PRESTATIONS DU VIVANT
Assurance voyage
Une couverture médicale d’urgence à l’extérieur de votre province, pour les Canadiens qui partent comme pour les visiteurs qui arrivent. Le régime public paie peu ou rien au-delà de la frontière, et l’hôpital facture directement le patient.
Envoyer à un conseiller autorisé
Aucun prix n’apparaît sur cette page et aucun n’est envoyé par courriel. Ce qu’un contrat coûte dépend de la personne et de la conception, et aucun chiffre honnête ne sort de trois réponses.
Ce qui décide une réclamation en voyage
- Voyage unique ou voyages multiples, deux formes différentesLa police à voyage unique court d’un départ jusqu’au retour. La police à voyages multiples couvre des départs répétés sur une année, avec une durée maximale pour chaque voyage.
- La stabilité avant le départ est le test d’une condition connueUn problème de santé déjà diagnostiqué est évalué selon une période de stabilité inscrite au contrat: aucun changement de traitement, de médication ou de symptômes pendant un nombre de mois fixé avant le départ. Un changement à l’intérieur de cette période peut placer la condition hors de la couverture.
- L’urgence est définie au contrat, et l’annulation est distincteLe volet médical paie les soins soudains et imprévus, non les traitements prévus avant le départ. L’annulation et l’interruption de voyage forment une couverture distincte, avec sa propre liste de motifs qui la déclenchent.
Ce qu’est réellement l’assurance médicale de voyage
L’assurance médicale d’urgence en voyage est une couverture qu’un résident canadien achète avant de quitter sa province, afin de payer une urgence médicale qui survient pendant son absence. C’est un contrat court, à la finalité étroite, et c’est l’un des rares produits d’assurance dont toute la valeur se manifeste dans une seule semaine d’une vie, ou ne se manifeste jamais.
Ce n’est pas une assurance santé. Elle ne paie pas un examen de routine dans un autre pays, le renouvellement d’une ordonnance pour une condition déjà connue, des soins dentaires courants, ni une intervention pour laquelle quelqu’un s’est déplacé. Elle paie une urgence: quelque chose de soudain et d’imprévu qui exige un traitement immédiat.
Deux mots de cette phrase font tout le travail. Soudain et imprévu. Une condition que la personne avait déjà n’est, à première vue, ni soudaine ni imprévue, et c’est pourquoi chacun de ces contrats comporte une clause sur les conditions qui existaient avant le départ. C’est cette clause, et non le montant de la couverture, qui explique la plupart des réclamations refusées, et elle a sa propre section plus bas.
La raison d’être du produit tient à ceci: un régime public provincial est un régime pour des soins reçus dans cette province. Franchissez une frontière provinciale et le régime change. Quittez le pays et il s’arrête presque complètement. La plupart des Canadiens le savent dans les grandes lignes et le sous-estiment gravement dans les faits.
Ce que votre régime provincial paie une fois que vous êtes parti
Au Canada, à l’extérieur de votre propre province, la plupart des provinces ont des ententes de réciprocité qui couvrent les services médicaux et hospitaliers aux tarifs de la province d’accueil. Ce n’est pas complet. Le transport ambulancier, les médicaments achetés en pharmacie et certains services se trouvent habituellement à l’extérieur de l’entente, et une province est historiquement demeurée en dehors du volet médical de cette entente, de sorte qu’un voyageur peut devoir payer un médecin directement et réclamer ensuite. L’assurance voyage pour un déplacement à l’intérieur du Canada existe pour cet écart, et l’écart est réel même s’il est plus petit que celui de l’étranger.
À l’extérieur du Canada, le portrait est différent en nature et non en degré. Un régime provincial ne rembourse les soins d’urgence reçus à l’étranger qu’au tarif qu’il aurait payé pour ces soins à la maison, et les soins hospitaliers de certains pays sont facturés à un multiple de ce tarif que la plupart des ménages ont peine à imaginer avant de voir la facture. Le voyageur est responsable de la différence, et la différence représente presque toute la facture.
Il vaut la peine d’être concret sur ce qui produit une telle facture. Un rapatriement par avion-ambulance avec escorte médicale. Un séjour aux soins intensifs. Un hélicoptère au bas d’une montagne. Une chirurgie suivie de plusieurs jours de rétablissement avant qu’une personne soit en état de prendre l’avion. Aucun de ces événements n’est exotique, et tous produisent des sommes qui n’entrent pas dans un ménage ordinaire.
Les tarifs qu’une province rembourse, et les ententes entre provinces, sont établis par chaque régime public et ils changent. Vérifiez ce que votre propre régime paie à l’extérieur de ses frontières sur le site de ce régime avant de vous y fier. Rien dans cette page n’est un énoncé de ce que votre province paie aujourd’hui.
La période de stabilité, et la définition qui décide la réclamation
C’est la clause qui compte. Les voyageurs comparent les polices sur le prix et sur le montant de la couverture. Les assureurs décident les réclamations sur la clause des conditions préexistantes.
Le mécanisme est la période de stabilité: une durée définie, immédiatement avant la prise d’effet de la couverture ou avant la date de départ, pendant laquelle toute condition que le voyageur a déjà doit avoir été stable. Si elle a été stable pendant toute cette fenêtre, une urgence soudaine qui en découle est généralement couverte. Sinon, elle est généralement exclue. La longueur de la fenêtre est fixée par le contrat, elle diffère d’un contrat à l’autre, et elle s’allonge couramment avec l’âge du voyageur. Cette page n’imprime aucune durée, parce que la seule durée qui compte est celle de la police que vous avez devant vous.
Stable est un terme défini et la définition est exigeante. Elle signifie couramment aucun nouveau diagnostic, aucun nouveau symptôme, aucun nouveau traitement, aucune hospitalisation, aucun résultat d’examen ayant mené à un changement, et aucun changement de médication. Un changement de médication comprend un changement de dose, et dans plusieurs contrats il comprend aussi l’arrêt d’un médicament.
L’effet pratique surprend les gens qui se considèrent en bonne santé. Un voyageur dont la médication pour la pression artérielle a été ajustée quelques semaines avant le voyage peut avoir une condition qui n’est pas stable au sens du contrat, même s’il se sent bien et que son médecin est satisfait. Un voyageur qui a passé un examen par précaution, avec un résultat normal, peut tout de même avoir déclenché quelque chose dont le contrat se soucie, selon la façon dont la clause est rédigée.
La comparaison entre deux polices est donc en réalité une comparaison de trois choses: la longueur de la fenêtre de stabilité, la façon dont le contrat définit le mot stable, et l’âge à partir duquel la fenêtre s’allonge. Une police avec une fenêtre plus courte et une définition plus simple peut valoir davantage pour un ménage qu’un montant de couverture plus élevé, parce que le montant n’entre en jeu qu’une fois la réclamation admise.
Deux conséquences en découlent. Répondez aux questions médicales à partir du dossier réel plutôt que de mémoire, y compris la médication qui a été ajustée. Et lisez la clause avant le départ plutôt qu’après l’ambulance.
Un seul voyage, ou une année de voyages
Une police pour un seul voyage couvre un départ et un retour. Elle est achetée pour ce voyage, elle est tarifée selon la durée de ce voyage et selon l’âge et l’état de santé du voyageur, et elle prend fin au retour.
Une police annuelle multivoyages couvre chaque voyage de l’année, et elle comporte une limite de durée pour chaque voyage pris isolément. Cette limite est tout le produit, et c’est la partie que les voyageurs oublient. Une personne qui détient une police annuelle et qui demeure absente plus longtemps que la limite par voyage n’est pas partiellement couverte pour les jours supplémentaires. Dans la plupart des contrats, elle n’est plus couverte à compter du jour où la limite est dépassée, et une réclamation qui survient plus tard porte sur un voyage tombé hors de la police à partir de ce moment.
Lorsque les voyages sont courts et fréquents, la police annuelle est habituellement l’arrangement le plus simple, puisqu’il n’y a rien à se rappeler avant chaque départ. Lorsqu’un voyage de l’année est beaucoup plus long que les autres, le ménage regarde normalement une police annuelle pour les courts séjours plus quelque chose d’organisé séparément pour le long, ou une prolongation qui repousse la limite par voyage lorsque l’assureur en offre une.
Deux autres mécanismes valent la peine d’être connus. Certaines polices annuelles sont tarifées une seule fois à l’achat et d’autres demandent au voyageur de confirmer son état de santé avant chaque départ, ce qui est un contrat matériellement différent portant le même nom. Et dans toute police, la fenêtre de stabilité se mesure généralement par rapport à chaque date de départ plutôt qu’au jour de l’achat: un changement de santé au septième mois d’une police annuelle peut donc affecter la couverture du voyage pris au huitième.
La longue absence, et ce qu’elle fait à la couverture publique
Un Canadien qui passe une partie de l’année dans un endroit plus chaud a un second problème par-dessus celui de l’assurance, et c’est le plus grand des deux, parce qu’il ne porte pas sur une réclamation mais sur l’admissibilité au régime public lui-même.
La couverture publique dépend de la résidence, et chaque province définit la résidence en partie par la présence physique: une personne doit se trouver dans la province pendant une portion de l’année pour demeurer admissible. Une absence plus longue que ce que la province autorise peut interrompre ou faire cesser la couverture, et la retrouver peut supposer un délai de carence au retour. Cette page n’imprime la durée exigée pour aucune province, parce qu’elle diffère selon la province et qu’elle change, et parce que la conséquence d’une donnée erronée est la perte de la couverture publique.
L’interaction avec l’assurance voyage est l’endroit où les ménages se font prendre. La couverture voyage est rédigée pour une personne couverte par un régime public. Si l’admissibilité publique est tombée en raison d’une longue absence, la police de voyage peut ne pas répondre non plus, et le voyageur qui croyait avoir deux couches de protection découvre qu’il n’en a aucune.
Certaines provinces permettent une absence prolongée sur demande, pour un motif énoncé et pour une période énoncée, et certaines ne le permettent qu’une fois à l’intérieur d’un nombre d’années défini. Cette procédure existe pour être utilisée et elle doit habituellement être organisée avant le départ plutôt qu’après.
La démarche qui évite tout cela tient en un appel. Avant une longue absence, confirmez auprès de votre propre régime public combien de temps vous pouvez être absent tout en demeurant couvert, et si une absence prolongée doit être demandée à l’avance. Obtenez la réponse du régime lui-même. Rien dans cette page ne remplace cet appel.
L’annulation et l’interruption de voyage sont un autre contrat
La couverture médicale d’urgence et la couverture d’annulation de voyage sont vendues ensemble, décrites ensemble, et sont des protections entièrement distinctes qui répondent à des événements entièrement distincts.
La couverture médicale paie des soins. L’annulation rembourse les sommes non remboursables qu’un voyageur perd lorsqu’un voyage n’a pas lieu, pour un motif énuméré au contrat. L’interruption couvre le coût supplémentaire d’un retour anticipé ou d’un retard, encore une fois pour un motif énuméré. Un voyageur peut avoir l’une sans l’autre, et acheter la partie médicale ne fait absolument rien pour un dépôt perdu à cause d’un voyage annulé.
Les motifs énumérés forment la substance du contrat d’annulation. Ils comprennent habituellement la maladie ou la blessure du voyageur lui-même, couramment la maladie ou le décès d’un proche resté à la maison, et souvent un petit ensemble d’autres événements. Ils ne comprennent habituellement pas un changement d’idée, un changement de plan, ni une situation déjà connue au moment de l’achat.
Ce dernier point mérite d’être souligné parce qu’il décide beaucoup de ces réclamations. La couverture d’annulation répond à des événements imprévisibles au moment de l’achat. Un parent déjà gravement malade lorsque le voyage a été réservé, un avertissement déjà émis au sujet d’une destination, un conflit de travail déjà annoncé: ce sont généralement des événements connus, et une police achetée ensuite n’y répond généralement pas. C’est aussi pourquoi la couverture d’annulation s’achète habituellement au moment où le voyage est payé plutôt que dans la semaine précédant le départ, et pourquoi certaines garanties ne sont offertes que si la couverture a été organisée dans une courte fenêtre suivant le premier dépôt.
La couverture rattachée à une carte de crédit, lue honnêtement
Beaucoup de cartes comprennent une couverture médicale d’urgence en voyage, et c’est une vraie couverture. Elle est aussi rédigée avec des limites qu’un ménage devrait connaître avant d’en faire sa réponse, et ces limites se trouvent dans l’attestation d’assurance plutôt que dans la publicité.
Les trois qui comptent le plus. D’abord une limite d’âge: la couverture de carte diminue ou prend fin couramment à un âge indiqué à l’attestation, et elle le fait fréquemment à l’âge exact où un voyageur commence à en avoir besoin. Ensuite une limite de durée: la couverture court pendant un nombre de jours indiqué par voyage, ce nombre est souvent court, et il peut être plus court pour un titulaire plus âgé. Enfin, la même clause des conditions préexistantes décrite plus haut, parfois avec une fenêtre de stabilité plus longue que celle d’une police achetée.
Il y a habituellement des conditions rattachées. Certaines cartes exigent que le voyage ait été payé avec cette carte, ou que la personne soit le titulaire principal, ou que le compte soit en règle à la date de l’urgence. La couverture du conjoint ou des enfants à charge peut être incluse ou ne pas l’être.
La bonne façon d’utiliser une couverture de carte est de lire l’attestation d’assurance avant le voyage, d’y trouver la limite d’âge, le nombre de jours par voyage et la fenêtre de stabilité, puis de décider si le voyage en question entre dans les trois. Lorsque c’est le cas, la couverture est réelle et gratuite. Lorsque ce n’est pas le cas, le ménage organise autre chose, et le pire résultat est celui où personne n’a vérifié et où tout le monde a présumé.
La condition qui annule discrètement des réclamations: appeler avant les soins
Presque toutes les polices médicales d’urgence exigent que le voyageur, ou quelqu’un en son nom, communique avec la ligne d’assistance avant de recevoir des soins, ou dès qu’il est raisonnablement possible de le faire lorsque l’urgence empêche un appel préalable.
Ce n’est pas une formalité administrative. La société d’assistance approuve les soins, oriente le voyageur vers un établissement avec lequel elle peut traiter, et organise la facturation directe pour que l’hôpital facture l’assureur plutôt que le voyageur. Lorsque l’appel n’est pas fait, plusieurs contrats réduisent ce qu’ils paieront, et certains le réduisent fortement. Un voyageur qui gère l’urgence lui-même, paie, et soumet ses reçus au retour peut constater que la police paie une fraction de ce qu’elle aurait payé si la ligne avait été appelée d’abord.
Le numéro figure sur la carte de la police et il fonctionne à toute heure. Enregistrez-le dans un téléphone avant le départ et donnez-le à la personne qui voyage avec vous, parce que la personne la plus en mesure de faire cet appel n’est souvent pas celle qui vit l’urgence.
Une seconde condition l’accompagne dans la plupart des contrats, et elle mérite d’être connue pour la même raison. Une fois que l’assureur a déterminé qu’un voyageur est médicalement apte à rentrer, demeurer à l’étranger peut mettre fin à la couverture pour cette condition. Un ménage qui veut attendre un meilleur vol ou une date plus commode prend une décision dont il devrait d’abord lire les conséquences.
Ce qu’il faut faire dans la première heure
Appelez le numéro d’assistance inscrit à la police avant que des soins soient donnés, ou faites-le appeler par quelqu’un, ou appelez dès que l’urgence le permet. Tout le reste de cette liste devient plus facile une fois cet appel fait.
Donnez à l’hôpital le numéro de police et les coordonnées de la société d’assistance, et demandez à l’hôpital de facturer l’assureur directement. La facturation directe est ce que la société d’assistance organise, et c’est la différence entre un ménage qui avance une somme énorme et un ménage qui n’avance rien.
Conservez tout, en original. Les factures détaillées, les documents d’admission et de congé, le diagnostic, les notes du médecin sur ce qui a été traité et sur la raison pour laquelle cela ne pouvait pas attendre, les reçus de pharmacie et les reçus de transport. Un analyste de réclamation décide si l’événement était soudain et imprévu, et ce sont les documents de l’hôpital qui répondent à cette question.
N’autorisez pas un transfert vers le pays, un avion-ambulance ou une escorte médicale sans l’accord de l’assureur. Le rapatriement n’est généralement couvert que lorsque l’assureur l’a approuvé et organisé, et une famille qui l’organise de son côté, dans la détresse et dans l’urgence, risque de le payer de son côté aussi.
Informez l’assureur de toute complication, de tout changement d’établissement et de toute prolongation du séjour pendant que cela se produit plutôt qu’après. Le dossier demeure ouvert, les autorisations demeurent à jour, et personne n’a à reconstituer une semaine d’événements à partir de reçus deux mois plus tard.
Notez enfin le nom de chaque personne à qui vous parlez, la date et l’heure de chaque appel, ainsi que le numéro de dossier que la société d’assistance ouvre dès le premier contact. Ces quelques lignes écrites sur place valent davantage, au moment de la réclamation, que le souvenir que le voyageur en gardera une fois rentré et épuisé.
Le guide de référence
Commencez ici: toute la stratégie en une page
Ce que c’est, comment cela fonctionne au Canada, ce que cela coûte, ce que cela risque, combien de temps cela prend et à qui cela ne convient pas.
José Salloum Centre canadien de création de patrimoine Inc.
Lire le guideLes quatre choses que l’on appelle assurance voyage
L’expression recouvre plusieurs contrats différents qui paient des événements différents. Ils sont fréquemment groupés et ils ne sont pas interchangeables.
| Couverture | Pour qui | Ce qui la déclenche | Ce qui la décide |
|---|---|---|---|
| Médicale d’urgence, un seul voyage | Un résident canadien en déplacement hors de sa province ou du pays. | Une urgence médicale soudaine et imprévue pendant le voyage. | La clause des conditions préexistantes et l’obligation d’appeler avant les soins. |
| Médicale annuelle multivoyages | Un résident qui voyage plusieurs fois par année. | La même urgence, lors de tout voyage à l’intérieur de la limite de jours par voyage. | La même clause, plus la limite de durée de chaque voyage. |
| Annulation et interruption de voyage | Toute personne ayant payé des sommes non remboursables pour un voyage. | Un événement énuméré qui empêche le voyage ou l’écourte. | Le fait que l’événement soit sur la liste et qu’il était imprévisible à l’achat. |
| Assurance visiteurs au Canada | Une personne qui vient au Canada sans couverture publique, soit la direction inverse. | Une urgence pendant son séjour au Canada. | La même clause, lue pour un visiteur plutôt que pour un résident. Voir aussi l’assurance super visa. |
La ligne à retenir: la médicale d’urgence et l’annulation sont des contrats différents qui répondent à des événements différents, et un ménage qui a acheté l’un en croyant avoir les deux est exposé sur celui qu’il n’a pas.
Au Québec, ce qui change quand on quitte la province
Un résident du Québec qui quitte la province se trouve dans une position particulière, et elle mérite d’être comprise avant le départ plutôt qu’au retour.
La Régie de l’assurance maladie du Québec ne paie que des montants limités pour des soins reçus à l’extérieur du Québec. À l’intérieur du Canada, une partie des services médicaux et hospitaliers est couverte selon les ententes existantes, et les services facturés au-delà de ce que la Régie reconnaît demeurent à la charge de la personne. À l’extérieur du Canada, le remboursement est établi selon les tarifs que la Régie applique, lesquels sont sans commune mesure avec ce qu’un hôpital étranger facture. La différence est portée par le voyageur, et c’est exactement l’écart que l’assurance voyage existe pour combler.
Le second point est celui de la résidence, et il est plus lourd de conséquences. Pour demeurer une personne assurée par le régime québécois, il faut demeurer résident du Québec au sens de la loi, ce qui suppose une présence dans la province pendant une partie de l’année. Une absence qui dépasse ce que la Régie permet peut faire perdre le statut de personne assurée, et le retour peut alors comporter un délai avant que la couverture reprenne. Des situations particulières, comme des études, un travail ou un stage à l’étranger, font l’objet de règles distinctes et d’une demande à présenter avant le départ.
Aucune durée n’est reproduite ici, ni pour l’absence permise, ni pour le délai au retour, ni pour les cas particuliers. Ces règles et leurs durées sont établies et publiées par la Régie de l’assurance maladie du Québec, elles changent, et une personne qui prévoit une absence prolongée doit les confirmer directement auprès de la Régie avant de partir.
Un dernier lien, parce qu’il se manque facilement. Une police de voyage est rédigée pour une personne couverte par un régime public. Un Québécois qui perd son statut de personne assurée pendant une longue absence peut donc se retrouver sans le régime public et sans une police qui répond, en même temps et pour la même raison. Rien dans cette section n’est un conseil médical, fiscal ou juridique.
Là où cette couverture vaut son coût, et là où elle vaut moins
Elle vaut son coût pour tout voyage à l’extérieur du Canada, à tout âge et pour toute durée. L’écart entre ce qu’un régime provincial rembourse à l’étranger et ce qu’un hôpital facture est la plus grande exposition non assurée que la plupart des ménages porteront jamais, et elle est portée par des gens qui ne laisseraient jamais leur maison non assurée pour une fraction de ce montant.
Elle vaut son coût aussi pour un déplacement à l’intérieur du Canada, quoique de façon moins spectaculaire, parce que les ententes de réciprocité laissent de vrais écarts autour du transport ambulancier, des médicaments et de la facturation médicale d’une province.
Elle vaut son coût surtout pour un voyageur dont une condition est suivie, et c’est précisément le voyageur le plus susceptible d’être exclu par la clause de stabilité. La solution n’est pas de renoncer à la couverture. C’est de lire la clause, de répondre exactement aux questions, et lorsqu’une condition tombe à l’extérieur de la fenêtre, de savoir ce que le contrat couvrira tout de même, puisqu’une police qui exclut une condition répond encore à tout le reste de ce qui peut arriver en voyage.
Elle fait moins que ce que l’on attend pour une personne dont le voyage est court, dont le régime collectif comprend déjà une garantie voyage, et qui a lu la limite de jours de cette garantie et constaté que le voyage y entre. Ce ménage a peut-être déjà ce qu’il lui faut, et le travail était dans la lecture plutôt que dans l’achat.
Et elle ne fait rien du tout pour les raisons qui font vraiment perdre de l’argent à un ménage lorsque les choses tournent mal à la maison plutôt qu’ailleurs. Une perte de revenu, un diagnostic sérieux ou un décès trouvent leur réponse dans l’assurance invalidité, l’assurance maladies graves et l’assurance vie temporaire, et dans aucune des trois par accident.
Les erreurs que cette page veut éviter
Présumer que le régime public couvre les soins à l’étranger. Il rembourse au tarif qu’il aurait payé à la maison, ce qui, à l’étranger, est presque rien à côté de la facture.
Comparer les polices sur le prix et le montant de couverture en ignorant la fenêtre de stabilité et la définition du mot stable, là où la réclamation se décide vraiment.
Répondre aux questions médicales de mémoire. Une dose ajustée peu avant le départ est le détail qui décide le dossier.
Demeurer absent plus longtemps que la limite par voyage d’une police annuelle en croyant que la couverture s’est étirée avec le voyage.
Laisser une longue absence dépasser ce que la province permet sans avoir confirmé la règle auprès du régime public, ce qui met en jeu la couverture publique et la police de voyage en même temps. Au Québec, cette vérification se fait auprès de la Régie.
Se faire soigner d’abord et appeler la ligne d’assistance ensuite, ce que plusieurs contrats pénalisent et que certains pénalisent lourdement.
Acheter une couverture médicale d’urgence en croyant que le dépôt du voyage est protégé, ou acheter une couverture d’annulation en croyant que l’hôpital l’est.
Les questions que l’on pose
Mon régime public me couvre-t-il à l’extérieur du Canada?
Seulement au tarif qu’il aurait payé pour les mêmes soins à la maison, ce qui, à l’étranger, représente une petite partie de la facture. Les soins hospitaliers de certains pays sont facturés à un multiple important des tarifs canadiens et le voyageur est responsable de la différence. Vérifiez ce que votre propre régime paie hors de ses frontières sur le site de ce régime, puisque les règles changent.
Que veut dire stable, exactement, dans la police?
C’est un terme défini et la définition se trouve au contrat. Elle signifie couramment aucun nouveau diagnostic, aucun nouveau symptôme, aucun nouveau traitement, aucune hospitalisation et aucun changement de médication, et un changement de médication comprend un changement de dose et, dans plusieurs contrats, l’arrêt d’un médicament. La longueur de la fenêtre sur laquelle la stabilité se mesure est aussi fixée par le contrat et elle diffère: lisez cette clause avant d’acheter.
J’ai une police annuelle. Quelle durée chaque voyage peut-il avoir?
Toute police annuelle multivoyages limite la durée d’un voyage et la limite est inscrite au contrat. Au-delà, la plupart des contrats considèrent le voyageur comme non couvert à compter de ce jour plutôt que partiellement couvert. Certains assureurs vendent une prolongation qui repousse la limite pour un voyage plus long, et elle doit être organisée plutôt que présumée.
Je passe plusieurs mois à l’étranger chaque hiver. Est-ce un problème?
Cela peut l’être, et le risque touche votre couverture publique et non seulement votre police. Les provinces définissent la résidence en partie par la présence physique, et une absence plus longue que ce qui est permis peut interrompre l’admissibilité, parfois avec un délai au retour. Une police de voyage est rédigée pour une personne couverte par un régime public: perdre l’un peut donc affecter l’autre. Confirmez l’absence permise auprès de votre régime public avant de partir, et au Québec auprès de la Régie de l’assurance maladie du Québec, et demandez si une absence prolongée doit être demandée à l’avance.
Ma carte de crédit comprend une assurance voyage. Est-ce suffisant?
C’est une vraie couverture avec de vraies limites, et les trois qui décident la question sont l’âge où elle diminue ou prend fin, le nombre de jours couverts par voyage, et la clause des conditions préexistantes. Les trois se trouvent dans l’attestation d’assurance plutôt que dans la publicité. Lisez-la avant le voyage et vérifiez si ce voyage précis entre dans les trois.
Dois-je vraiment appeler avant d’aller à l’hôpital?
Lorsque l’urgence le permet, oui, et c’est l’une des raisons les plus fréquentes pour lesquelles une réclamation est réduite. La ligne d’assistance approuve les soins, vous oriente vers un établissement approprié et fait en sorte que l’hôpital facture l’assureur directement. Lorsqu’un appel préalable est véritablement impossible, appelez dès que cela devient possible et notez la raison pour laquelle cela ne l’était pas.
L’annulation de voyage est-elle incluse avec la médicale d’urgence?
Pas automatiquement. Ce sont des protections distinctes souvent vendues ensemble. La médicale d’urgence paie des soins à l’étranger. L’annulation et l’interruption remboursent les sommes non remboursables perdues à cause d’un événement énuméré et imprévisible. Acheter l’une ne fait rien pour le risque que l’autre couvre.
Autres produits
Une rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation permet d’établir si cette approche vous convient. Aucune illustration n’est préparée et rien n’est mis en place.
Souvent, la réponse est non, et vous l’entendrez pendant l’appel plutôt que dans une proposition envoyée ensuite.
Le formulaire se trouve sur la page de la rencontre découverte et prend une minute. Il sert à organiser une conversation. Ce n’est pas un conseil, et rien n’y est vendu.
Écouter cette page
Lue à voix haute par votre propre navigateur. Rien n’est transmis.
Divulgations importantes
Cette page est de l’éducation, pas un conseil. Le contenu est de l’information générale préparée par le Centre canadien de création de patrimoine Inc. Il ne tient pas compte de votre situation et ne constitue pas une recommandation d’acheter, de conserver ou de résilier un contrat. CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Le cabinet place de l’assurance au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick; ailleurs, les clients sont servis par des conseillers autorisés dans leur province.
Rien ici n’a été écrit avec votre dossier sous les yeux. Lisez pour comprendre le sujet, puis jugez-le selon votre propre situation, idéalement avec une personne autorisée là où vous vivez et qui a vu vos chiffres.
Ceci n’est pas un conseil fiscal, et le traitement fiscal dépend de votre situation. Le traitement fiscal décrit dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du Règlement de l’impôt sur le revenu et de la situation individuelle du lecteur. Un retrait, un rachat ou une avance sur police peut constituer une disposition au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté peuvent être imposables l’année où ils surviennent. Les règles fiscales changent. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. est titulaire d’un permis en assurance de personnes. Ce n’est pas un cabinet comptable, il ne produit pas de déclarations de revenus, et rien sur ce site ne constitue un conseil fiscal ni une opinion sur la situation fiscale d’un lecteur. Ce sur quoi un lecteur entend se fier doit être confirmé auprès d’un comptable professionnel et auprès de Revenu Québec et de l’Agence du revenu du Canada.
Le résultat fiscal n’est ni automatique ni inconditionnel. Il repose sur le maintien du contrat à l’intérieur des règles canadiennes et sur votre propre situation. Avant de vous y fier, parlez à un comptable qui a réellement travaillé avec ces contrats.
Les garanties viennent de l’assureur, pas du gouvernement. Les valeurs garanties d’un contrat d’assurance vie sont des engagements contractuels de l’assureur émetteur et dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à payer les prestations. Les participations d’un contrat avec participation ne sont pas garanties; elles sont déclarées à la discrétion de l’assureur et peuvent changer. La protection des titulaires de contrat au Canada est assurée par Assuris, dans les limites qu’elle publie; l’assurance-dépôts ne s’applique pas aux contrats d’assurance.
Les garanties écrites dans un contrat sont réelles, et elles sont celles de l’assureur. La participation n’est pas une garantie; c’est ce que l’assureur décide de déclarer chaque année. Sachez quels chiffres sont lesquels avant de bâtir un plan dessus.