Comment l'argent est créé au Canada, et pourquoi un ménage ne peut pas le faire
Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026
Le présent article constitue de l'information générale sur le système monétaire canadien, consulté auprès de la Banque du Canada le 15 septembre 2026, et sur ce qu'est un contrat d'assurance vie ou un régime enregistré par comparaison. Il ne s'agit ni d'un conseil, ni d'une recommandation, ni d'un commentaire sur quelque institution que ce soit. Aucun assureur n'y est nommé. Chaque emploi des mots banque, banquier et bancaire ci-dessous désigne une institution à charte réelle et jamais le présent cabinet, ses services ou un contrat qu'il place: la Loi sur les banques impose cette distinction depuis trente-quatre ans. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. reçoit une commission de l'assureur émetteur lorsqu'un contrat est placé, ce qui est exposé en entier à la page de transparence.
En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.
À retenir
- Il existe deux sortes de monnaie au Canada. La Banque du Canada émet les billets de banque et les soldes de règlement. Tout le reste, dans un compte, est émis par une entreprise privée et constitue une promesse faite par cette entreprise.
- Lorsque la Banque du Canada achète une obligation, elle paie en créditant un compte de règlement, et elle écrit noir sur blanc que cette opération crée des soldes de règlement. Pour chaque dollar de titres acheté, son actif et son passif augmentent tous deux d'un dollar.
- Lorsque le vendeur de cette obligation n'est pas lui-même une banque, le système bancaire grossit aussi: la banque commerciale détient davantage de réserves à la Banque du Canada et doit au vendeur le même montant dans un compte de dépôt.
- La Banque du Canada publie ce qui compte comme monnaie dans ses agrégats monétaires, et les plus larges englobent les rentes individuelles des compagnies d'assurance vie aux côtés des dépôts et des fonds communs de placement.
- Un ménage ne crée rien de tout cela. Une prime n'est pas un dépôt, un titulaire de contrat n'est pas un déposant, et un contrat d'assurance est une promesse d'une autre nature, encadrée par un autre régime d'indemnisation.
- Le titulaire d'un contrat avec participation n'est pas actionnaire de l'assureur et ne possède aucune institution. Lorsqu'un contrat autorise une avance, l'assureur est le prêteur et l'intérêt lui est dû.
- Ce qu'un ménage peut retenir de ce montage n'est pas le pouvoir de créer de la monnaie. C'est l'habitude de demander, pour chaque dollar, qui le détient, à quelles conditions, et ce qu'il fait pendant qu'il attend.
Demandez à la plupart des gens d'où vient l'argent: on vous répondra par un édifice. Insistez: on vous parlera d'une presse à imprimer. Au Canada, les deux réponses sont fausses, et la vraie est plus intéressante que l'une et l'autre. La majeure partie de l'argent que les Canadiens utilisent chaque jour n'est pas émise par l'État. Elle est émise, dans le cours normal des affaires, par des entreprises privées, et la Banque du Canada expose l'arithmétique de la chose en public, dans ses propres statistiques et dans ses propres notes analytiques, pour quiconque accepte d'en lire trois pages. Le présent article expose cette arithmétique telle que la Banque du Canada la présente, et à partir d'aucune autre source. Il fait ensuite ce que ce site existe pour faire: dire en quoi tout cela concerne une famille qui détient un contrat d'assurance vie, un régime enregistré et un fonds distinct. La réponse honnête à cette seconde question comporte une limite, et cette limite a droit à une section entière plutôt qu'à une ligne en bas de page.
Une note sur les mots, avant d'en employer un seul
Le présent article est une comparaison, et une comparaison ne fonctionne que si le lecteur sait dès le départ à quel côté appartient chaque mot. La règle est donc énoncée avant la première section plutôt que laissée à deviner.
Les mots banque, banquier et bancaire reviendront souvent ci-dessous. Chacun d'entre eux désigne une institution à charte réelle exerçant sous le régime de la Loi sur les banques: une véritable société, dotée d'une charte, surveillée par le Bureau du surintendant des institutions financières et tenue de faire rapport à la Banque du Canada. Aucun de ces mots ne désigne le présent cabinet, les services qu'il offre, la façon de le joindre ou un contrat qu'il place. Ce cabinet n'est pas une de ces institutions, il ne prétend pas l'être, et la loi réserve le mot à celles qui le sont. Cette réserve est l'article 983 de la Loi sur les banques et elle tient depuis trente-quatre ans.
L'autre côté de la comparaison porte des noms différents, et la différence n'est pas un ornement. Ce qu'une famille détient est un contrat. La personne qui le détient est le titulaire du contrat. Ce qui y est versé est une prime. Ce qui s'accumule à l'intérieur est du capital, ou, dans l'univers enregistré, un régime et les biens qu'il renferme. Ces mots sont employés parce qu'ils sont les mots exacts, et ils ne sont jamais échangés contre ceux de l'autre colonne, dans aucune des deux langues.
Un lecteur qui terminerait cet article en croyant qu'un contrat d'assurance est un compte de dépôt mieux élevé aurait été mal servi par lui. La section consacrée aux limites de la comparaison existe précisément pour que personne ne le termine en le croyant.
Il existe deux sortes de monnaie, et la plupart des gens n'en détiennent qu'une
Le gouverneur de la Banque du Canada a exposé la division sans détour dans une allocution publique. La monnaie de banque centrale, ce sont les billets de banque et les soldes de règlement. La monnaie du secteur privé, ce sont les dépôts détenus auprès des institutions financières, ainsi que l'infrastructure qui les déplace d'un compte à l'autre. La monnaie de banque centrale, a-t-il dit, est le fondement du système financier parce que la banque centrale se tient derrière elle.
Les billets sont la partie que tout le monde a tenue dans sa main. Ils constituent un passif de la Banque du Canada, celle-ci les conçoit et les distribue, et elle inspecte ceux qui circulent afin que ceux qui servent ne soient ni usés ni abîmés. Pour la plupart des ménages, ils représentent aussi, en valeur, une poussière dans le total de l'année.
Les soldes de règlement sont la partie que presque personne n'a détenue, car seuls les participants au système de paiement de grande valeur le peuvent. Ce sont des dépôts détenus à la Banque du Canada par ces participants, et la Revue de la Banque du Canada décrit ce qui les distingue de tout le reste: ils ne comportent ni risque de défaut ni risque de faillite, parce que l'institution qui se tient derrière eux peut créer des liquidités en dollars canadiens au besoin et peut donc toujours honorer ses obligations en dollars canadiens.
Tout le reste est la troisième chose, et cette troisième chose est justement ce qu'un ménage possède. Un solde dans un compte n'est pas de la monnaie de banque centrale. C'est la promesse de payer faite par une entreprise privée, et tout l'appareil de l'assurance-dépôts existe parce qu'une promesse faite par une entreprise privée est une promesse qui peut échouer.
Ce que crée la banque centrale, et comment elle le dit elle-même
La Banque du Canada a publié une note analytique du personnel sur l'effet de son propre bilan sur le système bancaire, et c'est la description la plus limpide de la création monétaire dont on dispose auprès d'une autorité canadienne. Lorsque la Banque achète une obligation du gouvernement du Canada, elle la paie en déposant des fonds par voie électronique dans le compte de règlement du vendeur à la Banque du Canada. Ce dépôt, dit la note, crée un type de passif unique appelé soldes de règlement, ou réserves.
Il faut relire cette phrase, car elle décrit quelque chose d'inhabituel. La Banque n'a pas déplacé de l'argent d'un endroit à un autre. Elle a inscrit une écriture. L'obligation est apparue à l'actif et le solde de règlement au passif, et la note énonce l'identité sans détour: pour chaque dollar de titres acheté, l'actif et le passif de la Banque augmentent tous deux d'un dollar.
Ce qui se produit ensuite dépend entièrement de l'identité du vendeur, et c'est cette partie qui détermine si la quantité de monnaie dans le pays change. Si le vendeur était une banque commerciale, la note précise que le bilan global du système bancaire conserve la même taille et que seule sa composition se déplace: les titres du gouvernement détenus par le système diminuent et ses réserves à la Banque du Canada augmentent d'autant. La banque a échangé un actif contre un autre.
Si le vendeur n'était pas une banque, l'arithmétique change. La banque commerciale sert d'intermédiaire, et la note précise que la taille du bilan global du système bancaire augmente elle aussi, parce que la banque commerciale détient désormais davantage de réserves à la Banque du Canada et doit à l'entité non bancaire le montant équivalent dans son compte de dépôt. Un dépôt est apparu qui n'existait pas auparavant. Personne ne l'avait épargné d'abord.
Ce qu'est une institution à charte, et ce qu'elle fait lorsqu'elle prête
La Banque du Canada définit le terme qu'elle emploie dans ses propres statistiques. Une banque à charte est une institution à propriété privée constituée par le Parlement, ou titulaire de lettres patentes délivrées par décret conformément à la Loi sur les banques. Elle exerce selon les modalités de cette loi, qui délimite la gamme de ses activités et encadre certains aspects internes de son exploitation, et elle fait rapport de ces activités au Bureau du surintendant des institutions financières et à la Banque du Canada.
Voilà tout le contenu juridique du mot, et il vaut la peine de remarquer à quel point il est peu question de coffres-forts. Une banque est une institution autorisée à recevoir des dépôts et à consentir des prêts, surveillée à l'aune de ses fonds propres, et tenue de faire rapport. Ce qui fait sa puissance n'est pas l'édifice: c'est que sa propre promesse de payer circule comme de la monnaie.
C'est le mécanisme que la note du personnel décrit par l'autre bout. Lorsqu'un emprunteur signe un prêt, l'institution inscrit une créance sur l'emprunteur à l'actif, et inscrit un dépôt au nom de l'emprunteur au passif. L'emprunteur dispose désormais d'argent à dépenser. Personne n'a tendu une boîte à chaussures. Les deux écritures ont été portées au même instant, et le dépôt est de la monnaie parce que tout le monde traite la promesse de l'institution comme de la monnaie.
Les limites de ce pouvoir sont réelles, et elles ne sont pas celles que la plupart des gens imaginent. Ce sont les exigences de fonds propres, les exigences de liquidité, la volonté d'emprunteurs solvables d'emprunter, et le coût du financement mesuré à l'aune du taux directeur que la Banque du Canada ajuste à dates fixes chaque année. La Banque publie ce cadre, et elle publie la cible de maîtrise de l'inflation qu'il sert: le point médian de deux pour cent d'une fourchette de maîtrise, tenu là parce qu'une inflation prévisible permet aux Canadiens de prendre leurs décisions de dépense et de placement avec confiance.
Où la monnaie est comptée, et la ligne qui devrait vous surprendre
Si la monnaie est surtout un ensemble de promesses privées, il faut bien que quelqu'un décide quelles promesses compter. La Banque du Canada s'en charge, et elle publie la réponse sous la forme des agrégats monétaires. Les plus étroits ressemblent à ce qu'un ménage devinerait: la monnaie hors banques, plus les dépôts transférables par chèque des particuliers et des entreprises auprès des banques à charte, plus tous les dépôts transférables par chèque auprès des sociétés de fiducie et de prêt hypothécaire, des coopératives de crédit et des caisses populaires.
Élargissez la définition d'un cran et les dépôts à préavis non transférables par chèque s'y ajoutent. Élargissez-la encore et les agrégats les plus larges publiés englobent les Obligations d'épargne du Canada et d'autres instruments de détail ainsi que les fonds communs de placement qui ne sont pas des fonds du marché monétaire. La Banque précise que la portion non bancaire de ces séries comprend les sociétés de fiducie et de prêt hypothécaire, les coopératives de crédit et les caisses populaires, les dépôts des particuliers auprès des institutions d'épargne publiques, et les rentes individuelles des compagnies d'assurance vie.
C'est ce dernier élément qui mérite qu'on s'y arrête, car c'est le seul endroit de tout le sujet où les deux côtés de la comparaison se touchent. La Banque du Canada compte les rentes individuelles émises par des compagnies d'assurance vie à l'intérieur d'une mesure large de la monnaie dans l'économie canadienne. Non pas comme des dépôts, et non pas dans une banque. Comme une ligne distincte, portant son nom propre, provenant d'un autre type d'institution, sous une autre loi.
C'est une petite ligne dans un tableau statistique et elle porte une grande conclusion. Le capital qu'une famille bâtit à l'intérieur d'un contrat d'assurance vie n'est invisible ni aux comptes nationaux ni à personne, et il n'a rien d'excentrique. Il est mesuré. Il siège simplement dans une autre colonne que celle que tout le monde regarde.
Ce qu'un ménage détient à la place, nommé dans ses propres mots
Passons à l'autre côté, et chaque mot employé ici est le mot exact pour la chose qu'il désigne.
Une famille qui détient une assurance vie permanente détient un contrat. La personne qui le détient est le titulaire du contrat. Ce qui y est versé est une prime, et une prime achète un ensemble de promesses: un capital-décès et, dans un contrat permanent, une valeur qui s'accumule à l'intérieur du contrat et qui peut être atteinte aux conditions que le contrat fixe. Lorsque le contrat comporte une clause de participation, le titulaire prend part à l'expérience d'un compte distinct tenu à cette fin, et ce qui y est porté n'est jamais garanti d'avance et n'est jamais décrit ici comme s'il l'était.
Une famille qui détient un contrat de fonds distinct détient encore autre chose: un contrat d'assurance dont la valeur suit un fonds, assorti de garanties contractuelles à l'échéance et au décès, et porteur des caractéristiques du droit des assurances qui découlent du fait d'être un contrat plutôt qu'un simple avoir, dont la possibilité de désigner un bénéficiaire. Une famille qui détient un régime enregistré détient une enveloppe définie par la Loi de l'impôt sur le revenu, et ce qui se trouve dans l'enveloppe décide de presque tout.
Aucun de ces éléments n'est un dépôt. Aucune des personnes qui les détiennent n'est un déposant. Le capital qui s'y trouve a été versé par la famille, dollar par dollar, à même de l'argent qui existait déjà. Voilà la description honnête, et c'est aussi le début de la section suivante.
Un concept, non une recommandation
Tout ce qui suit est une illustration écrite pour montrer le fonctionnement d’une structure. Aucune personne présentée ici n’est réelle, aucun chiffre n’est une projection, et rien ici n’est une recommandation, ni pour vous ni pour quiconque. Les montants sont ronds parce qu’ils ont été choisis pour rendre le calcul visible, non parce qu’ils seraient typiques, disponibles ou atteignables.
Ce qu’un contrat ferait réellement dépend de l’assureur, du produit, de votre âge et de votre état de santé, de la décision de tarification et du contrat que vous signez. Une recommandation ne peut suivre qu’une analyse de vos besoins menée avec vous par un représentant dûment certifié. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. reçoit une commission de l’assureur émetteur lorsqu’un contrat est placé, et vous devriez lire ce qui suit en le sachant.
Une illustration: un dollar, inscrit dans deux grands livres différents
Supposons qu'un lecteur veuille voir la différence au seul endroit où elle est jamais visible, c'est-à-dire dans la comptabilité. Imaginons deux événements le même après-midi. Les montants ci-dessous sont ronds, ils sont écrits en toutes lettres, et ils ont été choisis pour rendre le calcul visible, non parce qu'ils ressembleraient à la situation de qui que ce soit.
Premier événement. Une institution approuve un prêt de dix mille dollars. Dans ses livres, un nouvel actif apparaît, l'obligation de remboursement de l'emprunteur, et un nouveau passif apparaît au même instant, un dépôt de dix mille dollars au nom de l'emprunteur. Rien n'a été déplacé. Deux écritures ont été portées. L'emprunteur ressort en mesure de dépenser dix mille dollars qui n'existaient pas le matin même, et l'institution ressort avec un actif qu'elle n'avait pas davantage le matin. C'est le mécanisme que la Banque du Canada décrit par l'autre bout lorsqu'elle explique ce qui arrive au système bancaire quand elle achète une obligation à quelqu'un qui n'est pas une banque.
Deuxième événement, dans un autre édifice, sous une autre loi. Une famille verse une prime de dix mille dollars dans un contrat d'assurance vie permanente. Rien n'a été créé. Les dix mille dollars existaient déjà, ils appartenaient à la famille, et ils se sont déplacés d'un endroit à un autre. En échange, la famille détient désormais une promesse contractuelle: un capital-décès payable à un bénéficiaire désigné, et une valeur à l'intérieur du contrat, atteignable aux conditions que le contrat fixe.
Mettez les deux côte à côte et la différence n'est pas une affaire de degré. Dans le premier cas, de la monnaie a été appelée à l'existence par une institution autorisée à l'y appeler. Dans le second, de la monnaie qui existait déjà a été échangée contre une promesse d'une autre forme. La famille n'est pas une version réduite de l'institution. C'est une partie d'une autre nature qui fait une chose d'une autre nature.
Qu'a montré l'illustration? Un mécanisme, et rien d'autre qu'un mécanisme. Elle n'a pas montré ce que l'un ou l'autre arrangement a produit, car ce qu'un contrat produit dépend de l'assureur, du produit, de la décision de tarification et du contrat signé, et ce qu'un prêt produit dépend d'un prix que personne ici ne fixe. Savoir si quoi que ce soit de tout cela a sa place dans une famille donnée relève d'une conversation avec un représentant dûment certifié, non d'une page.
Le guide de référence
Commencez ici: toute la stratégie en une page
Ce que c’est, comment cela fonctionne au Canada, ce que cela coûte, ce que cela risque, combien de temps cela prend et à qui cela ne convient pas.
José Salloum Centre canadien de création de patrimoine Inc.
Lire le guideOù la comparaison se rompt, dit ici et non en bas de page
Une comparaison présentée comme une équivalence est une fausse représentation. Voici donc tous les endroits où celle-ci cesse de fonctionner. Ils figurent dans le corps de l'article parce qu'une limite imprimée en petits caractères au pied d'une page est une limite que personne n'a lue.
Un ménage ne crée aucune monnaie. Pas un dollar, jamais. Les écritures décrites plus haut sont portées par des institutions autorisées à les porter, surveillées à l'aune de leurs fonds propres et tenues de faire rapport à deux organismes fédéraux. Rien de ce qu'une famille signe ne lui confère ce pouvoir, et toute phrase, où qu'elle se trouve, qui laisserait entendre le contraire est fausse.
Lorsqu'un contrat permanent autorise une avance sur sa valeur, l'assureur est le prêteur. L'argent vient de l'assureur, aux conditions de l'assureur, et l'intérêt est dû à l'assureur. Il n'est pas versé à la famille, il n'est pas porté au crédit du contrat de la famille, et le décrire comme s'il l'était constitue la fausse représentation la plus répandue dans ce marché.
Le titulaire d'un contrat avec participation n'est pas un actionnaire. Il n'y a pas d'action, pas de droit de vote rattaché à une action, et aucune propriété d'une institution. Ce qui existe est un droit contractuel de prendre part à l'expérience d'un compte distinct, et les sociétés par actions tiennent de tels comptes tout autant que les sociétés mutuelles, ce qui prouve que le droit découle du contrat et non de la propriété.
Une prime n'est pas un dépôt et un contrat n'est pas un compte, ce qui détermine quel régime de protection s'applique. La Société d'assurance-dépôts du Canada assure les dépôts admissibles auprès de ses institutions membres et énumère ce qui ne l'est pas, dont les fonds communs de placement, les actions et les obligations, les fonds négociés en bourse et les monnaies numériques. Une compagnie d'assurance vie n'est pas une institution membre et un contrat n'est pas un dépôt: l'organisme qui se tient derrière un contrat d'assurance canadien est donc Assuris, association d'indemnisation indépendante, sans but lucratif et financée par l'industrie, désignée par le ministre fédéral des Finances en vertu de la Loi sur les sociétés d'assurances, dont l'adhésion est exigée de tout assureur de personnes autorisé par les autorités de réglementation et à laquelle il ne peut mettre fin tant qu'il a des affaires en vigueur au Canada.
Et la dernière limite, qui porte sur le temps plutôt que sur la structure. Une institution gagne sur un écart qu'elle peut retarifer, sur des frais qu'elle peut ajuster et sur un levier qu'on lui permet de porter. Une famille ne dispose d'aucun de ces leviers. Ce dont une famille dispose, c'est de la faculté de décider où siège son propre capital et à quelles conditions il est atteignable, ce qui est un pouvoir plus petit et un pouvoir réel.
Où vit le reste de ce sujet
Les lecteurs qui suivent cet argument jusqu'au bout arrivent en général à la même question: une famille peut-elle organiser son propre capital de façon à financer elle-même ses achats plutôt que de louer de l'argent pour les faire. Ce sujet porte un nom, possède une littérature, et n'est pas enseigné sur ce site.
Il est exposé à ibcfinancial.com en anglais et à financierecbi.com en français, qui sont les propriétés qui le portent. Rien ici n'est un résumé de ce que disent ces pages, car un résumé rédigé par quelqu'un d'autre est la façon dont un sujet rigoureux devient un sujet négligent.
Ce que fait ce site-ci, c'est le côté placement: les contrats, les régimes enregistrés, les fonds distincts, les rentes et la protection qui doit tenir lorsque quelqu'un meurt ou cesse de gagner sa vie. Si c'est cette partie qui est en jeu, les lectures ci-dessous la poursuivent.
Sources
- Banque du Canada, note analytique du personnel 2022-12, sur l'incidence du bilan de la Banque du Canada sur le système bancaire, bankofcanada.ca, lu le 15 septembre 2026
- Banque du Canada, agrégats monétaires sélectionnés et leurs composantes, bankofcanada.ca, lu le 15 septembre 2026
- Banque du Canada, banques à charte: notes relatives aux statistiques bancaires et financières, bankofcanada.ca, lu le 15 septembre 2026
- Banque du Canada, politique monétaire et cible de maîtrise de l'inflation, bankofcanada.ca, lu le 15 septembre 2026
- Banque du Canada, allocution du gouverneur sur la bonne monnaie et la banque centrale, bankofcanada.ca, lu le 15 septembre 2026
- Revue de la Banque du Canada, sur les fonctions bancaires de la Banque du Canada, bankofcanada.ca, lu le 15 septembre 2026
- Loi sur les banques (L.C. 1991, ch. 46), article 983, site Web de la législation (Justice), lu le 15 septembre 2026
- Société d'assurance-dépôts du Canada, ce qui est couvert, sadc.ca, lu le 15 septembre 2026
- Assuris, foire aux questions destinée aux conseillers, assuris.ca, lu le 15 septembre 2026
Questions fréquentes
La Banque du Canada imprime-t-elle tout l'argent au Canada?
Non. La Banque du Canada émet les billets de banque et les soldes de règlement, et son gouverneur décrit ces deux éléments ensemble comme la monnaie de banque centrale. Tout le reste, c'est-à-dire l'écrasante majorité de l'argent que les Canadiens utilisent, est de la monnaie du secteur privé: des dépôts détenus auprès d'institutions financières, avec l'infrastructure qui les déplace. Ces dépôts sont des promesses faites par des entreprises privées, et c'est précisément pourquoi l'assurance-dépôts existe.
Les institutions prêtent-elles les dépôts que les gens y placent?
C'est l'image habituelle et ce n'est pas celle que décrit la Banque du Canada. Dans sa note analytique sur son propre bilan, la Banque explique que lorsqu'elle achète une obligation à un vendeur qui n'est pas une banque, le bilan du système bancaire AUGMENTE, parce que la banque commerciale détient davantage de réserves à la Banque du Canada et doit au vendeur le montant équivalent dans un compte de dépôt. Le dépôt est le résultat de l'opération plutôt que sa matière première.
Un contrat d'assurance vie est-il compté comme de la monnaie?
Un agrégat large de la Banque du Canada compte les rentes individuelles des compagnies d'assurance vie parmi ses composantes, aux côtés des dépôts auprès des coopératives de crédit et des caisses populaires et des fonds communs de placement hors marché monétaire. C'est un énoncé statistique sur ce que la Banque mesure, non un énoncé voulant qu'un contrat soit un dépôt. Un contrat n'est pas un dépôt, aucune partie de l'assurance-dépôts ne l'atteint, et Assuris est l'association d'indemnisation qui se tient derrière les contrats d'assurance vie canadiens.
Une famille peut-elle faire ce que fait une institution?
Non, et le présent article le dit dans une section à lui plutôt qu'en note de bas de page. Un ménage ne crée aucune monnaie. Il ne peut pas porter les deux écritures qui font naître un dépôt, il n'a ni charte, ni exigence de fonds propres, ni autorité de surveillance, et rien de ce qu'une famille signe ne lui confère quoi que ce soit de tout cela. Ce qu'une famille peut décider, c'est où siège son propre capital, à quelles conditions il est atteignable, et ce qu'il fait pendant qu'il attend.
Où va l'intérêt sur une avance sur police?
À l'assureur. Lorsqu'un contrat permanent autorise une avance sur sa valeur, l'assureur est le prêteur, l'argent vient de l'assureur à ses conditions, et l'intérêt lui est dû. Il n'est pas versé à la famille et il n'est pas porté au crédit du contrat de la famille. Toute description qui laisserait entendre le contraire décrit une chose qui ne se produit pas.
Pourquoi cet article n'explique-t-il pas le concept bancaire infini?
Parce que ce sujet vit ailleurs, par décision du propriétaire. Il est exposé à ibcfinancial.com en anglais et à financierecbi.com en français. Le présent site explique ce qu'il place: l'assurance vie, les fonds distincts, les rentes, les régimes enregistrés et la protection qui les entoure. Rien ici n'est un résumé du matériel de quiconque, et aucun fait de cette page n'a été tiré du site d'un autre cabinet.
Une rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation permet d’établir si cette approche vous convient. Aucune illustration n’est préparée et rien n’est mis en place.
Souvent, la réponse est non, et vous l’entendrez pendant l’appel plutôt que dans une proposition envoyée ensuite.
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Cette page est de l’éducation, pas un conseil. Le contenu est de l’information générale préparée par le Centre canadien de création de patrimoine Inc. Il ne tient pas compte de votre situation et ne constitue pas une recommandation d’acheter, de conserver ou de résilier un contrat. CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Le cabinet place de l’assurance au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick; ailleurs, les clients sont servis par des conseillers autorisés dans leur province.
Rien ici n’a été écrit avec votre dossier sous les yeux. Lisez pour comprendre le sujet, puis jugez-le selon votre propre situation, idéalement avec une personne autorisée là où vous vivez et qui a vu vos chiffres.
Le traitement fiscal dépend de votre situation. Le traitement fiscal décrit dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du Règlement de l’impôt sur le revenu et de la situation individuelle du lecteur. Un retrait, un rachat ou une avance sur police peut constituer une disposition au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté peuvent être imposables l’année où ils surviennent. Les règles fiscales changent.
Le résultat fiscal n’est ni automatique ni inconditionnel. Il repose sur le maintien du contrat à l’intérieur des règles canadiennes et sur votre propre situation. Avant de vous y fier, parlez à un comptable qui a réellement travaillé avec ces contrats.
Les garanties viennent de l’assureur, pas du gouvernement. Les valeurs garanties d’un contrat d’assurance vie sont des engagements contractuels de l’assureur émetteur et dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à payer les prestations. Les participations d’un contrat avec participation ne sont pas garanties; elles sont déclarées à la discrétion de l’assureur et peuvent changer. La protection des titulaires de contrat au Canada est assurée par Assuris, dans les limites qu’elle publie; l’assurance-dépôts ne s’applique pas aux contrats d’assurance.
Les garanties écrites dans un contrat sont réelles, et elles sont celles de l’assureur. La participation n’est pas une garantie; c’est ce que l’assureur décide de déclarer chaque année. Sachez quels chiffres sont lesquels avant de bâtir un plan dessus.
Les illustrations et les projections ne sont pas des prédictions. Les chiffres, exemples ou valeurs illustrées sont hypothétiques, servent à expliquer un mécanisme et ne prévoient pas le rendement d’un contrat. Les valeurs réelles seront différentes et peuvent être inférieures à celles montrées. Les barèmes de participation passés ne prédisent pas les barèmes futurs.
Un exemple montre comment les pièces bougent, pas ce que vous obtiendrez. Toute illustration réelle qu’on vous présente devrait d’abord être lue dans ses colonnes garanties.
Emprunter sur un contrat comporte ses propres risques. Une avance sur police ou un emprunt garanti par un contrat porte intérêt. Si le solde et l’intérêt ne sont pas gérés, la prestation de décès est réduite, et un contrat qui tombe en déchéance alors qu’une avance est impayée peut produire un gain imposable cette année-là. Les prêteurs tiers fixent leurs propres conditions et peuvent les modifier.
Un emprunt reste un emprunt. L’intérêt s’accumule que vous le payiez ou non, et un contrat qui manque de marge pendant qu’il est dû peut vous coûter à la fois la protection et une facture d’impôt. C’est la partie de la stratégie qui exige le plus de discipline.
Les propos sur les placements sont généraux et comparatifs. Les références à des produits, comptes ou rendements de placement servent à comparer et à expliquer. CWCC ne vend pas de valeurs mobilières et n’est pas inscrit auprès de l’OCRI. Les fonds distincts sont des contrats d’assurance; leurs garanties sont celles de l’assureur et s’appliquent seulement aux dates et selon les conditions écrites au contrat. Les rendements ne sont pas garantis et le capital peut être perdu.
Quand ce site compare un contrat à un placement, il décrit le fonctionnement de chacun; il ne vous dit pas lequel acheter. Les questions sur les valeurs mobilières relèvent d’une personne inscrite pour y répondre.