Les années de soins: ce qu'une absence du marché du travail fait à une retraite
Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026
Le présent article constitue de l'information générale sur le calcul des droits de cotisation aux régimes enregistrés et des droits de rente publics, consulté à l'Agence du revenu du Canada, à Emploi et Développement social Canada et à Retraite Québec le 15 septembre 2026. Ce n'est ni un conseil ni le calcul des droits de qui que ce soit. Le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec sont administrés par ces organismes, qui publient les chiffres à jour et qui demeurent la seule source fiable pour la situation d'une personne. Ce cabinet détient un certificat en assurance de personnes et en assurance collective de personnes; il n'est pas courtier en valeurs mobilières et ne détient aucun titre réservé. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. reçoit une commission de l'assureur émetteur lorsqu'un contrat est placé, ce qui est exposé en entier à la page de transparence.
En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.
À retenir
- En 2022, plus de la moitié des femmes de quinze ans et plus au Canada prodiguaient une forme de soins à des enfants ou à des adultes dépendants, contre quarante-deux pour cent des hommes.
- Les droits de cotisation à un REER se bâtissent à partir du revenu gagné, soit le revenu d'emploi, le revenu de travail indépendant et certains autres montants. Une année sans revenu gagné ne bâtit aucun droit nouveau.
- Les droits inutilisés se reportent, et c'est la chose la plus importante à savoir pour quiconque a reculé devant le travail rémunéré; presque personne ne la lui dit au moment où elle servirait.
- Le calcul de base du Régime de pensions du Canada peut exclure jusqu'à huit années de gains les plus faibles au titre de l'exclusion générale, quelle que soit la raison de ces années.
- L'EXCLUSION pour éducation d'un enfant vise la composante de base et l'INTÉGRATION pour éducation d'un enfant vise la composante supplémentaire. Ce sont deux dispositions distinctes, avec deux mécanismes distincts et la même admissibilité.
- Le Québec a sa propre version: le Régime de rentes du Québec écarte jusqu'à quinze pour cent des gains les plus faibles et exclut séparément les périodes de prestations familiales pour un enfant de moins de sept ans.
- Aucune de ces dispositions ne vise les soins à un adulte, et aucune ne rétablit des droits de cotisation. Ce sont les deux brèches qu'un ménage doit combler lui-même.
Il existe une conversation qui a lieu dans quantité de ménages canadiens et qui omet presque toujours la partie la plus importante. Quelqu'un va reculer devant le travail rémunéré. Un enfant s'annonce, ou un parent a besoin d'aide chaque jour, ou un enfant a besoin de quelque chose que l'horaire ne peut accueillir. Le ménage compare le salaire perdu aux frais de garde économisés, juge que c'est à peu près équivalent, et va de l'avant. Ce que personne n'inscrit sur la feuille, c'est que le coût ne s'arrête pas au retour au travail. Les droits de cotisation se calculent sur le revenu gagné, et une année sans revenu gagné n'en bâtit aucun. Une rente publique se calcule sur une période cotisable, et une année sans cotisation s'inscrit à l'intérieur. Les deux systèmes comportent des dispositions conçues exactement pour cela, les deux sont publiques, et les deux doivent être demandées plutôt qu'accordées. Cet article les nomme, dit ce qu'elles font, et dit sans détour ce qu'elles n'atteignent pas.
Ce que dit la mesure
Statistique Canada a mesuré cela directement en 2022, et les chiffres méritent d'être énoncés avant toute chose, parce que la conception de chacune des dispositions examinées plus bas suppose un schéma que les données confirment.
Plus de la moitié des femmes de quinze ans et plus au Canada, environ huit millions quatre cent mille d'entre elles, prodiguaient une forme de soins à des enfants ou à des adultes dépendants. Le chiffre chez les hommes était de quarante-deux pour cent. Près du tiers des femmes s'occupaient d'enfants ou leur prodiguaient des soins non rémunérés, contre environ le quart des hommes, et près du quart des femmes prodiguaient des soins non rémunérés à des adultes, contre environ le cinquième des hommes.
L'intensité diffère autant que la fréquence. Chez les personnes prodiguant des soins non rémunérés à des adultes dépendants, la médiane était de huit heures par semaine, et la médiane des femmes de dix heures contre six pour les hommes.
Deux heures d'écart par semaine paraissent peu jusqu'à ce qu'on les additionne sur une décennie, et surtout jusqu'à ce qu'on se souvienne qu'elles se prennent presque toujours sur les mêmes heures que le travail rémunéré. Ce ne sont pas des heures de loisir qui disparaissent: ce sont des heures d'emploi, de formation, de déplacement et d'avancement, c'est-à-dire exactement les heures dont les deux systèmes examinés plus bas tirent leurs calculs.
Rien de tout cela n'est un argument sur qui devrait faire quoi. C'est la raison pour laquelle une page sur les droits de cotisation et le calcul d'une rente a sa place dans un programme écrit pour les femmes: les règles qui suivent sont neutres dans leur formulation et retombent bien plus souvent sur un groupe que sur l'autre.
Le report, qui est la bonne nouvelle
Voici la disposition que presque personne ne mentionne au moment où elle serait la plus utile. Les droits inutilisés d'un régime enregistré n'expirent pas. Ils se reportent, et ils continuent de se reporter jusqu'à ce qu'ils soient employés ou jusqu'à l'échéance du régime à l'âge que fixe l'Agence.
Pour un ménage ayant des années de soins, cela change complètement la forme du problème. Les années hors du travail rémunéré ont bâti peu ou pas de droits, mais les droits bâtis pendant les années travaillées, avant et après, sont toujours là, en attente, et le retour à un plein revenu est le moment où ils deviennent utilisables.
Cela signifie aussi que le rattrapage n'est pas une course. Une personne qui revient au travail rémunéré après six ans à la maison n'a pas à rattraper en une saison. Les droits accumulés figurent sur l'avis de cotisation chaque année, énoncés comme un chiffre, et un ménage qui n'a jamais regardé cette ligne n'a jamais vu la taille de sa propre marge.
L'avis de cotisation est le document. Il énonce le maximum déductible de l'année, et c'est le seul chiffre qui gouverne. Un ménage qui veut savoir où il en est n'a besoin ni d'une projection ni d'un calculateur: il a besoin de l'avis de l'an dernier, qui est déjà dans la maison.
La période cotisable et l'exclusion générale
Une rente publique fonctionne autrement, et c'est cette différence qui prend les gens de court. Un régime enregistré est un solde. Un droit à rente est une moyenne, et une moyenne a un dénominateur.
Sous le Régime de pensions du Canada, la période cotisable court sur une vie de travail et le calcul examine les gains sur l'ensemble. Emploi et Développement social Canada explique que le calcul de la composante de base peut exclure jusqu'à huit années de gains les plus faibles: c'est l'exclusion générale. Elle s'applique quelle que soit la raison des années faibles, et elle est appliquée automatiquement.
Deux autres mécanismes l'accompagnent. Les mois où une personne a reçu une prestation d'invalidité du régime sont exclus, et la composante supplémentaire crédite le temps d'invalidité à partir des gains des années précédant le début de l'invalidité. Et les cotisations versées après soixante-cinq ans peuvent servir à remplacer des périodes de faibles gains antérieures à soixante-cinq ans, disposition véritablement utile pour une personne dont les gains ont culminé tard.
Huit années, c'est considérable. Pour un ménage avec une seule interruption de soins, cela peut absorber l'ensemble. Pour un ménage avec deux ou trois interruptions réparties sur une longue période de soins, non, et c'est précisément le cas pour lequel la disposition suivante a été écrite.
Il faut noter aussi que l'exclusion générale ne distingue pas les causes. Une année faible parce qu'un emploi a disparu, une année faible parce qu'un enfant est né, une année faible parce qu'un retour aux études a été entrepris: toutes puisent dans la même réserve de huit années. C'est une marge unique et partagée, et elle se consomme dans l'ordre où la vie se présente.
Les dispositions pour éducation d'un enfant, nommées
Il y en a deux, elles portent des noms différents pour une raison, et les confondre est l'erreur la plus courante sur ce sujet.
L'EXCLUSION pour éducation d'un enfant vise la composante de BASE. Les mois de gains faibles ou nuls pendant lesquels la personne était le principal fournisseur de soins d'un enfant à charge de moins de sept ans sont retirés du calcul lorsque ce retrait augmente la prestation. Retirer un mois le sort du dénominateur: un mois faible cesse ainsi de tirer la moyenne vers le bas.
L'INTÉGRATION pour éducation d'un enfant vise la composante SUPPLÉMENTAIRE, la partie du régime introduite en 2019. Elle ne retire pas de mois: elle les crédite, à partir des cotisations supplémentaires des cinq années précédant le moment où la personne est devenue le principal fournisseur de soins. La composante supplémentaire traite donc ces années comme si la personne avait gagné au niveau où elle gagnait juste avant.
L'admissibilité est la même pour les deux. Il faut avoir été le principal fournisseur de soins d'un enfant à charge de moins de sept ans et remplir les autres conditions, dont celle d'avoir reçu les allocations familiales ou d'avoir été admissible à l'Allocation canadienne pour enfants. Les dispositions se demandent sur le formulaire de demande de la prestation visée, avec le nom de chaque enfant, sa date de naissance, son numéro d'assurance sociale et une preuve de naissance.
Ce dernier paragraphe est celui qui coûte de l'argent aux ménages. Ces dispositions se demandent, elles ne s'accordent pas. Une personne qui demande une rente de retraite sans remplir les sections relatives à l'éducation d'un enfant ne les a pas demandées, et le calcul se fait sans elles.
La version québécoise, qui n'est pas identique
Le Québec administre son propre régime, et une personne ayant travaillé dans les deux ressorts a des gains sous les deux. Retraite Québec expose la mécanique québécoise, proche de la fédérale sans lui être identique.
Les gains pris en compte courent à partir du mois du dix-huitième anniversaire. Jusqu'à quinze pour cent des gains de travail les plus faibles ne réduisent pas la rente, et Retraite Québec précise que cela comprend les périodes sans aucun gain. C'est l'équivalent québécois de l'exclusion générale, exprimé en proportion plutôt qu'en nombre d'années.
Séparément, les périodes pendant lesquelles des prestations familiales ont été reçues du gouvernement du Québec ou du gouvernement canadien pour un enfant de moins de sept ans sont exclues, et Retraite Québec énonce que la période peut s'étendre jusqu'à la fin de l'année au cours de laquelle l'enfant atteint dix-huit ans. Les périodes de rente d'invalidité sous l'un ou l'autre régime sont également exclues.
Un ménage qui a circulé entre le Québec et une autre province doit s'attendre à ce que les deux calculs interagissent, et à ce que la réponse vienne des administrateurs plutôt que d'un article. Les deux publient un relevé de participation, et lire son propre relevé est la seule façon de savoir ce qui est réellement inscrit.
Ce qu'aucune de ces dispositions ne couvre
Trois brèches, énoncées sans détour, parce qu'une page qui énumère les dispositions sans les brèches laisse un lecteur plus confiant et pas mieux protégé.
D'abord, aucune ne rétablit des droits de cotisation. Les dispositions pour éducation d'un enfant agissent sur le calcul d'une rente publique. Elles ne font rien aux droits de cotisation qu'une année de soins n'a pas bâtis. La seule chose qui y répond est le report, et le report n'aide que s'il y a un revenu ultérieur avec lequel l'employer.
Ensuite, les dispositions pour éducation d'un enfant portent sur des enfants. Les soins à un adulte sont l'autre moitié du tableau, et c'est la moitié qui grandit à mesure qu'une population vieillit. Une personne ayant quitté le travail rémunéré trois ans pour s'occuper d'un parent dispose de l'exclusion générale et de rien d'autre. S'occuper d'un parent ne déclenche pas une disposition pour éducation d'un enfant, puisque ce n'est pas l'éducation d'un enfant.
Enfin, aucune n'est automatique au sens où on le suppose. L'exclusion générale est appliquée par l'administrateur. Les dispositions pour éducation d'un enfant se demandent sur un formulaire, pièces à l'appui. Un ménage à qui personne n'a expliqué la différence la découvre au mauvais bout d'une vie de travail.
Une quatrième observation mérite d'être ajoutée, même si ce n'est pas une brèche réglementaire. Rien de tout cela ne dit ce qu'il advient de la personne aidante si c'est elle qui tombe malade. Sans revenu d'emploi, il n'y a ni assurance salaire de l'employeur ni régime collectif, et la couverture individuelle s'obtient plus aisément avant l'interruption qu'au milieu. C'est la question que ce cabinet est certifié pour traiter, et c'est aussi celle qu'on pose le plus souvent trop tard.
Le guide de référence
Commencez ici: toute la stratégie en une page
Ce que c’est, comment cela fonctionne au Canada, ce que cela coûte, ce que cela risque, combien de temps cela prend et à qui cela ne convient pas.
José Salloum Centre canadien de création de patrimoine Inc.
Lire le guideUn concept, non une recommandation
Tout ce qui suit est une illustration écrite pour montrer le fonctionnement d’une structure. Aucune personne présentée ici n’est réelle, aucun chiffre n’est une projection, et rien ici n’est une recommandation, ni pour vous ni pour quiconque. Les montants sont ronds parce qu’ils ont été choisis pour rendre le calcul visible, non parce qu’ils seraient typiques, disponibles ou atteignables.
Ce qu’un contrat ferait réellement dépend de l’assureur, du produit, de votre âge et de votre état de santé, de la décision de tarification et du contrat que vous signez. Une recommandation ne peut suivre qu’une analyse de vos besoins menée avec vous par un représentant dûment certifié. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. reçoit une commission de l’assureur émetteur lorsqu’un contrat est placé, et vous devriez lire ce qui suit en le sachant.
Une illustration: la même interruption, comptée de trois façons
Supposons un ménage où une personne passe six ans hors du travail rémunéré à temps plein: quatre années auprès de deux jeunes enfants et, quelques années plus tard, deux autres auprès d'un parent. Rien dans cette illustration ne décrit qui que ce soit, et elle ne comporte aucun montant, parce qu'aucun montant n'est nécessaire pour voir le mécanisme.
Premier compte: les droits de cotisation. Les quatre années et les deux années ont bâti peu ou pas de droits nouveaux, les droits se bâtissant sur le revenu gagné. Aucune disposition des régimes publics n'y change quoi que ce soit. Ce qui y change quelque chose, c'est le report: les droits inutilisés des six années figurent toujours à l'avis de cotisation, disponibles lorsque le revenu reprend. L'écart de droits est réel; la perte de droits ne l'est pas.
Deuxième compte: les années auprès d'enfants. Les quatre années avec des enfants de moins de sept ans mettent en jeu les deux dispositions: l'exclusion, qui retire ces mois du calcul de la composante de base là où cela aide, et l'intégration, qui les crédite dans la composante supplémentaire à partir des cinq années de cotisations supplémentaires antérieures au début des soins. Les deux doivent être demandées sur le formulaire, avec les renseignements de chaque enfant et une preuve de naissance.
Troisième compte: les années auprès d'un parent. Aucune disposition pour éducation d'un enfant ne les touche, puisqu'il ne s'agit pas de l'éducation d'un enfant. Ce qui s'applique est l'exclusion générale, qui peut écarter jusqu'à huit années de gains les plus faibles quelle qu'en soit la raison, et qui est appliquée par l'administrateur plutôt que demandée. Si le ménage a déjà consommé l'essentiel de cette marge sur d'autres années faibles, les deux années de soins à un parent restent dans le calcul.
Le mécanisme que montre cette illustration est qu'une seule expérience continue, six ans à prendre soin des siens, est traitée par trois règles différentes, avec trois déclencheurs différents et deux procédures de demande différentes. Rien ici ne dit ce qu'un ménage devrait en faire. Ce que cela dit, c'est qu'un ménage qui sait quelle règle couvre quelle année est en position de poser la bonne question au bon administrateur, et qu'un ménage qui l'ignore l'apprendra après coup.
Ce qui relève du certificat de ce cabinet
Il vaut la peine d'être précis sur la part de tout cela qu'un cabinet comme celui-ci peut réellement travailler, parce que la réponse honnête est une part et non le tout.
Les dispositions des régimes publics se demandent auprès de Service Canada et de Retraite Québec, et de personne d'autre. Les droits de cotisation relèvent d'un calcul fiscal et l'avis de cotisation les énonce. Ni l'un ni l'autre n'est un produit d'assurance et ni l'un ni l'autre n'est administré par ce cabinet.
Ce qui relève du certificat, c'est tout ce qui protège la personne aidante plutôt que le calcul. Un régime enregistré au profit du conjoint, qui permet à un conjoint de cotiser à un régime appartenant à l'autre et qui est l'un des rares instruments s'adressant directement à un couple aux revenus inégaux. Une assurance vie sur la personne qui accomplit le travail non rémunéré, systématiquement omise précisément parce que cette personne n'a pas de salaire à remplacer, alors même que remplacer ce qu'elle fait a un coût. Des couvertures de maladies graves et d'invalidité, plus difficiles à obtenir sans revenu d'emploi et plus faciles à organiser avant l'interruption que pendant. Des fonds distincts et des rentes. Un régime collectif, et ce qu'il advient de lui quand quelqu'un quitte un emploi.
Voilà la liste, et c'est là que se situerait une conversation avec ce cabinet. Le REER au profit du conjoint et ce qu'il advient de l'assurance collective au départ d'un emploi sont les deux pages le plus souvent nécessaires à ce moment précis.
Sources
- Statistique Canada, Le Quotidien, 8 novembre 2022, Plus de la moitié des femmes prodiguent des soins à des enfants et à des adultes dépendants au Canada, statcan.gc.ca, lu le 15 septembre 2026
- Agence du revenu du Canada, Comment les cotisations influent sur votre maximum déductible au titre des REER, et guide T4040, canada.ca, lu le 15 septembre 2026
- Emploi et Développement social Canada, dispositions relatives à l'éducation d'un enfant du Régime de pensions du Canada, canada.ca, lu le 15 septembre 2026
- Emploi et Développement social Canada, Régime de pensions du Canada, Combien vous pourriez recevoir, canada.ca, lu le 15 septembre 2026
- Retraite Québec, Calcul de votre rente de retraite du Régime de rentes du Québec, retraitequebec.gouv.qc.ca, lu le 15 septembre 2026
Questions fréquentes
Est-ce que je perds mes droits REER si je n'ai pas de revenu pendant quelques années?
Non. Aucun droit nouveau ne se bâtit dans une année sans revenu gagné, mais les droits déjà accumulés n'expirent pas: les droits de déduction inutilisés se reportent. Le chiffre figure chaque année à l'avis de cotisation, et ce document est la seule autorité sur ce qu'une personne détient réellement.
La disposition pour éducation d'un enfant est-elle automatique?
Non, et c'est le malentendu le plus coûteux de ce sujet. L'exclusion générale est appliquée par l'administrateur. Les dispositions pour éducation d'un enfant se DEMANDENT, sur le formulaire de demande de la prestation visée, avec le nom de chaque enfant, sa date de naissance, son numéro d'assurance sociale et une preuve de naissance. Une demande présentée sans ces sections remplies se traite sans elles.
Quelle différence y a-t-il entre l'exclusion et l'intégration?
Elles agissent sur deux moitiés différentes du Régime de pensions du Canada. L'exclusion pour éducation d'un enfant vise la composante de base et retire du calcul les mois de gains faibles ou nuls pendant lesquels la personne était le principal fournisseur de soins d'un enfant de moins de sept ans. L'intégration vise la composante supplémentaire et crédite ces années à partir des cotisations supplémentaires des cinq années précédant le début des soins. Même admissibilité, deux mécanismes distincts.
Cela aide-t-il si j'ai quitté mon emploi pour m'occuper d'un parent?
Pas les dispositions pour éducation d'un enfant, qui portent sur les enfants de moins de sept ans. Ce qui s'applique est l'exclusion générale, qui peut écarter jusqu'à huit années de gains les plus faibles quelle qu'en soit la raison. C'est une disposition réelle et elle s'applique automatiquement, mais c'est une marge générale et non ciblée, et un ménage comportant plusieurs périodes de faibles gains peut l'épuiser.
Le Québec fonctionne-t-il comme le reste du Canada?
De près, sans être identique. Retraite Québec écarte jusqu'à quinze pour cent des gains de travail les plus faibles, exprimé en proportion plutôt qu'en nombre d'années, et exclut séparément les périodes de prestations familiales pour un enfant de moins de sept ans, période qui peut s'étendre jusqu'à la fin de l'année où l'enfant atteint dix-huit ans. Une personne ayant des gains sous les deux régimes doit s'attendre à ce que les administrateurs les concilient.
Qu'est-ce qu'un cabinet d'assurance peut réellement faire là-dedans?
Pas le volet des régimes publics, qui se demande auprès des administrateurs, ni le calcul fiscal, qui figure à l'avis de cotisation. Ce qui relève du certificat, c'est la protection autour de la personne aidante: un régime enregistré au profit du conjoint, une assurance vie sur la personne qui accomplit le travail non rémunéré, des couvertures de maladies graves et d'invalidité organisées pendant qu'elles sont encore simples à obtenir, des fonds distincts, des rentes, et ce qu'il advient de l'assurance collective au départ d'un emploi.
Une rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation permet d’établir si cette approche vous convient. Aucune illustration n’est préparée et rien n’est mis en place.
Souvent, la réponse est non, et vous l’entendrez pendant l’appel plutôt que dans une proposition envoyée ensuite.
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Quand ce site compare un contrat à un placement, il décrit le fonctionnement de chacun; il ne vous dit pas lequel acheter. Les questions sur les valeurs mobilières relèvent d’une personne inscrite pour y répondre.
Comment se bâtissent réellement les droits de cotisation
La règle est arithmétique et l'Agence du revenu du Canada la publie. Les droits nouveaux d'une année à un régime enregistré d'épargne retraite correspondent au moindre d'une proportion déterminée du revenu gagné de l'année précédente et du plafond annuel, réduits du facteur d'équivalence, puis ajoutés aux droits inutilisés reportés. La proportion est de dix-huit pour cent. Le plafond annuel est publié par l'Agence, suit un indice, et n'est délibérément pas imprimé ici.
Tout tient donc à l'expression revenu gagné, et le revenu gagné est une notion définie plutôt qu'une description de tout ce qui est entré au compte. L'Agence le construit à partir du revenu d'emploi, du revenu de travail indépendant et de certains autres montants, moins des dépenses d'emploi déterminées et les pertes d'entreprise ou de location. Le guide T4040 est l'endroit où la définition est développée en entier.
La conséquence pour une année de soins est directe. Une année où une personne a reçu des prestations plutôt qu'un revenu d'emploi ne bâtit pas de droits comme le fait une année travaillée. Le ménage peut avoir le sentiment qu'un revenu est entré, et c'est vrai. Le calcul des droits, lui, regarde quelque chose de plus étroit.
Ce n'est pas une punition et personne n'a conçu cela pour retomber sur les proches aidantes. Les droits de cotisation ont été bâtis pour mettre à l'abri une proportion de ce qu'une personne gagne, et un système fondé sur ce principe produit ce résultat automatiquement. Le savoir d'avance, c'est la différence entre une surprise à soixante ans et une décision à trente.