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LA STRATÉGIE IFA

Arrangement de financement immédiat

Avant d’agir sur quoi que ce soit de fiscal dans cette page

Ce cabinet est titulaire d’un permis en assurance de personnes. Ce n’est pas un cabinet comptable, il ne produit pas de déclarations de revenus, et rien dans cette page ne constitue un conseil fiscal ni une opinion sur la situation fiscale de qui que ce soit.

  • Parlez à un comptable avant d’agir. Pas après. Si la fiscalité entre pour quoi que ce soit dans une décision envisagée, c’est avec un comptable professionnel qui a vu le dossier réel qu’elle se décide, et cette page ne remplace pas cette conversation.
  • Les règles bougent. Les règles fiscales, les seuils, les taux, les formulaires et les délais changent, la plupart au moins une fois l’an, et une règle décrite ici peut avoir été modifiée depuis la construction de cette page.
  • L’autorité fiscale est l’autorité. Pour ce sur quoi un lecteur entend se fier, Revenu Québec et l’Agence du revenu du Canada publient eux-mêmes la règle en vigueur, gratuitement, et c’est là qu’elle doit être lue.
  • Rien ici ne calcule l’impôt de qui que ce soit. Cette page décrit comment une règle est écrite. Elle ne détermine pas ce qu’un lecteur paiera, récupérera ou devra, parce que cela dépend d’une déclaration complète et de faits qu’aucune page ne peut voir.
  • Sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. Aucune confiance ne devrait y être placée, et rien de ce qui s’y trouve ne constitue non plus un avis juridique.

En clair: nous ne sommes pas comptables. Tout ce qui touche à la fiscalité ici est de l’information générale, cela change, et cela doit être vérifié auprès d’un comptable et sur la page de l’autorité fiscale avant que quiconque s’en serve.

Un contrat permanent est financé, et un prêteur avance des fonds garantis par la valeur qu’il contient, de sorte que le capital continue de travailler dans le contrat tout en servant à l’extérieur.

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Un conseiller autorisé répond en un jour ouvrable. Aucune obligation, et rien ne se vend sur cette page.

Aucun prix n’apparaît sur cette page et aucun n’est envoyé par courriel. Ce qu’un contrat coûte dépend de la personne et de la conception, et aucun chiffre honnête ne sort de trois réponses.

Ce qui doit être vrai avant que cela convienne à qui que ce soit

  • Il faut du capital qui aurait été engagé de toute façonL’arrangement redirige de l’argent qui avait déjà une fonction. Il ne crée pas une capacité qui n’existait pas.
  • Un prêteur doit accepter, et il peut changer d’avisLe prêt garanti par un contrat est une entente distincte, avec ses propres conditions, sa révision et ses cas de rappel.
  • L’intérêt est un coût réel et il ne disparaît pasL’arrangement change qui reçoit l’intérêt et ce que le capital fait pendant ce temps. Il n’efface pas le coût d’emprunter.
  • Le traitement fiscal est précis et rien n’est automatiqueLa déductibilité, le traitement au compte de société et la position au décès dépendent tous de la structure et de la documentation.

Ce qu’est réellement un arrangement de financement immédiat

Un arrangement de financement immédiat est une structure et non un produit. Aucune société n’en émet un. Il est assemblé à partir de trois éléments distincts qui existent déjà chacun de leur côté: un contrat d’assurance vie permanente émis par un assureur, un prêt consenti par une institution prêteuse, et une cession en garantie de ce contrat à cette institution pour garantir le prêt.

C’est la séquence qui donne son nom à la structure. Une personne ou une société présente une proposition d’assurance permanente, passe la tarification, reçoit un contrat et le finance en payant la prime. Presque aussitôt après, le contrat est cédé en garantie à une institution prêteuse, qui avance une portion de sa valeur sous forme de prêt, et le capital entré dans le contrat en ressort et est redéployé dans ce qu’il allait de toute façon financer.

Voilà toute l’idée, et c’est pourquoi une présentation la décrira comme le fait de placer votre capital à deux endroits en même temps. Cette formule cache quelque chose, et ce qu’elle cache est le prêt. Le capital se trouve à un seul endroit, à l’intérieur du contrat d’assurance. Ce qui se trouve au second endroit est de l’argent emprunté, qui porte intérêt, qui doit être servi, qui est remboursable, et qui appartient à une institution prêteuse tant qu’il n’est pas remboursé.

Rien de tout cela ne rend la structure mauvaise. Cela en fait une structure qui contient un prêteur, et le volet crédit doit être lu avec autant de soin que le volet assurance. Les arrangements qui finissent mal ne sont presque jamais ceux où le propriétaire avait compris le prêt.

La phrase qui gouverne tout ce qui suit

Avant toute mécanique, une seule phrase gouverne cette page. Le contrat d’assurance doit valoir la peine d’être détenu pour lui-même, en premier, avant que le moindre financement soit organisé autour de lui.

Posez les questions dans cet ordre et la plupart des mauvais arrangements ne voient jamais le jour. Existe-t-il ici un besoin réel d’assurance permanente, un besoin qui existerait même si aucun prêteur n’était jamais intervenu? Une facture fiscale qui tombe au décès, une obligation de rachat entre actionnaires, une famille ou une société qui manquerait de liquidités exactement au moment où elle peut le moins se le permettre. Si la réponse est non, le financement n’a rien à quoi se rattacher et la conversation est terminée.

Si la réponse est oui, alors le contrat se choisit comme se choisit n’importe quel contrat permanent. Nos pages sur l’assurance vie permanente, l’assurance vie entière avec participation et l’assurance vie universelle expliquent comment ces contrats diffèrent, et les contrats conçus pour ce genre de stratégie explique pourquoi c’est le profil de financement d’un contrat, et non son nom, qui le rend utilisable comme garantie.

Une conséquence en découle immédiatement. Un contrat qui ne contient à peu près aucune valeur accessible n’est pas une garantie contre laquelle une institution prêteuse avancera des fonds, ce qui explique pourquoi un contrat temporaire jusqu’à cent ans n’a généralement pas sa place dans cette structure, même s’il s’agit bel et bien d’assurance permanente. Ce n’est pas la permanence qui qualifie un contrat ici. C’est la valeur qui se trouve à l’intérieur.

Le mécanisme, étape par étape

D’abord, l’assurance. Une personne ou une société présente une proposition pour un contrat permanent, passe la tarification, et reçoit un contrat. Rien dans cette étape ne diffère de l’achat d’une assurance permanente sans le moindre financement à proximité, et c’est précisément là son intérêt.

Ensuite, le financement du contrat. Le titulaire paie la prime, habituellement concentrée dans les premières années, parce qu’un contrat qui accumule de la valeur plus tôt est un contrat contre lequel une institution acceptera de prêter plus tôt. Le rythme des primes doit rester à l’intérieur des limites qui font du contrat une police exonérée, ce qui se détermine en vertu de l’article 306 du Règlement de l’impôt sur le revenu, dépend des faits particuliers, et se confirme auprès d’un fiscaliste qualifié avant que quoi que ce soit ne soit signé.

Ensuite, la cession en garantie. Le titulaire signe une cession en garantie en faveur d’une institution prêteuse et l’assureur l’enregistre. Le titulaire demeure propriétaire du contrat. L’institution détient désormais un intérêt inscrit sur ce contrat, et tant que la cession subsiste, le titulaire ne peut plus disposer librement du contrat: ni de la désignation de bénéficiaire, ni d’un retrait, ni du rachat, ni d’un changement de propriété, sans l’accord de l’institution.

Ensuite, le prêt. L’institution avance une portion de la valeur du contrat. La somme est remise à l’emprunteur et affectée à l’usage que celui-ci a décrit au moment de la demande de crédit.

Ensuite, le service de la dette. Les intérêts courent sur le solde et, selon la facilité de crédit, l’emprunteur les paie ou ils s’ajoutent à ce qui est dû. Lorsqu’ils s’ajoutent, le solde grossit chaque année sans que personne ne signe de chèque.

Ensuite, la révision. L’institution révise la facilité selon son propre calendrier, couramment une fois par année, à la lumière de la valeur du contrat et de la situation de l’emprunteur à ce moment-là.

Enfin, la fin. Au décès, l’assureur verse les sommes prévues au contrat. Le solde du prêt et les intérêts courus sont remboursés à l’institution à même ces sommes. Seul ce qui reste après ce remboursement se rend au bénéficiaire, à la succession ou à la société.

Le prêteur est un tiers et il prend sa propre décision

L’institution prêteuse n’est pas l’assureur, n’est pas la personne qui a présenté la structure, et n’est pas partie au contrat d’assurance. C’est une organisation distincte qui prend une décision de crédit au sujet d’un emprunteur, et elle applique ses propres critères de prêt à cette décision comme elle le ferait pour n’importe quel autre prêt.

Cela veut dire que l’arrangement comporte une seconde approbation que rien dans le processus d’assurance ne contrôle. L’assurance peut être émise exactement comme elle a été illustrée et la facilité de crédit peut tout de même être refusée, réduite, ou offerte à des conditions que la présentation n’avait pas envisagées. Une structure vendue comme une seule décision en comporte deux, prises par deux organisations, selon deux séries de critères.

L’institution ne prête qu’une portion de la valeur du contrat, jamais la totalité. La taille de cette portion, le taux d’intérêt, les garanties additionnelles exigées, les engagements imposés, les frais et les conditions de la facilité sont fixés par l’institution, et non par l’assureur, ni par le titulaire, ni par celui qui a dessiné le schéma.

Et tout cela est révisé. Une facilité de ce type est habituellement révisée périodiquement, souvent chaque année, et les conditions offertes à la révision sont celles que l’institution est disposée à offrir à ce moment-là, dans les conditions de marché de ce moment-là, à cet emprunteur-là. Rien dans un montage de crédit n’est figé simplement parce que le contrat d’assurance, lui, s’inscrit dans la durée.

Ce n’est pas une avance sur police, et la différence compte

Deux choses différentes s’appellent toutes les deux emprunter sur sa police, et les confondre est l’erreur qui coûte le plus cher à un lecteur de cette page.

Une avance sur police est une somme avancée par l’assureur lui-même, à même le contrat, selon les modalités du contrat. Un prêt garanti par une cession est de l’argent avancé par une institution prêteuse distincte, en vertu d’une convention de crédit distincte, le contrat étant donné en garantie. La sensation est la même, les instruments ne le sont pas, et le traitement fiscal non plus.

Une avance sur police consentie par l’assureur constitue une disposition au sens de l’article 148 de la Loi de l’impôt sur le revenu, et lorsque la somme avancée excède le coût de base rajusté du contrat, l’excédent peut produire un gain sur police à inclure dans le revenu. Un prêt garanti par une cession n’est généralement pas une disposition, parce que le contrat a été donné en garantie plutôt qu’aliéné. C’est la raison structurelle pour laquelle cette voie existe. Cela dépend des faits particuliers et se confirme auprès d’un fiscaliste qualifié avant que quoi que ce soit ne soit signé.

Le coût de base rajusté est donc un chiffre que le titulaire devrait suivre, parce qu’il évolue pendant toute la durée d’un contrat et qu’il sert de point de référence chaque fois qu’il y a disposition. Le bulletin IT-87R2 de l’Agence du revenu du Canada traite du revenu du titulaire tiré d’un contrat d’assurance vie, et son application à un contrat donné dépend des faits particuliers et se confirme auprès d’un fiscaliste qualifié avant que quoi que ce soit ne soit signé.

Un dernier point appartient à cette section. Le capital-décès versé à un bénéficiaire désigné est généralement reçu libre d’impôt sur le revenu, parce qu’un paiement fait par suite du décès est exclu de la définition de disposition au paragraphe 148(9) de la Loi de l’impôt sur le revenu. C’est un énoncé général de la règle, cela dépend des faits particuliers, et cela se confirme auprès d’un fiscaliste qualifié avant que quoi que ce soit ne soit signé.

Les taux bougent, et l’arrangement doit survivre à un taux imprévu

Chacun de ces arrangements est présenté avec une hypothèse de coût d’emprunt à l’intérieur. Cette hypothèse est l’élément le plus fragile de toute la présentation, parce que c’est la seule pièce de la structure qui n’appartient ni à l’assureur ni au titulaire.

Les taux bougent. Ils ont beaucoup bougé au cours de la vie d’arrangements qui sont encore en vigueur aujourd’hui. Un titulaire qui a signé quand emprunter coûtait peu et qui porte le même solde dans une période où ce n’est plus le cas supporte un coût qu’aucun contrat d’assurance ne vient compenser. Le contrat fait ce qu’il allait de toute façon faire. Le prêt, lui, fait autre chose.

Le test honnête n’est pas de savoir si l’arrangement fonctionne au taux inscrit dans l’illustration. C’est de savoir s’il fonctionne encore à un taux que l’emprunteur n’avait pas prévu, maintenu pendant des années plutôt que pendant des mois. Si la structure ne tient qu’au taux supposé, elle est un pari sur les taux auquel on a attaché un contrat d’assurance.

La question connexe est de savoir d’où viennent les intérêts. Des intérêts payés à même le revenu d’exploitation représentent une réduction réelle de ce dont l’entreprise dispose. Des intérêts capitalisés dans le prêt représentent une obligation reportée et grossie plutôt qu’évitée, et pendant plusieurs années rien ne semble se produire.

Le risque qui met réellement fin à ces arrangements

La fin d’un arrangement de financement immédiat en difficulté n’est habituellement ni un décès, ni une nouvelle cotisation fiscale, ni un contrat tombé en déchéance. C’est une lettre de l’institution prêteuse.

Une facilité garantie par un contrat est dimensionnée en fonction de la valeur de ce contrat. Si le rapport entre ce qui est dû et ce qui le garantit se déplace au détriment de l’emprunteur, parce que le solde a grossi avec les intérêts capitalisés ou parce que l’institution a modifié sa façon d’apprécier la garantie, elle peut exiger des garanties additionnelles, réduire la facilité, refuser de la renouveler ou en exiger le remboursement.

C’est ce risque qui met fin à ces arrangements, et il se présente à un emprunteur qui a déjà redéployé les fonds. Le capital sorti du contrat se trouve dans un immeuble, une entreprise, un projet ou un portefeuille. Il ne dort pas dans un compte en attendant une demande. Un emprunteur qui doit produire des liquidités rapidement, selon le calendrier de quelqu’un d’autre, dans des conditions assez mauvaises pour avoir provoqué la révision, est en difficulté réelle.

Il existe une version plus silencieuse. Lorsque la seule issue est le contrat lui-même, le titulaire finit par le racheter pour éteindre le prêt. Cela peut constituer une disposition avec ses propres conséquences fiscales, et cela détruit la protection que la famille ou la société avait achetée, à un âge où la remplacer est plus difficile. Le traitement fiscal dépend des faits particuliers et se confirme auprès d’un fiscaliste qualifié avant que quoi que ce soit ne soit signé.

La question de la déductibilité, et d’où la réponse doit venir

Une présentation de cette structure montrera habituellement deux déductions. L’une porte sur les intérêts du prêt. L’autre porte sur une portion de la prime. Les deux sont des caractéristiques réelles du droit fiscal canadien dans des circonstances définies, et aucune des deux n’est une caractéristique de l’arrangement lui-même.

La déductibilité des intérêts dépend de l’usage de l’argent emprunté. De l’argent emprunté et utilisé en vue de tirer un revenu d’une entreprise ou d’un bien est traité autrement que de l’argent emprunté et utilisé à d’autres fins, et c’est le suivi de cet usage, sur les faits réels, qui porte toute l’analyse. Un schéma n’établit pas l’usage. C’est l’usage qui établit l’usage.

La déduction d’une portion de la prime est plus étroite encore. Elle est offerte dans des circonstances définies lorsqu’un contrat a été cédé en garantie à une institution financière visée pour garantir un prêt servant à gagner un revenu, elle est limitée à une mesure du coût de l’élément d’assurance pure, et les conditions doivent être remplies pour chaque année visée.

Les règles se trouvent dans la Loi de l’impôt sur le revenu et l’analyse est factuelle. La seule phrase responsable qu’une page comme celle-ci puisse écrire est celle par laquelle se termine chacun des paragraphes fiscaux de cette page: cela dépend des faits particuliers, et cela doit être confirmé par un fiscaliste qualifié avant que quoi que ce soit ne soit signé, plutôt que présumé à partir d’une présentation.

Ce n’est pas une formalité. Si l’arrangement ne tient que dans l’hypothèse où les deux déductions seront disponibles pendant toute sa durée, il dépend d’une réponse que personne dans la salle où on le vend ne peut donner.

La version en société et le compte de dividendes en capital

La plupart de ces arrangements sont corporatifs, parce que la plupart des raisons d’en construire un le sont. Une société ayant un besoin d’assurance permanente et un emploi utile pour ses liquidités correspond à la situation autour de laquelle la structure a été conçue, et la version corporative comporte un élément que la version personnelle n’a pas.

Lorsqu’une société privée reçoit le capital-décès d’un contrat dont elle est bénéficiaire, un crédit s’ajoute généralement à son compte de dividendes en capital. Selon l’alinéa d) de la définition prévue au paragraphe 89(1) de la Loi de l’impôt sur le revenu, ce crédit correspond à l’excédent du capital-décès sur le coût de base rajusté de la police pour la société. C’est l’excédent et non la totalité, et une présentation qui montre l’intégralité du capital-décès ressortant en dividende en capital a sauté cette étape.

Le second point corporatif est celui qu’on oublie sur les schémas. Un prêt en cours est remboursé avant que quoi que ce soit ne se rende à la succession ou aux actionnaires. Les sommes arrivent, l’institution prêteuse est remboursée de ce qui lui est dû, intérêts courus compris, et ce qui reste va à la famille, à la succession ou aux actionnaires survivants. La raison pour laquelle l’assurance avait été achetée, liquidités au décès ou financement d’une convention entre actionnaires, est servie par le reliquat et non par le montant inscrit au contrat.

Ce n’est pas un argument contre la version corporative. C’est un argument pour dimensionner l’assurance autour de ce qui doit rester une fois le prêt remboursé, ce qui donne un chiffre plus élevé que celui par lequel un conseil d’administration commence habituellement. La façon dont cela fonctionne dans une société donnée dépend des faits particuliers et se confirme auprès d’un fiscaliste qualifié avant que quoi que ce soit ne soit signé.

José Salloum, conseiller en sécurité financière, en complet marine et cravate à motifs, la ville au crépuscule derrière lui

Le guide de référence

Commencez ici: toute la stratégie en une page

Ce que c’est, comment cela fonctionne au Canada, ce que cela coûte, ce que cela risque, combien de temps cela prend et à qui cela ne convient pas.

José Salloum Centre canadien de création de patrimoine Inc.

Lire le guide

Un prêt garanti par cession, une avance sur police, et payer comptant

Trois façons d’accéder à du capital se trouvent derrière cette page, et ce sont trois instruments différents entraînant trois séries de conséquences différentes.

Différences structurelles. La disponibilité, les modalités et l’admissibilité sont fixées par chaque assureur, par chaque institution prêteuse et par chaque contrat, et chaque point fiscal dépend des faits particuliers.
La questionUn prêt garanti par une cession en garantieUne avance sur police auprès de l’assureurPayer comptant
Qui avance l’argentUne institution prêteuse tierce, en vertu d’une convention de crédit.L’assureur, à même le contrat, selon le contrat.Personne. Le capital est déjà le vôtre.
Est-ce une dispositionGénéralement non, parce que le contrat est donné en garantie plutôt que l’objet d’une disposition.Oui, en vertu de l’article 148 de la Loi de l’impôt sur le revenu.Il n’y a aucun emprunt, la question ne se pose donc pas.
Qui fixe les modalitésL’institution prêteuse, selon ses propres critères.L’assureur, selon les modalités du contrat.Vous.
Que fait une variation de tauxElle change le coût de portage du prêt, aux conditions de l’institution.Elle change le coût facturé en vertu du contrat.Rien.
Qu’est-ce qui peut y mettre finUne révision défavorable: garanties additionnelles, facilité réduite, ou demande de remboursement.La croissance de l’avance par rapport à la valeur du contrat, qui peut mettre le contrat lui-même en péril.Rien d’extérieur.
Ce qui arrive au décèsLe prêt et les intérêts courus sont remboursés à même le capital-décès avant que quoi que ce soit ne se rende au bénéficiaire.L’avance est éteinte à même le capital-décès avant que quoi que ce soit ne se rende au bénéficiaire.Le capital-décès est versé au bénéficiaire désigné.
Qui doit être autour de la tableUn fiscaliste, un avocat ou un notaire, l’institution prêteuse et l’assureur.L’assureur, et un fiscaliste avant que l’avance soit prise.Moins de monde, ce qui est en soi un avantage.

La colonne de droite reçoit le moins d’attention et en mériterait davantage. Payer comptant la chose que le capital allait financer, et détenir à côté un contrat d’assurance que personne n’a cédé en garantie, constitue une réponse complète pour bien des propriétaires d’entreprise, et cela peut échouer de moins de façons.

Au Québec, une particularité qui peut bloquer la cession

Au Québec, une règle de droit civil se place directement en travers de la troisième étape de cette structure, et un promoteur qui ne la mentionne pas devrait être interrogé à son sujet.

La désignation du conjoint marié ou uni civilement faite hors testament est présumée irrévocable, en vertu de l’article 2449 du Code civil du Québec. Une désignation irrévocable ne peut être modifiée sans le consentement écrit de la personne désignée. Or la structure décrite ici exige que le contrat soit cédé en garantie à une institution prêteuse, ce qui touche directement les droits du bénéficiaire. Autrement dit, un contrat québécois portant une désignation irrévocable peut nécessiter ce consentement écrit avant même de pouvoir être cédé, et l’absence de ce consentement arrête l’arrangement avant le prêt.

C’est une chose à vérifier au tout début, sur le contrat réel et sur la désignation réelle, plutôt qu’au moment où l’institution demande les documents de cession. Une désignation faite il y a quinze ans, oubliée depuis, est exactement le genre de détail qui fait dérailler un montage déjà annoncé à un comptable et à un gestionnaire de compte.

Une seconde règle mérite d’être connue dans le même souffle. Les sommes payables à un bénéficiaire désigné ne font pas partie de la succession du titulaire, selon l’article 2455 du Code civil du Québec, ce qui est précisément l’effet que plusieurs familles recherchent. Cet effet vise le capital-décès qui se rend jusqu’au bénéficiaire, c’est-à-dire ce qui reste une fois l’institution prêteuse remboursée, et non le montant inscrit au contrat.

Ce sont des énoncés généraux de droit civil et non des conseils juridiques. Ils se vérifient auprès d’un avocat ou d’un notaire, sur le contrat en cause, avant que quoi que ce soit ne soit signé.

La situation autour de laquelle cette structure a été conçue

Il existe un profil pour lequel la structure a été bâtie, et le décrire n’équivaut pas à dire que la personne qui lit cette page s’y trouve.

C’est un propriétaire d’entreprise ou une société professionnelle ayant un besoin d’assurance permanente qui existe déjà par lui-même. C’est un propriétaire ayant un emploi réel et identifiable pour le capital, un emploi qui aurait été financé de toute façon à même une autre source. C’est un emprunteur ayant les revenus nécessaires pour porter le prêt sans dépendre de ce que l’arrangement produirait. Et c’est un dossier où un fiscaliste qualifié et un avocat ou un notaire sont autour de la table avant que la proposition soit signée, et non appelés après coup.

Une condition de plus se trouve sous ces quatre-là. Le propriétaire doit pouvoir perdre entièrement le financement, à l’occasion d’une révision, et demeurer content de détenir le contrat d’assurance. C’est la forme pratique de la phrase inscrite en haut de cette page.

Lorsqu’un contrat avec participation est utilisé, les participations qui peuvent y être créditées sont déclarées annuellement à la discrétion de l’assureur et ne sont pas garanties, et un arrangement dont la survie dépend du fait qu’elles soient créditées à un niveau donné repose sur quelque chose que personne n’a promis. Cela vaut aussi pour l’assurance supplémentaire libérée, souvent appelée ASL, que ces participations peuvent servir à acheter. Notre page sur la façon dont ces stratégies sont mal vendues revient sur ce point.

À qui cela ne convient pas

À quiconque achète la structure pour l’effet de levier plutôt que pour l’assurance. Si l’assurance ne serait pas achetée pour elle-même, alors ce qui est acheté est un prêt enveloppé dans un contrat qui comporte ses propres coûts, et il sera jugé contre des solutions qui ne portent pas ces coûts.

À quiconque dépend, pour que son plan tienne, d’un taux qui resterait où il est. Le coût d’emprunt est fixé à l’extérieur de l’arrangement, pour toute la durée de l’arrangement, par des parties qui ne doivent rien à l’emprunteur.

À quiconque serait en difficulté si l’institution prêteuse changeait d’avis. Cela inclut l’emprunteur sans autres liquidités, celui dont le capital redéployé ne peut pas être récupéré rapidement, et celui pour qui racheter le contrat serait la seule issue disponible.

Et à quiconque s’est fait présenter cette structure avec le mot garanti employé à la légère, ou avec une formule laissant entendre que le capital se trouve vraiment à deux endroits en même temps sans rien dire du prêt qui occupe en réalité le second endroit. Une présentation qui ne consacre pas autant de temps au prêteur qu’à l’assurance n’est pas une présentation de cette structure.

Quatre questions qui arrêteraient un mauvais arrangement

Est-ce que j’achèterais ce contrat d’assurance si aucun financement n’existait, et suis-je capable de dire à quel besoin il répond dans une phrase qui ne parle pas du prêt?

Qui est le prêteur, quelles sont par écrit les modalités de la facilité, à quelle fréquence est-elle révisée, et que peut faire exactement l’institution au moment d’une révision?

À quoi ressemble cet arrangement à un coût d’emprunt nettement supérieur à celui de l’illustration, maintenu pendant des années, et d’où vient dans ce cas l’argent qui sert à le porter?

Quel fiscaliste qualifié a examiné la déductibilité des intérêts et de la prime sur mes faits réels, et cette opinion a-t-elle été mise par écrit avant que quoi que ce soit ne soit signé?

Un promoteur qui répond clairement aux quatre, par écrit, décrit un arrangement réel. Un promoteur qui ramène la conversation vers l’illustration répond à une autre question que celle qui a été posée.

Les questions que l’on pose

Est-ce la même chose qu’emprunter sur ma police?

Non. Une avance sur police est une somme avancée par l’assureur en vertu du contrat, et elle constitue une disposition au sens de l’article 148 de la Loi de l’impôt sur le revenu, qui peut produire un gain sur police lorsque la somme avancée excède le coût de base rajusté. Un arrangement de financement immédiat utilise un prêt d’une institution prêteuse distincte avec le contrat donné en garantie, ce qui n’est généralement pas une disposition. Ce qui s’applique et ce que cela signifie dépend des faits particuliers et se confirme auprès d’un fiscaliste qualifié avant que quoi que ce soit ne soit signé.

Le prêteur décide-t-il séparément de l’assureur?

Oui. L’institution prêteuse est un tiers qui prend sa propre décision de crédit selon ses propres critères. Elle décide quelle portion de la valeur du contrat elle acceptera de prêter, à quel taux, à quelles conditions, et elle révise la facilité selon son propre calendrier, couramment une fois par année. Le fait que l’assurance soit émise exactement comme illustrée n’oblige aucune institution à prêter quoi que ce soit.

Qu’est-ce qui tourne mal, habituellement?

La révision. Si ce qui est dû grossit par rapport à ce qui le garantit, ou si l’institution modifie sa façon d’apprécier la garantie, elle peut exiger des garanties additionnelles, réduire la facilité, refuser de la renouveler ou demander le remboursement selon les modalités de la convention. Cette demande arrive après que le capital a été redéployé, et c’est ce qui la rend difficile plutôt que simplement agaçante.

Les intérêts sont-ils déductibles, et une partie de la prime l’est-elle?

Les deux sont possibles dans des circonstances définies en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les deux reposent sur des faits plutôt que sur la forme de la structure. La déductibilité des intérêts dépend de l’usage de l’argent emprunté, et la déduction visant la prime est étroite, limitée et conditionnelle. Cela dépend des faits particuliers et doit être confirmé par un fiscaliste qualifié avant que quoi que ce soit ne soit signé, plutôt que présumé à partir d’une présentation.

Qu’est-ce qui se rend au compte de dividendes en capital de ma société?

Lorsqu’une société privée reçoit le capital-décès d’un contrat dont elle est bénéficiaire, le crédit correspond généralement à l’excédent des sommes reçues sur le coût de base rajusté de la police pour la société, selon l’alinéa d) de la définition prévue au paragraphe 89(1) de la Loi de l’impôt sur le revenu. C’est l’excédent et non la totalité, et son application dépend des faits particuliers et se confirme auprès d’un fiscaliste qualifié avant que quoi que ce soit ne soit signé.

Ma famille reçoit quoi, exactement, au décès?

Ce qui reste une fois le solde du prêt et les intérêts courus remboursés à l’institution prêteuse à même le capital-décès. C’est pourquoi l’assurance, dans un arrangement de ce type, se dimensionne autour de ce qui doit rester plutôt qu’autour du montant inscrit au contrat. Le capital-décès versé à un bénéficiaire désigné est généralement reçu libre d’impôt sur le revenu, parce qu’un paiement fait par suite du décès est exclu de la définition de disposition au paragraphe 148(9) de la Loi de l’impôt sur le revenu, et le traitement dans un cas donné dépend des faits particuliers.

Au Québec, une désignation irrévocable peut-elle bloquer la cession?

Elle peut certainement la retarder. La désignation du conjoint marié ou uni civilement faite hors testament est présumée irrévocable selon l’article 2449 du Code civil du Québec, et une désignation irrévocable ne se modifie pas sans le consentement écrit de la personne désignée. Comme la cession en garantie touche les droits du bénéficiaire, ce consentement peut être requis avant que le contrat puisse être cédé. Vérifiez la désignation réelle avec un avocat ou un notaire au début du dossier et non à la fin.

Que retenir si je ne retiens qu’une seule chose?

Que le contrat d’assurance doit valoir la peine d’être détenu pour lui-même, en premier, avant que le moindre financement soit organisé autour de lui. Si l’arrangement perdait son prêt demain et que le propriétaire demeurait content de détenir le contrat, la structure repose sur quelque chose de solide. Sinon, elle repose sur un prêteur.

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À propos de l’auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière, en complet marine et cravate à motifs, la ville au crépuscule derrière lui

Jose Salloum est conseiller en sécurité financière, autorisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) au Québec, par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario (FSRA) et par l’Insurance Council of British Columbia. Autorisé depuis 2001, il accompagne des familles, des propriétaires d’entreprise et des professionnels incorporés canadiens.

Il est le fondateur du Centre canadien de création de patrimoine Inc. (CWCC), cabinet inscrit auprès de l’AMF, et de sa branche éducative financierecbi.com. Il détient le titre Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis réglementaire.

CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Cette page est de l’éducation générale et non un conseil sur un dossier individuel.

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Divulgations importantes

  1. Cette page est de l’éducation, pas un conseil. Le contenu est de l’information générale préparée par le Centre canadien de création de patrimoine Inc. Il ne tient pas compte de votre situation et ne constitue pas une recommandation d’acheter, de conserver ou de résilier un contrat. CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Le cabinet place de l’assurance au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick; ailleurs, les clients sont servis par des conseillers autorisés dans leur province.

    Rien ici n’a été écrit avec votre dossier sous les yeux. Lisez pour comprendre le sujet, puis jugez-le selon votre propre situation, idéalement avec une personne autorisée là où vous vivez et qui a vu vos chiffres.

  2. Ceci n’est pas un conseil fiscal, et le traitement fiscal dépend de votre situation. Le traitement fiscal décrit dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du Règlement de l’impôt sur le revenu et de la situation individuelle du lecteur. Un retrait, un rachat ou une avance sur police peut constituer une disposition au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté peuvent être imposables l’année où ils surviennent. Les règles fiscales changent. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. est titulaire d’un permis en assurance de personnes. Ce n’est pas un cabinet comptable, il ne produit pas de déclarations de revenus, et rien sur ce site ne constitue un conseil fiscal ni une opinion sur la situation fiscale d’un lecteur. Ce sur quoi un lecteur entend se fier doit être confirmé auprès d’un comptable professionnel et auprès de Revenu Québec et de l’Agence du revenu du Canada.

    Le résultat fiscal n’est ni automatique ni inconditionnel. Il repose sur le maintien du contrat à l’intérieur des règles canadiennes et sur votre propre situation. Avant de vous y fier, parlez à un comptable qui a réellement travaillé avec ces contrats.

  3. Les garanties viennent de l’assureur, pas du gouvernement. Les valeurs garanties d’un contrat d’assurance vie sont des engagements contractuels de l’assureur émetteur et dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à payer les prestations. Les participations d’un contrat avec participation ne sont pas garanties; elles sont déclarées à la discrétion de l’assureur et peuvent changer. La protection des titulaires de contrat au Canada est assurée par Assuris, dans les limites qu’elle publie; l’assurance-dépôts ne s’applique pas aux contrats d’assurance.

    Les garanties écrites dans un contrat sont réelles, et elles sont celles de l’assureur. La participation n’est pas une garantie; c’est ce que l’assureur décide de déclarer chaque année. Sachez quels chiffres sont lesquels avant de bâtir un plan dessus.

  4. Les illustrations et les projections ne sont pas des prédictions. Les chiffres, exemples ou valeurs illustrées sont hypothétiques, servent à expliquer un mécanisme et ne prévoient pas le rendement d’un contrat. Les valeurs réelles seront différentes et peuvent être inférieures à celles montrées. Les barèmes de participation passés ne prédisent pas les barèmes futurs.

    Un exemple montre comment les pièces bougent, pas ce que vous obtiendrez. Toute illustration réelle qu’on vous présente devrait d’abord être lue dans ses colonnes garanties.

  5. Emprunter sur un contrat comporte ses propres risques. Une avance sur police ou un emprunt garanti par un contrat porte intérêt. Si le solde et l’intérêt ne sont pas gérés, la prestation de décès est réduite, et un contrat qui tombe en déchéance alors qu’une avance est impayée peut produire un gain imposable cette année-là. Les prêteurs tiers fixent leurs propres conditions et peuvent les modifier.

    Un emprunt reste un emprunt. L’intérêt s’accumule que vous le payiez ou non, et un contrat qui manque de marge pendant qu’il est dû peut vous coûter à la fois la protection et une facture d’impôt. C’est la partie de la stratégie qui exige le plus de discipline.

  6. Les propos sur les placements sont généraux et comparatifs. Les références à des produits, comptes ou rendements de placement servent à comparer et à expliquer. CWCC ne vend pas de valeurs mobilières et n’est pas inscrit auprès de l’OCRI. Les fonds distincts sont des contrats d’assurance; leurs garanties sont celles de l’assureur et s’appliquent seulement aux dates et selon les conditions écrites au contrat. Les rendements ne sont pas garantis et le capital peut être perdu.

    Quand ce site compare un contrat à un placement, il décrit le fonctionnement de chacun; il ne vous dit pas lequel acheter. Les questions sur les valeurs mobilières relèvent d’une personne inscrite pour y répondre.

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