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Quel compte décaisser en premier à la retraite

Par José Salloum, conseiller en sécurité financière | Septembre 2026

Divulgation importante: portée du conseil

Cet article est de l’information générale sur l’imposition du revenu de retraite au Canada et sur l’ordre dans lequel les comptes sont décaissés. Ce n’est pas un conseil fiscal, ce n’est pas un avis juridique, et ce n’est pas une recommandation pour un ménage en particulier. Les règles légales sont citées à la Loi de l’impôt sur le revenu et à la Loi sur la sécurité de la vieillesse telles que consultées le 7 septembre 2026, et la législation change. Chaque seuil et chaque facteur mentionnés ici sont indexés ou réglementaires et sont publiés par l’autorité compétente plutôt qu’imprimés dans cet article. Un calendrier de décaissement dépend de chiffres que cet article ne possède pas et doit être bâti et révisé avec un fiscaliste qualifié. Éducatif seulement.

En clair: ceci est de l’information générale, pas une recommandation. Ce qui vous convient dépend de circonstances que nous n’avons pas vues, et c’est à cela que sert une première conversation.

À retenir

  • L’ordre intuitif, le non enregistré d’abord et le CELI en dernier, produit un revenu de vie inégal, et un revenu inégal est imposé plus lourdement qu’un revenu de même taille réparti uniformément.
  • Retirer de l’argent enregistré plus tôt que la loi ne l’exige, pendant les années de faible revenu qui précèdent l’échéance du régime, est fréquemment ce qui nivelle le revenu et abaisse l’impôt de toute une vie.
  • L’impôt de récupération de la Sécurité de la vieillesse prévu à la partie I.2 de la Loi de l’impôt sur le revenu se calcule sur le revenu modifié, qui compte le montant majoré des dividendes canadiens et non l’argent réellement encaissé.
  • Pour un ménage qui aura droit au Supplément de revenu garanti, l’ordre s’inverse, car le supplément est réduit d’un dollar pour chaque tranche complète de deux dollars de revenu selon la Loi sur la sécurité de la vieillesse.
  • Un retrait de CELI n’entre jamais dans le revenu, ce qui en fait la réserve qui finance une année exceptionnelle sans faire monter le ménage d’une tranche d’imposition ni lui coûter une prestation.
  • Selon les paragraphes 146(8.8) et 146.3(6), la pleine valeur d’un régime ou d’un fonds enregistré est incluse dans le revenu au décès du dernier rentier, de sorte que la conséquence successorale appartient au calcul de toute une vie.
  • La réponse est une projection année par année bâtie sur les chiffres du ménage, pas une règle générale, et elle est revue chaque fois que les chiffres ou la loi bougent.

Un ménage arrive à la fin de la vie active en détenant de l’argent à plusieurs endroits à la fois: un compte sans aucun abri fiscal, un compte d’épargne libre d’impôt, un régime enregistré qui n’a jamais été imposé et, pour certains, une société dont les bénéfices non répartis dorment au bilan. La question de savoir laquelle de ces réserves dépenser en premier a l’air d’une formalité administrative. Elle ne l’est pas. Sur une retraite de vingt cinq ou trente ans, l’ordre dans lequel ces réserves sont vidées change la facture fiscale de toute une vie, change la part de la Sécurité de la vieillesse qui survit à l’impôt de récupération, décide si le Supplément de revenu garanti est accessible ou non, et change ce qui restera aux personnes nommées au testament. C’est l’une des plus grandes décisions financières qu’un ménage canadien prend après celle d’acheter une maison, et elle se prend le plus souvent par accident. Cet article expose comment l’ordre fonctionne réellement, pourquoi la réponse intuitive est habituellement la mauvaise, et pourquoi la réponse honnête est une projection plutôt qu’une règle.

Pourquoi l’ordre intuitif échoue

L’ordre intuitif s’énonce facilement. On dépense d’abord le compte non enregistré, puisque cet argent a déjà été imposé. On laisse le régime enregistré tranquille aussi longtemps que la loi le permet, puisqu’il croît à l’abri de l’impôt. On garde le compte d’épargne libre d’impôt intact jusqu’à la toute fin, puisque c’est l’argent le moins coûteux à détenir dans le ménage. Chacune de ces trois étapes se défend isolément. Prises ensemble, sur trois décennies, elles produisent une forme particulière et coûteuse.

Cette forme est la suivante. Le revenu imposable est faible dans les premières années de retraite, pendant que le compte non enregistré se vide. Il fait un bond lorsque le régime enregistré doit commencer à verser. Il demeure élevé pour le reste de la vie, parce que le versement obligatoire se calcule sur un solde qu’on a laissé croître sans y toucher pendant une décennie. Puis un montant imposable énorme arrive dans l’année du second décès. L’impôt canadien est progressif, de sorte qu’un revenu qui arrive de façon inégale coûte plus cher que le même revenu réparti uniformément.

Rien dans cette séquence n’était une erreur l’année où elle s’est produite. La décision de chaque année paraissait raisonnable, et la déclaration de revenus de chaque année était plus légère que l’autre option. Le coût n’apparaît que lorsqu’on additionne les années, ce qui explique précisément pourquoi cette décision est si souvent mal prise. Personne ne ressent le coût dans l’année où il le crée, et lorsqu’il se manifeste enfin, la marge de manœuvre pour le corriger est refermée.

Niveler le revenu imposable de toute une vie

La correction est contre intuitive et la plupart des gens y résistent au départ. Elle consiste habituellement à sortir de l’argent du régime enregistré avant que quoi que ce soit ne l’exige, pendant les années où les autres revenus sont faibles, et à payer délibérément de l’impôt plus tôt que nécessaire afin d’en payer moins au total. Personne n’aime se porter volontaire pour une facture fiscale. L’arithmétique, elle, s’en moque.

La raison tient à la progressivité des taux. Un dollar retiré d’un régime enregistré dans une année où les autres revenus sont minces est imposé dans une tranche basse. Le même dollar, laissé à capitaliser puis retiré plus tard en même temps qu’un versement minimum obligatoire et deux rentes publiques, est imposé dans une tranche plus élevée. Le report n’est payant que si le taux plus tard est inférieur au taux aujourd’hui, et pour un ménage doté d’un gros solde enregistré et d’un revenu modeste en début de retraite, il ne l’est très souvent pas.

Un second effet passe presque toujours inaperçu. Chaque dollar sorti tôt est un dollar qui ne reste pas dans le régime à capitaliser vers un retrait obligatoire plus gros. Le versement obligatoire se calcule sur la valeur au début de chaque année, de sorte que réduire le solde réduit tous les versements obligatoires futurs, et l’économie se compose en faveur du ménage plutôt que contre lui. Voyez comment le minimum se calcule.

Un autre élément de la Loi récompense le mouvement anticipé. Dès que le titulaire a atteint 65 ans, un paiement provenant d’un fonds enregistré de revenu de retraite constitue un revenu de pension au sens du paragraphe 118(7) de la Loi de l’impôt sur le revenu. Il devient alors admissible au crédit pour revenu de pension du paragraphe 118(3) et peut être fractionné avec le conjoint par choix conjoint selon l’article 60.03. Convertir une partie du régime en fonds à 65 ans plutôt que d’attendre l’échéance peut donc ouvrir un crédit et un fractionnement plusieurs années à l’avance. Source: Loi de l’impôt sur le revenu, site Web de la législation (Justice), consultée le 7 septembre 2026. Voyez aussi le fractionnement du revenu.

L’impôt de récupération est une contrainte de forme

La partie I.2 de la Loi de l’impôt sur le revenu impose une taxe sur les prestations de la Sécurité de la vieillesse. L’article 180.2 la calcule sur le revenu modifié qui dépasse un montant de base, en récupérant une fraction de l’excédent, et au delà d’un niveau supérieur la pension disparaît entièrement. Le montant de base est rajusté chaque année selon l’article 117.1, et c’est pourquoi cet article ne l’imprime pas. Service Canada publie les chiffres en vigueur et ce sont ceux qui s’appliquent. Source: Loi de l’impôt sur le revenu, site Web de la législation (Justice), consultée le 7 septembre 2026. Notre page sur l’impôt de récupération en décrit le mécanisme.

Ce qui compte pour le décaissement, c’est la mesure employée. Il s’agit du revenu modifié au sens de l’article 180.2, et non du revenu imposable après toutes les déductions, et il compte le montant majoré des dividendes canadiens plutôt que l’argent réellement encaissé. Un retraité qui vit de dividendes déterminés provenant d’un portefeuille non enregistré peut donc être poussé dans la récupération par un revenu que le ménage n’a jamais vu en argent comptant. C’est l’un des résultats les plus surprenants de la fiscalité de la retraite au Canada et il prend des gens au dépourvu chaque année.

Cela signifie aussi que la contrainte porte sur la forme plutôt que sur le niveau. Un ménage dont le revenu se maintient juste sous le montant de base pendant vingt ans conserve toute la pension. Le même ménage, avec le même revenu de vie mais réparti de façon plus irrégulière, en perd une partie dans les bonnes années et ne récupère rien dans les mauvaises. Il n’existe ni moyenne ni report. Cette asymétrie est précisément l’argument en faveur d’un nivellement délibéré du revenu.

Là où le supplément s’applique, l’ordre s’inverse

Le Supplément de revenu garanti change complètement la réponse pour les ménages qu’il touche, et c’est la raison pour laquelle aucune règle unique ne peut être donnée. Selon l’article 12 de la Loi sur la sécurité de la vieillesse, le supplément est payable à un pensionné et il est réduit d’un dollar pour chaque tranche complète de deux dollars du revenu mensuel de base du pensionné. Source: Loi sur la sécurité de la vieillesse, site Web de la législation (Justice), consultée le 7 septembre 2026. Notre page sur le supplément traite de l’admissibilité.

Cette réduction n’est pas un impôt, mais elle se comporte comme tel, et elle s’ajoute à l’impôt ordinaire payable sur le même dollar. Pour un retraité à faible revenu, l’effet combiné d’un dollar de plus retiré d’un régime enregistré peut dépasser le coût marginal supporté par les plus hauts revenus du pays. Le conseil général de retirer tôt l’argent enregistré n’est pas seulement imparfait pour ces ménages: il est nettement et coûteusement erroné pendant les années de supplément.

Ce qui compte comme revenu est défini à l’article 2 de la Loi sur la sécurité de la vieillesse. Il s’agit du revenu calculé selon la Loi de l’impôt sur le revenu avec les déductions que cet article énumère, et les prestations versées en vertu de la Loi sur la sécurité de la vieillesse elle même en sont exclues pour que le calcul ne se morde pas la queue. Les retraits enregistrés comptent intégralement. Les retraits d’un compte d’épargne libre d’impôt ne comptent pas, parce qu’ils n’entrent jamais dans le revenu au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu au départ.

Pour ces ménages, l’ordre s’inverse donc. L’argent enregistré est décaissé fermement et tôt, idéalement dans les années qui précèdent le début de la pension et du supplément, et le compte libre d’impôt porte les années où le supplément est en jeu. Faire l’inverse compte parmi les erreurs les plus coûteuses de la planification de la retraite au Canada, et elle est commise le plus souvent par des ménages à épargne modeste qui sont les moins en mesure de l’absorber.

Le compte libre d’impôt est le dernier recours

L’instinct de dépenser d’abord le compte d’épargne libre d’impôt se comprend. Le retrait n’est pas imposé, alors il paraît gratuit. Il ne l’est pas. C’est le dollar le plus utile que le ménage possède, et l’utilité tient à ce qu’il fait pour tous les autres dollars bien plus qu’au retrait lui même.

L’argent qui se trouve dans le compte croît sans impôt et en sort sans entrer dans le revenu. Il n’a donc aucun effet sur l’impôt de récupération, aucun effet sur le supplément, aucun effet sur les crédits liés à l’âge et aucun effet sur les programmes provinciaux fondés sur le revenu. C’est la seule réserve capable de financer une année exceptionnelle, une toiture, un véhicule, un soin de santé engagé à l’étranger, sans faire monter le ménage d’une tranche ni lui coûter une prestation qu’il aurait autrement conservée.

Les droits de retrait sont rétablis l’année civile suivante, ce qui fait du compte l’amortisseur du ménage autant que son abri fiscal. Et contrairement à un régime enregistré, rien dans ce compte ne produit d’inclusion au revenu dans la déclaration finale. Deux de ses trois avantages n’ont rien à voir avec l’impôt sur la croissance. Notre survol des comptes enregistrés en décrit les règles, et lequel garnir en premier traite du versant accumulation de la même question.

Le propriétaire incorporé dispose d’une quatrième réserve

Un propriétaire qui détient une société dispose d’une quatrième réserve et d’un second jeu de leviers. Les bénéfices non répartis ne sont pas l’argent du propriétaire tant qu’ils ne sont pas versés, et la façon dont ils sortent, en salaire ou en dividende imposable, interagit avec tout ce qui précède. C’est ici qu’un article général cesse de suffire et qu’une projection devient nécessaire.

Le salaire est déductible pour la société, imposable pour celui qui le reçoit, et il crée du revenu gagné. Le revenu gagné est ce qui produit des droits de cotisation à un régime enregistré selon la définition du paragraphe 146(1) de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les dividendes imposables ne s’y qualifient pas. Le salaire exige aussi des cotisations au régime de rentes public, ce qui est un coût dans l’année et une prestation plus tard, et l’équilibre entre les deux dépend beaucoup de l’âge du propriétaire au moment où la question se pose. Voyez quand demander la rente publique.

Les dividendes sont majorés, et c’est le montant majoré qui entre dans le revenu modifié aux fins de l’impôt de récupération. Un propriétaire qui se verse des dividendes peut donc perdre une partie de sa pension sur un revenu plus gros dans la déclaration que dans son compte. Lorsque les deux conjoints détiennent des actions, l’arithmétique change encore, et elle change dans une direction qu’il faut modéliser plutôt que présumer.

La société porte une contrainte qui lui est propre. Selon le paragraphe 125(5.1) de la Loi de l’impôt sur le revenu, le plafond des affaires est réduit en fonction du revenu de placement total rajusté de la société et des sociétés associées pour les années d’imposition qui se terminent dans l’année civile précédente. Le revenu de placement qui s’accumule dans l’entreprise peut donc faire monter l’impôt sur le revenu d’entreprise exploitée activement l’année suivante. Source: Loi de l’impôt sur le revenu, site Web de la législation (Justice), consultée le 7 septembre 2026.

La conséquence pratique est que la réserve corporative se décaisse souvent plus tôt que l’instinct ne le suggère, par montants mesurés étalés sur de nombreuses années, plutôt que d’être laissée à gonfler puis distribuée dans l’urgence par une succession. Lorsqu’un contrat d’assurance fait partie de la structure, le compte de dividendes en capital (CDC) fait partie de la même conversation, et l’assurance détenue par la société explique comment la propriété est organisée.

Jose Salloum, conseiller en sécurité financière

Le guide de référence

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Ce qu’un gros solde enregistré coûte au décès

Mourir avec un gros solde enregistré est une façon coûteuse de laisser de l’argent derrière soi. Selon le paragraphe 146(8.8) de la Loi de l’impôt sur le revenu, le rentier d’un régime enregistré d’épargne retraite est réputé avoir reçu, immédiatement avant son décès, une prestation égale à la juste valeur marchande des biens du régime, sous réserve des exceptions que le paragraphe prévoit. Le paragraphe 146.3(6) fait la même chose pour le dernier rentier d’un fonds enregistré de revenu de retraite. Source: Loi de l’impôt sur le revenu, site Web de la législation (Justice), consultée le 7 septembre 2026.

Un transfert au conjoint survivant reporte l’inclusion, ce qui explique pourquoi le problème ne paraît pas au premier décès et arrive au complet au second. Une déclaration, une année d’imposition, tout le solde restant, aux taux que la province applique à un très gros revenu concentré sur douze mois. Notre page sur les régimes enregistrés au décès en détaille le mécanisme.

Comparez avec les autres réserves. Les biens non enregistrés font l’objet d’une disposition réputée, de sorte que seul le gain accumulé entre dans le revenu et non la valeur entière. Un compte d’épargne libre d’impôt se transmet sans aucune inclusion au revenu. La même valeur successorale produit une facture fiscale très différente selon le compte où elle se trouvait. Voyez la disposition réputée.

Les cas où la réponse s’inverse

Lorsque le revenu de toute une vie restera toujours dans les tranches les plus basses et que le supplément est réellement à portée, l’argent enregistré sort en premier et il sort fermement, dans les années qui précèdent le début des rentes publiques. C’est le renversement le plus net du cas général, et il vise un très grand nombre de ménages.

Lorsque le revenu est élevé et le restera, et que le solde enregistré est modeste par rapport à une rente d’employeur déjà en paiement, le report est gagnant et l’ordre intuitif est près d’être juste. Le cas général est une tendance, pas une loi. Les ménages qui détiennent un droit à prestations déterminées devraient lire d’abord la décision sur le régime de retraite, parce qu’elle change tous les chiffres en aval.

Lorsque l’argent se trouve dans un compte immobilisé, la législation provinciale sur les régimes de retraite encadre à la fois le minimum et le maximum, et l’ordre de décaissement doit être bâti autour de cette contrainte plutôt qu’à travers elle. Voyez les comptes immobilisés.

Et lorsque la date de début d’une rente publique demeure ouverte, les deux décisions sont liées. Reporter la rente augmente le versement éventuel et donc le revenu imposable ultérieur, ce qui change la quantité d’argent enregistré qu’on peut retirer à bon compte entre temps. Trancher l’une sans l’autre est la façon dont les ménages se retrouvent avec un plan dont les deux moitiés travaillent l’une contre l’autre.

Pourquoi la réponse est une projection et non une règle

Chacun des éléments ci dessus est une règle et chacun est assez simple pris isolément. Leur interaction est de l’arithmétique, et c’est une arithmétique qu’aucune règle générale ne peut porter. Les données d’entrée sont la taille de chaque réserve, l’âge des deux conjoints, les dates de début choisies pour les rentes publiques, le fait que le supplément soit à portée ou non, la province de résidence, la société s’il y en a une, et un horizon présumé pour chaque personne.

La sortie n’est pas un slogan. C’est un calendrier année par année: tant du régime enregistré cette année, tant du compte non enregistré, tant laissé intact, avec l’impôt calculé pour chaque année plutôt que présumé. Le calendrier est ensuite refait chaque fois qu’un chiffre réel bouge. Notre calculateur d’écart de revenu de retraite est un point de départ pour mesurer l’ampleur du problème, pas un substitut au calendrier.

Elle demande aussi une révision. La loi change, les seuils sont indexés chaque année, et la situation d’un ménage change plus souvent que son plan. C’est un travail à faire avec un fiscaliste qualifié à partir des chiffres réels du ménage. Lorsque l’assurance fait partie de la structure, un conseiller en sécurité financière participe à la même conversation, et lorsque la succession aura des dettes à régler, la liquidité successorale appartient au même modèle.

Questions fréquentes

Dois je dépenser mon compte non enregistré en premier?

Fréquemment non, ou du moins pas exclusivement. Le dépenser en premier laisse le régime enregistré capitaliser vers un retrait obligatoire plus gros plus tard et produit un revenu de vie inégal, qu’un régime fiscal progressif impose plus lourdement qu’un revenu réparti uniformément. La correction habituelle consiste à mélanger, en retirant une part d’argent enregistré pendant les années de faible revenu tout en dépensant aussi du non enregistré, afin que le revenu imposable se tienne à un niveau semblable chaque année.

Est il parfois avantageux de retirer de l’argent enregistré avant d’y être obligé?

Oui, et pour bien des ménages c’est le geste central. Si le revenu imposable est faible en début de retraite et sera élevé plus tard, une fois les retraits obligatoires et les rentes publiques commencés, un dollar retiré maintenant est imposé dans une tranche plus basse que le même dollar retiré plus tard. Cela réduit aussi le solde sur lequel se calcule chaque versement obligatoire futur, si bien que l’avantage se compose.

Un retrait de CELI touche t il la Sécurité de la vieillesse?

Non. Un retrait d’un compte d’épargne libre d’impôt n’entre pas dans le revenu au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, il n’entre donc pas dans le revenu modifié aux fins de l’impôt de récupération de la partie I.2, et il n’entre pas dans le revenu au sens de l’article 2 de la Loi sur la sécurité de la vieillesse pour le supplément. C’est ce qui fait de ce compte la bonne réserve pour une année où une dépense inhabituelle survient.

Comment l’impôt de récupération se calcule t il au juste?

L’article 180.2 de la Loi de l’impôt sur le revenu le calcule sur le revenu modifié qui dépasse un montant de base, en récupérant une fraction de l’excédent, la pension étant entièrement récupérée au delà d’un niveau supérieur. Le montant de base est indexé chaque année selon l’article 117.1, et c’est pourquoi cet article ne l’imprime pas. Le revenu modifié compte le montant majoré des dividendes canadiens plutôt que l’argent encaissé, et c’est ce qui surprend les gens.

Pourquoi le Supplément de revenu garanti est il traité différemment?

Parce qu’il est réduit d’un dollar pour chaque tranche complète de deux dollars de revenu selon l’article 12 de la Loi sur la sécurité de la vieillesse, et que cette réduction s’ajoute à l’impôt ordinaire payable sur le même dollar. Pour un ménage dans la fourchette du supplément, retirer de l’argent enregistré peut coûter plus cher à la marge que le taux d’imposition le plus élevé du pays. Pour ces ménages, l’argent enregistré devrait généralement sortir avant les années de supplément et non pendant.

Un propriétaire incorporé devrait il prendre du salaire ou des dividendes?

Cela dépend de ce qui se passe par ailleurs dans la même année. Le salaire crée du revenu gagné et donc des droits de cotisation selon le paragraphe 146(1), et il exige des cotisations au régime de rentes public. Les dividendes ne font ni l’un ni l’autre, et leur montant majoré pousse le revenu modifié aux fins de la récupération. Le paragraphe 125(5.1) ajoute une contrainte du côté de la société lorsque du revenu de placement s’accumule. Le dosage se modélise avec un fiscaliste, il ne se choisit pas par habitude.

Qu’arrive t il à mon régime enregistré à mon décès?

Selon le paragraphe 146(8.8), le rentier d’un régime enregistré est réputé avoir reçu une prestation égale à la juste valeur marchande des biens immédiatement avant son décès, et le paragraphe 146.3(6) fait la même chose pour le dernier rentier d’un fonds enregistré. Un transfert au conjoint survivant reporte l’inclusion, de sorte que le montant complet aboutit typiquement dans la déclaration finale du second conjoint.

La réponse change t elle si mon conjoint est beaucoup plus jeune?

Oui, et dans plus d’une direction. Un conjoint plus jeune permet d’abaisser le retrait obligatoire d’un fonds enregistré grâce au choix prévu au paragraphe 146.3(1), ce qui réduit le revenu forcé mais laisse un solde plus gros à imposer plus tard. Un conjoint plus jeune allonge aussi l’horizon sur lequel le revenu doit être nivelé et change le moment où la grosse inclusion finale risque d’arriver.

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À propos de l’auteur

Jose Salloum, conseiller en sécurité financière

Jose Salloum est conseiller en sécurité financière, autorisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) au Québec, par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario (FSRA) et par l’Insurance Council of British Columbia. Autorisé depuis 2001, il accompagne des familles, des propriétaires d’entreprise et des professionnels incorporés canadiens.

Il est le fondateur du Centre canadien de création de patrimoine Inc. (CWCC), cabinet inscrit auprès de l’AMF, et de sa branche éducative financierecbi.com. Il détient le titre Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis réglementaire.

CWCC n’est pas inscrit auprès de l’OCRI et n’offre pas de conseils en valeurs mobilières. Cette page est de l’éducation générale et non un conseil sur un dossier individuel.

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  2. Le traitement fiscal dépend de votre situation. Le traitement fiscal décrit dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du Règlement de l’impôt sur le revenu et de la situation individuelle du lecteur. Un retrait, un rachat ou une avance sur police peut constituer une disposition au sens de la Loi de l’impôt sur le revenu, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté peuvent être imposables l’année où ils surviennent. Les règles fiscales changent.

    Le résultat fiscal n’est ni automatique ni inconditionnel. Il repose sur le maintien du contrat à l’intérieur des règles canadiennes et sur votre propre situation. Avant de vous y fier, parlez à un comptable qui a réellement travaillé avec ces contrats.

  3. Les garanties viennent de l’assureur, pas du gouvernement. Les valeurs garanties d’un contrat d’assurance vie sont des engagements contractuels de l’assureur émetteur et dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à payer les prestations. Les participations d’un contrat avec participation ne sont pas garanties; elles sont déclarées à la discrétion de l’assureur et peuvent changer. La protection des titulaires de contrat au Canada est assurée par Assuris, dans les limites qu’elle publie; l’assurance-dépôts ne s’applique pas aux contrats d’assurance.

    Les garanties écrites dans un contrat sont réelles, et elles sont celles de l’assureur. La participation n’est pas une garantie; c’est ce que l’assureur décide de déclarer chaque année. Sachez quels chiffres sont lesquels avant de bâtir un plan dessus.

  4. Les illustrations et les projections ne sont pas des prédictions. Les chiffres, exemples ou valeurs illustrées sont hypothétiques, servent à expliquer un mécanisme et ne prévoient pas le rendement d’un contrat. Les valeurs réelles seront différentes et peuvent être inférieures à celles montrées. Les barèmes de participation passés ne prédisent pas les barèmes futurs.

    Un exemple montre comment les pièces bougent, pas ce que vous obtiendrez. Toute illustration réelle qu’on vous présente devrait d’abord être lue dans ses colonnes garanties.

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