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Ce que l'assurance-dépôts ne couvre pas

Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026

Ce qui est garanti, et ce qui ne l’est pas Comparaison entre les éléments garantis et non garantis d’un contrat d’assurance avec participation. LISEZ LA PREMIÈRE COLONNE AVANT LA SECONDE Ce qui est garanti, et ce qui ne l’est pas GARANTI NON GARANTI La prime La participation Le capital-décès Toute valeur bâtie sur les participations La valeur de rachat garantie La valeur totale projetée Écrit au contrat Déclarée à la discrétion de l’assureur Soutenu par l’assureur Soutenue par l’assureur, et pourtant non promise
Divulgation importante: portée du conseil

Le présent article constitue de l'information générale sur les limites de deux régimes de protection canadiens et des régimes provinciaux qui les accompagnent, consultés auprès de la Société d'assurance-dépôts du Canada, d'Assuris, de l'Agence de la consommation en matière financière du Canada et de l'Autorité des marchés financiers le 15 septembre 2026. Il ne s'agit ni d'un conseil ni d'une recommandation visant une institution, un assureur ou un produit, et aucun assureur n'y est nommé. Les niveaux de protection, les catégories admissibles et la liste des membres sont fixés par ces organismes et par les lois qui les encadrent, qui changent tous: le chiffre à jour est toujours celui que publie l'autorité. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. reçoit une commission de l'assureur émetteur lorsqu'un contrat est placé, ce qui est exposé en entier à la page de transparence.

En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.

À retenir

  • La SADC nomme ce qu'elle n'assure pas et la liste est assez courte pour être retenue par cœur: les fonds communs de placement, les actions et les obligations, les fonds négociés en bourse, et les monnaies numériques, y compris celles conçues pour tenir une valeur fixe.
  • L'Agence de la consommation en matière financière du Canada en ajoute une qui surprend: l'assurance-dépôts ne couvre pas les pertes attribuables à la fraude ou au vol.
  • La SADC assure les dépôts auprès de SES INSTITUTIONS MEMBRES. Une coopérative de crédit ou une caisse populaire encadrée par une province relève plutôt du régime de cette province, et les régimes diffèrent d'une province à l'autre.
  • Au Québec, l'Autorité des marchés financiers protège les dépôts auprès des institutions de dépôts autorisées qu'elle nomme, et publie sa propre liste de ce qui n'est pas protégé, laquelle comprend expressément les contrats d'assurance vie et les fonds distincts.
  • La protection se compte par catégorie et par institution, non par personne. Un deuxième compte dans la même catégorie auprès de la même institution membre ne double rien du tout.
  • Assuris protège les montants garantis inscrits dans un contrat de fonds distinct, non la valeur marchande du fonds. Aucun régime d'indemnisation au Canada n'assure un résultat de placement.
  • Assuris n'est pas une garantie gouvernementale. C'est une association d'indemnisation indépendante, sans but lucratif et financée par l'industrie, désignée par le ministre fédéral des Finances en vertu de la Loi sur les sociétés d'assurances.

Demandez à un ménage canadien ce qui est assuré: il répondra en général par un chiffre. Demandez-lui ce qui NE l'est PAS et la pièce devient silencieuse, ce qui est l'inverse de l'ordre utile, car tous les véritables défauts de protection habitent cette seconde liste. Personne n'a jamais été lésé par un dépôt qui s'est révélé assuré. Les gens sont lésés par le solde qu'ils croyaient assuré et qui ne l'était pas, par l'institution qu'ils croyaient membre et qui ne l'était pas, et par le deuxième compte ouvert dans la conviction qu'il doublait quelque chose. Le présent article est le pendant de celui qui expose ce que les deux régimes couvrent. Il en prend l'autre moitié: les exclusions, les frontières et les quatre suppositions qui font les dégâts. Chaque énoncé ci-dessous a été lu auprès de l'organisme qui l'administre le jour même où ces lignes ont été écrites, et aucun n'est un commentaire sur quelque institution que ce soit.

La liste que publie la SADC, plus courte qu'on ne le croit

La Société d'assurance-dépôts du Canada ne laisse personne deviner. Sur sa propre page de couverture, elle expose ce qui constitue un dépôt admissible et ce qui ne l'est pas, en deux listes courtes placées côte à côte.

Admissibles: les dépôts en dollars canadiens ou en devises étrangères, qu'ils soient arrivés par la paie, par virement électronique ou par chèque; les certificats de placement garanti; et les autres dépôts à terme. La devise étrangère surprend ceux qui se souviennent d'une ancienne règle, et elle ne devrait pas, car la règle a changé.

Non admissibles: les fonds communs de placement. Les actions et les obligations. Les fonds négociés en bourse. Les monnaies numériques, y compris celles conçues pour tenir une valeur fixe. Voilà la liste, et rien là-dedans n'est un jugement sur la qualité de ces avoirs. C'est un énoncé sur l'objet même de l'assurance-dépôts, qui est la défaillance d'une institution de dépôts et rien d'autre.

La Société établit en outre, dans sa documentation destinée aux consommateurs, une distinction qui piège beaucoup de monde parce que les produits en cause portent des noms presque identiques. Un compte d'épargne à intérêt élevé détenu à titre de dépôt auprès d'une institution membre peut être un dépôt admissible. La version fonds commun de placement et la version fonds négocié en bourse de la même idée ne sont pas des dépôts admissibles, et rien sur un relevé qui énumère les trois n'en dira lequel est lequel.

Une dernière précision sur ces deux listes: elles ne portent aucun jugement sur la solidité d'un émetteur. Une obligation du gouvernement du Canada ne figure pas parmi les dépôts admissibles, et personne n'en conclura qu'elle serait fragile. Elle n'est tout simplement pas un dépôt auprès d'une institution membre, et l'assurance-dépôts ne s'occupe de rien d'autre. Lire la liste des exclusions comme un palmarès de la qualité est la seconde erreur la plus répandue dans ce sujet, après celle qui consiste à ne pas la lire du tout.

L'exclusion que personne n'attend

L'Agence de la consommation en matière financière du Canada tient sa propre page destinée aux consommateurs sur l'assurance-dépôts, et sa version de la liste des exclusions comporte un élément que la Société ne place pas au même endroit. L'assurance-dépôts, dit l'Agence, ne couvre pas les pertes attribuables à la fraude ou au vol.

Cette phrase travaille plus fort que toute autre sur cette page. L'assurance-dépôts répond à une seule question: que se passe-t-il si l'institution fait défaut. Ce n'est pas la garantie que le solde affiché sera toujours là. Un ménage victime d'une fraude n'a pas subi la défaillance d'une institution, et le régime qui existe pour la défaillance d'une institution ne l'atteint pas.

D'autres protections existent pour cette situation, et ce ne sont pas l'assurance-dépôts. Ce sont les règles de responsabilité propres à l'institution, les modalités de la convention de compte, les règles du réseau de cartes lorsqu'une carte est en cause, et la voie de plainte que l'Agence décrit. Confondre les deux est la façon dont un ménage en vient à se croire protégé par un organisme qui n'a jamais exercé ce métier.

Le mot assuré lui-même mérite la même prudence. Un solde est assuré contre un seul événement, la défaillance de l'institution qui le détient. Il n'est pas assuré contre une baisse de valeur, puisqu'un dépôt ne baisse pas; il n'est pas assuré contre le fait d'être dépensé, égaré ou donné; et il n'est pas assuré contre le fait que le ménage ait besoin de plus qu'il n'en a. L'assurance-dépôts est un instrument étroit et bien bâti, dirigé contre un risque unique, et presque toutes les déceptions dans ce domaine viennent de ce qu'on lui demande d'être large.

L'institution qui n'est pas membre

C'est la supposition qui cause le plus de dégâts silencieux, et elle est totalement invisible depuis l'intérieur d'une succursale.

La SADC assure les dépôts admissibles auprès de SES INSTITUTIONS MEMBRES. L'adhésion est un statut, non une allégation publicitaire, et la Société publie la liste de celles qui le détiennent. Elle précise aussi que chaque institution membre possède sa propre couverture distincte, même si les règles s'appliquent de la même façon à toutes. Une institution absente de cette liste n'a aucune couverture de la SADC, quoi que laisse entendre l'enseigne sur la porte.

Cela ne veut pas dire qu'un ménage qui fait affaire avec une non-membre est sans protection. Cela veut généralement dire qu'il est protégé par quelqu'un d'autre. L'Agence de la consommation en matière financière du Canada indique que les régimes provinciaux d'assurance-dépôts couvrent les dépôts auprès des coopératives de crédit encadrées par une province, des caisses populaires et des sociétés de fiducie et de prêt encadrées par une province, et elle ajoute la phrase qui compte le plus: les régimes d'assurance-dépôts varient d'une province à l'autre.

Le Québec en est l'exemple le plus net, car l'Autorité des marchés financiers publie son dispositif en détail. Elle protège les dépôts auprès des institutions de dépôts autorisées qu'elle nomme, et elle applique sa protection par catégorie de dépôts et par institution de dépôts autorisée, ce qui est la forme même qu'emploie la SADC. Ce qu'elle protège et ce qu'elle refuse figurent l'un et l'autre sur des listes. Un ménage qui a supposé que le régime fédéral s'appliquait à une institution en réalité couverte par une province a d'ordinaire supposé la mauvaise limite, les mauvaises catégories et la mauvaise autorité à qui poser la question.

La catégorie qui est déjà pleine

La deuxième supposition relève de l'arithmétique plutôt que des institutions, et elle coûte de l'argent réel.

La protection des dépôts n'est pas accordée une fois par personne. La SADC l'accorde séparément dans chacune de plusieurs catégories nommées, et ces catégories sont celles qu'un ménage reconnaît déjà: les dépôts détenus à un seul nom, les dépôts détenus à plus d'un nom, et les dépôts détenus dans chacun des régimes enregistrés, auxquels s'ajoutent les dépôts détenus en fiducie. Le régulateur québécois applique sa protection de la même manière, par catégorie de dépôts et par institution autorisée.

Le piège se trouve de l'autre côté de cette phrase. Deux comptes dans la MÊME catégorie auprès de la MÊME institution membre forment un seul bassin, et non deux. Un ménage qui a ouvert un deuxième compte chèques au même endroit en croyant doubler sa protection n'a rien doublé du tout. Deux comptes auprès de deux institutions membres distinctes sont tout autre chose, et deux comptes dans deux catégories différentes aussi.

Les dépôts détenus en fiducie forment leur propre catégorie et obéissent à leurs propres règles administratives quant à la façon dont la fiducie et ses bénéficiaires doivent figurer dans les registres de l'institution. Ces règles sont exigeantes et la SADC les expose. Un arrangement fiduciaire qui n'a jamais été consigné de la façon que la Société requiert n'est pas l'arrangement que le ménage croit détenir.

Il vaut la peine de noter que ces catégories sont nommées d'après des enveloppes que les ménages connaissent déjà, et que l'enveloppe fait ici un travail que personne ne lui attribue d'ordinaire. On choisit habituellement un régime enregistré pour des raisons fiscales, jamais pour des raisons de protection des dépôts. Le résultat est qu'une décision prise pour un motif produit un effet dans un domaine tout autre, et qu'un ménage qui recense ses bassins de protection découvre souvent qu'il en possède davantage qu'il ne le croyait, pour des raisons auxquelles il n'avait jamais songé.

Un concept, non une recommandation

Tout ce qui suit est une illustration écrite pour montrer le fonctionnement d’une structure. Aucune personne présentée ici n’est réelle, aucun chiffre n’est une projection, et rien ici n’est une recommandation, ni pour vous ni pour quiconque. Les montants sont ronds parce qu’ils ont été choisis pour rendre le calcul visible, non parce qu’ils seraient typiques, disponibles ou atteignables.

Ce qu’un contrat ferait réellement dépend de l’assureur, du produit, de votre âge et de votre état de santé, de la décision de tarification et du contrat que vous signez. Une recommandation ne peut suivre qu’une analyse de vos besoins menée avec vous par un représentant dûment certifié. Le Centre canadien de création de patrimoine Inc. reçoit une commission de l’assureur émetteur lorsqu’un contrat est placé, et vous devriez lire ce qui suit en le sachant.

Une illustration: cinq lignes sur un relevé, quatre réponses différentes

Supposons qu'un ménage imprime un relevé et le lise ligne par ligne, en ne posant pour chacune qu'une seule question: si l'émetteur de ceci faisait défaut, qui répond. Les montants ci-dessous sont ronds, écrits en toutes lettres, et choisis pour rendre le calcul visible plutôt que parce qu'ils ressembleraient à la situation de qui que ce soit.

Ligne un: un solde de compte chèques de six mille dollars auprès d'une institution membre de la Société d'assurance-dépôts du Canada, détenu à un seul nom. Un dépôt admissible, dans la catégorie des dépôts détenus à un seul nom, assuré jusqu'à la limite publiée auprès de cette institution.

Ligne deux: un certificat de placement garanti de trente mille dollars auprès de la même institution membre, détenu à l'intérieur d'un compte d'épargne libre d'impôt. Également un dépôt admissible, et voici la partie qui surprend: il siège dans une catégorie DIFFÉRENTE de celle de la ligne un, et ne partage donc pas le bassin de la ligne un. L'enveloppe a créé un second bassin auprès de la même institution.

Ligne trois: un fonds commun de placement équilibré de quatre-vingt mille dollars auprès du bras de placement de la même institution. La SADC range les fonds communs de placement parmi les avoirs non admissibles: aucune partie de cette ligne n'est un dépôt assuré, si soigneusement qu'elle se range sous les deux autres sur la page.

Ligne quatre: un solde d'épargne de neuf mille dollars auprès d'une coopérative de crédit encadrée par une province. Aucune partie du régime fédéral ne l'atteint. Le régime de la province, lui, l'atteint, à ses propres conditions, et l'Agence de la consommation en matière financière du Canada dit sans détour que ces régimes varient d'une province à l'autre.

Ligne cinq: un contrat de fonds distinct auprès d'une compagnie d'assurance vie. Ce n'est pas un dépôt et aucun régime de dépôts ne l'atteint; le régulateur québécois nomme les fonds distincts sur sa liste de ce que la protection des dépôts ne protège pas. Ce qui se tient derrière lui est Assuris, qui protège les montants garantis inscrits au contrat et non la valeur marchande du fonds.

Qu'a appris le ménage? Non pas qu'une ligne serait bonne ou mauvaise. Il a appris que cinq lignes d'une même page relèvent de quatre organismes différents, et que la protection se compte par catégorie, par institution et par type de promesse plutôt que par personne. Voilà tout le résultat ici: un mécanisme, non un aboutissement. Ce que tout cela signifie pour une famille donnée relève d'une conversation avec un représentant dûment certifié, menée avec cette famille.

Ce qu'Assuris n'atteint pas

Passons à l'autre régime, avec la même discipline. Assuris est l'association d'indemnisation de l'assurance de personnes au Canada, et elle est précise quant à la frontière de sa propre protection.

Prenons les fonds distincts, car c'est là que le malentendu réside d'ordinaire. Un contrat de fonds distinct comporte des garanties contractuelles: un montant garanti à l'échéance et un montant garanti au décès, et, dans certains contrats, des garanties rattachées aux retraits ou à une prestation de revenu. Assuris protège CES GARANTIES, exprimées comme le plus élevé d'un plancher et d'une proportion du montant garanti. Elle ne protège pas la valeur marchande du fonds sous-jacent.

Il faut relire cette phrase, car c'est la règle générale déguisée en cas particulier. Aucun régime d'indemnisation au Canada n'assure un résultat de placement. La SADC ne couvre pas du tout un fonds commun de placement. Assuris couvre la promesse que l'assureur a inscrite dans un contrat de fonds distinct et laisse le marché au marché, exactement comme le fait le contrat lui-même.

Assuris n'est pas non plus une garantie gouvernementale, et elle n'a jamais prétendu l'être. Elle se décrit comme une association d'indemnisation indépendante, sans but lucratif et financée par l'industrie, désignée par le ministre fédéral des Finances en vertu de la Loi sur les sociétés d'assurances. L'argent qui la soutient vient de l'industrie. Ce qui lui donne sa portée, c'est que l'adhésion est obligatoire: toute compagnie d'assurance de personnes autorisée à vendre de l'assurance au Canada est tenue par les autorités fédérales, provinciales et territoriales d'en être membre, et un membre ne peut mettre fin à son adhésion tant qu'il a des affaires en vigueur au Canada.

Et ce qui se produit en cas de défaillance est un transfert plutôt qu'un chèque. Assuris décrit le tribunal qui déclare la société insolvable et nomme un liquidateur, lequel cherchera typiquement à transférer les contrats à une compagnie d'assurance stable. L'intention est que le contrat se poursuive, ce qui importe énormément lorsque la personne assurée a vieilli depuis la signature et ne pourrait plus acheter la même protection.

José Salloum, conseiller en sécurité financière, en complet marine et cravate à motifs près d’une bibliothèque

Le guide de référence

Commencez ici: toute la stratégie en une page

Ce que c’est, comment cela fonctionne au Canada, ce que cela coûte, ce que cela risque, combien de temps cela prend et à qui cela ne convient pas.

José Salloum Centre canadien de création de patrimoine Inc.

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La liste québécoise qu'il vaut la peine de lire, où que l'on habite

L'Autorité des marchés financiers publie, pour la protection des dépôts, une liste d'exclusions d'une clarté peu commune, et elle est instructive bien au-delà du Québec parce qu'elle nomme en un seul endroit les choses que les ménages confondent le plus souvent.

Ne sont pas protégés par la protection des dépôts, selon la liste du régulateur lui-même: les actions. Les fonds communs de placement. Les obligations et les débentures. Les titres adossés à des créances hypothécaires. Les bons du Trésor. Les contrats d'assurance vie. Les fonds distincts. Les actifs numériques.

Ce sont les deux avant-dernières entrées qui méritent qu'on s'y arrête. Un contrat d'assurance vie et un contrat de fonds distinct sont nommés expressément parmi les choses que la protection des dépôts n'atteint pas, et ce n'est ni un oubli ni une brèche. Ils n'ont jamais été visés, parce qu'ils ne sont pas des dépôts et qu'ils ne sont pas émis par une institution de dépôts. L'organisme qui se tient derrière eux est Assuris, aux conditions décrites plus haut, et un ménage qui sait quel régime répond de quel avoir a déjà accompli l'essentiel de ce que cette page peut faire.

La liste corrige aussi une habitude de langage. Les gens disent qu'un avoir est sûr en voulant dire plusieurs choses à la fois: que l'émetteur a peu de chances de faire défaut, qu'un régime se tient derrière lui s'il le fait, que la valeur ne peut pas baisser, et que l'argent peut être atteint au moment voulu. Ce sont quatre propriétés distinctes et presque rien ne les possède toutes les quatre. Les séparer est le début d'une conversation honnête sur n'importe quel avoir, et la liste d'exclusions d'un régulateur est la façon la moins coûteuse de commencer à les séparer.

À quoi sert réellement la réponse

Rien de tout cela n'est une raison de choisir ou d'éviter quoi que ce soit, et une page qui s'en servirait ainsi ferait une chose qu'elle n'a pas le droit de faire.

Un régime d'indemnisation est le plancher sous une décision, non la décision. Ce que fait un contrat, ce qu'il coûte, la capacité d'un ménage à le soutenir et ce qui arrive si les circonstances changent sont les questions qui déterminent s'il a sa place dans une famille. Le régime qui le soutient ne décide que de ce qui survient dans le cas rare où l'émetteur fait défaut.

Ce à quoi sert la réponse, c'est une liste. Non un total: une liste de chaque endroit où de l'argent se trouve, de la nature de la chose à chaque endroit, de l'institution qui la détient et du régime qui en répond. La plupart des ménages ne l'ont jamais écrite. L'écrire prend un après-midi et c'est le devoir le plus utile que quiconque puisse faire avant une rencontre sur quelque autre sujet que ce soit.

Un ménage qui dispose de cette liste peut poser de meilleures questions à qui que ce soit, y compris à ce cabinet. Lequel de ces éléments est un dépôt et lequel est un contrat. Quelle institution est membre de quel régime. Quelles lignes partagent une catégorie et lesquelles non. Où s'arrête la protection et qu'est-ce qui se trouve au-dessus de la ligne. Ces questions ont des réponses vérifiables auprès d'une autorité publique en un après-midi, ce qui est plus que l'on peut dire de la plupart de ce qu'on demande à un ménage de croire au sujet de l'argent.

Sources

  • Société d'assurance-dépôts du Canada, ce qui est couvert et comment fonctionne l'assurance-dépôts, sadc.ca, lu le 15 septembre 2026
  • Société d'assurance-dépôts du Canada, sur les produits d'épargne et les versions qui sont protégées, sadc.ca, lu le 15 septembre 2026
  • Agence de la consommation en matière financière du Canada, assurance-dépôts, canada.ca, lu le 15 septembre 2026
  • Autorité des marchés financiers, protection des dépôts, lautorite.qc.ca, lu le 15 septembre 2026
  • Assuris, garanties sur les fonds distincts, assuris.ca, lu le 15 septembre 2026
  • Assuris, foire aux questions destinée aux conseillers, assuris.ca, lu le 15 septembre 2026

Questions fréquentes

Un fonds commun de placement acheté à une succursale bancaire est-il assuré?

Non. La SADC range les fonds communs de placement parmi les avoirs qui ne sont pas des dépôts admissibles, et le régulateur québécois les range parmi les choses que sa protection des dépôts ne protège pas. L'endroit où le fonds a été acheté n'y change rien. La confusion vient de ce qu'un solde de dépôt et un solde de fonds figurent souvent sur des lignes consécutives d'un même relevé, sans que rien n'indique que des organismes différents en répondent.

L'assurance-dépôts couvre-t-elle l'argent volé dans un compte?

L'Agence de la consommation en matière financière du Canada indique que l'assurance-dépôts ne couvre pas les pertes attribuables à la fraude ou au vol. L'assurance-dépôts répond à une seule question: que se passe-t-il si l'institution elle-même fait défaut. La fraude et le vol relèvent de la convention de compte, des règles de responsabilité de l'institution, des règles du réseau de cartes lorsqu'une carte a servi, et du processus de plainte que l'Agence décrit.

Les dépôts auprès d'une coopérative de crédit sont-ils couverts par la SADC?

Pas lorsque la coopérative est encadrée par une province. L'Agence de la consommation en matière financière du Canada indique que les régimes provinciaux d'assurance-dépôts couvrent les dépôts auprès des coopératives de crédit encadrées par une province, des caisses populaires et des sociétés de fiducie et de prêt encadrées par une province. Elle prévient aussi que ces régimes varient d'une province à l'autre: la limite, les catégories et l'autorité à qui s'adresser diffèrent donc toutes des règles fédérales.

Ouvrir un deuxième compte auprès de la même institution double-t-il la protection?

Pas si le deuxième compte appartient à la même catégorie. La SADC accorde la couverture séparément dans chaque catégorie nommée auprès de chaque institution membre: deux comptes d'une même catégorie auprès d'une même institution forment un seul bassin. Deux comptes dans deux catégories différentes, ou deux comptes auprès de deux institutions membres distinctes, sont tout autre chose.

Assuris protège-t-elle un fonds distinct contre une baisse du marché?

Non. Assuris protège les montants garantis inscrits au contrat, au décès, à l'échéance et, lorsque le contrat les prévoit, au retrait ou sur une prestation de revenu, exprimés comme le plus élevé d'un plancher et d'une proportion. La valeur marchande du fonds sous-jacent appartient au marché, exactement comme dans tout fonds. Les garanties des fonds distincts expliquées en présente le côté contractuel.

Pourquoi cette page n'imprime-t-elle pas les limites de protection?

Parce qu'elles bougent, et qu'une page qui en imprime une est fausse dans l'année et trompeuse aussi longtemps qu'elle subsiste. La SADC, l'Autorité des marchés financiers et Assuris publient chacune leurs chiffres à jour et les modifient de temps à autre. Les trois sont nommées ici avec la date de consultation, ce qui permet au lecteur de vérifier plutôt que de croire.

Une rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation permet d’établir si cette approche vous convient. Aucune illustration n’est préparée et rien n’est mis en place.

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Nous ne vendons ni ne partageons votre adresse. Le consentement est exigé par la Loi canadienne anti-pourriel et n’est jamais présumé.

À propos de l’auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière, en complet marine et cravate à motifs près d’une bibliothèque

Jose Salloum est conseiller en sécurité financière, autorisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) au Québec, par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario (FSRA) et par l’Insurance Council of British Columbia. Autorisé depuis 2001, il accompagne des familles, des propriétaires d’entreprise et des professionnels incorporés canadiens.

Il est le fondateur du Centre canadien de création de patrimoine Inc. (CWCC), cabinet inscrit auprès de l’AMF, et de sa branche éducative financierecbi.com. Il détient le titre Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis réglementaire.

CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Cette page est de l’éducation générale et non un conseil sur un dossier individuel.

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Divulgations importantes

  1. Cette page est de l’éducation, pas un conseil. Le contenu est de l’information générale préparée par le Centre canadien de création de patrimoine Inc. Il ne tient pas compte de votre situation et ne constitue pas une recommandation d’acheter, de conserver ou de résilier un contrat. CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Le cabinet place de l’assurance au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick; ailleurs, les clients sont servis par des conseillers autorisés dans leur province.

    Rien ici n’a été écrit avec votre dossier sous les yeux. Lisez pour comprendre le sujet, puis jugez-le selon votre propre situation, idéalement avec une personne autorisée là où vous vivez et qui a vu vos chiffres.

  2. Le traitement fiscal dépend de votre situation. Le traitement fiscal décrit dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du Règlement de l’impôt sur le revenu et de la situation individuelle du lecteur. Un retrait, un rachat ou une avance sur police peut constituer une disposition au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté peuvent être imposables l’année où ils surviennent. Les règles fiscales changent.

    Le résultat fiscal n’est ni automatique ni inconditionnel. Il repose sur le maintien du contrat à l’intérieur des règles canadiennes et sur votre propre situation. Avant de vous y fier, parlez à un comptable qui a réellement travaillé avec ces contrats.

  3. Les garanties viennent de l’assureur, pas du gouvernement. Les valeurs garanties d’un contrat d’assurance vie sont des engagements contractuels de l’assureur émetteur et dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à payer les prestations. Les participations d’un contrat avec participation ne sont pas garanties; elles sont déclarées à la discrétion de l’assureur et peuvent changer. La protection des titulaires de contrat au Canada est assurée par Assuris, dans les limites qu’elle publie; l’assurance-dépôts ne s’applique pas aux contrats d’assurance.

    Les garanties écrites dans un contrat sont réelles, et elles sont celles de l’assureur. La participation n’est pas une garantie; c’est ce que l’assureur décide de déclarer chaque année. Sachez quels chiffres sont lesquels avant de bâtir un plan dessus.

  4. Les illustrations et les projections ne sont pas des prédictions. Les chiffres, exemples ou valeurs illustrées sont hypothétiques, servent à expliquer un mécanisme et ne prévoient pas le rendement d’un contrat. Les valeurs réelles seront différentes et peuvent être inférieures à celles montrées. Les barèmes de participation passés ne prédisent pas les barèmes futurs.

    Un exemple montre comment les pièces bougent, pas ce que vous obtiendrez. Toute illustration réelle qu’on vous présente devrait d’abord être lue dans ses colonnes garanties.

  5. Les propos sur les placements sont généraux et comparatifs. Les références à des produits, comptes ou rendements de placement servent à comparer et à expliquer. CWCC ne vend pas de valeurs mobilières et n’est pas inscrit auprès de l’OCRI. Les fonds distincts sont des contrats d’assurance; leurs garanties sont celles de l’assureur et s’appliquent seulement aux dates et selon les conditions écrites au contrat. Les rendements ne sont pas garantis et le capital peut être perdu.

    Quand ce site compare un contrat à un placement, il décrit le fonctionnement de chacun; il ne vous dit pas lequel acheter. Les questions sur les valeurs mobilières relèvent d’une personne inscrite pour y répondre.

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