Pourquoi ce cabinet place les contrats avec participation auprès d’assureurs mutuels
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Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026
Cet article est de l’information générale sur la propriété des sociétés d’assurance vie canadiennes et sur l’encadrement du compte de participation. Ce n’est pas un conseil, ce n’est pas une recommandation d’une société quelconque, et aucun assureur n’est nommé nulle part. Les renvois législatifs visent la Loi sur les sociétés d’assurances et la législation québécoise telles que consultées le 8 septembre 2026, et la législation change. Les participations d’un contrat avec participation ne sont pas garanties et sont déclarées chaque année à la discrétion du conseil d’administration de l’assureur. Le cabinet est rémunéré par commission versée par l’assureur émetteur, comme l’expose la page de transparence.
En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.
À retenir
- Une société mutuelle d’assurance vie n’a pas d’actions ordinaires: les titulaires de contrats avec participation en sont les membres, et le surplus de l’activité n’a nulle part ailleurs où aller.
- Une société par actions peut verser une somme aux actionnaires à même le compte de participation, mais seulement dans la limite prévue par règlement et seulement si les titulaires reçoivent leurs participations conformément à la politique, suivant l’article 461 de la Loi sur les sociétés d’assurances.
- Le compte de participation est tenu séparément de tout autre compte par la loi, et la méthode de répartition des revenus et des charges doit être attestée juste et équitable par l’actuaire de la société.
- Un actionnaire qui lit des résultats trimestriels n’est pas le même public qu’un contrat qui doit tenir pendant soixante ans, et cette différence de public constitue tout l’argument.
- Une société par actions peut être remarquablement bien gérée et une mutuelle peut être mal gérée: la structure de propriété renseigne sur les incitatifs, elle ne prouve rien sur les résultats.
- Les participations ne sont jamais garanties. Elles sont déclarées annuellement par les administrateurs après un rapport écrit de l’actuaire, et elles peuvent baisser.
- C’est une préférence et non une règle. Lorsqu’une autre structure convient mieux à un ménage ou à une société par actions, c’est elle qui est placée.
Deux sociétés d’assurance vie peuvent vendre ce qui ressemble au même contrat. Même valeur de rachat garantie, même capital-décès, même option de prendre la participation annuelle en assurance supplémentaire libérée. Dessous, elles peuvent rendre des comptes à des personnes entièrement différentes. L’une appartient à ses titulaires de contrats avec participation et n’a aucune action ordinaire. L’autre appartient à des investisseurs qui ont acheté ses actions, qui peuvent les revendre demain, et qui lisent un communiqué de résultats tous les trois mois. Rien dans l’illustration ne vous dit laquelle vous avez devant vous, et personne dans la rencontre n’est tenu de soulever la question. Ce cabinet la soulève, parce qu’un contrat avec participation est un arrangement de soixante ans et que savoir à qui la société rend des comptes pendant soixante ans n’est pas un détail. Voici l’argument, le droit qui le soutient, et la thèse contraire, énoncée honnêtement.
La question que personne ne pose en rencontre
Les gens comparent des illustrations. Ils comparent les colonnes garanties, ils comparent les valeurs projetées à côté, et parfois ils comparent l’appétit en tarification. Il est beaucoup plus rare que quelqu’un pose la question qui déterminera le comportement de la société pendant les décennies qui suivront le classement de l’illustration: quand cette société connaît une bonne année, qui a un droit sur le résultat, et qui décide?
Cette question a une réponse juridique, et elle diffère selon la structure de propriété. Il ne s’agit pas d’une société vertueuse et d’une autre cupide. Il s’agit de savoir devant qui les administrateurs répondent lorsque les deux réponses possibles pointent dans des directions opposées.
Le cabinet traite cela comme un véritable intrant d’une recommandation plutôt que comme un ornement publicitaire. C’est aussi, contrairement à presque tout le reste d’un dossier d’assurance vie, quelque chose qu’un lecteur peut vérifier sans l’aide de personne. La dernière section dit exactement où.
Deux façons pour une société d’assurance vie d’être détenue
Une société mutuelle d’assurance vie n’a pas d’actions ordinaires. Suivant la Loi sur les sociétés d’assurances, la société mutuelle est celle qui est constituée ou prorogée comme telle et qui n’a pas été transformée en société avec actions ordinaires. Ses titulaires de contrats avec participation en sont les membres, et la qualité de membre suit le contrat plutôt que de s’acheter en bourse. Le Québec dit la même chose en une phrase pour les assureurs constitués chez lui: l’article 9 de la Loi sur les assureurs prévoit que nul n’est détenteur du contrôle d’une société mutuelle, puisque les voix s’y expriment selon la règle d’une personne, une voix.
Une société par actions appartient à ses actionnaires de la manière ordinaire. Les actions s’achètent et se vendent, un investisseur peut les détenir une semaine, et le conseil répond devant ce corps de propriétaires en plus des titulaires de contrats. La Loi reconnaît directement ce partage: le paragraphe 173(4) exige que, lorsqu’une société a les deux, le nombre d’administrateurs élus par les actionnaires et le nombre d’administrateurs élus par les titulaires représentent chacun au moins le tiers du total.
Lisez cette disposition lentement, car c’est la plus limpide de la loi. Le législateur a écrit une règle pour un conseil où deux clientèles siègent à la même table. Une société mutuelle n’a pas besoin de cette règle, parce qu’il n’y a qu’une seule clientèle dans la pièce.
Ce qu’est réellement le compte de participation
Un contrat avec participation, selon l’article 2 de la Loi, est celui qui donne à son titulaire le droit de participer aux bénéfices de la société. La mécanique qui rend ce droit réel est le compte de participation. L’article 456 oblige la société à tenir, pour les contrats avec participation, des comptes distincts de ceux qu’elle tient pour ses autres contrats, dans la forme et de la manière que détermine le surintendant.
La séparation seule signifierait peu si la société pouvait décider librement de ce qui y aboutit. Les articles 457 et 458 encadrent donc la répartition. Les revenus et les pertes de placement y sont portés au crédit, les charges et les impôts au débit, selon une méthode que l’actuaire de la société a attestée par écrit juste et équitable, que les administrateurs ont approuvée par résolution, et que le surintendant n’a pas désapprouvée. L’article 459 exige le dépôt de cette résolution dans les trente jours, et l’article 460 exige que l’actuaire fasse rapport chaque année aux administrateurs sur le caractère toujours juste et équitable de la méthode.
Voilà pourquoi un contrat avec participation n’est pas simplement un véhicule d’épargne enveloppé d’assurance vie. Le titulaire détient un droit, prévu par la loi, sur un ensemble cloisonné, réparti selon une méthode attestée et revu chaque année par un professionnel qui répond de son opinion.
Le rôle de l’actuaire mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il est le seul contrepoids technique inscrit dans la loi. L’actuaire n’est pas un employé ordinaire de la société: il donne une opinion écrite, il la signe, et il la renouvelle chaque année devant le conseil. Une méthode de répartition qui favoriserait discrètement les autres activités de la société aux dépens du compte de participation devrait franchir cette opinion, puis la résolution du conseil, puis le silence du surintendant. Rien de tout cela ne rend la fraude impossible. Cela rend la dérive tranquille beaucoup plus difficile, et c’est la dérive tranquille qui coûte cher aux titulaires sur trente ans.
Où peut aller le surplus, dans chaque structure
Dans une société mutuelle, le surplus de l’activité avec participation n’a qu’une destination: il revient aux titulaires de contrats avec participation, ou reste dans le compte pour le renforcer au profit des titulaires futurs. Il n’y a pas de ligne « actionnaires » sur la page, faute d’actionnaires ordinaires.
Dans une société par actions, il existe une deuxième ligne, et la Loi l’encadre plutôt que de l’interdire. L’article 461 ne permet un versement aux actionnaires à même le compte de participation que si trois conditions sont réunies à la fois: le versement doit demeurer dans la limite fixée par une formule prévue par règlement, les titulaires de contrats avec participation doivent recevoir leurs participations conformément à la politique de la société, et l’actuaire doit confirmer que le versement ne nuira pas de façon importante à la capacité de la société de continuer à respecter cette politique. L’article 462 ferme ensuite les autres portes, en limitant les transferts hors du compte aux cas qu’il énumère.
Notez ce que cette structure concède et ce qu’elle protège. Elle concède qu’un actionnaire puisse être payé à même un ensemble bâti par les primes des titulaires. Elle protège le titulaire par un plafond, une condition et un aval actuariel. Qui lit l’article 461 et conclut que la protection suffit tient une position défendable. Qui le lit et préfère une structure sans deuxième ligne du tout tient également une position défendable. Le cabinet retient la seconde.
L’horloge de trois mois et le contrat de soixante ans
Une société cotée en bourse rend compte à ses propriétaires tous les trois mois, et le cours de son action réagit à ce qu’elle publie. Ce n’est pas un scandale. C’est la conception même d’un marché public, et elle fait un travail utile: elle discipline la direction, elle établit le prix du capital, et elle offre une sortie à l’investisseur.
Elle crée aussi une cadence. Les décisions qui coûtent quelque chose ce trimestre et qui se remboursent sur vingt ans sont les plus difficiles à prendre quand l’auditoire se réunit de nouveau dans quatre-vingt-dix jours. Personne n’a besoin de mal agir pour que cette pression existe. Il est simplement plus ardu de tenir une position longue devant un auditoire court.
Un contrat avec participation est la position la plus longue qu’un ménage ordinaire prenne jamais. Il se finance sur des décennies et il est destiné à être conservé jusqu’au versement d’un capital-décès. Le provisionnement, la politique de placement du compte de participation et le lissage d’un barème de participations sur un cycle de marché demandent tous la même chose que le contrat lui-même, c’est-à-dire de la patience. Une structure dont les seuls propriétaires détiennent l’instrument même sur lequel portent les décisions est une structure dont l’horloge s’accorde au produit. Voilà l’argument, et c’est un argument d’alignement plutôt que de vertu.
Qui déclare la participation, et sur quelle base
Quelle que soit la structure de propriété, la participation annuelle est une décision et non un droit à un montant. Suivant le paragraphe 464(1), les administrateurs d’une société qui émet des contrats avec participation peuvent déclarer une participation, un boni ou un autre avantage conformément à la politique que le conseil a établie en vertu de l’alinéa 165(2)e). Le paragraphe 464(2) exige que l’actuaire de la société fasse rapport par écrit sur le caractère équitable de la déclaration projetée pour les titulaires et sur sa conformité à la politique, et exige que les administrateurs examinent ce rapport avant de déclarer.
La discrétion est donc réelle et elle est bornée. Elle est exercée par un conseil, consignée, mesurée à une politique publiée, après une opinion professionnelle écrite. C’est beaucoup plus de structure que ce que la plupart des gens imaginent derrière le mot participation.
Cela demeure une discrétion. Une participation peut être réduite. Les barèmes ont bougé dans les deux sens dans l’histoire du marché canadien, et ils bougeront encore. Quiconque vous dit qu’un barème est à l’abri parce que la société est mutuelle vous dit quelque chose que la loi n’appuie pas. Les valeurs garanties du contrat sont la promesse contractuelle. La participation se pose par-dessus et n’est pas garantie.
Une conséquence pratique en découle pour la lecture d’une illustration. Les sociétés lissent généralement le barème sur un cycle plutôt que de le faire suivre les marchés d’une année à l’autre, ce qui rend le résultat plus stable sans le rendre certain. La question utile à poser n’est donc pas « combien avez-vous versé l’an dernier », mais « comment votre barème s’est-il comporté à travers un cycle complet, en incluant les mauvaises années ». Une réponse qui ne remonte qu’à une bonne décennie ne répond pas à la question posée.
L’argument contraire, énoncé honnêtement
La structure de propriété est un énoncé sur les incitatifs. Ce n’est pas un énoncé sur la compétence, et ce n’est certainement pas un énoncé sur le résultat. Une société par actions peut être prudemment provisionnée, bien capitalisée, patiemment investie et superbement administrée. Une société mutuelle peut être complaisante, lente à se moderniser, faible en service et médiocre en placement. Ces deux sociétés existent quelque part.
Il existe une seconde objection, et c’est la meilleure. Un marché public impose une forme de surveillance qu’une société mutuelle ne subit pas. Les analystes décortiquent les chiffres. Un cours qui chute est un verdict immédiat et public. Les membres d’une mutuelle sont dispersés, rarement organisés, et ne renversent pratiquement jamais un conseil. La discipline venue de l’extérieur est un bien réel, et la structure mutuelle achète en partie sa patience en y renonçant.
Une troisième objection est pratique plutôt que philosophique. L’appétit en tarification, les caractéristiques du contrat, la conception de l’option d’assurance supplémentaire libérée, la qualité du service, le traitement d’une profession particulière ou d’un antécédent médical particulier: tout cela diffère d’une société à l’autre et décide de vrais dossiers. Un ménage refusé ou lourdement surprimé par la société dont la structure a la préférence de cet article n’est aidé en rien par cette préférence.
Le poids juste à donner à tout ceci est donc modeste. La propriété est un intrant parmi plusieurs, et c’est celui qui parle des cinquante prochaines années plutôt que de la brochure de cette année. Ce n’est pas un critère qui l’emporte sur la convenance, et ce n’est pas une preuve d’un meilleur résultat.
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La préférence a une autre limite qu’il vaut la peine d’énoncer clairement, car c’est celle qu’on oublie. Le statut mutuel n’est pas permanent. Il existe un cadre fédéral pour transformer une société mutuelle d’assurance vie en société avec actions ordinaires, prévu par le Règlement sur la transformation des sociétés mutuelles d’assurance vie pris sous le régime de la Loi sur les sociétés d’assurances. Le Canada a déjà connu une vague de telles transformations.
Un titulaire qui a choisi un contrat auprès d’une mutuelle en partie à cause de sa structure peut donc constater, des années plus tard, que la structure a changé autour d’un contrat qui, lui, n’a pas changé. Les garanties contractuelles ne s’évaporent pas quand cela arrive. L’argument de gouvernance du présent article, lui, s’évapore.
C’est une raison de tenir l’argument sans le serrer trop fort plutôt qu’une raison de l’abandonner. Cela plaide aussi pour lire les colonnes garanties d’une illustration comme le véritable plancher, puisque ce sont les garanties qui survivent à un changement de propriétaire de la société.
Une préférence, pas une règle
Le cabinet place la plupart des contrats avec participation auprès de sociétés mutuelles. Il ne les place pas tous auprès d’elles, et il ne se présente pas comme incapable de faire autrement.
Les cas où une autre structure est retenue sont ordinaires. La tarification est le plus fréquent: une surprime, une exclusion ou un refus chez une société et une offre chez une autre décident du dossier, et aucun argument de propriété ne passe avant le fait qu’un ménage soit réellement couvert. La conception du contrat vient ensuite: une caractéristique donnée, un rythme de financement propre à une société par actions, ou la façon dont l’option d’assurance supplémentaire libérée est bâtie peuvent mieux convenir ailleurs. La disponibilité dans une province, les normes de service et l’articulation avec un contrat déjà en vigueur pèsent également.
La règle à laquelle le cabinet se tient vraiment est plus étroite et plus utile qu’une préférence de propriété: la recommandation s’écrit d’abord à partir du dossier de convenance, et le raisonnement, y compris ce qui a été envisagé puis écarté, est remis au client par écrit. Une préférence que la preuve ne peut pas renverser n’est pas une préférence. C’est une habitude.
Il y a aussi une raison de prudence à écrire cela noir sur blanc. Un cabinet connu pour une approche subit une attraction vers cette approche, et cette attraction agit sur des personnes parfaitement honnêtes. Le remède n’est pas une déclaration de bonne foi: c’est une question que le client pose et dont la réponse figure au dossier. Quelle autre solution a été envisagée, et qu’est-ce qui l’a fait écarter? Deux réponses devraient vous arrêter: qu’aucune autre n’a été pesée, et que l’autre a toujours tort.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même
Presque rien de tout cela n’a besoin d’être cru sur parole. Les assureurs de régime fédéral sont surveillés par le Bureau du surintendant des institutions financières, dont la ligne directrice E-16 sur la gestion du compte de participation et la communication aux titulaires expose ce qu’une société doit avoir en place: une politique écrite de gestion du compte de participation, une politique de participations, et une communication aux titulaires qui comprend les états financiers du compte de participation et l’historique du barème. Lisez d’abord la ligne directrice, puis demandez à une société les documents qu’elle décrit.
Lisez ensuite la loi elle-même. Les articles 456 à 464 de la Loi sur les sociétés d’assurances sont courts, écrits dans une langue assez claire, et gratuits sur le site Web de la législation du ministère de la Justice. L’article 461 est celui qu’il faut lire deux fois. Les assureurs constitués au Québec relèvent plutôt de l’Autorité des marchés financiers sous le régime de la Loi sur les assureurs, gratuite sur LégisQuébec.
Enfin, posez les questions directes à qui vous recommande un contrat. La société émettrice est-elle une société mutuelle ou une société par actions? Où sa politique de gestion du compte de participation est-elle publiée, et à quoi ressemble l’historique de son barème sur un cycle de marché complet plutôt que sur une bonne décennie? Quelle autre société a été envisagée ici, et qu’est-ce qui la rendait moins appropriée? Des réponses qui nomment des éléments précis valent quelque chose. Une réponse qui traite la question comme une impertinence vous a déjà appris ce qu’il fallait savoir. La protection des titulaires au Canada est assurée par Assuris à l’intérieur de ses limites publiées, et l’assurance-dépôts ne s’applique pas à un contrat d’assurance.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une société mutuelle d’assurance?
Une société d’assurance vie sans actions ordinaires. Suivant la Loi sur les sociétés d’assurances, c’est une société constituée ou prorogée comme société mutuelle et non transformée en société avec actions ordinaires. Ses titulaires de contrats avec participation en sont les membres, et cette qualité vient avec le contrat plutôt que de s’acheter en bourse. Le Québec exprime la même idée pour les assureurs constitués chez lui à l’article 9 de la Loi sur les assureurs, qui prévoit que nul n’en détient le contrôle puisque le vote s’y exerce à raison d’une personne, une voix.
Une mutuelle verse-t-elle des participations plus élevées?
Ce n’est pas une affirmation que le cabinet formule et ce n’est pas une affirmation que la loi appuie. Les participations dépendent des résultats de placement, de l’expérience de mortalité et des charges d’un compte de participation donné, ainsi que d’une décision du conseil prise chaque année. La structure de propriété change qui détient un droit sur le surplus, ce qui est un argument sur les incitatifs. Elle n’autorise personne à prédire un montant, et aucun barème passé n’annonce un barème futur.
Une société par actions peut-elle retirer de l’argent du compte de participation?
Oui, dans des limites. L’article 461 de la Loi sur les sociétés d’assurances ne permet un versement aux actionnaires à même le compte de participation que s’il demeure dans la limite fixée par une formule prévue par règlement, que si les titulaires reçoivent leurs participations conformément à la politique, et que si l’actuaire confirme que le versement ne nuira pas de façon importante au respect continu de cette politique. L’article 462 limite les transferts hors du compte aux cas qu’il énumère.
Les participations sont-elles garanties si l’assureur est une mutuelle?
Non. Les participations ne sont jamais garanties, quelle que soit la structure de propriété. Suivant l’article 464, les administrateurs les déclarent conformément à la politique du conseil, après un rapport écrit de l’actuaire sur l’équité et sur la conformité à cette politique. Elles peuvent être réduites. La valeur de rachat garantie et le capital-décès garanti inscrits au contrat constituent la promesse contractuelle; la participation se pose par-dessus et demeure une décision.
Le cabinet est-il lié à un assureur en particulier?
Non. Le cabinet distribue les contrats de plusieurs assureurs canadiens autorisés et n’appartient à aucun d’eux ni n’est lié à l’un d’eux en exclusivité. La préférence décrite ici porte sur la structure de la société et non sur une entente exclusive, et elle est écartée lorsque la tarification, la conception du contrat, la disponibilité provinciale ou l’articulation avec un contrat déjà en vigueur pointent ailleurs. La rémunération du cabinet est exposée en entier sur la page de transparence.
Pourquoi l’article ne nomme-t-il aucune société?
Parce que nommer une société transformerait un argument de structure en recommandation de produit, et qu’une recommandation appartient à une rencontre où quelqu’un a vu votre situation, non à une page publique. Le point structurel se vérifie sans nom: tout assureur vie canadien vous dira s’il a des actions ordinaires, et sa communication sur le compte de participation est rédigée pour être lue par les titulaires.
Une mutuelle peut-elle devenir une société par actions?
Oui. Un cadre fédéral le prévoit, le Règlement sur la transformation des sociétés mutuelles d’assurance vie pris sous le régime de la Loi sur les sociétés d’assurances, et le Canada a déjà connu de telles transformations. Un contrat émis par une mutuelle conserve ses garanties contractuelles au travers d’un tel changement. Ce qui ne survit pas, c’est l’argument de gouvernance du présent article, ce qui est une raison de peser les colonnes garanties d’une illustration plus lourdement que le récit qui les entoure.
Où puis-je lire moi-même les règles du compte de participation?
Aux articles 456 à 464 de la Loi sur les sociétés d’assurances, sur le site Web de la législation du ministère de la Justice: le compte distinct, la répartition des revenus et des charges, la revue annuelle de l’actuaire, les versements aux actionnaires et la déclaration d’une participation. La ligne directrice E-16 du Bureau du surintendant des institutions financières expose ce qu’une société doit avoir en place et communiquer. Les assureurs constitués au Québec relèvent de l’Autorité des marchés financiers sous le régime de la Loi sur les assureurs.
Tout cela me protège-t-il si l’assureur fait faillite?
La structure de propriété n’est pas une protection de solvabilité. Les valeurs garanties d’un contrat d’assurance vie sont des promesses de l’assureur émetteur et dépendent de sa solidité financière et de sa capacité de régler les sinistres. La protection des titulaires au Canada est assurée par Assuris à l’intérieur de ses limites publiées, que vous pouvez lire sur son propre site. L’assurance-dépôts ne s’applique pas à un contrat d’assurance, et une prime n’est pas un dépôt.
Une rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation permet d’établir si cette approche vous convient. Aucune illustration n’est préparée et rien n’est mis en place.
Souvent, la réponse est non, et vous l’entendrez pendant l’appel plutôt que dans une proposition envoyée ensuite.
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Divulgations importantes
Cette page est de l’éducation, pas un conseil. Le contenu est de l’information générale préparée par le Centre canadien de création de patrimoine Inc. Il ne tient pas compte de votre situation et ne constitue pas une recommandation d’acheter, de conserver ou de résilier un contrat. CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Le cabinet place de l’assurance au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick; ailleurs, les clients sont servis par des conseillers autorisés dans leur province.
Rien ici n’a été écrit avec votre dossier sous les yeux. Lisez pour comprendre le sujet, puis jugez-le selon votre propre situation, idéalement avec une personne autorisée là où vous vivez et qui a vu vos chiffres.
Le traitement fiscal dépend de votre situation. Le traitement fiscal décrit dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du Règlement de l’impôt sur le revenu et de la situation individuelle du lecteur. Un retrait, un rachat ou une avance sur police peut constituer une disposition au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté peuvent être imposables l’année où ils surviennent. Les règles fiscales changent.
Le résultat fiscal n’est ni automatique ni inconditionnel. Il repose sur le maintien du contrat à l’intérieur des règles canadiennes et sur votre propre situation. Avant de vous y fier, parlez à un comptable qui a réellement travaillé avec ces contrats.
Les garanties viennent de l’assureur, pas du gouvernement. Les valeurs garanties d’un contrat d’assurance vie sont des engagements contractuels de l’assureur émetteur et dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à payer les prestations. Les participations d’un contrat avec participation ne sont pas garanties; elles sont déclarées à la discrétion de l’assureur et peuvent changer. La protection des titulaires de contrat au Canada est assurée par Assuris, dans les limites qu’elle publie; l’assurance-dépôts ne s’applique pas aux contrats d’assurance.
Les garanties écrites dans un contrat sont réelles, et elles sont celles de l’assureur. La participation n’est pas une garantie; c’est ce que l’assureur décide de déclarer chaque année. Sachez quels chiffres sont lesquels avant de bâtir un plan dessus.
Les illustrations et les projections ne sont pas des prédictions. Les chiffres, exemples ou valeurs illustrées sont hypothétiques, servent à expliquer un mécanisme et ne prévoient pas le rendement d’un contrat. Les valeurs réelles seront différentes et peuvent être inférieures à celles montrées. Les barèmes de participation passés ne prédisent pas les barèmes futurs.
Un exemple montre comment les pièces bougent, pas ce que vous obtiendrez. Toute illustration réelle qu’on vous présente devrait d’abord être lue dans ses colonnes garanties.
Les propos sur les placements sont généraux et comparatifs. Les références à des produits, comptes ou rendements de placement servent à comparer et à expliquer. CWCC ne vend pas de valeurs mobilières et n’est pas inscrit auprès de l’OCRI. Les fonds distincts sont des contrats d’assurance; leurs garanties sont celles de l’assureur et s’appliquent seulement aux dates et selon les conditions écrites au contrat. Les rendements ne sont pas garantis et le capital peut être perdu.
Quand ce site compare un contrat à un placement, il décrit le fonctionnement de chacun; il ne vous dit pas lequel acheter. Les questions sur les valeurs mobilières relèvent d’une personne inscrite pour y répondre.