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Le veuvage: ce qui change financièrement, et dans quel ordre

Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026

Ce qui se passe dans l’année qui suit un décès La suite des événements après un décès au Québec, du constat au partage final, et l’endroit où apparaît un problème de liquidités. L’ORDRE COMPTE PLUS QU’ON NE CROIT Ce qui se passe dans l’année qui suit un décès 01 Le décès est constaté et le testament est retrouvé Un testament non notarié doit d’abord être vérifié. 02 Le liquidateur est confirmé Il engage sa responsabilité personnelle dès ce moment. 03 La succession est inventoriée, et elle est gelée Les comptes s’arrêtent. Les factures, non. 04 L’assurance vie est versée au bénéficiaire désigné Directement, hors succession, souvent en quelques semaines. 05 La déclaration finale est produite et l’impôt devient exigible Avant tout partage, et souvent avant qu’on puisse vendre quoi que ce soit. 06 Ce qui reste est partagé Des mois plus tard, et seulement après chaque étape ci-dessus.
Divulgation importante: portée du conseil

Le présent article constitue de l'information générale. Les règles de prestations de survivant décrites ici sont administrées par Emploi et Développement social Canada et par Retraite Québec et ont été consultées à leurs sites le 15 septembre 2026; le traitement fiscal des régimes enregistrés au décès a été consulté à l'Agence du revenu du Canada le même jour. Ce n'est ni un conseil, ni un avis juridique, ni le calcul des droits de qui que ce soit. Le règlement d'une succession est le travail d'un liquidateur, avec un notaire là où il en faut un, et ce cabinet ne fait ni l'un ni l'autre. Ce pour quoi il est certifié est l'assurance de personnes et l'assurance collective de personnes. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. reçoit une commission de l'assureur émetteur lorsqu'un contrat est placé, ce qui est exposé en entier à la page de transparence.

En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.

À retenir

  • Presque rien de financier ne doit être décidé dans la première semaine, et ce qui ne peut vraiment pas attendre relève des documents plutôt que des décisions.
  • Le certificat de décès délivré par le Directeur de l'état civil est le document qui débloque le reste, et au Québec une recherche testamentaire aux deux registres précède toute action fondée sur un testament.
  • La rente de conjoint survivant du Régime de pensions du Canada se verse au conjoint légal ou au conjoint de fait: à soixante-cinq ans et plus, elle correspond à soixante pour cent de la rente de retraite du cotisant; avant soixante-cinq ans, à une portion forfaitaire plus une proportion de celle-ci.
  • Un survivant qui touche déjà sa propre rente de retraite ne reçoit pas les deux en entier: le maximum payable est la rente de retraite maximale.
  • La prestation de décès du Régime de pensions du Canada est un paiement unique assorti d'un ordre de priorité, et le liquidateur devrait la demander dans les soixante jours.
  • Sous le Régime de rentes du Québec, un conjoint de fait doit avoir vécu au moins trois ans avec le défunt, ou un an s'il y a un enfant de l'union, et la rente de conjoint survivant se poursuit même si le survivant se remarie par la suite.
  • Une prestation d'assurance vie payable à un bénéficiaire désigné ne fait pas partie de la succession et se verse que la succession soit acceptée ou non, ce qui explique qu'elle arrive d'ordinaire la première.

Personne n'est préparé à la forme administrative de ce jour-là. Le chagrin est attendu, au sens où chacun sait qu'il viendra même quand il n'est pas là. Ce qui n'est pas attendu, c'est qu'en quinze jours une personne se fera demander des documents dont elle n'a jamais entendu parler, par des institutions qui n'agiront pas sans eux, pendant que des gens bien intentionnés l'encourageront à prendre des décisions qu'il ne faudrait pas prendre avant un an. Il y a un ordre dans tout cela. Certaines choses s'arrêtent immédiatement, d'autres ne commencent que sur demande, d'autres arrivent sans jamais passer par la succession, et quelques-unes comportent des délais qui comptent. Cet article expose cet ordre, nomme les règles de prestations de survivant exactement comme les administrateurs les nomment, et dit lesquelles doivent être demandées. Il est écrit pour être lu avant d'en avoir besoin, seul moment où il est facile à lire.

La première semaine, et ce qui ne peut vraiment pas attendre

Très peu de choses financières doivent se faire immédiatement, et le savoir est déjà utile. Ce qui ne peut attendre relève du document plutôt que de la décision.

Au Québec, un décès est constaté puis déclaré, et la déclaration parvient au Directeur de l'état civil, qui délivre le certificat. Ce certificat est le document que réclament les institutions, et un survivant devrait en obtenir plusieurs copies plutôt qu'une seule, car plusieurs institutions voudront chacune un original et aucune ne se pressera.

Les arrangements funéraires se règlent en parallèle, et la facture des funérailles importera plus tard pour une raison que l'on n'attend pas: la prestation de décès du Régime de pensions du Canada comporte un ordre de priorité où la personne ou l'établissement responsable des frais funéraires vient en premier lorsqu'il n'y a pas de succession ou que le liquidateur n'a pas présenté de demande.

Ce qui ne doit PAS se faire dans la première semaine: vendre une maison, résilier un contrat, déplacer de l'argent, accepter ou renoncer à une succession, ou prendre toute décision difficile à défaire. La pression d'agir vite vient de gens qui veulent bien faire et d'institutions dont les processus ont leur propre horloge. Ni l'une ni l'autre n'est une raison.

Il y a une exception à cette tranquillité, et elle est purement pratique: les comptes conjoints et les paiements préautorisés. Un survivant qui découvre au troisième mois qu'un prélèvement automatique tirait sur un compte désormais bloqué aura un problème administratif de plus à régler dans le pire des moments. Vérifier où arrivent les revenus et d'où partent les paiements n'est pas une décision: c'est un inventaire, et il vaut la peine d'être fait tôt.

Les documents qui débloquent tout le reste

Trois documents portent l'essentiel du poids, et le survivant qui les détient peut avancer sur presque tout.

Le certificat de décès du Directeur de l'état civil est le premier. C'est la preuve que les institutions exigent, et il se distingue en droit du constat dressé par le salon funéraire, même lorsque les deux paraissent également officiels.

La recherche testamentaire est le deuxième, et au Québec elle n'est pas facultative. Une recherche est menée au registre de la Chambre des notaires et au registre du Barreau, et le résultat établit quel testament est le dernier. Agir sur un testament remplacé est une erreur qu'il faut ensuite défaire, et la défaire est pire que d'avoir attendu quinze jours.

Le troisième est la liste de ce qui existe. Contrats, régimes, comptes, avantages d'employeur, adhésions qui comportent une petite prestation dont personne ne se souvient. Le survivant est rarement la personne qui tenait cette liste, ce qui est l'argument pour la bâtir pendant que les deux sont en vie et la ranger là où l'autre peut la trouver. Que faire au décès d'un proche expose la séquence en entier.

Le revenu qui s'arrête, et la brèche qu'il ouvre

Le revenu d'emploi s'arrête le jour même. Une rente de retraite publique versée au défunt cesse à la fin du mois du décès, et un versement excédentaire postérieur est récupéré, ce qui explique qu'il faille prévenir les administrateurs rapidement plutôt qu'éventuellement.

Une rente d'employeur peut se poursuivre à un niveau réduit au profit du conjoint survivant, ou non, selon la forme de rente choisie des années plus tôt et selon les règles du régime. Ce choix a été fait au moment de la retraite, souvent vite, souvent sans le conjoint dans la pièce, et sa conséquence arrive maintenant.

La brèche qui s'ouvre se situe entre le jour où le revenu cesse et le jour où les prestations de survivant commencent, et sa largeur dépend entièrement de la rapidité des demandes. Rien dans le régime public ne paie un survivant qui n'a pas fait de demande.

C'est l'argument pratique en faveur d'une prestation d'assurance vie, et c'est un argument plus étroit qu'on ne le présente d'ordinaire. Sa valeur ce jour-là ne tient pas à sa taille. Elle tient à ce qu'elle ne passe pas par la succession, et qu'elle n'attend donc ni liquidateur, ni inventaire, ni acceptation.

Les règles fédérales de survivant, nommées

Il y en a trois sous le Régime de pensions du Canada et elles font des métiers différents.

La RENTE DE CONJOINT SURVIVANT est une prestation mensuelle versée au conjoint légal ou au conjoint de fait d'un cotisant décédé. Emploi et Développement social Canada en expose les deux formes: à soixante-cinq ans et plus, le survivant reçoit soixante pour cent de la rente de retraite du cotisant; avant soixante-cinq ans, il reçoit une portion forfaitaire plus une proportion de cette rente. Les deux chiffres sont publiés par l'administrateur.

La règle de combinaison est celle qui surprend, et elle mérite d'être énoncée exactement comme l'administrateur l'énonce: le maximum payable à une personne admissible à la fois à la rente de retraite et à la rente de survivant est la rente de retraite maximale. Un survivant qui détient déjà des droits complets n'ajoute donc pas une seconde rente complète par-dessus.

La PRESTATION DE DÉCÈS est un paiement unique, payable à la succession ou à d'autres personnes admissibles. Lorsqu'il n'y a pas de succession ou que le liquidateur n'a pas présenté de demande, l'ordre de priorité est énoncé: d'abord la personne ou l'établissement qui a payé ou qui est responsable des frais funéraires, puis le conjoint survivant, puis le plus proche parent. Le liquidateur devrait présenter la demande dans les soixante jours de la date du décès.

La RENTE D'ENFANT est la troisième, payable pour l'enfant à charge d'un cotisant décédé. Comme les autres, elle se demande et ne s'émet pas d'elle-même.

Un mot sur la nature de ces prestations, puisqu'on se la représente souvent mal. Aucune n'est proportionnelle au besoin du survivant: toutes se calculent sur ce que le défunt a cotisé et sur l'âge du survivant. Un ménage aux revenus modestes dont le conjoint décédé avait peu cotisé recevra peu, précisément là où il faudrait davantage. Le régime public est un plancher bâti sur une carrière, non un filet ajusté à une situation.

Les règles québécoises, qui ne sont pas les mêmes

Retraite Québec administre les prestations équivalentes au Québec et les conditions diffèrent d'une manière qui compte pour un couple de fait.

La RENTE DE CONJOINT SURVIVANT exige que le survivant soit réputé conjoint du défunt et que le défunt ait suffisamment cotisé. Pour un conjoint de fait, Retraite Québec exige au moins trois ans de vie commune immédiatement avant le décès, réduits à un an lorsqu'un enfant est né ou à naître de leur union, lorsque le couple a adopté un enfant, ou lorsque l'un des conjoints a adopté l'enfant de l'autre.

Une exclusion prend des ménages de court chaque année: un conjoint de fait ne peut recevoir la prestation lorsque le défunt était marié ou uni civilement à une autre personne. Une séparation jamais officialisée par un divorce a donc une conséquence des décennies plus tard, pour quelqu'un qui n'y était pour rien.

Une disposition va dans l'autre sens et mérite d'être connue: la rente de conjoint survivant se poursuit même si le survivant se remarie ou s'unit civilement par la suite. Retraite Québec administre également une prestation de décès versée en une somme forfaitaire et une rente d'orphelin pour l'enfant du défunt. La rente de conjoint survivant sous les deux régimes les compare côte à côte.

Les régimes enregistrés, et la règle qui a l'air alarmante

C'est la partie qui effraie les survivants à la première lecture, et c'est la seconde moitié de la règle qui les rassure.

L'Agence du revenu du Canada explique que, au décès du rentier d'un régime enregistré d'épargne retraite non échu, le rentier est réputé avoir reçu, immédiatement avant son décès, un montant égal à la juste valeur marchande de tous les biens détenus dans le régime. Ce montant entre dans la dernière déclaration du défunt. Lue seule, cette phrase donne à croire que tout le régime est imposé d'un coup.

La seconde moitié est le soulagement. Lorsque le montant constitue un remboursement de primes reçu par un SURVIVANT ADMISSIBLE, l'impôt peut être reporté. Un survivant admissible est le conjoint ou conjoint de fait du défunt, ou un enfant ou petit-enfant financièrement à charge. Le conjoint dispose de l'éventail le plus large de véhicules de réception, et l'Agence précise lesquels.

Deux conséquences pratiques en découlent. D'abord, la personne désignée au régime compte énormément, et un régime qui désigne la succession ne se comporte pas comme un régime qui désigne un conjoint. Ensuite, la paperasse doit être faite correctement et dans les délais de l'Agence, ce qui est le travail d'un comptable plutôt que d'un conseiller. Les régimes enregistrés au décès y va en détail.

Le contrat qui paie en dehors de tout cela

Face à tout ce qui précède, une prestation d'assurance vie se comporte autrement, et la différence est structurelle plutôt que promotionnelle.

Le gouvernement du Québec énonce la règle: l'assurance vie ne fait pas partie de la succession lorsqu'un bénéficiaire a été nommément désigné au contrat, et la prestation est versée à ce bénéficiaire que la succession soit acceptée ou non. Elle n'attend pas de liquidateur. Elle n'attend pas d'inventaire. Elle n'attend pas les créanciers, et une renonciation à la succession ne l'atteint pas.

Le cas contraire est tout aussi net et c'est là que les contrats déraillent. Lorsque l'assurance est payable à la succession, à la masse, aux héritiers, aux liquidateurs, aux représentants légaux ou à toute expression semblable, elle FAIT partie de la succession et en suit le sort.

Et la règle qui brise discrètement les vieux contrats: une désignation en faveur d'un ancien conjoint devient nulle au divorce, à l'annulation du mariage ou de l'union civile, ou à la dissolution de l'union civile, et lorsque personne d'autre n'est désigné, l'assurance est réputée sans bénéficiaire et tombe dans la succession.

Une dernière remarque, qui appartient à cette section parce qu'elle s'y vérifie de son vivant et nulle part ailleurs. Une désignation se lit sur le contrat, pas dans le souvenir de qui l'a signé. Un survivant n'apprend le contenu de cette ligne qu'au moment où plus personne ne peut la corriger. Un ménage qui relit ses désignations une fois par décennie, à la faveur d'un mariage, d'une séparation, d'une naissance ou d'un déménagement, s'épargne la plus évitable des mauvaises surprises.

José Salloum, conseiller en sécurité financière, en veston beige et chemise blanche ouverte, un tableau encadré derrière lui

Le guide de référence

Commencez ici: toute la stratégie en une page

Ce que c’est, comment cela fonctionne au Canada, ce que cela coûte, ce que cela risque, combien de temps cela prend et à qui cela ne convient pas.

José Salloum Centre canadien de création de patrimoine Inc.

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Un concept, non une recommandation

Tout ce qui suit est une illustration écrite pour montrer le fonctionnement d’une structure. Aucune personne présentée ici n’est réelle, aucun chiffre n’est une projection, et rien ici n’est une recommandation, ni pour vous ni pour quiconque. Les montants sont ronds parce qu’ils ont été choisis pour rendre le calcul visible, non parce qu’ils seraient typiques, disponibles ou atteignables.

Ce qu’un contrat ferait réellement dépend de l’assureur, du produit, de votre âge et de votre état de santé, de la décision de tarification et du contrat que vous signez. Une recommandation ne peut suivre qu’une analyse de vos besoins menée avec vous par un représentant dûment certifié. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. reçoit une commission de l’assureur émetteur lorsqu’un contrat est placé, et vous devriez lire ce qui suit en le sachant.

Une illustration: l'ordre dans lequel les choses arrivent réellement

Supposons un ménage où l'un des conjoints décède. Rien dans cette illustration ne décrit qui que ce soit, et elle ne comporte aucun montant, parce que son sujet est la séquence et non la taille.

Première semaine. Le décès est constaté et déclaré, et plusieurs copies du certificat sont commandées au Directeur de l'état civil. La facture des funérailles est conservée, l'ordre de priorité de la prestation de décès reposant sur la personne qui en est responsable. Rien d'autre n'est décidé.

Deuxième à quatrième semaine. Une recherche testamentaire est menée aux deux registres. La liste de ce qui existe s'assemble à partir des relevés, des contrats et des documents de l'employeur. Une réclamation est ouverte sur le contrat d'assurance vie, qui désigne directement le conjoint survivant, et comme cette prestation ne fait pas partie de la succession, elle n'attend rien de ce que la succession doit accomplir. Les demandes sont présentées pour les prestations de survivant et pour la prestation de décès, la seconde à l'intérieur du délai énoncé par l'administrateur.

Deuxième à sixième mois. La succession proprement dite commence: le liquidateur agit, l'inventaire est dressé, et le régime enregistré est traité. Parce que le régime désignait le conjoint survivant plutôt que la succession, le remboursement de primes peut être transféré de façon que l'impôt soit reporté, et un comptable s'occupe des déclarations. Les prestations de survivant commencent, et le survivant découvre que, touchant déjà sa propre rente de retraite, la règle de combinaison plafonne ce que les deux ensemble peuvent représenter.

Le mécanisme ici est l'ordonnancement, et c'est tout l'objet. La prestation arrivée en premier est celle qui n'est jamais entrée dans la succession. Les prestations arrivées ensuite sont celles que quelqu'un a demandées. La partie la plus longue est celle qui exigeait un liquidateur. Rien dans cette illustration ne dit ce qu'un ménage devrait organiser d'avance, car cela relève d'une conversation avec un représentant et avec un notaire. Ce qu'elle montre, c'est que l'ordre avait été décidé des années plus tôt, par la ligne écrite sur tel ou tel formulaire.

Ce qu'il ne faut pas décider la première année

Si des gens d'expérience disent qu'un survivant ne devrait prendre aucune grande décision irréversible pendant un an, ce n'est pas par sentimentalité. Le deuil modifie le jugement sur le risque, sur le temps et sur ce que signifie une maison, et les décisions qui paraissent urgentes au deuxième mois se regrettent souvent la troisième année.

La maison est la plus grande d'entre elles. Vendre la maison familiale est la décision que les proches pressent le plus souvent et que l'on regrette le plus souvent. C'est aussi celle que la hâte améliore le moins, un immeuble ne cessant pas d'exister pendant que quelqu'un réfléchit.

Restructurer des placements est la deuxième. Un survivant qui vient de recevoir une prestation devient, pour un moment, la personne la plus sollicitée du pays, et chaque approche sera présentée comme une aide. Rien n'a à être décidé selon un calendrier fixé par quelqu'un d'autre.

Aider financièrement un enfant adulte est la troisième, et c'est la plus discrète. Elle se présente sous une forme raisonnable, souvent au moment où le survivant détient plus de liquidités qu'il n'en a jamais eu et moins de clarté qu'il n'en aura jamais. Ce n'est pas un argument contre la générosité. C'est un argument pour la dater: la même somme donnée dans dix-huit mois donnera le même résultat, et elle sera donnée par quelqu'un qui sait ce qu'il lui reste.

Ce qui a VÉRITABLEMENT des délais est administratif: demander les prestations de survivant, demander la prestation de décès dans la période énoncée, produire la dernière déclaration, et franchir les étapes de la succession. Celles-là ont une horloge. Les décisions de vie, non.

Où ce cabinet s'arrête

Le règlement d'une succession est le travail du liquidateur, et au Québec il s'accompagne d'obligations énoncées au Code civil, dont un inventaire et des avis. Le notaire est le professionnel des actes qui en exigent un. Le comptable professionnel est celui de la dernière déclaration et de toute attestation. Rien de cela n'est ce cabinet.

Ce qui relève du certificat de ce cabinet est le volet assurance: la réclamation sur un contrat d'assurance vie, la désignation de bénéficiaire et la question de savoir si elle dit encore ce que le ménage voulait, le contrat de fonds distincts et le fonctionnement de sa désignation, une rente, et l'assurance collective qu'un conjoint détenait par son employeur.

Un survivant n'a pas besoin d'une stratégie au premier mois. Il a besoin de la liste de ce qui existe, des certificats en main, des demandes présentées, et d'une année où rien d'irréversible ne se produit. Tout ce qui va au-delà est une recommandation, et une recommandation ne peut suivre qu'une analyse menée avec la personne concernée.

Sources

  • Emploi et Développement social Canada, rente de conjoint survivant du Régime de pensions du Canada, canada.ca, lu le 15 septembre 2026
  • Emploi et Développement social Canada, prestation de décès du Régime de pensions du Canada, canada.ca, lu le 15 septembre 2026
  • Retraite Québec, La rente de conjoint survivant, et Rentes et prestations pour les conjoints, enfants et héritiers, retraitequebec.gouv.qc.ca, lu le 15 septembre 2026
  • Agence du revenu du Canada, RC4177 Décès du rentier d'un REER ou d'un participant à un RPAC, canada.ca, lu le 15 septembre 2026
  • Gouvernement du Québec, L'assurance vie du défunt, quebec.ca, lu le 15 septembre 2026
  • Gouvernement du Québec, Que faire en cas de décès, quebec.ca, lu le 15 septembre 2026

Questions fréquentes

Dans quel délai dois-je agir?

Plus vite qu'on ne s'en croit capable pour les documents, et beaucoup plus tard qu'on ne le suggère pour les décisions. Obtenez plusieurs copies du certificat de décès, prévenez rapidement les administrateurs de rentes pour qu'aucun versement excédentaire ne soit créé, et notez que le liquidateur devrait demander la prestation de décès du Régime de pensions du Canada dans les soixante jours de la date du décès. Vendre, déplacer ou restructurer quoi que ce soit peut attendre un an.

Vais-je recevoir une rente de survivant complète en plus de la mienne?

Pas si vous détenez déjà des droits complets. Emploi et Développement social Canada énonce la règle directement: le maximum payable à une personne admissible à la rente de retraite et à la rente de survivant est la rente de retraite maximale. L'administrateur calcule le montant combiné.

Nous n'étions pas mariés. Puis-je réclamer une rente de survivant au Québec?

Possiblement. Retraite Québec reconnaît le conjoint de fait ayant vécu au moins trois ans avec le défunt immédiatement avant le décès, délai réduit à un an lorsqu'un enfant est né ou à naître de leur union, lorsque le couple a adopté un enfant, ou lorsque l'un des conjoints a adopté l'enfant de l'autre. Un conjoint de fait ne peut la recevoir lorsque le défunt était marié ou uni civilement à une autre personne.

La rente de survivant cesse-t-elle si je me remarie?

Pas au Québec. Retraite Québec énonce que le conjoint du défunt continue de recevoir sa rente de conjoint survivant même s'il se remarie ou s'unit civilement par la suite.

Le REER de mon conjoint est-il imposé d'un seul coup?

La règle de départ en donne l'impression et sa seconde moitié l'évite d'ordinaire. L'Agence du revenu du Canada répute le rentier avoir reçu, immédiatement avant son décès, la juste valeur marchande de tout ce que contient le régime. Mais lorsque le montant constitue un remboursement de primes reçu par un survivant admissible, ce qui comprend le conjoint ou conjoint de fait, il peut être transféré de façon que l'impôt soit reporté. La personne désignée au régime décide de la voie applicable.

Pourquoi l'assurance arrive-t-elle avant tout le reste?

Parce qu'elle n'entre jamais dans la succession. Le gouvernement du Québec énonce que l'assurance vie ne fait pas partie de la succession lorsqu'un bénéficiaire est nommément désigné, et qu'elle est versée à ce bénéficiaire que la succession soit acceptée ou non. Elle n'attend donc ni liquidateur, ni inventaire, ni acceptation. Un contrat payable à la succession se comporte exactement à l'inverse.

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À propos de l’auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière, en veston beige et chemise blanche ouverte, un tableau encadré derrière lui

Jose Salloum est conseiller en sécurité financière, autorisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) au Québec, par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario (FSRA) et par l’Insurance Council of British Columbia. Autorisé depuis 2001, il accompagne des familles, des propriétaires d’entreprise et des professionnels incorporés canadiens.

Il est le fondateur du Centre canadien de création de patrimoine Inc. (CWCC), cabinet inscrit auprès de l’AMF, et de sa branche éducative financierecbi.com. Il détient le titre Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis réglementaire.

CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Cette page est de l’éducation générale et non un conseil sur un dossier individuel.

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  2. Le traitement fiscal dépend de votre situation. Le traitement fiscal décrit dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du Règlement de l’impôt sur le revenu et de la situation individuelle du lecteur. Un retrait, un rachat ou une avance sur police peut constituer une disposition au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté peuvent être imposables l’année où ils surviennent. Les règles fiscales changent.

    Le résultat fiscal n’est ni automatique ni inconditionnel. Il repose sur le maintien du contrat à l’intérieur des règles canadiennes et sur votre propre situation. Avant de vous y fier, parlez à un comptable qui a réellement travaillé avec ces contrats.

  3. Les garanties viennent de l’assureur, pas du gouvernement. Les valeurs garanties d’un contrat d’assurance vie sont des engagements contractuels de l’assureur émetteur et dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à payer les prestations. Les participations d’un contrat avec participation ne sont pas garanties; elles sont déclarées à la discrétion de l’assureur et peuvent changer. La protection des titulaires de contrat au Canada est assurée par Assuris, dans les limites qu’elle publie; l’assurance-dépôts ne s’applique pas aux contrats d’assurance.

    Les garanties écrites dans un contrat sont réelles, et elles sont celles de l’assureur. La participation n’est pas une garantie; c’est ce que l’assureur décide de déclarer chaque année. Sachez quels chiffres sont lesquels avant de bâtir un plan dessus.

  4. Les illustrations et les projections ne sont pas des prédictions. Les chiffres, exemples ou valeurs illustrées sont hypothétiques, servent à expliquer un mécanisme et ne prévoient pas le rendement d’un contrat. Les valeurs réelles seront différentes et peuvent être inférieures à celles montrées. Les barèmes de participation passés ne prédisent pas les barèmes futurs.

    Un exemple montre comment les pièces bougent, pas ce que vous obtiendrez. Toute illustration réelle qu’on vous présente devrait d’abord être lue dans ses colonnes garanties.

  5. Les propos sur les placements sont généraux et comparatifs. Les références à des produits, comptes ou rendements de placement servent à comparer et à expliquer. CWCC ne vend pas de valeurs mobilières et n’est pas inscrit auprès de l’OCRI. Les fonds distincts sont des contrats d’assurance; leurs garanties sont celles de l’assureur et s’appliquent seulement aux dates et selon les conditions écrites au contrat. Les rendements ne sont pas garantis et le capital peut être perdu.

    Quand ce site compare un contrat à un placement, il décrit le fonctionnement de chacun; il ne vous dit pas lequel acheter. Les questions sur les valeurs mobilières relèvent d’une personne inscrite pour y répondre.

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