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Ce que couvre l'assurance-dépôts, et ce qu'elle ne couvre pas

Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026

Où les règles diffèrent, et où elles ne diffèrent pas Ce qui distingue un compte enregistré, un compte non enregistré et un contrat avec participation. LE MÊME DOLLAR, À TROIS ENDROITS Où les règles diffèrent, et où elles ne diffèrent pas ENREGISTRÉ NON ENREGISTRÉ AVEC PARTICIPATION Qui fixe la limite Le Parlement Personne Le test d’exonération Impôt pendant la croissance Reporté Imposé chaque année Reporté à l’intérieur Y accéder Retrait Vente Avance ou retrait Au décès En revenu ou roulé Disposition réputée Au bénéficiaire Qui répond derrière SADC ou personne Personne Assuris, à ses limites Structure seulement. Rien ici ne dit lequel est meilleur: cela dépend de la question posée.
Divulgation importante: portée du conseil

Le présent article constitue de l'information générale sur deux régimes de protection canadiens, la Société d'assurance-dépôts du Canada et Assuris, consultés à leurs sites respectifs le 15 septembre 2026. Il ne s'agit ni d'un conseil ni d'une recommandation visant une institution, un assureur ou un produit. Aucun assureur n'y est nommé. Les niveaux de protection et les règles d'admissibilité sont fixés par ces organismes et par les lois qui les encadrent, et les uns comme les autres changent: le chiffre à jour est toujours celui que publie l'autorité, jamais celui qu'imprime une page comme celle-ci. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. reçoit une commission de l'assureur émetteur lorsqu'un contrat est placé, ce qui est exposé en entier à la page de transparence.

En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.

À retenir

  • La SADC assure les dépôts admissibles détenus auprès de ses institutions membres, et elle les assure séparément dans chacune de plusieurs catégories nommées plutôt qu'une seule fois par personne.
  • Les fonds communs de placement, les actions, les obligations, les fonds négociés en bourse et les monnaies numériques ne sont pas des dépôts admissibles, et la SADC le dit elle-même à sa page de couverture.
  • Assuris est d'une tout autre nature: un organisme d'indemnisation sans but lucratif désigné par le ministre fédéral des Finances, dont l'adhésion est obligatoire pour chaque assureur de personnes autorisé à vendre au Canada.
  • La protection d'Assuris prend la forme d'un plancher ou d'une proportion de la prestation, selon le plus élevé des deux, et le plancher comme la proportion diffèrent d'un produit à l'autre.
  • Une prime n'est pas un dépôt. Le titulaire d'un contrat est partie à une entente, non un créancier détenant un solde, et cette différence décide du régime applicable.
  • Aucun des deux régimes n'est une raison de choisir un produit. Ils sont le plancher sous une décision qui aurait dû se prendre sur le contrat lui-même.
  • Les limites à jour sont publiées par la SADC et par Assuris et elles bougent: un chiffre lu ailleurs est un chiffre à vérifier avant de s'y fier.

Presque tout le monde a entendu dire que l'épargne est assurée. Presque personne ne saurait dire par qui, jusqu'à concurrence de quoi, ni contre quoi. Le mot assuré accomplit en succursale un travail discret et considérable: il transforme un solde en fait plutôt qu'en promesse, et il permet à une conversation sur l'endroit où dort l'argent de se terminer avant d'avoir commencé. Il existe deux régimes au Canada. Ils protègent des choses différentes, ils les protègent sous des formes différentes, et la frontière entre les deux passe exactement là où un ménage ne l'attend pas. L'un couvre des dépôts. L'autre couvre des contrats d'assurance. Ni l'un ni l'autre ne couvre le domaine de son voisin, et la phrase qui cause le plus de dégâts est celle qui traite un contrat d'assurance comme un compte d'épargne mieux élevé. Cet article expose ce que fait réellement chacun des deux organismes, d'après les organismes eux-mêmes et non d'après quiconque vend un produit.

Deux promesses qui se ressemblent et qui ne le sont pas

Quand de l'argent dort dans un compte de dépôt, l'institution le doit. C'est toute la relation, et elle est simple: le solde est un actif du ménage et le même chiffre, au sou près, est un passif de l'institution. Un déposant est un créancier. Rien là-dedans n'est un engagement à faire quelque chose dans l'avenir; c'est une dette remboursable, et la seule vraie question est de savoir si le débiteur peut payer.

Quand de l'argent est versé en prime sous un contrat d'assurance, rien de cela ne tient. Il n'y a pas de solde dû sur demande. Il y a un contrat, avec des clauses, qui dit ce que l'assureur fera et à quel moment, et dans un contrat permanent il dit aussi quelles valeurs s'accumulent à l'intérieur et à quelles conditions on peut les atteindre. Le titulaire est partie à une entente plutôt que créancier d'une somme certaine.

Comme les deux relations diffèrent en droit, la protection bâtie autour d'elles devait différer aussi. L'assurance-dépôts répond à une question: que se passe-t-il si l'institution ne peut rembourser une dette. Le régime d'indemnisation de l'assurance de personnes en pose une plus dure: qu'advient-il d'un contrat censé courir encore quarante ans si la société qui l'a rédigé cesse d'exister.

Voilà pourquoi un lecteur qui n'a jamais entendu que le mot assuré repart avec la mauvaise image. Le mot fait deux métiers à la fois. Les distinguer est l'objet de tout ce qui suit.

Ce qu'est vraiment la SADC

La Société d'assurance-dépôts du Canada est une société d'État fédérale qui assure les dépôts admissibles détenus auprès de ses institutions membres. L'adhésion ne s'obtient pas à coups de publicité: c'est un statut, et la SADC en publie la liste. Une institution qui n'est pas membre ne bénéficie d'aucune couverture de la SADC, quoi que laisse croire l'enseigne sur la porte, et il existe au Canada des entreprises de dépôt qui se trouvent hors du régime.

Ce qui est admissible est plus étroit qu'on ne le suppose et, sur un point, plus large qu'on ne le croit. La SADC énumère parmi les produits couverts les dépôts en dollars canadiens ou en devises étrangères, les certificats de placement garanti et les autres dépôts à terme. La devise étrangère surprend ceux qui se souviennent d'une règle plus ancienne.

La couverture s'applique par institution membre. Deux comptes ouverts à la même institution dans la même catégorie forment un seul ensemble et non deux, et un ménage qui a ouvert un second compte au même endroit en croyant doubler sa protection n'a rien fait de tel. Deux comptes dans deux institutions membres distinctes, c'est une autre affaire, et cette distinction vaut plus, pour la plupart des ménages, que tout attribut de produit qu'on leur présentera cette année.

La SADC publie le montant de la couverture, et ce montant n'est délibérément pas imprimé ici. Un chiffre sur une page comme celle-ci est juste le jour où on l'écrit et silencieusement faux ensuite, ce qui est pire que pas de chiffre du tout. L'autorité publie la valeur courante, et c'est là qu'il faut la lire.

Les catégories, et pourquoi un ménage les compte plutôt que ses institutions

L'élément du régime de la SADC qui travaille le plus fort, et dont presque personne n'a été informé, est que la couverture n'est pas accordée une seule fois par personne. Elle est accordée séparément dans chacune de plusieurs catégories nommées, que la SADC énumère: les dépôts détenus à un seul nom, les dépôts détenus à plus d'un nom, les dépôts détenus dans un régime enregistré d'épargne retraite, dans un fonds enregistré de revenu de retraite, dans un compte d'épargne libre d'impôt, dans un régime enregistré d'épargne invalidité, dans un régime enregistré d'épargne études, dans un compte d'épargne libre d'impôt pour l'achat d'une première propriété, et les dépôts détenus en fiducie.

Il faut lire cette liste lentement, parce qu'elle change l'arithmétique. Un ménage qui a un solde de chèques conjoint, un dépôt à terme dans un régime enregistré d'épargne retraite, un régime d'épargne études pour un enfant et un compte d'épargne libre d'impôt ne se trouve pas dans un seul ensemble. Il se trouve dans quatre, et chacun est assuré séparément jusqu'à la limite publiée, auprès de cette institution membre.

C'est un fait de structure et non une astuce, et c'est la raison pour laquelle une conversation sur la protection devrait commencer par la liste des endroits où dort l'argent plutôt que par un total. La plupart des ménages n'ont jamais écrit cette liste. L'écrire prend un après-midi, et c'est le devoir le plus utile que quiconque puisse faire avant une rencontre sur quoi que ce soit d'autre.

Les dépôts détenus en fiducie occupent leur propre catégorie et obéissent à leurs propres règles quant à la façon dont la fiducie et ses bénéficiaires doivent être inscrits aux registres de l'institution. Ces règles sont administratives et elles sont exigeantes, et la SADC les énonce. Un arrangement fiduciaire qui n'a pas été inscrit comme la SADC l'exige n'est pas l'arrangement que le ménage croit avoir.

Ce que la SADC ne couvre pas

La SADC est tout aussi nette sur l'autre versant, et la liste est assez courte pour se retenir. Les fonds communs de placement ne sont pas des dépôts admissibles. Les actions et les obligations ne sont pas des dépôts admissibles. Les fonds négociés en bourse ne sont pas des dépôts admissibles. Les monnaies numériques, y compris celles conçues pour conserver une valeur fixe, ne sont pas des dépôts admissibles. Rien de cela ne porte un jugement sur la qualité de ces produits. C'est un énoncé sur l'objet même de l'assurance-dépôts.

La confusion naît parce que plusieurs de ces produits se vendent dans le même immeuble, souvent sur le même relevé. Un relevé qui montre un solde de dépôt et un solde de fonds sur deux lignes consécutives invite le lecteur à croire que ce qui protège la première ligne protège la seconde. Ce n'est pas le cas, et rien sur le relevé ne le dit.

Un contrat d'assurance ne figure pas non plus sur la liste des exclusions, et ce n'est pas un oubli. Il n'y figure pas parce qu'il n'a jamais été dans le champ. Un contrat émis par une société d'assurance de personnes n'est pas un dépôt auprès d'une institution membre, de sorte que la question de son admissibilité ne se pose pas. Un autre régime s'applique, et il fait l'objet des trois sections suivantes.

La conséquence pratique tient en une ligne: la protection applicable est décidée par ce que la chose EST, et non par l'endroit où elle a été achetée ni par le logo imprimé sur l'enveloppe. Deux produits vendus au même comptoir, par la même personne, le même jour, peuvent relever de deux régimes sans rapport l'un avec l'autre. Personne n'a intérêt à le cacher; c'est simplement une chose que la conversation de vente n'a jamais eu de raison d'aborder, et que le relevé mensuel n'est pas construit pour dire.

Ce qu'est vraiment Assuris

Assuris est l'organisme d'indemnisation de l'assurance de personnes au Canada. Ce n'est pas une garantie gouvernementale et il ne prétend pas en être une. C'est un organisme indépendant, sans but lucratif, financé par l'industrie, et son autorité vient de deux endroits: il a été désigné par le ministre fédéral des Finances en vertu de la Loi sur les sociétés d'assurances, et il est reconnu par l'Autorité des marchés financiers au Québec.

L'adhésion n'est pas facultative. Chaque société d'assurance de personnes autorisée à vendre de l'assurance au Canada est tenue, par les autorités fédérales, provinciales et territoriales, de devenir membre d'Assuris, et une société membre ne peut mettre fin à son adhésion tant qu'elle a des affaires en vigueur au Canada. Cette dernière clause compte davantage qu'elle n'en a l'air: elle signifie que la protection ne peut être discrètement retirée aux contrats déjà en vigueur.

Ainsi, un ménage qui détient un contrat auprès de n'importe quel assureur de personnes autorisé au Canada détient un contrat auprès d'un membre d'Assuris, que quelqu'un l'ait mentionné ou non à la table de cuisine. Ce n'est pas un attribut que possède une société et que l'autre n'aurait pas, et toute phrase qui le présente comme un argument de vente en faveur d'un assureur donné mérite la méfiance.

Ce qu'Assuris n'est pas, c'est la promesse que rien ne changera. C'est un plancher, et un plancher est une chose utile sous un arrangement de soixante ans précisément parce que personne ne voit à soixante ans.

La forme que prend la protection d'Assuris

La protection d'Assuris a une forme caractéristique, et comprendre la forme vaut mieux que retenir un chiffre. Pour chaque type de prestation, la protection s'exprime comme le plus élevé de deux termes: un montant plancher, et une proportion déterminée de la prestation elle-même. Le titulaire conserve le plus élevé des deux. Ce dessin fait que les petits contrats sont protégés en entier par le plancher, tandis que les grands le sont proportionnellement plutôt que ramenés au plancher.

La proportion et le plancher ne sont pas les mêmes pour chaque prestation. Assuris publie des niveaux distincts pour le capital-décès, pour la valeur de rachat d'un contrat permanent, pour un compte de placement à l'intérieur d'un contrat, pour les frais médicaux, pour le revenu d'invalidité, pour le revenu mensuel d'une rente de service, et pour les garanties rattachées à un contrat de fonds distincts. Les niveaux se trouvent au site d'Assuris, produit par produit, et ce sont ceux-là qu'il faut lire.

Le cas des fonds distincts est le plus souvent mal lu, et mérite donc d'être énoncé avec soin. Ce qu'Assuris protège sur un contrat de fonds distincts, c'est la GARANTIE et non la valeur marchande du fonds. Un contrat de fonds distincts accumule de la valeur en investissant, et le résultat du placement appartient au marché. La garantie, elle, est la promesse contractuelle de l'assureur, et c'est cette promesse qu'Assuris soutient si l'assureur fait défaut.

Pour un contrat assorti d'une garantie de retrait minimum, Assuris publie des niveaux pour la phase d'accumulation et un niveau distinct pour la phase de versement, ce dernier exprimé sous forme de montant mensuel. La forme reste la même: le plus élevé d'un plancher et d'une proportion. Et, comme précédemment, les chiffres se trouvent au site d'Assuris plutôt que sur celui-ci, pour la raison déjà donnée.

Pourquoi un contrat d'assurance n'est pas un dépôt

Voici la phrase qu'il faut dire sans détour, parce que c'est celle qu'on invite le plus souvent un ménage à estomper. Une prime n'est pas un dépôt. Un contrat d'assurance vie permanent n'est pas un compte d'épargne. La valeur de rachat à l'intérieur d'un contrat n'est pas un solde dû sur demande au titulaire; c'est une valeur définie par le contrat, atteignable par les moyens que le contrat prévoit, aux conditions que le contrat fixe.

La différence juridique a des conséquences qu'un lecteur peut sentir. Un dépôt est remboursable, et c'est bien pourquoi l'assurance-dépôts a dû être inventée: tout le risque tient à ce que le débiteur ne puisse rembourser. Un contrat, lui, s'exécute, et le risque est que la société tenue de l'exécuter cesse d'exister. Ce sont deux risques différents, traités par deux institutions différentes.

Cela joue aussi dans l'autre sens, et c'est la partie qu'on omet d'ordinaire. Un dépôt se retire demain matin sans demander la permission à personne. Une valeur contractuelle, non, et un ménage qui traite un contrat permanent comme une réserve d'urgence a mal compris ce qu'il a acheté. La liquidité et la protection sont deux questions distinctes, et les confondre est la façon la plus courante d'être déçu par un produit qui faisait exactement ce qu'il annonçait.

Quiconque décrit un contrat d'assurance comme un établissement d'épargne personnel, ou une police comme un compte, franchit une ligne que le droit canadien trace délibérément. L'article 983 de la Loi sur les banques restreint l'emploi des mots banque, banquier et opérations bancaires, dans toute langue, lorsqu'ils servent à indiquer ou à décrire une entreprise au Canada, ses produits, ses services ou les moyens de se les procurer. Cette restriction a une raison d'être, et c'est celle-ci.

José Salloum, conseiller en sécurité financière, en veston beige et chemise blanche ouverte dans une pièce lumineuse

Le guide de référence

Commencez ici: toute la stratégie en une page

Ce que c’est, comment cela fonctionne au Canada, ce que cela coûte, ce que cela risque, combien de temps cela prend et à qui cela ne convient pas.

José Salloum Centre canadien de création de patrimoine Inc.

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Un concept, non une recommandation

Tout ce qui suit est une illustration écrite pour montrer le fonctionnement d’une structure. Aucune personne présentée ici n’est réelle, aucun chiffre n’est une projection, et rien ici n’est une recommandation, ni pour vous ni pour quiconque. Les montants sont ronds parce qu’ils ont été choisis pour rendre le calcul visible, non parce qu’ils seraient typiques, disponibles ou atteignables.

Ce qu’un contrat ferait réellement dépend de l’assureur, du produit, de votre âge et de votre état de santé, de la décision de tarification et du contrat que vous signez. Une recommandation ne peut suivre qu’une analyse de vos besoins menée avec vous par un représentant dûment certifié. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. reçoit une commission de l’assureur émetteur lorsqu’un contrat est placé, et vous devriez lire ce qui suit en le sachant.

Une illustration: le même argent, réparti en quatre endroits

Supposons un ménage qui s'assoit un dimanche après-midi et fait le seul devoir que personne ne donne. Pas un total. Une liste. Chaque endroit où dort de l'argent, et de quelle nature est la chose à cet endroit. Les montants de cette illustration sont ronds et écrits en toutes lettres à dessein, pour que rien ici ne puisse passer pour un chiffre s'appliquant à un ménage réel.

La liste sort en quatre lignes. Un solde de chèques conjoint de huit mille dollars auprès d'une institution membre. Un dépôt à terme de quarante mille dollars à l'intérieur d'un régime enregistré d'épargne retraite, à la même institution membre. Un fonds commun équilibré de soixante mille dollars détenu auprès du bras de placement de la même institution. Et un contrat d'assurance vie permanent auprès de l'assureur du ménage, en vigueur depuis quelques années, avec de la valeur accumulée à l'intérieur.

Vient maintenant le mécanisme, qui est tout l'objet de cette illustration. Les lignes une et deux sont toutes deux des dépôts admissibles auprès de la même institution membre, et un ménage pourrait donc croire qu'elles partagent un seul ensemble. Elles ne le partagent pas: elles relèvent de deux catégories distinctes de la SADC, les dépôts détenus à plus d'un nom et les dépôts détenus dans un régime enregistré d'épargne retraite, et chaque catégorie est assurée séparément jusqu'à la limite publiée. La ligne trois est un fonds commun, que la SADC classe parmi les produits non admissibles: aucune part de ce montant n'est un dépôt assuré, quelle que soit son apparence sur le relevé.

La ligne quatre n'est pas un dépôt du tout, et la question de la SADC ne l'effleure pas. C'est un contrat conclu avec une société d'assurance de personnes, et cette société est membre obligatoire d'Assuris: ce qui se tient derrière elle est la protection d'Assuris pour un capital-décès et, séparément, la protection d'Assuris pour la valeur de rachat, chacune exprimée comme le plus élevé d'un plancher et d'une proportion.

Qu'a appris le ménage? Non pas que quelque chose est bien ou mal. Il a appris que ses quatre lignes relèvent de trois réponses différentes, et que la protection se compte par catégorie et par institution plutôt que par personne. Voilà tout le résultat de cette illustration: un mécanisme, non un aboutissement. Ce qu'un ménage réel devrait en faire relève d'une conversation, pas d'une page.

Le jour où une société fait défaut

La mécanique diffère, et la différence dit à un ménage laquelle des deux promesses il détient.

Quand une institution membre de la SADC fait défaut, les dépôts assurés sont remboursés ou autrement rendus disponibles aux déposants selon le cadre de résolution que la SADC administre. La relation prend fin. La dette est réglée, dans la limite assurée, et le déposant s'en va ailleurs avec son argent.

Quand un assureur de personnes fait défaut, la relation ne prend pas fin, parce que l'objet du contrat n'a jamais été un solde. Un tribunal nomme un liquidateur, et le liquidateur transfère normalement les polices à une société d'assurance solide. Assuris travaille avec le liquidateur pour que la société retenue continue d'honorer les prestations, jusqu'aux niveaux de protection publiés. Un contrat qui survit vaut mieux pour une famille qu'un chèque, car la personne assurée a vieilli et peut être devenue inassurable depuis le jour de la signature.

Sur un contrat avec participation, Assuris précise que les participations continuent d'être versées, même si les montants peuvent être ajustés. C'est une phrase honnête et elle mérite d'être répétée plutôt qu'adoucie. Les participations sont déclarées, jamais garanties, et un transfert n'y change rien.

Les limites honnêtes des deux régimes

Aucun des deux régimes n'est une raison d'acheter quoi que ce soit, et une conversation qui commence par la protection est généralement arrivée là par accident. La protection est le plancher sous une décision, pas la décision. Ce que fait un contrat, ce qu'il coûte, la capacité du ménage à le soutenir et ce qui arrive si les circonstances changent: voilà les questions qui décident s'il a sa place dans une famille.

Les deux régimes ont des limites, et les deux les publient. Au-dessus de la limite, la protection s'arrête, ce qui est tout l'objet d'une limite. Un ménage dont les avoirs dépassent l'une ou l'autre ne fait rien de mal; il a simplement un fait à prendre en compte, et le prendre en compte signifie le plus souvent répartir entre des catégories ou entre des institutions plutôt qu'acheter du neuf.

Ni l'un ni l'autre ne protège contre un mauvais résultat de marché. La SADC ne couvre pas un fonds. Assuris couvre la garantie contractuelle d'un contrat de fonds distincts et non le résultat du placement.

Et les deux changent. Les lois qui les encadrent sont modifiées, les niveaux sont révisés, les catégories l'ont déjà été et le seront encore. Une page qui imprimerait les chiffres serait discrètement périmée dans l'année, et c'est pourquoi celle-ci nomme plutôt les autorités. Elles publient. C'est leur métier.

Reste enfin ce que ni la SADC ni Assuris ne prétendent faire: décider à la place d'une famille. Un plancher dit ce qui subsiste dans le pire des cas. Il ne dit rien de ce qu'un ménage cherche à accomplir, ni du moment où il en aura besoin, ni de qui restera derrière pour en vivre. Ces questions-là ne se lisent sur aucun site officiel, et elles sont les seules qui décident vraiment de la forme d'un patrimoine.

Sources

  • Société d'assurance-dépôts du Canada, Ce qui est couvert, et les pages de chaque catégorie assurée, sadc.ca, lu le 15 septembre 2026
  • Assuris, Protection par produit, Assurance vie entière et Garanties sur les fonds distincts, assuris.ca, lu le 15 septembre 2026
  • Assuris, questions des conseillers financiers, sur la désignation en vertu de la Loi sur les sociétés d'assurances, l'adhésion obligatoire et le rôle du liquidateur, assuris.ca, lu le 15 septembre 2026
  • Loi sur les banques (L.C. 1991, ch. 46), article 983, site Web de la législation (Justice), lu le 15 septembre 2026

Questions fréquentes

L'argent dans un REER est-il couvert par la SADC?

Cela dépend entièrement de ce que le régime détient. La SADC assure les DÉPÔTS ADMISSIBLES détenus à l'intérieur d'un régime enregistré d'épargne retraite, et elle range ces dépôts parmi ses catégories assurées séparément. Un dépôt à terme ou un certificat de placement garanti détenu dans le régime peut donc être un dépôt assuré. Un fonds commun de placement détenu dans le même régime ne l'est pas, la SADC classant les fonds communs parmi les produits non admissibles. Ce n'est pas l'enveloppe qui tranche, c'est le contenu.

La SADC couvre-t-elle ma police d'assurance vie?

Non, et elle ne l'a jamais fait. La SADC assure les dépôts admissibles auprès de ses institutions membres. Un contrat d'assurance vie n'est pas un dépôt et une société d'assurance de personnes n'est pas une institution membre de la SADC. Ce qui se tient derrière un contrat d'assurance de personnes canadien, c'est Assuris, dont l'adhésion est obligatoire pour chaque assureur de personnes autorisé à vendre au Canada.

Assuris est-il une garantie du gouvernement?

Non. Assuris se décrit comme un organisme d'indemnisation indépendant, sans but lucratif, financé par l'industrie. Son autorité vient de sa désignation par le ministre fédéral des Finances en vertu de la Loi sur les sociétés d'assurances et de sa reconnaissance par les autorités provinciales, dont l'Autorité des marchés financiers, mais l'argent qui le soutient vient de l'industrie et non de l'État.

Si mon assureur faisait défaut, mon contrat prendrait-il simplement fin?

Ce n'est pas ainsi que le régime est conçu. Assuris décrit un liquidateur nommé par le tribunal qui transfère les polices à une société d'assurance solide, Assuris travaillant à ce que la société receveuse continue d'honorer les prestations jusqu'aux niveaux de protection publiés. Le contrat est censé se poursuivre plutôt que d'être encaissé, ce qui compte énormément lorsque la personne assurée a vieilli depuis la signature.

Pourquoi cette page n'imprime-t-elle pas les montants de couverture?

Parce qu'ils bougent. La SADC et Assuris publient leurs propres chiffres à jour et les modifient à l'occasion, et un nombre imprimé dans un article est juste le jour où on l'écrit et silencieusement faux ensuite. Le lecteur qui a besoin du chiffre est mieux servi par l'autorité qui l'entretient, et c'est pourquoi les deux sont nommées ici avec la date de consultation.

Les fonds distincts sont-ils protégés contre une baisse des marchés?

Non. Assuris protège la GARANTIE rattachée à un contrat de fonds distincts, non la valeur marchande du fonds sous-jacent. La garantie est une promesse contractuelle de l'assureur, et c'est cette promesse qu'Assuris soutient si l'assureur fait défaut. Le résultat du placement, lui, appartient au marché, comme dans n'importe quel fonds. Les garanties des fonds distincts expliquées présente le côté contractuel de la question.

Une rencontre découverte de trente minutes

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Nous ne vendons ni ne partageons votre adresse. Le consentement est exigé par la Loi canadienne anti-pourriel et n’est jamais présumé.

À propos de l’auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière, en veston beige et chemise blanche ouverte dans une pièce lumineuse

Jose Salloum est conseiller en sécurité financière, autorisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) au Québec, par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario (FSRA) et par l’Insurance Council of British Columbia. Autorisé depuis 2001, il accompagne des familles, des propriétaires d’entreprise et des professionnels incorporés canadiens.

Il est le fondateur du Centre canadien de création de patrimoine Inc. (CWCC), cabinet inscrit auprès de l’AMF, et de sa branche éducative financierecbi.com. Il détient le titre Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis réglementaire.

CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Cette page est de l’éducation générale et non un conseil sur un dossier individuel.

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Divulgations importantes

  1. Cette page est de l’éducation, pas un conseil. Le contenu est de l’information générale préparée par le Centre canadien de création de patrimoine Inc. Il ne tient pas compte de votre situation et ne constitue pas une recommandation d’acheter, de conserver ou de résilier un contrat. CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Le cabinet place de l’assurance au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick; ailleurs, les clients sont servis par des conseillers autorisés dans leur province.

    Rien ici n’a été écrit avec votre dossier sous les yeux. Lisez pour comprendre le sujet, puis jugez-le selon votre propre situation, idéalement avec une personne autorisée là où vous vivez et qui a vu vos chiffres.

  2. Le traitement fiscal dépend de votre situation. Le traitement fiscal décrit dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du Règlement de l’impôt sur le revenu et de la situation individuelle du lecteur. Un retrait, un rachat ou une avance sur police peut constituer une disposition au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté peuvent être imposables l’année où ils surviennent. Les règles fiscales changent.

    Le résultat fiscal n’est ni automatique ni inconditionnel. Il repose sur le maintien du contrat à l’intérieur des règles canadiennes et sur votre propre situation. Avant de vous y fier, parlez à un comptable qui a réellement travaillé avec ces contrats.

  3. Les garanties viennent de l’assureur, pas du gouvernement. Les valeurs garanties d’un contrat d’assurance vie sont des engagements contractuels de l’assureur émetteur et dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à payer les prestations. Les participations d’un contrat avec participation ne sont pas garanties; elles sont déclarées à la discrétion de l’assureur et peuvent changer. La protection des titulaires de contrat au Canada est assurée par Assuris, dans les limites qu’elle publie; l’assurance-dépôts ne s’applique pas aux contrats d’assurance.

    Les garanties écrites dans un contrat sont réelles, et elles sont celles de l’assureur. La participation n’est pas une garantie; c’est ce que l’assureur décide de déclarer chaque année. Sachez quels chiffres sont lesquels avant de bâtir un plan dessus.

  4. Les illustrations et les projections ne sont pas des prédictions. Les chiffres, exemples ou valeurs illustrées sont hypothétiques, servent à expliquer un mécanisme et ne prévoient pas le rendement d’un contrat. Les valeurs réelles seront différentes et peuvent être inférieures à celles montrées. Les barèmes de participation passés ne prédisent pas les barèmes futurs.

    Un exemple montre comment les pièces bougent, pas ce que vous obtiendrez. Toute illustration réelle qu’on vous présente devrait d’abord être lue dans ses colonnes garanties.

  5. Les propos sur les placements sont généraux et comparatifs. Les références à des produits, comptes ou rendements de placement servent à comparer et à expliquer. CWCC ne vend pas de valeurs mobilières et n’est pas inscrit auprès de l’OCRI. Les fonds distincts sont des contrats d’assurance; leurs garanties sont celles de l’assureur et s’appliquent seulement aux dates et selon les conditions écrites au contrat. Les rendements ne sont pas garantis et le capital peut être perdu.

    Quand ce site compare un contrat à un placement, il décrit le fonctionnement de chacun; il ne vous dit pas lequel acheter. Les questions sur les valeurs mobilières relèvent d’une personne inscrite pour y répondre.

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