et c’est un document que l’étape suivante exige.
Traité dans l’ordre publié, le même dossier passe par le processus de plainte de l’assureur, par écrit, et l’objet de cette étape est une lettre de position finale. Au Québec, la firme doit alors aussi offrir le transfert du dossier à l’Autorité.
La lettre en main, deux portes existent au lieu d’aucune. L’OmbudService peut déterminer si la plainte relève de son mandat et confier le dossier à un analyste. Le régulateur peut recevoir un dossier transféré et offrir la conciliation ou la médiation.
Ce que ni le voyageur ni personne d’autre ne sait à ce stade, c’est ce qui sera décidé. L’illustration ne parle pas d’un résultat. Elle parle de la différence entre un dossier qui a franchi la première étape et un dossier qui ne l’a pas franchie, parce qu’un seul des deux peut aller quelque part.
La voie nationale: l’OmbudService, et ce qu’il est
L’OmbudService des assurances de personnes se décrit comme un service public de règlement des différends gratuit, rapide, indépendant et impartial pour les consommateurs canadiens d’assurance de personnes, et dit offrir ces services en français et en anglais à tout consommateur canadien dont l’assureur est membre. L’assurance médicale de voyage est une assurance de personnes, de sorte qu’une réclamation de voyage refusée entre dans ce mandat.
Son processus publié compte quatre étapes. Il détermine d’abord si la plainte relève de son mandat. Un analyste communique ensuite avec le consommateur, explique le processus et examine les renseignements, avec l’objectif déclaré de terminer l’examen en 120 jours. Si l’analyste conclut au bien-fondé, le dossier peut passer à un agent de l’OmbudService pour une enquête visée à 45 jours, qui peut se conclure par une recommandation de règlement. Et si l’assureur n’accepte pas cette recommandation, un agent d’adjudication principal peut pousser l’enquête et tenter de négocier un règlement.
Un trait de cette structure mérite d’être dit plutôt que déduit. La recommandation de règlement est décrite comme non exécutoire. L’OmbudService n’est pas un tribunal et il n’ordonne à personne de payer. Ce qu’il offre est un examen indépendant du dossier et, lorsqu’il conclut au bien-fondé, une recommandation qui porte le poids d’avoir été faite de manière indépendante.
L’OmbudService donne aussi la consigne la plus simple de tout ce sujet, et elle vise le voyage qui n’a pas encore eu lieu: lire la police attentivement avant de partir, faire clarifier tout ce qui ne l’est pas auprès de l’assureur, et ne jamais rien présumer des conditions de la police.
La voie québécoise: transférer le dossier à l’Autorité
Le consommateur québécois dispose d’une seconde porte, et la firme est tenue de la lui montrer. Après la réponse finale écrite de la firme, le consommateur peut demander le transfert du dossier de plainte à l’Autorité des marchés financiers, au moyen du formulaire de transfert du régulateur.
Ce que le régulateur fait d’un dossier transféré est publié lui aussi. Il peut offrir des services de conciliation ou de médiation. Il examine la situation dans le cadre de ses activités de surveillance. Il peut rappeler à une firme ou à un représentant ses obligations. Et il peut ouvrir une enquête et intenter des poursuites pénales.
Cette liste mérite deux lectures, parce que sa seconde moitié ne concerne pas la plainte individuelle. Un dossier transféré alimente aussi la surveillance de l’industrie, ce qui veut dire qu’une plainte qui n’aboutit pas pour la personne qui l’a faite peut tout de même contribuer à ce qu’une pratique change.
Les deux voies ne sont pas des solutions de rechange à choisir à l’aveugle. La conciliation du régulateur et l’examen de l’OmbudService sont deux choses différentes, et laquelle est ouverte et appropriée dépend de la firme, du produit et de la province. Les deux commencent après la même première étape.
Le délai dont personne ne parle avant qu’il soit écoulé
Avant tout cela, il y a la réclamation elle-même, et elle porte un délai qui appartient au contrat plutôt qu’à un organisme de révision.
L’agence fédérale énonce que la plupart des assureurs imposent un délai pour présenter une réclamation, et que ce délai varie habituellement de 90 jours à 12 mois à compter de la date du sinistre ou de l’événement. Son conseil sur une réclamation est bref: communiquer avec l’assureur dès que possible et fournir toutes les pièces justificatives exigées.
Deux des cinq motifs de refus que nomme l’OmbudService tiennent à ce terrain: l’omission d’aviser l’assureur, et une réclamation présentée trop tard. Une réclamation jamais faite à temps est un dossier plus difficile qu’une réclamation refusée au fond, parce que l’organisme de révision examine alors un délai plutôt qu’un diagnostic.
Par ailleurs, et cela relève d’un avocat plutôt que de cette page, un délai de prescription pour un recours judiciaire court selon son propre calendrier et n’est pas suspendu par une procédure de plainte.
Le guide de référence
Commencez ici: toute la stratégie en une page
Ce que c’est, comment cela fonctionne au Canada, ce que cela coûte, ce que cela risque, combien de temps cela prend et à qui cela ne convient pas.
José Salloum Centre canadien de création de patrimoine Inc.
Lire le guideCe que rien de tout cela ne promet
Le présent article décrit une procédure, et une procédure n’est pas une issue. L’OmbudService détermine si une plainte relève de son mandat, et beaucoup n’en relèvent pas. Lorsqu’il enquête, ce qu’il peut produire est une recommandation non exécutoire. Le régulateur peut offrir la conciliation ou la médiation, qui sont des processus et non des résultats.
Rien ici ne laisse entendre qu’une réclamation refusée sera payée, qu’une révision a des chances d’aboutir, ni qu’un dossier particulier est fondé. Ce que les procédures publiées établissent est plus étroit et vaut tout de même la peine: une lettre de refus n’est pas le dernier mot du processus publié, les étapes suivantes ne coûtent rien, et elles sont décrites ouvertement par les organismes qui les administrent.
Où lire tout cela à la source
Quatre documents, tous gratuits, tous lus le 20 septembre 2026 et énumérés dans les sources: les pages de l’OmbudService sur ce qu’il est et sur le déroulement de son processus, son guide sur l’assurance voyage, la page de l’Autorité sur le dépôt d’une plainte, et la page de l’agence fédérale sur la présentation d’une réclamation.
Le cinquième document est celui qui tranche le dossier, la police elle-même, et le sixième est la lettre de position finale de l’assureur, parce que tout ce qui vient ensuite s’appuie sur ce qu’elle dit.
Sources
- OmbudService des assurances de personnes, À propos, olhi.ca, lu le 20 septembre 2026
- OmbudService des assurances de personnes, Notre processus, olhi.ca, lu le 20 septembre 2026
- OmbudService des assurances de personnes, Guide sur l’assurance voyage, olhi.ca, lu le 20 septembre 2026
- Autorité des marchés financiers, Déposer une plainte, lautorite.qc.ca, lu le 20 septembre 2026
- Agence de la consommation en matière financière du Canada, Présenter une demande de règlement, canada.ca, lu le 20 septembre 2026
Questions fréquentes
Ma réclamation d’assurance voyage a été refusée. Est-ce terminé?
Pas du point de vue de la procédure publiée. Il existe au Canada un parcours de plainte et de révision pour les réclamations d’assurance de personnes refusées, voyage compris. Il commence par le processus de plainte de l’assureur et se poursuit, après une lettre de position finale, auprès de l’OmbudService des assurances de personnes, qui qualifie son service de gratuit. Ce qu’une révision décidera est une autre question, à laquelle personne ne peut répondre d’avance.
Que me faut-il avant de m’adresser à l’OmbudService?
Une lettre de position finale. L’OmbudService énonce qu’avant qu’il puisse commencer son examen, le consommateur doit d’abord tenter de régler la plainte directement avec l’assureur et obtenir cette lettre.
Combien de temps dure l’examen de l’OmbudService?
Il publie des objectifs plutôt que des garanties: l’objectif de terminer son examen en 120 jours, et une enquête d’agent visée à 45 jours lorsqu’un dossier atteint cette étape.
L’OmbudService peut-il ordonner à mon assureur de payer?
Non. Ce qu’un agent de l’OmbudService peut formuler est décrit comme une recommandation de règlement non exécutoire. Si l’assureur ne l’accepte pas, un agent d’adjudication principal peut pousser l’enquête et tenter de négocier un règlement.
Je suis au Québec. Y a-t-il une autre voie?
Oui. Après la réponse finale écrite de la firme, le consommateur québécois peut demander le transfert du dossier de plainte à l’Autorité des marchés financiers au moyen de son formulaire de transfert, et la firme est tenue d’en offrir la possibilité. Le régulateur peut ensuite offrir des services de conciliation ou de médiation et examine la situation dans le cadre de ses activités de surveillance.
Quel délai ai-je pour présenter la réclamation au départ?
L’agence fédérale énonce que la plupart des assureurs imposent un délai, habituellement de 90 jours à 12 mois à compter de la date du sinistre ou de l’événement, et conseille de communiquer avec l’assureur dès que possible avec toutes les pièces justificatives exigées. Deux des cinq motifs de refus que nomme l’OmbudService tiennent à l’avis et aux délais.
Une rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation permet d’établir si cette approche vous convient. Aucune illustration n’est préparée et rien n’est mis en place.
Souvent, la réponse est non, et vous l’entendrez pendant l’appel plutôt que dans une proposition envoyée ensuite.
Écouter cette page
Lue à voix haute par votre propre navigateur. Rien n’est transmis.
Divulgations importantes
Cette page est de l’éducation, pas un conseil. Le contenu est de l’information générale préparée par le Centre canadien de création de patrimoine Inc. Il ne tient pas compte de votre situation et ne constitue pas une recommandation d’acheter, de conserver ou de résilier un contrat. CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Le cabinet place de l’assurance au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick; ailleurs, les clients sont servis par des conseillers autorisés dans leur province.
Rien ici n’a été écrit avec votre dossier sous les yeux. Lisez pour comprendre le sujet, puis jugez-le selon votre propre situation, idéalement avec une personne autorisée là où vous vivez et qui a vu vos chiffres.
Les garanties viennent de l’assureur, pas du gouvernement. Les valeurs garanties d’un contrat d’assurance vie sont des engagements contractuels de l’assureur émetteur et dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à payer les prestations. Les participations d’un contrat avec participation ne sont pas garanties; elles sont déclarées à la discrétion de l’assureur et peuvent changer. La protection des titulaires de contrat au Canada est assurée par Assuris, dans les limites qu’elle publie; l’assurance-dépôts ne s’applique pas aux contrats d’assurance.
Les garanties écrites dans un contrat sont réelles, et elles sont celles de l’assureur. La participation n’est pas une garantie; c’est ce que l’assureur décide de déclarer chaque année. Sachez quels chiffres sont lesquels avant de bâtir un plan dessus.
Les illustrations et les projections ne sont pas des prédictions. Les chiffres, exemples ou valeurs illustrées sont hypothétiques, servent à expliquer un mécanisme et ne prévoient pas le rendement d’un contrat. Les valeurs réelles seront différentes et peuvent être inférieures à celles montrées. Les barèmes de participation passés ne prédisent pas les barèmes futurs.
Un exemple montre comment les pièces bougent, pas ce que vous obtiendrez. Toute illustration réelle qu’on vous présente devrait d’abord être lue dans ses colonnes garanties.